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Pépins et sentiments , livre ebook

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Description

Clémentine et Axel n’auraient jamais dû se rencontrer plusieurs fois de suite, encore moins ressentir cette incontrôlable attirance l’un pour l’autre. Pour cause ? Aucun des deux n’est célibataire...


Comme un fait exprès, leurs fiancés respectifs profitent de cette période festive de fin d’année pour resserrer les liens censés mener au mariage. Et pour ne rien arranger, parents et amis se font particulièrement envahissants...



Au programme de cette fin d’année, cadeaux inattendus et pépins assurés pour tout le monde !

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791034818518
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Pépins et sentiments

 
 
 
 
 
 
 
Valentine Bleuette
 
 
Pépins et sentiments
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 
Publié dans la Collection Aime
 
 

 
 
© Evidence Editions  2021

 
Mot de l’éditeur
 
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Le coup de foudre ! Méfiance !
Cela signifie qu’il y a de l’orage dans l’air !
Citation de Pierre Dac : Bons baisers de partout (1965-1974)
 
 
 
 
 
 
 
Chapitre 1

Clémentine
 
 
 
Quoi de plus humiliant que de glisser sur une mandarine dans un hypermarché surpeuplé, quelques jours avant Noël ?
 
Je m’appelle Clémentine Ohayon, j’ai vingt-neuf ans. Bélier ascendant Poisson. Je mesure un mètre soixante-quinze, je suis dotée de cheveux crépus hérités d’une mère moitié réunionnaise et affligée de pieds en accord avec ma taille, un bon quarante et un (et demi, selon les chaussures… j’avoue).
Rétrospective de la scène :
Je m’engage dans l’allée des fruits, réfléchissant à ceux que je vais prendre pour le repas du vingt-cinq décembre, litchis et mandarines ?
Au passage, j’en profite pour mettre dans mon caddie un assortiment de noix et dattes enrobées de pâte d’amande, mini-bombes caloriques auxquelles je ne résiste pas.
Face aux rayonnages des agrumes, je tends le bras vers les sachets plastiques quand une bonne femme me percute de plein fouet sans même s’excuser.
Je vacille sous le choc et ma bottine UGG droite écrabouille la fameuse mandarine sournoisement tombée de son plateau.
Je dérape et exécute un semi-grand écart, digne héritier de mes cours de gym d’enfance, mais, par manque d’espace, l’acrobatie finit sur un cri et un crac.
Cri de douleur et de surprise de la victime (moi), et crac parce que ce jean, je le savais, vivait ses dernières heures au niveau de l’entrejambe.
Je reste quelques secondes figée dans cette posture grotesque, craignant que la rotule de mon genou arrière ne se soit brisée sous l’impact avec le sol carrelé. Furieuse, je foudroie du regard la malotrue qui ne s’est pas rendu compte qu’elle avait failli me tuer. Je retiens à grand-peine une injure puisée dans le répertoire de mon petit frère qui se la joue racaille de banlieue, même s’il habite dans un quartier huppé de Montpellier.
Je plaque mes paumes au sol afin d’entreprendre de me relever dignement, peinée de constater que personne ne se manifeste pour m’y aider. Où est passé le bel esprit de charité chrétienne, exacerbé en période des fêtes de fin d’année ? Oublié au profit des promos alimentaires ? Je pourrais avoir été éventrée à coups de bananes pas mûres, mes tripes pourraient se répandre entre le rayon des fruits et celui des légumes, je pense que ce serait pareil. Les gens m’ignorent, s’appliquent juste à me contourner parce que mon enveloppe corporelle étalée par terre les dérange dans leur fièvre acheteuse.
Une main se tend pourtant vers moi, dévoilant un poignet velu et des doigts bronzés. Je lève la tête et rencontre des yeux noirs avec de longs cils, presque ceux d’une fille, alors que la barbe naissante du même visage exprime sans le moindre doute un génome masculin.
— Ça va ? Rien de cassé ?
Voix virile. Spécimen mâle d’une trentaine d’années, à qui je trouve des airs à l’acteur Pio Marmaï, dans le genre décontracté aux boucles brunes indisciplinées. Pas mal, le type. Traduction : quel dommage d’offrir le spectacle aussi ridicule de ma mésaventure à un si beau garçon !
Je laisse mon sauveur saisir ma main aux ongles manucurés de la veille en rouge pétard et paillettes blanches, référence à la période festive, et tente de me relever sans trop peser sur son bras. Il paraît costaud sous sa veste en cuir, mais je ne suis pas un poids plume, au vu de ma taille. (IMC néanmoins correct.)
Bien que mes genoux aient peu apprécié la chute, je m’efforce de sourire largement, sachant qu’il n’y a rien à redire de ce côté-là, grâce aux bons soins de mon papa dentiste.
D’une traction solide, le gars achève de me redresser et je me retrouve presque plaquée contre son torse. Nous avons à peu près la même taille, lui devant me battre de cinq centimètres. Mon nez affûté note qu’il porte Eau d’Issey, un de mes parfums masculins préférés.
— Merci, monsieur.
Une annonce publicitaire au micro nous informe que le prix du foie gras mi-cuit est à moins vingt-cinq pour cent jusqu’à dix-neuf heures trente, qu’il faut profiter de l’aubaine.
— Avec plaisir, répond-il gentiment. J’ai cru que vous alliez être piétinée par la horde de consommateurs égoïstes.
Je ne suis donc pas la seule à avoir remarqué le manque de civilité des gens.
— J’ai glissé sur une mandarine pourrie, fais-je en m’agrippant toujours à sa main pour inspecter le dessous de ma botte.
Il esquisse une moue écœurée en découvrant la pâte grise et orange collée sous ma semelle.
— Vous seriez étonnée du nombre de personnes qui se fracturent une cheville en ayant ce genre d’accident dans les magasins, dit-il.
Son affirmation attise ma curiosité. Est-il agent d’assurances, pompier… fabricant de béquilles ?
Je récupère ma main que je passe dans mes cheveux détachés, espérant que ma toison imprévisible ne me fasse pas ressembler à une folle qui aurait mis les doigts dans une prise électrique.
— En tout cas, merci encore, minaudé-je en clignant des yeux.
— Pas de souci.
Il me dévisage avec attention, ce qui allume au creux de mon ventre une petite chaleur troublante.
Je sursaute quand le timbre d’une voix familière résonne à mon oreille.
— Pupuce… si on prévoyait des cuisses de grenouilles sautées à l’ail, en entrée ?
Je me tourne vers Cyril.
— Des cuisses de grenouilles ?
Je louche pour témoigner mon attrait quasi nul envers son idée. Rien qu’à l’idée de voir les gambettes chétives cuire dans la poêle, j’ai envie de vomir. Et puis, franchement, il sait que je déteste le surnom de « pupuce », loin de me correspondre.
Mon attention revient vers Superman des fruits et légumes. Une jeune femme toute menue arrive derrière lui et entoure sa taille en riant.
— Tu es là, loukoum ? Je t’avais perdu au rayon fromages.
Loukoum ? Je retiens mal un sourire moqueur.
« Pupuce » contre « loukoum » : un point partout.
Je détaille discrètement la Lilliputienne à la chevelure d’or parfaitement coiffée. Je cherche à lui dégotter un défaut, sans succès. Elle est aussi fine et mignonne que je suis grande et… typée. Ce qui est marrant d’ailleurs, car Cyril, de son côté, est blond et râblé alors que mon inconnu est brun et mince.
Nouveau spot publicitaire : cette fois, il s’agit de se précipiter au rayon frais pour profiter de l’achat de deux ramequins de tarama pour le prix d’un.
Cyril me tire par le bras.
— Bon, on se magne ? Il est où, le caddie ?
Je soupire et me laisse tracter, non sans ébaucher un geste amical vers mon sauveteur que sa chérie tient toujours par la taille.
— Joyeuses fêtes !
Il hoche la tête.
— À vous aussi… attention aux mandarines agressives !
— Je vais ouvrir l’œil !
Nous échangeons un dernier sourire et la foule nous entraîne, nous éloigne l’un de l’autre, sans que nous puissions lutter.
Retour à la vraie vie.
Cyril est mon fiancé. Nous sommes ensemble depuis un an.
Nous faisons les courses en prévision du repas de Noël qui aura lieu chez moi, dans cinq jours. Je reçois nos deux familles, mais c’est lui qui cuisinera (je ne suis pas très douée dans ce domaine).
 
 
 
 
Chapitre 2

Clémentine
 
 
 
Le lendemain, je me gare sur le parking du centre commercial en écoutant d’une oreille distraite les discussions de Clovis et ses deux copines, Madeleine et Carine. Ces trois-là se connaissent depuis la maternelle. Comme ils sont pourris gâtés, ils préfèrent que ce soit moi qui les amène en voiture à Odysseum, immense complexe marchand situé au sud de la ville, plutôt qu’être forcés d’attendre le tramway dans le froid.
— Je veux un jean, un sac Eastpak et un nouveau piercing en or pour mon nombril, énonce Carine.
— Moi, je dois mater les PC, déclare Clovis. Le mien rame trop pour Fortnite , papa m’a dit de choisir celui qui me va, il reviendra le chercher demain.
Je croise le regard de Madeleine. Elle est amie avec les deux autres, mais la pauvre a perdu son père de maladie l’année dernière et le train de vie de la famille est moins aisé qu’avant.
— Moi, je vais juste repérer un peu les fringues, j’attendrai les soldes pour acheter, dit-elle sagement.
Clovis lui entoure les épaules et pose un bisou sonore sur sa joue.
— Oh, z’y va… Si tu veux un truc, je te l’offre, cousine !!! C’est Noël !

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