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Effleurement , livre ebook

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Description

Jeune, ambitieuse et solitaire, Emilia commence son année de terminale comme une autre, jusqu'au jour où elle fait la rencontre d'Adrian Keller, nouveau professeur de philosophie de trente-quatre ans. Emilia va débarquer comme une tempête dans la vie si bien rangée du jeune professeur.


Adrian Keller est admiratif et lentement captivé par les capacités de réflexion de la belle lycéenne, par son ambition et son envie de réussir son avenir, alors qu’elle prépare un concours très sélectif pour rentrer dans une grande école française.



Malgré les interdits, ils se rapprochent subtilement, mais indéniablement, avant de basculer dans une relation intense et fusionnelle.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 novembre 2022
Nombre de lectures 4
EAN13 9791034821204
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Contre toute attente

1 – Effleurement
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Mia Brown
 
 
Contre toute attente
1 – Effleurement
 
 
Couverture : Marie
 
 
Publié dans la Collection Enaé
 
 

 
 
© Evidence Editions  2022

 
Mot de l’éditeur
 
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Prologue

 
 
 
Août 2011
C’était la fin de l’été, quelques jours avant ma rentrée en terminale. Un soleil encore irradiant nous éblouissait, ce jour-là, alors que nous sortions du bus, ma petite sœur et moi. Lors des vacances scolaires, je la gardais pendant que notre mère travaillait. Je n’avais pourtant pas le contact facile avec les enfants. Mais, du haut de ses sept ans, Flora arrivait à se divertir rien qu’en ramassant des cailloux, convaincue qu’elle venait de dénicher des pierres d’une valeur rare. Avec ses yeux clairs, ses cheveux châtains et son visage presque angélique, ma sœur ne me ressemblait en aucun point, elle qui avait tout pris de son père. De mon côté, j’avais hérité des yeux et des cheveux brun foncé de notre mère, dont j’étais le portrait craché.
— Emilia, on va manger quoi ? me demanda Flora en m’extirpant de mes pensées.
Je fis semblant de réfléchir, l’air faussement dubitatif, avant de poser la question à la réponse bien prévisible :
— Et si je nous faisais d’énormes cheeseburgers ?
Elle commença aussitôt à manifester sa joie en sautillant, exprimant sa victoire. Amusée, j’essayai de la contenir et de rattraper sa casquette, qui glissait de sa tête en raison de ses gestes mouvementés. La chaleur presque étouffante du soleil brûlait la peau de ma nuque. Les bruits entremêlés et confus de la ville alimentaient un mal au crâne naissant. Cet ensemble me fit oublier ma prudence habituelle pendant un instant. Je traversai alors la route sans vraiment regarder.
Tout se produisit en l’espace de quelques secondes. Une voiture, qui roulait dans notre direction, se rapprocha à vive allure sans me laisser le temps de faire marche arrière. J’entendis les pneus crisser avec violence sur le sol. Le seul mouvement que je réussis alors à faire fut celui de tourner le dos au danger et de me courber au-dessus de Flora pour la protéger. Je l’entendis lâcher un cri de frayeur, qui résonna à mes oreilles et dans ma tête.
Sans même me laisser le temps de comprendre ce qui m’arrivait, je sentis la voiture me toucher, à peine, mais assez pour me pousser légèrement vers l’avant. Par réflexe, je pliai les genoux pour me recroqueviller avant de perdre l’équilibre sous le poids de l’effort. Mon sac amortit ma chute, mais je continuai à serrer Flora contre moi, comme si c’était la dernière chose qui m’importait. Pendant un moment de flottement, je fus incapable de réagir ou de ressentir la moindre sensation. Mon corps était totalement pétrifié.
Puis je repris brusquement contact avec la réalité. Le bruit lointain du conducteur qui sortait en trombe de sa voiture, le blanc presque aveuglant de la carrosserie, une Toyota, dont le logo fut la première chose que j’aperçus en rouvrant les paupières. Dans mon champ de vision encore trouble, je vis l’homme s’accroupir. Il passa la main sur mon bras, mon visage, me parla…
— … vous m’entendez… mal quelque part…
Tout à coup, c’est comme si je reprenais enfin mes esprits, avec l’odeur de la ville, le bruit de la circulation, les rayons violents du soleil, renouant contact avec mes cinq sens… et mon cœur, qui battait encore dans ma poitrine.
Je bougeai aussitôt la tête pour vérifier si Flora allait bien. En la voyant, bien à l’abri dans mes bras, ses yeux grands ouverts en signe de stupéfaction, je lâchai un lourd soupir de soulagement.
J’entendis l’inconnu à proximité en faire de même. Ce ne fut qu’à cet instant que je pris réellement conscience de sa présence et de son acte. J’essayai de me relever, un peu trop vite, car je sentis aussitôt ma tête tourner. Ma vision redevint floue.
— Non, doucement, ne faites pas de gestes brusques, me recommanda-t-il d’une voix inquiète et presque autoritaire.
— Ça va, ça va, répondis-je en repoussant ses mains d’un mouvement agacé.
Je l’ignorai pour aider Flora à se remettre debout. Elle était extrêmement pâle et je m’alarmai aussitôt en imaginant toutes les blessures internes dont elle pouvait souffrir, avec un corps aussi frêle, beaucoup plus fragile que le mien.
— Flora, tu as mal quelque part ? demandai-je d’une voix presque essoufflée, encore enrouée.
L’inconnu s’accroupit à sa hauteur. Flora tourna légèrement son visage pour le regarder et ne me répondit pas. Il attrapa doucement sa main et sembla vérifier son pouls.
— Je ne vous ai pas vues arriver, tu sais. Je suis désolé.
Il s’adressait à Flora d’une voix calme et rassurante. Elle l’observait, silencieuse, ses yeux clairs incapables de se détacher de lui.
— Tu peux respirer un grand coup ? demanda-t-il.
Elle s’exécuta, réitérant le geste plusieurs fois, sous les instructions presque médicales du conducteur, et commença à reprendre des couleurs, ses joues retrouvant un peu leur ton rosé naturel. Ce retour à la normale eut le don de me rassurer. J’avais conscience que l’impact et ma chute avaient été trop minimes pour nous blesser d’une quelconque manière, mais l’absence de réponse verbale de Flora me laissait inquiète et impuissante à la fois. Je voulais qu’elle communique avec moi, qu’elle me confirme que tout allait bien.
— Ça va mieux, Flora ? demandai-je.
Silence. Je répétai ma question, essayant d’attraper son regard, toujours solidement accroché à celui d’un individu qu’elle ne connaissait même pas.
— C’est le choc émotionnel qui l’empêche de parler, dit l’homme à mes côtés.
Entendre sa voix prononcer ces mots, sur un ton presque pédagogue, fut la goutte de trop. Je tentai de l’ignorer, me relevant, obligée de prendre une demi-seconde pour m’assurer que je tenais fermement sur mes pieds afin de ne pas tituber en ayant l’air d’une ivrogne.
Du coin de l’œil, je le vis se relever également, mais je refusai de me donner la peine de le regarder. Mes yeux observateurs décidèrent plutôt de s’égarer sur sa voiture, et c’est alors que je le découvris : son iPhone, posé sur le tableau de bord, encore allumé sur le menu « appel ». Je clignai plusieurs fois des paupières, incapable d’y croire. Il était au téléphone ? Ce salaud avait failli nous écraser parce qu’il était sur son maudit téléphone ? Sentant ma fureur grimper en flèche, je m’efforçai de garder mon calme pour partir. Je ne pouvais pas rester une seconde de plus en sa compagnie.
— Allez, viens, Flora. On rentre à la maison.
Elle ne saisit pas la main que je lui tendais et resta droite comme un piquet.
— Attendez, je peux vous emmener à l’hôpital qui est à proximité. Vous êtes tombées à même le sol. Il faut faire examiner la petite, par simple précaution.
Faisant brusquement volte-face, alors même que je lui avais donné toutes les chances d’échapper à cette confrontation, je laissai toute ma colère vriller sur une seule et même personne. Comme réveillée, je me précipitai presque sur lui pour lui crier au visage :
— L’hôpital ? Un commissariat, plutôt, pour retirer les points qu’il vous reste sur votre permis, quand vous étiez clairement en train de téléphoner au volant !
Je le regardai alors pour la première fois, fixant directement ses yeux verts. Il fut brièvement surpris par la violence de ma répartie, qui resta comme suspendue dans l’air, un élément de tension palpable entre nous. Son regard glissa alors sur moi, naviguant de mes traits à mon corps. Et, devant son air de petit riche, avec son blazer et sa chemise blanche impeccable, je me dis qu’il devait sûrement penser que mon short était trop court ou mon t-shirt trop coloré. Lui était grand, les cheveux bruns et courts, et un visage de trentenaire sans défauts. Son regard me captivait, mais j’essayai d’ignorer son apparence pour rester crédible dans mes reproches.
— Ce n’est pas vraiment la priorité maintenant, fit-il en me rappelant la présence de Flora.
Il avait encore pris ce ton moralisateur.
— Vous vous foutez de moi ? Vous voulez nous emmener à l’hôpital pour vous déculpabiliser. J’aimerais limite être blessée si ça pouvait vous obliger à répondre de vos actes.
Mais ce n’était pas le cas, et je savais que finir aux urgences pour un accident de la route bénin n’allait donner qu’une chose : des heures d’attente pour rien. Sans compter que cela allait m’attirer beaucoup trop de problèmes avec ma mère, notamment des reproches que je ne méritais pas. Encore une fois, elle dirait que tout était ma faute, que je n’étais pas s

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