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Les bracelets rouges , livre ebook

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Description


Alex est une journaliste en devenir.


Une journaliste qui n’a pas encore eu son premier véritable article, celui qui ferait décoller sa carrière, celui qui révélerait son immense talent.


Cora, sa meilleure amie, est flic.


Ensemble, elles se lancent dans une enquête au sein du quartier surnaturel... un endroit qu’Alex fuit comme la peste depuis toujours.


Seulement voilà, les cadavres de jeunes femmes commencent à s’accumuler. Si rien ne semble les relier, elles portent pourtant toutes un mystérieux bracelet rouge au poignet.



Entre métamorphes, vampires, lapins sado-masos et même ange déchu, vos intestins ont intérêt à être bien accrochés !



« L'histoire est très bien écrite. Le côté surnaturel de son univers est amené avec un naturel qui le rend réaliste. Je me suis prise au jeu et investie dans l'enquête au côté d'Alex. On y rencontre des vampires, des loup-garou et Samael. Oh samael. » - Diamant, Booknode

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782381990187
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Headline
ISBN : 978-2-38199-018-7
Headline, Tome 1 … parce que la folie de Léna n’a pas de limites !
Copyright © 2021 Éditions Plume Blanche
Copyright © Illustration couverture, Lionel Prats
Copyright © Illustration lapins, Blanche Edenn
Tous droits réservés
Léna Jomahé


Headline


Première enquête

Bracelets Rouges
(Roman)

Toute cette histoire avait pourtant bien commencé. Une enquête banale pour, comme d’habitude, un article banal. Enfin, c’est ce que je pensais, mais je me fourrais le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Tout cela était loin d’être ordinaire et je n’allais pas tarder à le découvrir. Si seulement j’avais été mieux préparée. Peut-être que cela n’aurait rien changé, de toute façon, on ne le saura jamais. Bref, reprenons au début : je m’appelle Alexandra, Alex pour les intimes, mademoiselle Miller pour les autres et en particulier pour ceux qui ne me plaisent pas. J’ai vingt-sept ans, bientôt vingt-huit, je suis journaliste de presse et c’est à cause de ça que tout a commencé.
— Debout feignante ! Tu ne vas pas devenir une célèbre reporter en restant toute la journée dans ton lit !
— Mmmfff…
Je me retournai pour enfouir ma tête dans mon oreiller. Je savais ce qui allait se passer et comme d’habitude, ça n’allait pas me plaire. J’entendis Cora s’avancer dans la chambre, puis appuyer sur le bouton permettant de remonter mes volets. Petit à petit, la lumière éblouissante du sud de la Floride s’insinua dans la pièce. En grommelant, je pressai plus fort ma tête contre l’oreiller. Tout ceci était ridicule. J’étais persuadée qu’il était bien trop tôt pour réveiller quiconque. Le matelas s’affaissa contre mon flanc droit lorsque mon adorable colocataire s’installa dessus. 
— Qu’est-ce qu’on a déjà dit, Cora ? Tu ne dois pas me réveiller avant au moins onze heures si tu tiens à la vie ! grognai-je dans un murmure étouffé.
Sa voix fit écho à la mienne. Nous répétions cela un matin sur deux. 
— Il est dix-heures trente, annonça-t-elle d’une voix guillerette. Et aujourd’hui, je te réveille pour la bonne cause. J’ai un truc pour toi. 
Je sentis quelque chose tomber à quelques millimètres de ma tête. En essayant de décoller mes paupières sans m’arracher les cils, je tournai la tête dans cette direction.
— La Saint-Valentin, c’était hier, chérie, grommelai-je, c’est trop tard pour la demande en mariage.
Elle ne me répondit pas, aussi me mordis-je la langue. J’aurais mieux fait de me taire. Ça avait beau faire plus d’un an maintenant, les histoires de mariage restaient encore douloureuses pour elle. 
— Je suis désolée, Cora, grimaçai-je en me redressant. Ce n’était pas drôle.
Elle haussa les épaules.
— Laisse tomber. Je vais bien. Et ce que j’ai là, c’est le meilleur des cadeaux de Saint-Valentin.
Elle avait gagné et obtenu toute mon attention. Je posai les yeux sur le petit carnet qu’elle avait déposé sur mon lit. Son petit carnet. Celui qu’elle m’interdisait de toucher. Enfin pas à moi l’amie, mais à moi la journaliste… son carnet de détective du STPD (Seaside Town Police Department). J’écarquillai les yeux et fis passer mon regard de l’objet à mon amie plusieurs fois. Elle devait se moquer de moi. Elle me sourit.
— J’ai une affaire, m’expliqua-t-elle. Une affaire dont personne n’est encore au courant. En tout cas, personne n’a encore compris que c’était L’Affaire. 
— Je suis ravie pour toi, soufflai-je en me laissant retomber en arrière, un bras en travers du visage, mais je ne vois pas trop en quoi c’est un cadeau.
Elle s’allongea à mes côtés, silencieuse. Elle le demeura si longtemps que je crus qu’elle n’allait jamais me répondre. Je soulevai mon bras pour vérifier si elle ne s’était pas rendormie. Ça aurait été cool, j’aurais pu replonger quelques heures, mais non, elle m’observait comme si j’étais la dernière des demeurées. 
— Tu ne comprends vraiment pas ce que ça veut dire ? lança-t-elle finalement. Si personne n’est encore au courant que c’est une grosse affaire, personne ne se demandera comment tu as pu en être informée avant le reste de la presse. Ma grosse affaire devient ton gros article. 
Mon cœur rata plusieurs battements. Mon gros article. Je l’attendais depuis des années. 
Georges, mon patron, était adorable, je n’allais pas dire le contraire. Il m’avait pratiquement élevée, mais il refusait de me confier autre chose que les faits divers, et moi, je voulais plus, beaucoup plus.
Complètement réveillée, je m’assis dans le lit, contre le mur… Elle me lança un sourire avant de se redresser à son tour. Ses yeux se mirent à pétiller. Elle venait de passer en mode détective… et j’adorais ça ! 
— Il y a eu un homicide cette nuit à la sortie des boîtes de nuit. Une jeune femme a été retrouvée derrière des poubelles dans une ruelle. Ses vêtements étaient en partie déchirés, mais elle n’a pas été violée. Il ne manquait rien dans son sac. Un peu plus tôt dans la soirée, elle a été aperçue se disputant avec son petit ami. Il a passé les dernières heures au poste et il a avoué le meurtre. Il l’aurait tuée par jalousie.
— Super Saint-Valentin, mais du coup, l’affaire est bouclée. En quoi c’est L’Affaire ?
— Je suis quasiment certaine que ce n’est pas lui qui l’a tuée.
— Mais enfin… il a avoué, objectai-je en fronçant les sourcils.
Elle sortit une photo de derrière son dos. La qualité n’était pas top, car elle l’avait imprimé sur l’imprimante du salon, mais elle l’était bien suffisamment pour montrer ce qu’il y avait à voir. Sur la droite du cliché, entre un mur crasseux et une benne pas en meilleur état, reposait le corps d’une jeune fille magnifique. Bien que l’image soit en noir et blanc, on pouvait deviner qu’elle était blonde. Ses cheveux étaient tellement longs qu’ils descendaient jusque sous ses fesses. Sa peau semblait aussi pâle que celle de Cora. Certains n’avaient vraiment pas de chance, habiter en Floride et devoir passer sa vie à se tartiner de crème solaire. Pour le coup, avec ma peau métissée, je n’avais pas ce problème. Même si je n’étais pas à l’abri des coups de soleil si je m’exposais trop longtemps, je n’avais pas besoin de me tartiner de crème dès que je mettais un pied dehors. 
J’attrapai la photo pour l’observer de plus près. C’était horrible à dire face à la mort d’une jeune fille, mais je ne voyais pas ce qui lui permettait d’affirmer que ce meurtre sortait de l’ordinaire. En soupirant, elle me désigna le poignet de la victime.
— Ça ne te rappelle rien ?
Je grimaçai. C’était un bracelet, comme il en existait tant d’autres. Certainement un de ces trucs que les touristes achètent sur la plage en souvenir de leurs vacances dans le coin. Je secouai la tête. Elle se renfrogna.
— Et si je te dis que ce bracelet est rouge ?
Je fermai les paupières pour me concentrer. Je ne voyais pas où elle voulait en venir, mais si elle me torturait ainsi, c’était qu’il devait y avoir une raison. Bracelet rouge… bracelet rouge… non… je ne voyais pas. Elle m’arracha le cliché des mains.
— Tu me désespères. Je comprends maintenant pourquoi Georges te laisse aux faits divers. Tu n’es absolument pas observatrice. 
J’étais choquée. Cora était censée être ma meilleure amie. Je la connaissais depuis la maternelle. Nous avions effectué toute notre scolarité ensemble et c’est chez moi qu’elle était venue se réfugier lorsque son abruti d’ex l’avait abandonnée un mois avant leur mariage, car il ne s’imaginait pas marié à une détective. 
— Je te remercie, je me sens tellement soutenue tout à coup.
Elle ne releva pas et me balança une autre photo sur les genoux.
— Celle-là, tu la reconnais ? 
Je baissai les yeux sur l’image. Elle avait fait les gros titres quelques mois auparavant. 
— Je ne suis pas idiote à ce point-là, merci bien. 
— Regarde sa cheville.
En soupirant, je m’exécutai. Je commençais à en avoir un peu ras le bol de tout ce cinéma.
La jeune femme de la photo, un autre cadavre, devait avoir à peu près le même âge que la blonde du cliché précédent. Elle était brune et légèrement plus vêtue, mais elle avait aussi été retrouvée à la sortie d’une boîte de nuit. Je fis glisser mes yeux jusqu’à sa cheville. Une fine bande l’encerclait.
— Un bracelet rouge aussi, murmura Cora.
Elle me jeta plusieurs photos sur les jambes. 
— Sur toutes, nous avons le même profil de fille, jeune, belle, aimant faire la fête. Toutes tuées à la sortie d’une boîte de nuit. 
Je secouai la tête.
— Nous sommes en Floride, les jeunes font la fête et parfois ça dégénère, je ne vois pas ce qui fait de tout cela un scoop.
— C’est bien pour ça que personne n’a encore mis son nez là-dedans, surtout que pour chaque meurtre nous avons eu un meurtrier, mais regarde bien tous ces clichés. Chacune de ces filles porte un bracelet rouge. Soit autour du poignet, soit autour de la cheville. J’en ai déjà comptabilisé neuf sur les six derniers mois.
Je sifflai.
— Neuf sur les six derniers mois ? Mais que fait la police ? 
Cora me gratifia d’un coup de poing dans l’épaule. Elle n’aimait pas quand je critiquais ses pairs, c’était une des raisons qui me poussait à le faire, d’ailleurs. J’en avais des tas d’autres, mais sans mentir, c’était la principale. J’adorais la voir fulminer. Mais elle me le rendait bien.
— Je ne vais pas te mentir. Je suis assez déçue que personne ne se soit encore penché sur ces meurtres, mais je peux comprendre qu’aucun de mes collèges n’ait lié ces affaires entre elles. Sur le papier, tous ces homicides sont résolus. 
Je me saisis des photos pour les observer tour à tour. Certaines m’étaient familières pour avoir fait la Une des journaux, d’autres ne me rappelaient rien. 
— Tu penses vraiment qu’il y a matière à creuser ? Est-ce que tu n’as pas tellement envie de résoudre une enquête, ton enquête, celle qui te permettrait enfin d’avoir l’avancement que tu espères, que tu ne t’emballes pas un peu trop vite ?

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