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Sorcière pour l'échafaud , livre ebook

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Description


L’indépendance a un prix, et pour Rachel Morgan, ce prix sera la mort. À moins qu’elle ne fasse ses preuves, et vite.


Toutes les créatures de la nuit se rassemblent dans les Hollows de Cincinnati, pour s’y cacher, rôder, faire la fête... et se nourrir. Les vampires règnent sur les ténèbres dans un monde de prédateurs truffé de dangers inimaginables, et c’est le boulot de Rachel Morgan de maintenir tout ce petit monde civilisé.



Chasseuse de primes et sorcière dont le sex-appeal est à la hauteur de son mauvais caractère, elle est bien décidée à les arrêter, vivants, morts ou... morts-vivants.


#Sorcière #Vampire #Pixie #Thriller #ChasseuseDePrimes #Humour #Sexy
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« Une lecture qui vous tient en haleine tout en étant très drôle, le livre parfait pour vous évader un peu. » - Magazine Fantasy & Science Fiction

« Vous allez adorer cette équipe de chasseurs de primes... C’est comme embarquer dans une montagne russe à travers un monde fascinant. » - Charlaine Harris, autrice de La Communauté du Sud et Mortel corps à corps

« On retrouve les qualités d’un Anita Blake ou d’un Stephanie Plum... Kim Harrison s’en tire avec élégance. » - Jim Butcher, auteur des Dossiers Dresden et de Codex Alera

« Une merveilleuse comédie à travers le monde surnaturel, un mélange envoûtant d’humour aiguisé et d’une imagination vivace. » - Kelley Armstrong, autrice de Les Femmes de l'Autremonde et Pouvoirs obscurs

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 13 juillet 2022
Nombre de lectures 1
EAN13 9791038107007
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Kim Harrison 
Sorcière pour l'échafaud
Rachel Morgan - T.1  




Traduit de l'anglais par Annabelle Blangier      
Collection Infinity
Mentions légales
Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Cet ouvrage a été publié sous le titre original :
Dead Witch Walking  
Collection Infinity © 2022, Tous droits réservés
Collection Infinity est un label appartenant aux éditions Bookmark.
Illustration de couverture ©  Miesis
Traduction © Annabelle Blangier 
    Suivi éditorial  ©  Cécile Fruteau
  
  Correction ©   Audrey Lancien

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9791038107007
Existe en format papier


À l’homme qui aimait mon chapeau.


UN
 
Debout dans l’ombre d’une boutique désaffectée en face du Sang et Breuvages, je tentais de ne pas me faire remarquer tout en remontant la ceinture de mon pantalon en cuir noir.
Pathétique, songeai-je en regardant la rue que la pluie avait vidée de tout passant. Je valais mieux que ça.
Mon boulot consistait à appréhender les sorciers qui pratiquaient sans licence ou qui versaient dans la magie noire. Parce ce qu’il fallait un sorcier pour en attraper un autre. Mais cette semaine, les rues étaient plus calmes que d’habitude. Tous ceux qui l’avaient pu étaient partis sur la côte Ouest pour notre convention annuelle, et moi, je n’avais eu droit qu’à cette grandiose mission de routine. Du genre j’te traque, j’t’embarque. C’était un coup du Tournant, si je me retrouvais coincée là, en pleine nuit et sous une pluie battante.
Je remontai la lanière de mon sac sur mon épaule.
— De qui je me moque ?
On ne m’avait pas envoyée coincer de sorcier, qu’il soit sans licence, blanc, noir ou autre, depuis près d’un mois. Faut dire qu’arrêter le fils du maire pour lycanthropie illicite en dehors des nuits de pleine lune n’avait probablement pas été la meilleure des idées.
Une berline, qui me sembla noire sous la lumière bourdonnante des lampadaires, tourna au coin de la rue. C’était la troisième fois qu’elle faisait le tour du pâté de maisons. Je grimaçai en la voyant approcher au ralenti.
— Bon sang, grinçai-je. J’ai besoin d’un porche plus sombre où me planquer.
— Il te prend pour une prostituée, Rachel, me chuchota mon équipier à l’oreille. Je t’avais prévenue. Ton dos nu rouge fait super vulgaire.
— Jenks, on t’a jamais dit que tu fouettais la chauve-souris bourrée ? marmonnai-je en bougeant à peine les lèvres.
Ce soir, la proximité de mon renfort était particulièrement dérangeante puisqu’il s’était perché sur ma boucle d’oreille. Un grand truc ballant – ma boucle, hein, pas le pixie. Jenks n’était qu’un morveux prétentieux au sale caractère et à l’humeur assortie. Mais il savait aussi de quel côté du jardin venait son nectar et apparemment, après l’incident avec le crapaud, je ne pouvais plus compter que sur les pixies comme équipier. J’aurais pourtant juré que les fées étaient trop grosses pour tenir dans la bouche d’un batracien.
J’avançai jusqu’au bord du trottoir en ondulant des hanches. La voiture s’arrêta en chuintant sur le goudron mouillé. La vitre électrique s’abaissa dans un couinement. Je me penchai et affichai mon plus beau sourire en brandissant ma plaque. Le regard lubrique de M. Monosourcil disparut. Il blêmit et redémarra dans un crissement de pneus.
— Putain de Fugace ! dis-je avec dédain.
Non . C’était un norm, un humain. Même s’ils étaient exacts, les termes « fugace », « laquais », « loche », « basique » ou mon préféré, « casse-croûte », étaient politiquement réprouvés. Mais s’il s’amusait à ramasser n’importe qui arpentant les trottoirs des Hollows, « cadavre » risquait de devenir le mot le plus approprié.
La berline grilla le feu rouge sans ralentir, sous les huées des prostituées. Je les avais obligées à se déplacer un peu plus tôt, et elles s’étaient rassemblées au carrefour, mécontentes. Je leur adressai un petit salut de la main. La plus grande me fit un doigt d’honneur avant de se retourner pour me montrer le minuscule postérieur qu’elle avait retouché grâce à la magie. Avec son « amie » pilier de rugby, elles parlaient d’une voix forte pour détourner l’attention de la cigarette qu’elles se partageaient. Ça ne sentait pas le tabac ordinaire. Je me renfonçai dans l’ombre. Pas mon problème, ce soir .
Je m’appuyai contre la pierre froide du bâtiment, mon regard s’attardant sur les feux arrière de M. Monosourcil. Je jetai un rapide coup d’œil à mon reflet dans la vitrine. Avec mon mètre soixante-treize, j’étais plutôt grande pour une femme, mais je n’étais pas tout en jambes comme la prostituée debout dans la flaque de lumière du lampadaire. Je n’étais pas autant maquillée non plus. En outre, mes hanches étroites et ma poitrine version planche à pain n’étaient pas les meilleurs atouts pour faire le trottoir. Avant que je ne découvre les magasins de lingerie dédiés aux léprechauns, j’achetais mes sous-vêtements dans le rayon « ton premier soutien-gorge ». C’était dur d’y trouver un imprimé sans cœurs ni licornes.
Mes ancêtres avaient immigré pour ces bons vieux États-Unis d’Amérique dans les années 1800. Je ne sais comment, au fil des générations, toutes les femmes de ma famille avaient réussi à conserver les cheveux roux et les yeux verts distinctifs de notre Irlande natale. Pour ma part, je camouflais mes taches de rousseur grâce à un sort que mon père m’avait offert pour mon treizième anniversaire. Il avait fait sertir la minuscule amulette dans une chevalière, et je ne sortais jamais sans.
Je remontai à nouveau la lanière de mon sac avec un soupir. Le pantalon en cuir, les bottines rouges et le dos nu aux fines bretelles n’étaient pas si éloignés des tenues que je portais pour agacer mon patron lors des vendredis décontractés, mais là, au coin d’une rue, en pleine nuit…
— Mince, Jenks. C’est vrai que je fais pétasse habillée comme ça.
Il se contenta de renifler avec dédain. Je refusai de réagir et me tournai plutôt vers le pub. Les fortes pluies décourageaient les premiers clients et, hormis mon équipier et les « dames » sur le trottoir d’en face, la rue était déserte. J’étais là depuis près d’une heure, et toujours aucun signe de ma cible. Autant me mettre au chaud. Et puis, une fois à l’intérieur, j’aurais moins de chance de passer pour une traînée.
Je pris une grande inspiration et défis quelques boucles de mon chignon pour les laisser savamment retomber sur mes épaules. Je crachai mon chewing-gum et me dirigeai vers le bar. Le claquement de mes talons sur le macadam mouillé créait un contrepoint percutant au cliquetis des menottes pendues à mes hanches. Les bracelets en acier ressemblaient à un accessoire de mauvais goût, mais c’était des vrais et je les utilisais fréquemment… Avec le recul, il n’était pas étonnant que M. Monosourcil se soit arrêté. Mais je m’en servais pour le boulot , pas pour des séances coquines !
En même temps, on m’avait envoyée dans les Hollows, sous la pluie, pour appréhender une léprechaun suspectée d’évasion fiscale. Pouvait-on tomber plus bas, sérieux ? Tout ça parce que j’avais arrêté ce chien d’aveugle, la semaine dernière. Comment étais-je censée savoir qu’il ne s’agissait pas d’un loup-garou ? Il correspondait tout à fait à la description qu’on m’avait fournie.
Une fois dans l’entrée étroite, je chassai l’eau de mes vêtements en observant la déco typique des pubs irlandais ringards : pipes à longs becs aux murs, publicités pour la bière verte de la Saint Patrick, sièges en vinyle noir. Il y avait même une minuscule estrade où une future star installait dulcimers et cornemuses au milieu d’une tour d’amplis. Une vague odeur de Soufre de contrebande traînait dans l’air. Mes instincts de pisteuse s’éveillèrent. Le parfum semblait remonter à trois jours. Pas assez fort pour que je retrouve son origine. Crotte. Si j’avais pu coincer le revendeur, le patron m’aurait peut-être enlevée de sa liste noire et refilé une mission à la hauteur de mes talents.
— Eh ! grogna une voix basse. T’es la remplaçante de Tobby ?
Aux oubliettes, le Soufre. Je battis des cils et pivotai pour me retrouver nez à nez avec un T-shirt vert. Je relevai la tête, mon regard s’attardant sur la carrure d’ours, puis le nom inscrit sur le badge. CLIFF (falaise). Voilà qui lui allait comme un gant.
— Qui ça ? ronronnai-je en tapotant les gouttes qui parsemaient mon décolleté – un terme un brin généreux pour qualifier mes deux piqûres de moustique.
Cliff n’eut aucune réaction. Carrément déprimant.
— Tobby. La prostituée assignée par l’État ? Elle compte revenir un jour ?
Une petite voix me chantonna à l’oreille :
— Je te l’avais bien dit.
J’adressai un sourire crispé à mon interlocuteur.
— Qui sait ? Je ne fais pas le trottoir, moi.
Il grogna en lorgnant ma tenue. Je fouillai dans mon sac et lui tendis ma plaque. Pour des témoins, la scène passerait pour une bête vérification de papiers d’identité. Avec les sorts de dissimulation d’âge en vente libre, c’était obligatoire. Tout comme l’était l’amulette de détection de charmes qu’il portait autour du cou. Elle se mit à luire en réaction à ma chevalière. Le rouge resta léger puisque je n’avais activé aucun des sorts dans mon sac – et espérais ne pas avoir à le faire plus tard dans la soirée. Il ne me ferait pas subir une fouille complète pour ça.
— Sécurité Intraterrienne, annonçai-je alors qu’il prenait mon badge, le faisant quasiment disparaître entre ses doigts épais. Je suis ici pour coincer un suspect, pas pour harceler la clientèle. D’où… mon déguisement.
— Rachel Morgan, lut-il à voix haute. Agent du Bureau de Sécurité d’Intraterre. Vous êtes une pisteuse du SI ?
Il observa la photo puis mon visage, avant de revenir au cliché. Un la

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