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Description

Quand Sage rencontre Isaiah pour la première fois, il est intrigué par ce caractère étrange et ne serait pas contre le mettre dans son lit.
Quand Isaiah rencontre Sage pour la première fois, il n’a qu’une envie : le torturer avant de le tuer et ainsi en faire sa quatorzième victime.


Entre problèmes émotionnels, famille compliquée, mensonges et envies de meurtre, Sage et Isaiah vont devoir faire des compromis s’ils veulent arriver à faire de ce qui a commencé par un baiser suivi d’un coup de poing quelque chose de mieux.

Visiblement, sortir avec le fils d’un des plus grands mafieux du pays quand on est soi-même un tueur en série, ce n’est pas si simple. Et inversement.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 28 août 2019
Nombre de lectures 8
EAN13 9782375748657
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Eireen Sergent X & Jeferly Dupont
Rage au coeur




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MxM Bookmark © 2019, Tous droits réservés
Suivi éditorial © Caroline Dukic
Correction © Emmanuelle Lefray
Illustration de couverture © MxM Créations
Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal.
ISBN : 9782375748657
Existe aussi en format papier


À ma maman, qui m’a soutenue et supportée.
À Eireen, sans qui cette histoire n’aurait jamais vu le jour.
~ Jeferly Dupont
 
 
À ma famille, même si je sais que vous ne lirez probablement jamais ce roman, merci d’avoir fait de moi celle que je suis.
À Jeferly, sans qui cette histoire n’aurait jamais vu le jour.
~ Eireen Sergent


S
 
 
Sage se réveilla cinq minutes exactement avant que son alarme ne retentisse, comme tous les jours. Il se tourna sur le dos et jeta un coup d’œil au corps allongé à côté du sien, puis il se leva pour attraper son téléphone et en couper la sonnerie. Après être passé par la salle de bains afin de vider sa vessie, il se rendit dans sa cuisine américaine, laquelle donnait sur le salon. Il s’empara de la télécommande pour ouvrir les stores des fenêtres, ainsi que ceux de la baie vitrée menant à la terrasse, puis sortit une brique de lait de son réfrigérateur. Il le mit à chauffer tout en récupérant sa tablette dernière génération pour vérifier ses mails et son planning de la journée. Il aurait des dossiers à passer en revue une fois arrivé au bureau et un rendez-vous avec une nouvelle agence de transport en fin de matinée. Et ensuite, le train-train quotidien. En tant que directeur de zone dans une boîte d’import-export, il avait pas mal de paperasse à gérer. Dès que le lait fut prêt, il y ajouta du chocolat et des céréales. Il s’installa sur le canapé et commença à manger. Il ne tarda pas à allumer la télévision et écouta CNN comme il en avait l’habitude depuis toujours. L’information, c’était le pouvoir, surtout ici à San Francisco.
— Petit déjeuner ?
Sage ne daigna pas jeter un coup d’œil à celui qui avait été son amant pour la nuit et articula :
— En bas de la rue à droite.
— Je… ne suis pas invité à rester ?
Sans lâcher l’écran des yeux, il lui répondit simplement :
— Non.
Sage garda une partie de son attention dirigée vers l’autre homme. Il préférait réagir rapidement au cas où celui-ci aurait envie de crier ou casser des objets. La fierté masculine pouvait faire des ravages. Mais son coup d’un soir ne dit rien et soupira avant de disparaître. Cinq minutes plus tard, Sage entendit la porte d’entrée se fermer et il se détendit enfin.
Il n’aimait pas particulièrement avoir des étrangers chez lui, mais il aimait encore moins se rendre dans un endroit inconnu. Une fois son bol de céréales terminé, il piocha une poignée dans le paquet et partit faire sa vaisselle. Ensuite, il alla se laver dans son immense douche à l’italienne. S’il avait flashé sur cet appartement, c’était tout d’abord pour sa localisation, puisqu’il se situait dans le quartier de Pacific Heights, mais aussi, et surtout, pour la salle de bains attenante à sa chambre. En plus de la douche, il y avait une grande baignoire et plein de meubles de rangement.
Sage alluma la radio intégrée à la cabine et chantonna en rythme quelques minutes tout en se savonnant avant de se rincer. À peine dix minutes plus tard, il quittait son appartement pour descendre au garage et récupérer sa voiture. Il ne perdit pas de temps et s’engouffra dans le trafic. Son téléphone sonna presque aussitôt.
— Angus, que puis-je faire pour toi ?
— Il y a un dossier sur ton bureau, numéro 50304, il serait apprécié que tu le fasses passer en priorité. La cargaison doit être partie dans la nuit au plus tard.
— Je m’en occupe. Autre chose ?
— Non. À part que je dois te rappeler que tu es évidemment attendu demain soir à la maison.
— Je serai là.
— Bien, bonne journée.
Sage salua son frère à son tour et raccrocha. Quelques minutes plus tard, il rejoignit l’immeuble dans lequel il travaillait depuis cinq ans maintenant. Il se dressait sur les quais dans le quartier de Soma. Sage se gara dans le parking souterrain avant de prendre l’ascenseur pour monter au vingtième, là où se trouvait son bureau. Il était le seul à avoir atteint cet étage aussi jeune, que ce soit en âge, avec ses vingt-cinq ans, ou en ancienneté dans l’entreprise, mais… Eh bien, il n’était pas le genre de personne à qui on disait non. Il avait été suffisamment influent, principalement grâce à son père, et qualifié, comme il l’avait prouvé par son efficacité, pour être promu en moins d’un an au poste de directeur de la zone Amérique du Nord. Ce qui signifiait qu’il assurait la logistique et la bonne distribution des marchandises dans tout le pays. Il salua son assistant, qui lui transmit ses messages, puis il s’enferma dans son bureau.
Il trouva facilement le dossier dont son frère lui avait parlé et préféra ne pas savoir comment il était arrivé là. Il se contenta de l’ouvrir pour le feuilleter attentivement. Il hésita à appeler Angus pour en apprendre plus sur la cargaison, mais, étant donné la situation, il décida de faire ce qu’il avait à faire et ne rien demander. Une fois cette tâche terminée, il reçut le directeur de la nouvelle société de transport auquel il fit passer un entretien. Il ne pouvait se permettre de confier les marchandises dont il avait la charge à n’importe qui et, surtout, il avait quelques exigences qui lui étaient toutes propres. Il revérifia rapidement les données qu’il avait sur l’entreprise, s’attardant sur celles qui l’intéressaient le plus pendant que son assistant apportait le café. Une fois seul avec son visiteur, Sage prit la parole :
— La société qui vous précédait a eu quelques problèmes. De fait, cinq chauffeurs de qualité se retrouvent sans emploi. Y aurait-il une possibilité que vous leur laissiez une chance ?
— Eh bien, je n’ai pas besoin de personnel pour le moment, mais je pourrais noter leurs coordonnées au cas où ça changerait, répondit l’homme.
— Il a été porté à mon attention que vous aviez des dettes plutôt lourdes… Signer avec vous dans ces conditions serait donc assez risqué. J’ai également cru comprendre que, sans ce contrat, vous alliez probablement devoir fermer boutique.
Le transporteur sembla mal à l’aise et chercha ses mots une longue minute :
— Vu que vous vous êtes renseigné, je ne vais pas vous mentir : vous êtes un peu notre bouée de sauvetage. Si nous pouvons nous assurer ce contrat avec vous, je serai en mesure de garder mes employés et de rembourser une partie de mes dettes afin de remettre à flot mon entreprise.
— Et je serais vraiment désolé que vos employés se retrouvent au chômage, surtout que la vie ici n’est pas facile, encore moins sans travail. Et c’est justement cette difficulté à laquelle font face cinq chauffeurs actuellement.
Sage le fixait à présent sans ciller, s’efforçant de faire passer son message. Il poursuivit :
— Vous êtes certain que vous ne pourriez pas essayer de les embaucher pour une ou deux cargaisons par mois ? Ça nous rendrait service à tous en fin de compte.
Le transporteur écarquilla les yeux, visiblement choqué. Il demanda :
— Est-ce que vous êtes en train de me faire du chantage ?
— Pas vraiment, vous pouvez refuser.
L’homme sembla réfléchir et, après quelques minutes, se passa les mains sur le visage en soupirant :
— Écoutez, si vous me signez un contrat de deux ans, je m’engage à leur refiler deux missions par mois à chacun, pas plus, jusqu’à ce que ma société aille mieux et que je puisse les embaucher pour de bon.
— Je ne doute pas que certaines de vos dettes sauront se résorber rapidement. Je préférerais donc que nous nous mettions d’accord sur une durée de trois ans. Vous serez l’entreprise attitrée pour les cargaisons qui concernent l’ouest et le centre du pays, ainsi qu’une partie de l’Alaska, probablement. Ça vous convient ?
— Oui, assurément. Vous ne serez pas déçu, mes gaillards vont tenir les délais comme jamais !
— Parfait, dans ce cas ! Je vous ferai suivre les papiers dans la semaine, et les hommes dont je vous ai parlé vous contacteront sûrement aujourd’hui ou demain. Merci pour votre coopération.
Ils se serrèrent la main. Le transporteur quitta son bureau et Sage demanda à son assistant, Victor, de ne pas être dérangé. Il avait un appel à passer pour finaliser le tout.
— Luke, c’est Sage. J’ai réglé le problème pour toi et tes gars. Ne tardez pas à aller chez A.T.T., mais pas tous en même temps et montrez-vous sous votre meilleur jour. Vous vous débrouillerez pour récupérer les bons containers et, cette fois-ci, essayez de ne pas vous faire prendre.
Il envoya ensuite un message à Angus pour l’informer que sa cargaison allait être envoyée au plus tôt. Son frère le remercia et lui assura que c’était la dernière avant plusieurs semaines. Sage mentirait s’il disait ne pas apprécier cette promesse. Il adorait son frère, ses frères, ainsi que le reste de la maisonnée et il serait prêt à tout pour eux, mais il y avait une raison pour laquelle il travaillait ici et pas au sein de l’entreprise familiale. Il contacta ensuite Archie afin de régler deux-trois détails quant au nouveau transporteur qu’il venait d’embaucher : son oncle allait s’occuper d’effacer ses dettes. Avant d’être emballé par la proposition, le directeur avait semblé sur ses gardes. Sage voulait s’assurer qu’il n’allait pas se sentir mal et envisager de rapporter ça à qui que ce soit. Le sortir d’affaire était un moyen plutôt simple de consolider la loyauté de quelqu’un.
Sage s’attaqua, enfin, aux tâches qui lui incombaient, commanda un plateau de sushis pour le déje

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