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Gardien enchaîné , livre ebook

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Description


En plein cœur du Gévaudan, découvrez une enquête surnaturelle pas comme les autres !


Loren Ascott, jeune détective au sein de l'Agence de Recherche Paranormale, a un don pour s'attirer... des ennuis ! Et la nouvelle affaire sur laquelle elle travaille ne va pas faire exception.
Sa mission ? Traquer un esprit en colère dans un château perdu dans les forêts du Gévaudan. A priori, rien de compliqué pour la dynamique parapsychologue, qui en a vu d'autres.
Mais une fois sur place, elle déchante vite. Tout le monde lui cache des informations essentielles, à commencer par cet ouvrier sexy et un peu trop curieux.
Sans compter que les lieux semblent renfermer de terribles secrets, que son nouvel employeur s'est bien gardé d'évoquer.



Loren parviendra-t-elle à vaincre les forces vengeresses qui déferlent sur les occupants du château ?



#Urban Fantasy #Esprits #Romance



Gardien enchaîné a été précédemment publié sous les titres Le secret des Morriganes et Esprits enchaînés.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 juin 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9791038101562
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Florence Cochet  
Gardien enchaîné
Loren Ascott - T.1  




       
Collection Infinity
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Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Collection Infinity © 2020, Tous droits réservés
Collection Infinity est un label appartenant aux éditions MxM Bookmark.
Illustration de couverture ©  Moorbooks Design
    Suivi éditorial  ©  Angélique Romain
  
  Correction ©   Elysea Raven

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9791038101562
Existe en format papier


Victor Hugo a dit : « Le souvenir, c’est la présence invisible. »
Nous intervenons lorsque cette présence reprend corps dans la réalité.
Brochure de l’Agence de Recherche Paranormale


Chapitre I
Paris, lundi 22 septembre
Une vibration chatouilla mes fesses, me faisant sursauter. L’antique parquet de la bibliothèque couina à mon mouvement. Comme les téléphones portables étaient interdits, je me tapis dans une encoignure avant de tirer le mien de la poche arrière de mon jean. Le numéro de l’Agence clignotait gaiement sur l’écran ; impossible de rejeter l’appel de mon employeur. Je décrochai en adressant une prière à mon ange gardien pour que le surveillant se promène à l’autre bout des rayonnages.
— Loren, j’écoute, chuchotai-je.
— C’est Justine. J’ai eu un certain monsieur Anderson en ligne. Il désire un rendez-vous aujourd’hui.
Vu que le nom ne me disait rien, il s’agissait d’un nouveau client, le treizième depuis le début du mois, si je comptais bien.
L’ARP, l’Agence de Recherche Paranormale, était une structure confidentielle qui fonctionnait au bouche-à-oreille. Elle n’avait pas pignon sur rue et la liste de ses employés n’apparaissait nulle part. Ce qui ne l’empêchait pas de tourner à plein régime. D’ailleurs, avec ma tonne de paperasse en retard, je préférais passer le bébé à un collègue.
— Tu peux proposer le job à Martin ?
— Non, le client t’a expressément demandée. À moins que tu ne connaisses une autre Loren Ascott ?
Son ton moqueur me hérissa. Justine avait l’art de me transformer en porc-épic. Je pris ma voix la plus mielleuse pour répondre :
— Je suis unique, tu le sais bien. Fixe le rendez-vous à dix-huit heures, ce sera parfait.
Histoire que j’aie le temps de repasser à la maison enfiler une tenue plus appropriée que mon jean râpé et mon sweat-shirt à l’effigie des Guns N’ Roses.
— Je suis désolée, répliqua-t-elle d’un ton qui ne l’était absolument pas, mais monsieur Anderson ne peut pas après dix-sept heures. Je le rappelle pour confirmer cet horaire. Arrange-toi quand même pour arriver plus tôt, ton bureau est dans un état…
Je lui raccrochai au nez en entendant le bois gémir à proximité de ma cachette : ma bête noire tentait une approche discrète. Cela me vaudrait une mauvaise note supplémentaire dans le carnet « spécial Loren » de Justine, mais tant pis. Je n’avais aucun désir d’écoper d’une quatrième amende pour « usage interdit de téléphone mobile » que l’Agence ne me rembourserait pas.
Je m’emparai d’un ouvrage au hasard et feignis d’être absorbée par son contenu lorsque le vilain bonhomme affecté à cette partie de la bibliothèque pointa ses godillots au bout de l’allée. Il me toisa jusqu’à ce que je daigne lever les yeux sur son costume étriqué et ses sourcils froncés. Papillonnant des cils, je lui décochai un sourire timide. Il se raidit comme s’il s’agissait d’un geste indécent. Guère tentée par une expulsion manu militari , je retins mon envie enfantine de lui souffler un baiser. Avec un reniflement, il repartit de son pas traînant en grommelant quelque chose à propos des jeunes d’aujourd’hui. Dès qu’il eut disparu, je soupirai de soulagement et replaçai le livre sur l’étagère. Mes recherches sur les expériences de mort imminente attendraient. Si je voulais appliquer la règle des deux P (ponctuelle et présentable), j’avais intérêt à me dépêcher.
Je galopai jusqu’à ma moto et mis les gaz. En un temps record, et après maints coups de klaxon d’automobilistes agacés par mon slalom entre leurs pare-chocs, je regagnai mon immeuble de la rue de Tolbiac, dans le XIII e  arrondissement.
Mes jambes fonctionnant mieux que le minuscule ascenseur poussif, je grimpai quatre à quatre l’escalier jusqu’à mon trois-pièces-cuisine au sixième et dernier étage. Après avoir remporté une nouvelle victoire sur la serrure récalcitrante, je lançai ma veste sur le canapé et me précipitai dans la salle de bains pour me rafraîchir. Un coup de brosse dans mes cheveux acajou et un soupçon de maquillage plus tard, j’étais presque prête. Je sautai dans un tailleur pantalon noir avec un soupir. J’avais toujours l’impression de me déguiser quand j’enfilais ma « tenue clientèle ».
Je ne disposais plus que de vingt-trois minutes avant le rendez-vous fixé par Justine-la-charmante-réceptionniste, qui savait pertinemment que je risquais d’arriver en retard. Je ne lui ferais pas ce plaisir.
Je chaussai une paire d’escarpins, renfilai ma veste, claquai la porte et dévalai l’escalier.
Situé à l’écart du centre, le siège de l’agence fondée par Armand Rancourd de Plessis, richissime passionné d’occultisme, occupait cent vingt mètres carrés au quatrième étage d’un immeuble du début du siècle. Seules les lettres entrelacées ARP – qui étaient à la fois les initiales de l’agence et du patron – ornaient la porte. Sérieux et discrétion étaient nos maîtres-mots.
Les locaux sentaient légèrement la cigarette froide, une odeur que nous n’avions jamais réussi à éliminer. À croire que les anciens locataires fumaient plus qu’ils ne bossaient. Entre temps, la loi antitabac était passée par là. Un incommensurable plaisir pour moi, une source de tension pour Édouard Vorand, mon supérieur, que j’avais déjà vu avec un patch de nicotine à chaque bras. Il aurait bien vapoté en continu, mais monsieur Rancourd de Plessis avait aussi banni la cigarette électronique.
À la réception, Justine Bourdin, diplômée en accueil aimable et utilisation optimale de Microsoft Office, me fit signe que mon rendez-vous était déjà là.
— Je l’ai installé dans ton bureau .
Une pointe de dégoût assaisonnait le dernier mot. Je retins une grimace de contrariété, j’aurais préféré qu’elle nous attribue la salle de conférences. Elle dut lire mes pensées, car elle précisa :
— Navrée, Christophe reçoit une famille nombreuse.
— Pas grave, grommelai-je en haussant les épaules.
Sa mine réjouie valait tous les commentaires du monde : Vorand ne manquerait pas de me rappeler – pour la sixième fois de l’année – de ranger mon foutoir, selon sa délicate expression. Toute l’agence l’entendrait me remonter les bretelles.
Justine prenait son pied à me pourrir la vie.
Après avoir suspendu ma veste dans la penderie, je traînai mes escarpins sur la moquette usée jusqu’à la porte arborant une plaquette à mon nom. J’y frappai trois coups et pénétrai dans mon antre, le jaugeant d’un regard inquisiteur. La fenêtre laissait entrer une joyeuse luminosité automnale qui soulignait la pagaille ambiante. Une demi-douzaine de dossiers s’étalait par terre, pendant que d’autres s’élevaient en piles instables contre le mur. Le clavier de l’ordinateur disparaissait sous un monceau de paperasse. Si j’avais été un client, j’aurais fui à toutes jambes.
L’homme assis sur l’un des deux fauteuils destinés à mes visiteurs se leva et je lui accordai mon attention. Grand, à la limite de la maigreur, la quarantaine, bien coiffé, bien parfumé, bien sanglé dans un costume d’excellente coupe. Un notaire ou un avocat, songeai-je en lui tendant la main. Quand il me la serra mollement, je contins mon envie de lui broyer les os. Mo

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