205 pages
Français

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Éclair d'été , livre ebook

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Description

Ce livre a t publi sous le titre Summer Lightning par Piatkus, Londres, 2003. Si vous souhaitez prendre connaissance de notre catalogue : www.archipoche.com Pour tre tenu au courant de nos nouveaut s : www.facebook.com/editionsarchipel E-ISBN 979-1-0392-0357-9 Copyright Tamara McKinley, 2003. Copyright L Archipel, 2009, pour la traduction fran aise. DE LA M ME AUTRICE CHEZ LE M ME DITEUR SAGA " LA PENSION DU BORD DE MER Vers des jours meilleurs , 2022. L avenir nous appartient , 2021. Quand on ne peut oublier , 2020. O le c ur se pose , 2019. L espoir ne meurt jamais , 2018. Si loin des siens , 2017. Et le ciel sera bleu , 2016. ROMANS AUSTRALIENS Les chos du souvenir , 2022. Lune de Tasmanie , 2021. La Route de Savannah Winds , 2020. Une pluie d tincelles , 2019. Les Fleurs du repentir , 2018. Les Orages de l t , 2017. L le aux mille couleurs , 2016. L Or du bout du monde , 2015. Les Pionniers du bout du monde , 2014. La Terre du bout du monde , 2013. L H riti re de Jacaranda , 2012. Le Chant des secrets , 2011. La Derni re Valse de Mathilda , 2007. Brandon John Morris, premier repr sentant de la nouvelle g n ration C est par des actes nobles que se r v le la noblesse de l esprit. Rien ne trahit mieux la v ritable nature d un homme.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 06 décembre 2022
Nombre de lectures 1
EAN13 9791039203579
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0450€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Ce livre a t publi sous le titre
Summer Lightning
par Piatkus, Londres, 2003.

Si vous souhaitez prendre connaissance de notre catalogue :
www.archipoche.com

Pour tre tenu au courant de nos nouveaut s :
www.facebook.com/editionsarchipel

E-ISBN 979-1-0392-0357-9
Copyright Tamara McKinley, 2003.
Copyright L Archipel, 2009, pour la traduction fran aise.
DE LA M ME AUTRICE CHEZ LE M ME DITEUR

SAGA " LA PENSION DU BORD DE MER

Vers des jours meilleurs , 2022.
L avenir nous appartient , 2021.
Quand on ne peut oublier , 2020.
O le c ur se pose , 2019.
L espoir ne meurt jamais , 2018.
Si loin des siens , 2017.
Et le ciel sera bleu , 2016.

ROMANS AUSTRALIENS

Les chos du souvenir , 2022.
Lune de Tasmanie , 2021.
La Route de Savannah Winds , 2020.
Une pluie d tincelles , 2019.
Les Fleurs du repentir , 2018.
Les Orages de l t , 2017.
L le aux mille couleurs , 2016.
L Or du bout du monde , 2015.
Les Pionniers du bout du monde , 2014.
La Terre du bout du monde , 2013.
L H riti re de Jacaranda , 2012.
Le Chant des secrets , 2011.
La Derni re Valse de Mathilda , 2007.
Brandon John Morris,
premier repr sentant de la nouvelle g n ration
C est par des actes nobles que se r v le
la noblesse de l esprit.
Rien ne trahit mieux la v ritable
nature d un homme.

Edmund Spenser
Sommaire
Prologue
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
pilogue
Prologue
1969
Une heure avant l apparition de l aube, Miriam Strong sortit sur la v randa. Elle avait dormi d un sommeil agit , troubl par des images du pass que les v nements de la veille avaient fait ressurgir. En humant l odeur fra che de l herbe gorg e de pluie, m l e au parfum douce tre qui s levait de la lourde terre rouge, elle sentit revenir son nergie et sa d termination. Elle en aurait besoin, car la bataille qui s annon ait promettait d tre rude.
Les paupi res closes, elle s effor a de chasser les vocations nocturnes en s appliquant num rer tous les privil ges dont elle b n ficiait. Bien que sa vie ait commenc , presque soixante-quinze ans auparavant, dans les fra ches tendues vertes de l Australie m ridionale, c tait dans la chaleur br lante de l univers s pia qui l entourait aujourd hui qu elle avait le sentiment d tre n e, au son du crissement des grillons, du rire des kookaburras et du vent ti de, soufflant doucement dans les frondaisons. Ici se trouvait son foyer, que jamais elle ne quitterait et qui seul savait lui apporter force et consolation. De son premier poney aux preuves les plus rudes de la vie, cette immense station 1 de l outback, qui s tendait au nord-ouest de la Nouvelle-Galles du Sud, lui avait tout donn , veillant lui transmettre les le ons de son pre et terrible beaut . Miriam pouvait presque entendre, ce moment pr cis, dans la paix qui pr c dait le lever du jour, l cho de ses larmes et de ses rires pass s.
La maison de Bellbird, rig e un si cle plus t t dans le style du Queensland, comportait six pi ces - la cuisine l arri re, trois chambres et un salon rarement utilis - auxquelles avaient t ajout es, vingt ans auparavant, une salle de bains et des toilettes. Derri re le b timent, les anciennes latrines avaient rapidement c d la place aux termites et aux l ments.
L in vitable toit de t le rouill e retombait au-dessus de la v randa, sous laquelle se d roulait une grande partie de la vie domestique de la ferme, en particulier au cours de l t . Dans un coin, Miriam avait install un lit recouvert d une moustiquaire et, dans un autre, une table et des si ges. Quelques chaises cann es se dressaient et l parmi des foug res ou autres plantes en vastes pots. Leur pr sence prolongeait l ombre verd tre des arbres environnants, peupl s de cacato s, de perruches de toutes couleurs et de minuscules arapongas dont l unique note fl t e constituait l un des sons les plus purs du bush.
Avec un profond soupir, Miriam s assit et posa d licatement la bo te musique sur la table bancale. Elle s occuperait de cet objet plus tard. Son visiteur n al lant pas tarder arriver, ce moment de calme lui tait indispensable pour rassembler ses forces en vue de ce qu elle allait devoir affronter. Dieu seul savait comment sa famille allait r agir.
Chlo lui dirait probablement de ne pas faire tant d histoires; sa fille, qui avait toujours d test toute forme de perturbation, n aimait rien tant que rester en compagnie de ses tableaux dans sa grande demeure pleine de coins et recoins, au bord de la plage de Byron Bay. Cette gamine avait toujours v cu en dehors de la r alit , pensa Miriam avec lassitude. Elle leva les yeux vers la cour, voquant soudain la fillette aux yeux verts, aur ol e d une tignasse cuivr e dont les reflets n avaient, depuis, rien perdu de leur clat. On pouvait supposer qu elle tait heureuse, mais qui pouvait l affirmer, en r alit ? Bien que L o et elle soient divorc s, ils paraissaient s appr cier davantage depuis leur s paration - ce qui tait bon signe, certainement ou peut- tre pas, apr s tout. La vieille dame eut un claquement de langue r probateur. R soudre les probl mes ventuels de Chlo ne faisait pas, pour l instant, partie de ses priorit s, car trop de pens es se bousculaient dans sa t te.
Quant ses petites-filles Leur seule vocation la fit sourire. Aussi diff rentes que l eau et le feu. Fiona allait probablement adorer l aventure qu allait repr senter la lutte venir, mais Louise? Humili e, frustr e, elle consid rerait tout cela comme un probl me de plus surmonter.
S effor ant d enfiler ses bottes, Miriam bloqua toute pens e relative ses proches, aid e en cela par son dos raide qui n omettait jamais de lui rappeler sa condition de mortelle. Avec un juron touff , elle constata que les lacets, anim s d une vie propre, refusaient de se laisser dompter. Quelle foutue mal diction que la vieillesse! Loin d tre fi re de son ge, elle ne cessait de le maudire. Que n aurait-elle pas fait pour tre de nouveau jeune et souple; pour tre capable de dormir une nuit enti re sans se lever afin de satisfaire un besoin pressant ou pour monter ses chevaux pendant des heures sans payer cette d pense d nergie de plusieurs jours de douleurs et de courbatures!
Elle fit une grimace. L alternative qui se pr sentait elle n avait rien d attrayant, pourtant, elle n arrivait pas accepter totalement ce qui lui arrivait. Toute sa vie, elle avait fait preuve de combativit . Que le diable l emporte si elle acceptait maintenant de se laisser faire! Ayant enfin r ussi attacher ses bottes, elle poussa un grognement de satisfaction et, apr s un bref coup d il la bo te musique, tourna la t te vers le paddock.
Le ciel s claircissait. Dans la lueur ros e de l aube naissante, les silhouettes des arbres se d coupaient sur la masse plus sombre des d pendances. Peu peu, s levait le crissement strident des cacato s, adouci par le chantonnement presque sensuel des pies.
Immobile, Miriam assista au lever du soleil. Elle contempla la fum e qui sortait de la chemin e du r fectoire, puis observa les oiseaux en train de s brouer, pour effectuer leur premier vol de la journ e. Dans un bruit d ailes, ils s lev rent, formant un nuage rose m l de blanc et de gris, stri du vert des perroquets et du bleu des pies s lan ant comme des fl ches en direction du petit bras de rivi re. Quelques oisillons prenaient leur essor. La nouvelle g n ration tait en route: il serait bient t temps de lui laisser la place.
- Pas encore, dit Miriam voix basse. Il me faut d abord tout remettre en ordre.
Avec r ticence, elle reporta son attention sur la bo te musique. Le temps avait laiss sa marque sur le bois de merisier, incrust de nacre, qui s en trouvait paradoxalement embelli. Ces raflures et marques de coups t moignaient de longs voyages travers le monde, de s jours dans les endroits les plus rudes de la terre. Lorsqu elle tait enfant, Miriam avait essay d imaginer ce qui les avait caus es - s tait vertu e ressusciter l image de ceux qui avaient autrefois poss d cet objet et l avaient pr serv .
" Jusqu maintenant , murmura-t-elle d un air furieux en observant le socle endommag . Sa maladresse avait d clench une succession d v nements qui pouvaient ais ment se transformer en tornade destructrice s ils n taient pas correctement ma tris s. De toute mani re, le secret r v l par la base bris e de l objet risquait de changer jamais la vie des membres de sa famille.
En proie un doute croissant, elle caressa le couvercle du doigt. Peut- tre aurait-il t pr f rable de laisser les fant mes reposer en paix? D accepter tout simplement le pr sent que le hasard lui offrait et de laisser les siens en tirer le meilleur parti? Elle n en avait pas personnellement besoin - plus maintenant. Toutefois, comment aurait-elle pu ignorer la terrifiante signification de sa d couverte? Elle se trouvait d sormais en pr sence d une preuve tangible, la seule ce jour, que ses soup ons ne l avaient pas tromp e. Ce cadeau du pass hurlait pour que la v rit se fasse jour.
Maladroitement, elle fit tourner la minuscule cl dor e et souleva le couvercle. Devant les miroirs ternis, les silhouettes nigmatiques de l Arlequin la peau noire et de sa p le Colombine se mirent tournoyer sur les notes m talliques d une valse de Strauss.
La vieille dame examina les couleurs rutilantes du danseur et les volants d licats dont s ornait la robe de sa compagne. Le fait que l Arlequin ait la peau noire donnait probablement cet objet magnifique une grande valeur. Lorsqu elle tait enfant, Miriam trouvait d j quelque peu inqui tantes ces deux effigies au regard vitreux, presque enti rement dissimul par des masques, dont l treinte d nu e d motion d gageait une atmosph re guind e, compass e. Peut- tre avaient-ils toujours su ce qu ils abritaient sous leurs pieds, songea-t-elle avec amertume. De l venait sans doute leur air sup rieur.
Les derni res mesures moururent lentement, condamnant le couple l immobilit . Miriam referma le couvercle et plongea dans ses souvenirs, s effor an

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