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Description

Les jumeaux Hugo et Enzo Montalbano partagent tout, même les femmes.
Leur jeu préféré avec elles ? Ne faire qu’un, en devenant Matt.
Matt drague.
Matt baise.
Matt détruit des petits cœurs et pas que...
Cette vie de débauche et de vices aurait pu durer encore longtemps, si la jolie Lux, serveuse au Majestic, n'avait pas renversé ses verres sur Hugo ce soir-là.
Nouvelle proie. Nouveau Jeu.

Matt est de retour.
Mais rien ne va se passer comme prévu.
Entre manipulation et sentiments naissants, les jumeaux diaboliques pourraient être pris à leur propre piège et leur lien se détruire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 juin 2020
Nombre de lectures 9
EAN13 9782379931048
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0011€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Double Je Morgane RUGRAFF
L’auteure est représentée par Black InkÉditions. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit, sous n’importe quelle forme. Nom de l’ouvrage : Double Je Auteur : Morgane RUGRAFF Suivi éditorial : Emma Landas © Black Ink Éditions Dépôt légal juin 2020 Couverture © Black Ink Éditions. Réalisation Lana Graph. Crédits photo Shutterstock. ISBN 978-2-37993-104-8 Black Ink Éditions 23 chemin de Ronflac - 17440 Aytré Numéro SIRET 840 658 587 00018 Contact : editions.blackink@gmail.com Site Internet : www.blackinkeditions.com
Table des matières Mots de l’auteure Chapitre 1 Chapitre 2 Chapitre 3 Chapitre 4 Chapitre 5 Chapitre 6 Chapitre 7 Chapitre 8 Chapitre 9 Chapitre 10 Chapitre 11 Chapitre 12 Chapitre 13 Chapitre 14 Chapitre 15 Chapitre 16 Chapitre 17 Chapitre 18 Chapitre 19 Chapitre 20 Chapitre 21 Chapitre 22 Chapitre 23 Chapitre 24 Chapitre 25 Chapitre 26 Chapitre 27 Chapitre 28 Chapitre 29 Chapitre 30 Chapitre 31 Chapitre 32 Chapitre 33 Chapitre 34 Chapitre 35 Chapitre 36 Chapitre 37 Chapitre 38 Chapitre 39 Chapitre 40 Remerciements
Mots de l’auteure
C’est l’histoire d’une fille qui n’a jamais lu de r omance de sa vie, qui n’aime pas les comédies romantiques, qui déteste les livres éc rits à la première personne, qui ne supporte pas les histoires racontées au présent, qu i a les Happy End en horreur… Elle a l’air chiante cette nana, hein ! Cette fille a décidé un beau matin de faire exactem ent ce qu’elle détestait par-dessus tout. Et cette fille a tellement pris son pi ed à écrire ce roman qu’elle se demande pourquoi elle ne l’a pas fait plus tôt. Cette fille, c’est moi. Bienvenue dans ma life ! Morgane Rugraff
C’est l’histoire d’une fille qui est devenue un corbeau, un oiseau de la nuit, pour être les ailes d’un faucon qui ne volera plus jamais...
Chapitre 1
Lux — Lux, on en a déjà parlé... Je ne veux pas que tu ailles là-bas. — Oui, justement, on en a déjà parlé. Et tu sais bien que je ne t’écoute jamais. — T’es la plus exaspérante des petites sœurs. — Mais c’est pour ça que tu m’aimes. Sans moi, ta v ie serait tellement fade. J’éclate de rire devant sa grimace et viens m’asseo ir sur les genoux de mon frère en claquant un léger baiser sur sa joue. — Je t’adore, Dam’, mais il faut que tu me laisses m’envoler. Juste un peu. — Je ne veux pas qu’il t’arrive la même chose qu’à moi... Je pose un doigt sur ses lèvres pour le faire taire . — C’est impossible. Tu sais, quand je suis là-haut, c’est à toi que je pense. Quand je sens le vent froid sur mes joues, je veux que tu le sentes aussi. Et quand la ville s’étend sous mes pieds et que je peux voir se s lumières colorer l’horizon, je veux que tu la voies de la même façon que moi. — Lux... C’est fini pour moi tout ça. Sa voix est froide, mais je connais mon frère par c œur et je sais pertinemment que ce masque terne n’est qu’une façade. Damian est un grimpeur. Il m’a filé le virus dès que j’ai su tenir sur mes jambes. Il a ça dans le sang et tant pis si ce foutu fauteuil le cloue au sol, un jour, on remontera ensemble, mê me si je dois le traîner par la peau des fesses. — Non ! Je te promets qu’un jour, tu contempleras d e nouveau le monde, vu d’en haut... Je perçois Damian soupirer contre moi. Sa main glis se dans mes cheveux, comme quand on était gamins. — Hey, Lux... Je pleure. Je ne m’en étais même pas rendu compte. J’ai l’impression d’être son prolongement, d’exprimer tout ce qu’il n’avoue pas. Son doigt essuie une de mes larmes, puis je sens qu’il me pousse et me force à me relever. — Allez, file. Ils vont t’attendre. Les mains crispées sur les roues de son fauteuil, D amian le fait pivoter en direction de la fenêtre pour me cacher sa rage, sa frustration, mais tout ce qu’il ne dit pas, je le ressens au plus profond de moi. Quand je pense à mon frère, je pense au filmOthello 2003et à cette magnifique citation : « Toute ma vie, j’ai toujours rêvé de vo ler. J’ai toujours rêvé de vivre comme un faucon. Je sais qu’il ne faut pas être jaloux, m ais prendre son envol, s’élever au-dessus de tout et de tout le monde... c’est ça, viv re ! Mais un faucon ne vaut rien parmi les oiseaux normaux. Il ne trouve pas sa place. » Mon frère était un faucon et moi, je suis devenue s es ailes. Une fois dehors, l’air froid de la nuit me happe. J e le sens glisser sur mon visage, mais la sensation n’est pas suffisante. Je sais que plus haut, tout là-haut, au sommet des buildings, sa caresse se change en fouet . Dans cet univers qui n’appartient qu’à nous, nous sommes les rois du mon de. Une main se pose sur mon épaule, m’arrachant un sourire. Aussitôt, un baiser atterrit sur ma joue. — Vous êtes en retard ! Je me tourne pour faire face à Ian et à Judicaël. I ls sont dans ma vie depuis toujours. Ce sont les deux meilleurs amis de Damian , ils sont comme une seconde famille pour nous. Avant l’accident, avant toute ce tte merde, mon frère était du genre populaire, adulé par les filles, et de toutes les f êtes. Pas une sortie ne se faisait sans lui. Quand il a ouvert les yeux à l’hôpital, il n’y avai t plus que Ian, Jud’ et moi. Tous
les autres avaient déserté. Pas le temps, pas l’env ie de veiller sur un paralysé dans le coma. Ils ont continué leur vie sans Damian, comme s’il n’avait jamais fait partie des leurs, comme s’il n’avait jamais existé. — Comment va Dam’ ? — Bien... Je détourne les yeux dans la nuit pour échapper au regard de Ian qui me connaît par cœur. Après Damian, ces deux nigauds sont les p ersonnes les plus importantes dans ma vie. Du même âge que mon frère, soit 28 ans , ils ont quatre ans de plus que moi. Ian me dépasse largement de deux têtes. Le tei nt hâlé, les cheveux blonds décolorés par l’eau de mer, il a tout du typique su rfeur californien. Il sent bon le sel, les embruns, et s’il n’est pas en train de grimper le l ong des murs les plus vertigineux, il surfe sur les plus belles vagues d’Huntington Beach . Sa devise ? «No Shoes, no Shirt, 1 no problems».Avec Ian, l’image zen et mystique du surfeur n’est pas usurpée, même s’il crame beaucoup de litres de kérosène et de biè re pour assouvir sa passion. Ian est persuadé qu’une puissance supérieure existe, il cro it à la transcendance. J’ai mis du temps, beaucoup, même, à interpréter ce qu’il voula it dire. Plus jeune, je n’étais pas prête à accepter, et puis j’ai finalement compris q u’on ne fait pas sa vie, mais qu’on fait avec sa vie. À l’inverse de Ian, qui est calme et serein en tout e circonstance, Judicaël est un hyperactif qui ne tient jamais en place. Pour lui, l’existence doit être vécue à fond, sinon autant rester couché. — On montera le voir quand on reviendra. — Je ne sais pas si c’est une bonne idée. Et puis, il dormira certainement. Ma réflexion ne semble pas atteindre Jud’ qui rican e. — C’est ça, cause toujours, Lux Huxley. Bon, on y v a ? Tu as ton matos ? Je lui indique mon sac à dos et acquiesce. — Cordes, baudriers et bien sûr,lui! Je pouffe innocemment en ajustant l’étui rigide qui pend dans mon dos. Jud’ me gratifie d’un grand sourire et désigne à son tour l a caméra fixée à un léger harnais sur son torse. Grimper est comme un rituel pour nous. C’était la p assion de Damian, alors c’est devenu la mienne pour que mon frère puisse vivre se s expériences par procuration. Mais ma véritable raison de vivre, c’est le violon. J’en possède un depuis plusieurs années, maintenant. Un Classic Cantabile, cadeau de mes parents pour mes 16 ans. Corps en sapin rouge massif, manche en érable, touc he, volute, sillet et mentonnière en ébène. Cordes en acier et archet en bois. Dit co mme ça, c’est vrai que ça fait très Harry Potterparle de sa baguette, mais en toute honnêteté, quand je joue avec la qui tête dans les nuages, je me sens un peu l’âme d’une magicienne. Un bras autour de mes épaules, Jud’ m’entraîne vers le Ford de Ian, un vieux pick-up F 250 de 1970, remis au goût du jour et pei nt en bleu et blanc. Je me hisse sur la banquette usée, bien calée entre mes deux gardes du corps. Je sais qu’à leurs yeux, je suis comme une petite sœur et qu’il n’y aura jam ais la moindre ambiguïté entre nous. C’est pour ça que je me sens aussi bien en leur com pagnie. Pas de mensonges, pas de faux-semblants ou d’hypocrisie. Déjà au volant, Ian pianote des notes imaginaires, le regard lointain. Comme moi, je sais qu’il attend avec envie la caresse cin glante du vent sur le toit de l’hôtel Hyatt Regency d’Huntington. C’est notre défi de ce soir, et nous nous y sommes préparés depuis plusieurs semaines. Nous avons repé ré les lieux, de jour comme de nuit, cherché tous les angles morts des caméras de surveillance, suivi les allers et retours des vigiles. Ce que nous faisons est parfai tement illégal, mais c’est justement cette adrénaline qui nous rappelle à quel point nou s sommes vivants. Soigneusement posé à mes pieds, mon Classic Cantabi le attend sagement de pouvoir s’exprimer. L a musique est mon meilleur moy en d’expression, une vanne qui s’ouvre lorsque le trop-plein de la vie devient une torture. Jouer au sommet des plus hauts monuments, contempler le monde d’en haut me p rocure un bien-être incomparable. Une drogue incomparable. Celle qui me fait décoller, vibrer. C’est vital pour moi. Ian passe ses doigts sur les chromes et allume la r adio. Je suis son geste du
regard et souris. De la boîte à gants, il sort, tri omphant, un CD de Dick Dale. Son idole. Un génie de la guitare, dont le jeu sonore et puiss ant vous propulse desvibes de plaisir, quand ses notes électriques galopent sous votre peau. Enfin, pas toujours. — T’es pas sérieux, mec, grogne Judicaël. — Tais-toi et écoute le maître. Je pouffe de rire en croisant l’air malicieux de Ia n. Bientôt, les notes de guitare survoltées se déchaîn ent dans l’habitacle. L’ambiance est survoltée, la pression monte dans no s veines, coule en nous comme un feu qui nous anime. Je trépigne comme une gosse, le s mains crispées sur mon siège. Voilà ce que j’aime avec Ian. Il ne se prend pas la tête, ne se prend pas au sérieux et assume totalement son côté décalé. À côté de ça, il est la personne la plus fiable que je connaisse. La nuit est tombée depuis longtemps sur la Californ ie quand nous quittons Atlanta Avenue pour tourner sur Pacific Coast Highw ay. Ian ralentit puis éteint complètement la musique. Le silence se répand entre nous, accentuant encore davantage les battements de mon cœur. Mon excitatio n monte d’un cran. L’adrénaline est la meilleure des sensations.Je baisse les yeux vers mon violon juste avant que la main de Jud’ se pose sur ma cuisse. — Ça va aller ? — Oui. Ma voix tremble légèrement, mais ceci n’est dû qu’à l’impatience qui me consume. Je voudrais que Damian soit là, qu’il vive ça avec moi. Je voudrais qu’il sente à nouveau les parois sous ses doigts, les aspérités de la roche, la chaleur du béton exposé en plein soleil toute la journée, la froideu r du vent sur ses joues. Comme trois ombres, nous nous glissons derrière les grandes lignes de palmiers qui bordent Pacific Coast Highway et longeons le ha ut mur d’enceinte de l’hôtel Hyatt Regency. Tous les trois habillés de noir, nous nous fondons parfaitement dans la nuit. J’ai le cœur qui bat à cent à l’heure et, près de m oi, je sens que les garçons sont dans le même état de fébrilité. — Prête, petite chose ? Je hoche la tête et lalève vers le mur. Même en dressantles bras, je suis incapable d’en atteindre le rebord. Ian ricane et r ecule de quelques pas avant de prendre de l’élan. Ses pieds trouvent immédiatement les appuis pour se hisser, alors que ses doigts s’ancrent dans les failles presque i nvisibles. En quelques secondes, il est perché à califourchon, plusieurs mètres au-dess us de nos têtes. De l’autre côté, un bruissement sur la pelouse le fait subitement se ba isser, mais il finit par se redresser au bout d’un instant, le pouce levé. Je lui tends les sacs qui renferment nos cordages et nos baudriers, mais je garde jalousement l’étui qui contient mon violon. Penché vers moi, Ian attrape nos bagages, tandis que Judicaël l e rejoint tranquillement. Une seconde plus tard, deux bras puissants me hissent à mon tour et je me retrouve plaquée contre son torse musclé. Son souffle tiède heurte ma joue, mais Jud’ me redresse simplement. — Qu’est-ce que tu ferais sans nous, petite chose ? — Je me débrouillerais très bien, rétorqué-je en fronçant les sourcils. — Silence, tous les deux. Le chuchotement de Ian nous tire de notre petite jo ute et j’acquiesce en me laissant glisser le long du mur. J’atterris, accrou pie derrière un énorme yucca. Dans mon dos, je sens la présence des garçons qui m’ont rejointe. À cette heure-ci, la plupart des clients de l’hôtel ont quitté la piscine et les jardins pour gagner les restaurants ou la boîte de nuit et ses luxueux cocktails. Je jette un rapide coup d’œil préventif aux allées. La main de Ian se presse contre mon dos pour m’inci ter à avancer. Immédiatement, l’adrénaline reprend le dessus. Je reste courbée et traverse en courant l’allée éclairée de magnifiques lampadaires cuivrés . L’air du soir est frais, mais j’ai si chaud qu’une sueur fiévreuse coule dans mon dos. Le souffle me manque tout à coup, alors que je stoppe au pied de la façade arrière de l’hôtel. De tous les coins que nous avons pu observer, c’est ici que la montée sera le plus faisable. Déjà, Jud’ ouvre son sac et en sort deux cordes. Soudain, sans savoir po urquoi, je pose ma main sur la
sienne. — Attends... Je veux le faire sans. Les garçons me fixent avec des yeux ronds, stupéfai ts, tandis qu’un silence gêné passe entre eux. — Non... S’te plaît, Lux. C’est pas du tout ce qu’o n avait prévu. — Je ferai attention ! On a déjà monté plus raide q ue ça. Désespéré devant mon insistance, Judicaël cherche s on pote du regard, mais celui-ci lève les bras au ciel en guise de résignation. — Pas question que je m’engage sur ce terrain avec Lux. Elle est plus butée qu’une mule. Je tourne des yeux suppliants vers Jud’ qui me dévi sage sans ciller pendant presque une minute. Le temps me paraît suspendu et il est si long à me répondre que je pense que la partie est perdue. Pourtant, à ma g rande surprise, celui-ci finit par capituler. — OK,petite chose. Mais tu commences à monter, alors. Si jamais tu glisses, on sera en dessous pour te rattraper. Je bondis sur place et ajuste la sangle de mon étui . — Je ne glisserai pas ! Je vous attends sur le toit. Dans un sourire, je me plaque contre le mur. La faç ade arrière possède un revêtement en fausses pierres qui rend l’accroche b eaucoup plus facile. Mes ongles se déplacent contre la paroi, le bout de mes doigts ch erche les creux où se ficher. Plus rien n’existe autour de moi. Plus rien d’autre que ce mur, et tout là-haut, ce toit avec ses nuages. Comme à chaque fois que je grimpe, je ferme les yeu x. Ce n’est pas de l’inconscience. C’est ce que Ian appelle de la comm union. Faire un avec les éléments, toujours plus forts que soi. Faire un avec la matiè re, toujours plus puissante que soi. Avec le mouvement, toujours plus grand que soi. S’a dapter. Ne jamais renoncer. Pour Damian. C’est lui qui chaque jour me pousse à progr esser, à aller au-delà de mes limites. Si avant j’existais pour moi uniquement, a ujourd’hui je me suis donné la tâche de faire subsister mon frère à travers moi. L’escal ade était sa raison de vivre, alors c’est devenu une partie de moi. Quand j’atteins le toit plat de l’hôtel Hyatt Regen cy, mes oreilles sifflent désagréablement. Une montée trop rapide provoque pa rfois ce genre de réaction. Mon sang bat mes tempes, mais une longue inspiration su ffit à m’apaiser. J’ai des fourmis dans les jambes, le souffle court. En face, je vois la mer, à seulement une centaine de mètres. Les éclats des lampadaires sur la jetée pro jettent une foule de taches lumineuses sur la houle. La gorge sèche, je m’accro upis au bord du toit et lance un regard en contrebas. Ian et Judicaël sont presque l à. Ils ont filmé leur montée et je me redresse pour leur laisser la place. Lorsque Jud’ p ose le pied sur les graviers qui parsèment le toit, j’encaisse son air réprobateur. — T’es allée vite, Lux. Quand il m’appelle par mon prénom, généralement c’e st qu’il est contrarié. Pourtant, je ne m’en formalise pas et désigne sa ca méra. — Tu es prêt à filmer ? — Tu as entendu ce que je t’ai dit ? — Oui... Je lui réponds dans un murmure presque inaudible, m ais il me rejoint pour m’empoigner par les épaules. — Bordel, Lux, j’ai eu la peur de ma vie. — C’n’était pas la peine ! Je suis en haut. Jud’ me dévisage en silence. Je sens le poids de se s doigts fermement agrippés, mais un mot de Ian suffit à le détendre. Lentement, Judicaël se penche vers moi jusqu’à ce que ses mèches brunes frôlent mon front. — Tu sais que je ne me pardonnerais jamais s’il t’a rrivait quoi que ce soit, murmure-t-il avec douceur. — Il ne peut rien m’arriver du moment que vous êtes avec moi, le rassuré-je en déposant mes lèvres sur sa joue. — Mais Damian...
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