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Mensonges de Noël , livre ebook

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Description


À la suite d’une rupture amoureuse Elsa décide de partir dans le Missouri à la recherche de son grand-père qu’elle n’a jamais vu.


La jeune femme va rencontrer non seulement celui qu’elle était venue chercher, mais aussi le beau Jack. Même si l’attirance est immédiate et réciproque, elle décide de garder son identité secrète.

Elsa va vivre son premier vrai Noël dans un village féerique digne de cette fête. La magie de Noël sera-t-elle suffisante pour effacer son mensonge ?
On dit que Noël est la période de tous les miracles, la jeune femme peut-elle se permettre d’espérer une fin heureuse ?

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791034821167
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Mensonges de Noël

 
 
 
 
 
 
 
Leslie Bouillon
 
 
Mensonges de Noël
 
 
Couverture : Marie
 
 
Publié dans la Collection Aime
 
 

 
 
© Evidence Editions  2022

 
Mot de l’éditeur
 
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Chapitre 1

 
 
 
Elsa Alding appuya délicatement sur le frein pour ne pas glisser, ce qui était presque impossible sur cette route enneigée. Elsa venait de Sidney en Australie, elle ne connaissait pas la conduite sur la neige, et encore moins sur le verglas. Elle savait que les hivers étaient froids dans le Missouri, mais elle ne pensait pas qu’un tel froid pouvait exister.
C’est pour cette raison que, quand elle était dans l’aéroport de Branson, les gens l’avaient regardée comme si elle venait de la planète Mars. C’est vrai que ses bottes à talons hauts, sa jupe en jeans qui lui arrivait aux genoux et sa veste en lin n’étaient pas très adaptées au climat. Elle avait loué une voiture et avait demandé une carte des alentours, son grand-père habitait à vingt kilomètres de Branson en allant vers les monts Ozarks, cela faisait maintenant six heures qu’elle roulait pour faire vingt kilomètres. D’accord, sur ces routes enneigées, elle ne conduisait pas au-dessus de trente kilomètres à l’heure, mais six heures pour faire vingt foutus kilomètres, cela faisait beaucoup. Elle avait dû se tromper quelque part. Elle augmenta la vitesse des essuie-glaces d’un geste rageur, on n’y voyait pas à deux mètres, c’est pour cette raison qu’elle avait dû louper la route. Elle stoppa la voiture et vérifia sa carte et, oui, elle aurait dû tourner sur la gauche.
— Je hais la neige, hurla-t-elle, je hais le froid et je hais ce bled pourri, mais pourquoi suis-je venue me perdre ici ?
Des larmes de rage coulèrent sur ses joues, elle inspira profondément, elle devait se reprendre, il faisait noir à présent. Elsa ne devait pas perdre une minute de plus si elle ne voulait pas dormir dehors, elle allait faire demi-tour et retrouver cette fichue route. La jeune femme enclencha la marche arrière et fit demi-tour. Au bout de quelques kilomètres, elle trouva la route qu’elle cherchait. Elsa reprit espoir, elle serait bientôt arrivée. Sa joie fut de courte durée, la voiture toussa et crachota, puis, dans un dernier soubresaut, le moteur s’éteignit.
— Mais quoi encore ? s’écria Elsa.
Elle mit le point mort et essaya de redémarrer, mais impossible, la voiture ne voulait pas repartir. Elsa ouvrit la portière et sortit, ses talons s’enfoncèrent dans la neige qui lui monta jusqu’aux chevilles. Elle ouvrit le capot pour essayer de voir où était le problème, mais elle n’y connaissait rien et tout avait l’air en place, elle grelottait avec sa mince veste en lin. Elsa décida de regagner la chaleur de la voiture, quelqu’un finirait bien pas passer par là.
Au moment où elle ouvrit la portière, elle vit des phares au loin, alors elle se mit dans la lumière de ses propres phares et fit de grands signes avec les bras, la voiture approcha. Le chauffeur l’avait vue, il stoppa à quelques mètres d’elle. La jeune femme avança à sa rencontre, mais son pied dérapa sur une plaque de verglas et elle perdit l’équilibre. Elsa sentit une douleur irradier dans sa cheville jusqu’à son mollet. Elle essaya de se relever, mais les larmes se remirent à couler sur son visage, mais, cette fois, c’étaient des larmes de douleur et de frustration.
Un homme à la carrure impressionnante approcha et lui demanda d’une voix profonde et grave :
— Ça va, mademoiselle ?
Elsa leva les yeux et se noya dans les prunelles bleu nuit de l’inconnu, elle pouvait voir une bouche aux lèvres pleines, un menton carré et une mâchoire volontaire, il portait un Stetson, qui laissait voir quelques cheveux d’un noir de jais. Il portait un jeans et une canadienne doublée en laine qui avait l’air si chaude qu’elle donna envie à Elsa. La jeune femme se rendit compte que l’inconnu attendait une réponse, alors elle déclara :
— Je crois que je me suis foulé la cheville.
Elle claquait des dents et se sentait idiote avec sa stupide veste et ses stupides bottes.
— Pas étonnant avec de telles chaussures, ce n’est pas adapté à la neige, je vous conseille de mettre autre chose.
Le géant se pencha et souleva Elsa comme si elle ne pesait pas plus lourd qu’une plume.
— Je vais vous déposer à l’intérieur de mon pick-up, il y fait chaud. Vous viendrez au ranch ce soir et je regarderai votre voiture demain.
— Comment savez-vous que je suis en panne ? demanda la jeune femme.
— Je ne pense pas que c’est par plaisir que vous étiez dehors, vêtue de la sorte à la nuit tombée.
— Oui, en effet, je suis sotte, excusez-moi, dit Elsa en baissant la tête, honteuse.
— Je vais chercher vos clefs.
Elsa posa une main sur son ventre, elle en voulait au bébé qu’elle portait, car elle était enceinte de plus de trois mois et c’est pour ce bébé qu’elle avait décidé de retrouver son grand-père. Elle avait pris un vol pendant dix-neuf heures et passé six heures en voiture, elle avait subi un changement de température énorme, passant de dix-sept degrés à moins neuf, tout cela pour retrouver un homme qu’elle n’avait jamais vu et qui avait traité sa mère comme une moins que rien vingt ans auparavant. Cet homme ne savait même pas qu’il avait une petite-fille.
Elsa avait perdu son père quand elle avait cinq ans, elle en avait vingt-cinq aujourd’hui. Quand elle avait appris qu’elle était enceinte, elle avait voulu que son enfant puisse connaître le seul lien qui le reliait à Luc O’Roork, le père d’Elsa. Mais pour cela la jeune femme avait dû se heurter à sa mère Jeanne Alding, qui refusait de lui donner l’adresse du vieil homme qui l’avait si mal traitée quand, à la mort de son fiancé, elle lui avait téléphoné. Fou de chagrin d’avoir perdu son fils unique, James O’Roork avait dit à Jeanne qu’elle n’était qu’une femme parmi tant d’autres dans la vie de son fils, car les deux hommes étaient en froid depuis plusieurs années. Le père n’avait pas accepté que son fils ne veuille pas reprendre le ranch familial. Il lui avait alors demandé de partir et de revenir quand il aurait repris ses esprits, mais cela n’était jamais arrivé, car Luc avait perdu la vie sans avoir avoué à son père qu’il avait une fille de cinq ans et le vieil homme avait purement et simplement interdit à Jeanne de venir aux funérailles de son fils. La mère d’Elsa, qui s’était sentie humiliée, n’avait pas annoncé à ce rustre qu’il avait une petite-fille, après tout, si son propre fils s’était tu, pourquoi irait-elle le lui dire ?
Elsa avait tempêté.
— Mais enfin, maman, cela fait vingt ans maintenant, ne crois-tu pas que le pauvre homme a assez payé ? Il a perdu son fils unique et tu l’as privé de sa petite-fille, je ne le priverai pas de son arrière-petit-enfant.
Elsa adorait sa mère, même si cette dernière était profondément égoïste et très susceptible, mais la jeune femme n’avait jamais manqué de rien, et surtout pas d’amour. Jeanne avait tout abandonné pour que sa fille ne souffre pas du manque d’un père. Elle n’avait plus d’amis, car elle ne voulait pas laisser sa fille à des nounous, mais, cette fois, Jeanne ne voulait rien entendre, elle ne lui donnerait pas l’adresse de ce vieux grigou, alors Elsa lui avait affirmé :
— Très bien, c’est comme tu veux, maman, mais je veux que tu saches que je retrouverai mon grand-père que tu me donnes son adresse ou non, mais ce sera plus long sans ton aide.
Jeanne, qui aimait sa fille tendrement, n’avait pas pu refuser. C’est comme cela qu’Elsa avait appris que son grand-père vivait près de Branson à côté des monts Ozarks et qu’il possédait un ranch dans lequel il élevait des bœufs pour leur viande et des chevaux pour les courses. Elsa avait fait des recherches sur internet, elle avait découvert que le ranch s’appelait le « L ». James O’Roork l’avait baptisé comme cela à la naissance de son fils unique, disait l’article, elle apprit aussi que le ranch qui faisait dix mille hectares ne resterait pas dans la famille O’Roork, faute d’héritiers, car James avait perdu son fils depuis plusieurs années. Sa femme Louisa était elle aussi décédée d’un cancer depuis six ans, James avait à présent 76 ans.
Elsa était contrariée, car cette situation n’allait pas l’aider. La jeune femme avait peur que son grand-père pense qu’elle en veuille à l’héritage, ce qui bien sûr n’était pas le cas, Elsa n’était pas dans le besoin, loin de là. Son père qui était pilote de chasse était mort en fonction et ce dernier avait souscrit une assurance vie pour sa fiancée et sa fille. Jea

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