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Menteur, menteur , livre ebook

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Description


C’est un jour comme les autres...


Pour certains, cela signifie crouler sous les feuilles de calcul, pour d’autre c’est coudre d’innombrables ourlets. Pour Jacob Archer, une journée typique au boulot consiste à dérober des secrets de fabrique d’une société de bioingénierie pour un millionnaire parano. C’est un menteur et un voleur, qui a fait fructifier sa verve facile et sa conscience légère en une carrière lucrative.


Il n’a qu’une seule règle : ne jamais s’impliquer dans la vie d’une de ses cibles.


Enfin, il avait une règle. Pour sa défense, Simon Ramsey est un homme ténébreux et dangereux doté des mêmes épaules qu’une statue grecque. De toute façon, ce n’est pas comme si Jacob essayait de voler Simon lui-même... seulement son patron et son beau-frère.


Non, Simon n’a pas vu les choses de cette manière non plus quand il l’a surpris en train de pirater l’ordinateur de la firme. Ça aurait pu s’arrêter là, avec une rupture bien salée et un ticket pour Bali... si les informations que Jacob a volé n’avaient pas mis sa tête à prix.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 23 novembre 2022
Nombre de lectures 2
EAN13 9782390064206
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

TA Moore 
Menteur Menteur




Traduit de l'anglais par Viviane Faure      
MxM Bookmark
Mentions légales
Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Cet ouvrage a été publié sous le titre original :
Liar, Liar  
MxM Bookmark © 2022, Tous droits réservés
MxM Bookmark est un label appartenant aux éditions Bookmark.
Copyright © TA Moore, 2017 
Illustration de couverture ©  MxM Créations
Traduction © Viviane Faure  
    Suivi éditorial  ©  PDLE
  

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9782390064206
Existe en format papier
C’est un jour comme les autres…
Pour certains, cela signifie crouler sous les feuilles de calcul, pour d’autre c’est coudre d’innombrables ourlets. Pour Jacob Archer, une journée typique au boulot consiste à dérober des secrets de fabrique d’une société de bioingénierie pour un millionnaire parano. C’est un menteur et un voleur, qui a fait fructifier sa verve facile et sa conscience légère en une carrière lucrative. Il n’a qu’une seule règle : ne jamais s’impliquer dans la vie d’une de ses cibles.
Enfin, il avait une règle. Pour sa défense, Simon Ramsey est un homme ténébreux et dangereux doté des mêmes épaules qu’une statue grecque. De toute façon, ce n’est pas comme si Jacob essayait de voler Simon lui-même… seulement son patron et son beau-frère.
Non, Simon n’a pas vu les choses de cette manière non plus quand il l’a surpris en train de pirater l’ordinateur de la firme. Ça aurait pu s’arrêter là, avec une rupture bien salée et un ticket pour Bali… si les informations que Jacob a volé n’avaient pas mis sa tête à prix. 
 
 
Dédicace
 
 
 
 
À ma mère et à mes grands-parents qui ont toujours pensé que je pouvais réussir tout ce que j'entreprendrais et aux cinq personnes qui m'ont toujours dit de continuer à écrire.
 
Chapitre 1
 
 
Il était minuit passé quand la petite flotte de véhicules noirs passa le ralentisseur et s'arrêta devant le kiosque du vigile. Celui-ci releva la tête avec ennui avant de revenir à sa BD et de leur faire signe de passer.
Syntech était le plus gros client de Dyno-clean alors ils avaient prévu une double réservation pour la fin de la nuit. Deux fois par mois, ils doublaient les effectifs pour s'assurer que tout était nickel, parfaitement propre. Tout était organisé avec une précision militaire.
En bas dans le garage, Jacob sortit de l'arrière d'un van. Il bâilla à s'en décrocher la mâchoire, ravala des larmes de fatigue et tendit les bras pour étirer sa colonne vertébrale. Cela faisait déjà huit heures qu'il travaillait – quatre immeubles de bureaux et le nouveau dortoir à l'université – il avait l'impression que l'odeur du désinfectant s'était incrustée dans ses pores.
Les autres membres de l'équipe de nettoyage en payaient le coût aussi, surtout que Jacob faisait sa part pour aviver les tensions existantes. Jusqu'ici, il y avait eu une accusation de sexisme, une dispute si grave que les deux travailleurs ne pouvaient plus être envoyés au même étage et tout le monde en voulait silencieusement à l'étudiant qu'on avait chopé en train de lire ses livres de cours plutôt qu'à travailler. Cela faisait deux missions que personne n'avait dit un mot ou fait une blague.
— Jacob ! appela la cheffe d'équipe en lui faisant signe de venir avec son index.
Il la rejoignit et elle lui colla la description de la mission dans les bras avec ses doigts raidis.
— Tu t'occupes de l'étage de la direction. Fais du bon boulot cette fois-ci. Tu es toujours en probation après ce qui s'est passé à l'université le mois dernier et si ton évaluation ne s'améliore pas…
— Je sais, je n'aurais plus qu'à me chercher un autre boulot. Ne t'inquiète pas. Je serai à la hauteur ce soir.
Elle le regarda avec suspicion, mais il lui adressa sa mine la plus sincère. Elle finit par émettre un humph et recula.
— Je garde un œil sur toi, dit-elle. Maintenant, mets-toi au boulot.
Il fredonna avec satisfaction tandis qu'il faisait ce qu'on lui avait demandé. Tout se passait comme prévu.
***
Le fredonnement s’était transformé en un sifflement dépourvu de mélodie quand Jacob sortit de l’ascenseur en traînant la cireuse. Il décrocha le cordon, le déroula et le brancha à côté d’une des plantes en pot à l’allure si solennelle. La cireuse se mit en marche et glissa sur le sol. Il l’attrapa d’une main et la tira dans le couloir à sa suite en la laissant partir de droite et de gauche. Tout en marchant, il arracha la couche de colle et de peinture sur sa main et en mit les bandes que ça formait dans sa poche.
***
Les étages supérieurs étaient normalement le royaume de Naya. Elle présentait bien et était polie, au cas où elle croise quelqu'un qui travaillait tard. Elle passait ses journées à rêvasser à son mariage si bien que les tâches répétitives ne la dérangeaient pas. Mais ces dernières semaines, Jacob avait remarqué qu’elle se mettait de la crème sur les mains dès qu’elle montait dans le van. Et pas le truc gras et bon marché que les autres utilisaient, non, un produit de marque. Elle voulait avoir de belles mains pour le grand jour. Pas la peau toute rouge et pelée qu’elle voyait chaque fois que Jacob retirait ses gants : dermite de contact.
Jacob laissa la cireuse devant le bureau de Nora Clayton et continua à avancer. Il ouvrit le haut de son bleu de travail, s’en extirpa et laissa les manches pendre. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas travaillé sur zone mais heureusement il semblait qu’il était toujours autant un enfoiré.
Il fit le compte du temps que ses manipulations visant à accentuer les tensions et les ressentiments dans l’équipe lui feraient gagner avant que quelqu'un vienne vérifier comment il s’en sortait. Gun serait en train d’essayer de voler cinq minutes pour lire ses cours, Anna en train de pleurer dans les toilettes et Jim en train de faire remonter leurs doléances auprès d’Ella. Ajoutez vingt minutes à l’heure qu’il fallait d’habitude à Ella pour monter ici et retirez en dix parce qu’elle n’avait pas confiance dans le travail de Jacob.
Il retira son tee-shirt et défit l’appareillage électronique qui était scotché à son ventre. Il avait tout le temps qu’il lui fallait.
Quelque chose le dérangeait, un petit doute qu’il n’arrivait pas à placer. Il fit rapidement défiler le plan dans sa tête pour voir s’il avait manqué quoi que ce soit. Tout avait l’air correct mais ce fichu doute ne le lâchait pas. Comme il ne parvenait pas à le raccrocher à quoi que ce soit de concret, il repoussa ça dans un coin de son esprit et franchit le sol carrelé qui le séparait du bureau du PDG.
La porte n’était pas fermée à clé, ce qui était sympa. Il faisait froid à l’intérieur et la chaleur qui était montée durant la journée s’échappait par le pan de verre qui formait le mur extérieur.
Jacob entra, poussa la porte pour qu’elle se referme derrière lui et alla jusqu’au bureau. C’était du verre poli, brillant, et le clavier apparut dans des carrés de lumière quand il en toucha la surface. Il replia une jambe sous lui en s’asseyant, la cheville contre le dos de son genou, et il assembla le code breaker avec des doigts agiles.
Il ne savait pas en faire un lui-même – sa spécialité, c’était le de hacker les gens plus que les ordis – mais il savait comment ça marchait. Une fois allumée, la tablette projeta une faible lueur. Il passa la main sous le bureau et la brancha au disque dur.
Il se renfonça dans le fauteuil pendant que ça chargeait. Le cuir s’enfonça sous lui tandis qu’il mordillait machinalement la peau autour de l’ongle de son pouce. Il avait dû se trouver un job honnête parce que la sécurité à Syntech était suffisamment bonne pour avoir ratissé ses sources habituelles d’information : les emails négligents, les mots de passe de réseaux sociaux, le technicien bavard à la machine à café.
Si la sécurité informatique était tout aussi inattaquable…
Il prit une grande inspiration qui avait une odeur d’ozone et d’Amouage et fit tourner le fauteuil pour se retrouver face à la vitre. Il y avait des marques qui n’auraient pas dû se trouver sur ce genre de signe extérieur de prestige : des barbouillis laissés par du tissu et quelques taches de gel pour cheveux là où Porter avait oublié que ce n’était pas le genre de mur contre lequel on s’appuyait.
Si son instinct avait été suffisant, Jacob aurait laissé tomber ce boulot un mois auparavant. Porter était un dur mais il ne jouait pas et l’espionnage industriel, c’était avant tout un jeu. En plus de cela, il était arrogant. Il y avait peut-être deux personnes dans toute l’entreprise qu’il écoutait. Pas le genre à reconnaître qu’il avait eu besoin de voler l’idée de quelqu'un d’autre. Jacob étira ses jambes devant lui et regarda le reflet de ses baskets bouger dans la paroi de verre. Ou bien il avait tort et Porter était un voleur. Dans un cas comme dans l’autre, Jacob serait payé.
C’était Noël dehors. Il voyait le rouge et le vert des illuminations suspendues dans la rue et aux fenêtres des immeubles de bureaux. La sensation qu’un truc clochait revint mais il la fait taire avec fermeté et arracha avec les dents le petit bout de peau qu’il était en train de mordiller. Le goût cuivré du sang explosa dans sa bouche et il fit la grimace.
Une mauvaise habitude dont il pensait s’être débarrassé depuis des années.
Le chronomètre dans sa tête fit défiler les minutes tandis qu’il attendait. Il n’était pas au bord de la panique, mais il était sur le point de se mettre à gigoter sur sa chaise quand le code breaker laissa échapper un hoquet derrière lui. Il enfonça ses pieds dans le tapis et fit tourner sa chaise, un sourire de satisfaction aux lèvres tandis que l’écran étroit s’allumait.
— Et voilà, dit-il avec approbation.
Il entrelaça ses doigts et les plia en arrière pour faire craquer ses articu

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