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Sawyer, rockstar solitaire , livre ebook

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Description


Il a la vie rêvée et pourtant... il n’a rien.


En tant que chanteur principal et guitariste du groupe à la renommée mondiale, Souls of the Knight, Sawyer vit la vie dont tous les hommes rêvent.
Il est entouré de musique, de gloire, de fric et de femmes qui se jettent à ses pieds.
Il a tout.
Et pourtant il n’a rien.


La vie d’une rockstar convoitée est épuisante, oppressante et solitaire. Il passe ses journées à être celui que le monde veut, celui que son manager lui demande d’être, celui que sa mère attend qu’il soit... tout en luttant contre ce qu’il est vraiment.


La vérité, c’est qu’il est habitué à tout ça. Il est même devenu plutôt bon à prétendre que sa vie n’est pas un mensonge. Jusqu’à ce que Jake Reed, son ancien meilleur ami et la seule personne qui lui a déjà fait « ressentir » des choses, revienne dans sa vie en tant que chef de la sécurité du groupe.


#Musique #SecondeChance #Rockstar #MM
---
"J'ai adoré cette histoire. Une belle romance m/m avec un mélange parfait de chaleur, d'émotions et de suspense." - Lyndy Ann - Goodreads

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791038101067
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Nicola Haken 
Sawyer, rockstar solitaire
Souls of the Knight - T.1  




Traduit de l'anglais par Caroline Minic      
MxM Bookmark
Mentions légales
Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Cet ouvrage a été publié sous le titre original :
Being Sawyer Knight  
MxM Bookmark © 2021, Tous droits réservés
Illustration de couverture ©  MxM Créations
Traduction © Caroline Minic 
    Suivi éditorial  ©  Julie Nicey
  
  Correction ©   Relis-tes-ratures

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9791038101067
Existe en format papier


À mon plus ancien ami, mon petit féetaud adoré, Paul « Luap » Horrocks.
 


PROLOGUE
 
— J’arrive pas à croire que tu pars, dis-je à Jake, à deux doigts de sortir les violons.
Jake et moi, on était les meilleurs amis du monde depuis l’école élémentaire. On avait tout fait ensemble. Petits, on se serrait les coudes pour se moquer des filles, on jouait avec nos Power Rangers, on faisait des gâteaux de boue et, surtout, on rendait nos mamans complètement dingos. Plus âgés, on se cachait derrière le collège pour fumer des clopes, on unissait nos forces sur la Nintendo au lieu de faire nos devoirs et on draguait les filles… Enfin, moi, je draguais les filles et lui me regardait faire.
Mais voilà, ce matin tout changeait. Son père venait de dégoter le job de ses rêves en Australie ! Jake et toute sa famille allaient l’y suivre.
— En plus, tu vas louper ma soirée, ajoutai-je, comme si le fait que je célèbre mes dix-huit ans en grande pompe était une raison suffisante pour contraindre son père à renoncer à sa carrière et à rester.
— C’est la merde. Je sais. Mais, hé, tout se passera bien. Les gars sont toujours avec toi et tu as même cette minette du cours de maths qui n’arrête pas de te courir après depuis qu’on est entrés au lycée.
Les « gars », c’étaient Kip, Jacob et Mike. On se connaissait depuis le collège, Mike et moi depuis un peu plus longtemps, et l’année précédente, on avait décidé de monter un groupe de musique ensemble. Et la « minette », c’était Elle. Concrètement, on se voyait durant la pause déjeuner, à la bibliothèque, car elle m’aidait à faire mes devoirs de mathématiques, et pas du tout parce que j’espérais la mettre dans mon lit… mais je laissais Jake s’imaginer ce qu’il voulait. Franchement, Elle était mignonne, intelligente et super drôle, cependant je la considérais plus comme une sœur.
— Tu seras bien trop occupé à devenir célèbre et à t’envoyer en l’air pour penser à moi, plaisanta-t-il.
— Ouais, c’est ça, répondis-je, sans le prendre au sérieux.
Je savais bien que notre groupe ne ferait jamais carrière, même si je déchirais à la guitare et que j’aimais chanter. Ma voix était pas trop mal et me permettait de monter sur scène tous les week-ends dans les pubs du coin. Néanmoins, j’avais pensé à miser sur mes études aussi et je bossais dur pour obtenir mon baccalauréat avec mention. Ainsi, si je ne perçais pas dans la musique, je pourrais quand même trouver un bon travail grâce à mon diplôme.
— C’est juste que ça va me faire bizarre. Tu as toujours été mon meilleur ami.
Merde ! On croirait entendre une chiffe molle. Mais comment faire autrement ? Jake était mon meilleur ami et il allait tellement me manquer ! Je suppose que comme il avait toujours fait partie de ma vie, je l’avais considéré comme acquis, et maintenant que je comprenais que j’allais le perdre, je réalisais à quel point il comptait pour moi.
— On se fait une pizza ? Le dernier repas des condamnés ?
— Bien sûr, acquiesçai-je, alors que nous approchions les grilles du lycée. Qu’est-ce que tu vas faire pour le bac ? Tu vas pouvoir garder les mêmes options là-bas ?
— Aucune idée. J’imagine qu’ils doivent avoir un équivalent. Et puis, c’est à mon père de se débrouiller pour que je termine le lycée et que je devienne un gars intelligent.
— Aucun doute là-dessus, mec. Tu m’as laminé à chaque contrôle.
— Ça, c’est parce que je copiais sur Danny Henderson, rétorqua-t-il du tac au tac.
Je savais bien qu’il racontait de la merde. Jake avait toujours été un intello, un matheux dans l’âme.
Je resserrai la sangle de mon sac sur mon épaule tandis que nous atteignions la station de bus pour choper le 419 qui nous déposerait dans le centre-ville. Après avoir erré dans le centre commercial à parler de tout et de rien, et surtout à casser les pieds aux équipes de nettoyage, nous prîmes place dans le Pizza Hut et commandâmes la Suprême que nous avions pour habitude de partager.
— Tu vas beaucoup me manquer, Sawyer, souffla Jake avant de s’essuyer la commissure des lèvres.
Pour la toute première fois, nous mangeâmes notre pizza dans le silence le plus complet. De quoi aurions-nous pu discuter ? Nous n’avions plus rien à planifier, ni à quel jeu nous allions jouer le lendemain, ni quelle sortie nous allions organiser la semaine suivante. Il ne serait plus là, alors à quoi bon ?
— On devrait y aller. Jerry va péter une durite si je traîne trop.
Jerry était mon beau-père et le plus gros connard que la planète ait jamais porté. Il avait épousé ma mère alors que j’avais sept ans et ne m’avait jamais accordé le moindre intérêt jusqu’à ce que mon groupe commence à se faire remarquer. Maintenant, tout à coup, il était très fier de moi et voulait même devenir notre manager. Et je ne pouvais pas lui dire non, parce que je savais que ça aurait ennuyé ma mère. Elle détestait l’idée qu’on ne s’entende pas bien. Et pourtant, je savais que son « implication » dans notre groupe n’était qu’une manière pour lui de s’approprier une part du gâteau.
En regardant ma montre, je remarquai qu’il nous restait vingt minutes avant que le bus n’arrive. Alors, au lieu de nous rendre directement à la station, nous empruntâmes un détour pour vagabonder le long des rues commerçantes. Il commençait à se faire tard, les dernières boutiques fermaient et la nuit tombait. Nous croisâmes une vieille dame, qui une fois qu’elle eut jeté un œil à ma dégaine – capuche fermement enfoncée sur ma tête – décida d’accélérer le pas. Je ne pus retenir un renâclement amusé. Ah, les a priori ont la vie dure !
— Saw, attends une minute, m’interpella Jake.
Je marchais devant lui, alors je m’arrêtai et me tournai dans sa direction.
— Qu’est-ce qu’il y a ? le questionnai-je.
Il restait là sans bouger, se contentant de me fixer. Je me rapprochai de lui, soudain inquiet. Son regard ne cillait pas et ça commençait à me mettre mal à l’aise. Alors que j’allais le rejoindre, il se mit tout à coup en action. Il me rentra littéralement dedans, et je reculai instinctivement, mais il continua à avancer jusqu’à me plaquer contre un mur.
— Mec, qu’est-ce qui ne va pas ? demandai-je, soudain nerveux, un peu hors d’haleine.
Il baissa sa capuche et les lampadaires illuminèrent entièrement son visage, faisant ressortir ses yeux bleus, des yeux bleus qui me dévisageaient.
— Jake ? l’interpellai-je à nouveau.
Peine perdue : il se contentait de me fixer intensément. Comme s’il ne savait pas s’il allait me décocher une droite ou bien… m’embrasser… Non, non, non !
— Jake, tu me fais flipper, là ! Dis quelque chose !
Le pire dans tout ça, c’était que j’avais beau être complètement à l’ouest, totalement paniqué et un tantinet mal à l’aise… l’idée ne me traversa même pas l’esprit de le repousser. Pas même quand il posa ses mains sur mes épaules.
— Sawyer, murmura-t-il d’une voix éraillée, comme si sa peine était physique, tu vas grave me manquer.
— Euh… Oui… Je sais. Tu me l’as déjà dit.
Putain, j’étais en train de haleter ! Qu’est-ce qui se passe, bordel de merde ?
— Non, Sawyer, tu ne sais rien. Et il est hors de question que je parte sans te le dire. Vu que je serai bientôt à l’autre bout du monde, je n’ai plus rien à perdre.
J’ouvris la bouche pour lui répondre, mais fus bien incapable de prononcer le moindre son.
— Je t’aime, Saw. Je suis amoureux de toi depuis notre entrée au lycée.
De quoi ?
— Jake… Arrête de déconner… soufflai-je en essayant de donner à mon ton une touche d’amusement.
Mais qu’est-ce qui lui prend à la fin ?
Ignorant ma réplique, il se pressa un peu plus contre moi et je déglutis péniblement.
— Mec, sérieux !
Il fallait qu’il recule ! Pourtant, pourquoi étais-je nerveux à l’idée qu’il le fasse ?
— Je ne déconne pas, me répondit-il d’une voix calme mais ferme.
Puis, il posa la main sur ma joue et mon souffle se coupa, alors qu’il effleurait le chaume naissant sur mon visage.
Maintenant serait probablement le meilleur moment pour lui faire manger ses dents.
— Tu as bien dû remarquer que je n’avais jamais eu de petite amie ou la manière dont je te regardais pendant que tu te douchais après les cours d’EPS ? Pareil, ma respiration est toujours laborieuse quand je suis près de toi et que je sens ton déodorant.
Franchement, j’avais bien remarqué qu’il ne semblait pas se soucier d’avoir de meuf, mais je croyais que c’était parce qu’il était trop occupé à réviser, et pourquoi perdre du temps quand il pouvait simplement se branler pour faire retomber la pression ? Mais l’histoire de la douche et du déo, jamais de la vie !
— Jake…
Son nom, je l’avais expiré en un souffle, comme une supplique. Je devais avoir mal compris, alors j’enfonçai ma capuche sur ma tête pour pouvoir me retrouver seul avec mes pensées. Repousse-le, Sawyer, maintenant.
— Sawyer Anthony Knight, je suis amoureux de toi.
Ses mains accompagnèrent ses mots, car il maintenait à présent mon visage en coupe. Je fixai sa main, puis remontai jusqu’au coude, jusqu’en haut du bras pour atterrir enfin sur son visage et le regarder droit dans les yeux.
Sérieux, repousse-le.

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