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Destins, tome 2 : Flirter avec ses démons , livre ebook

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Description


Un instant et tout bascule...


Un tout petit instant et la vie de Maya sombre dans l’horreur et le chaos. Tony commet l’irréparable, dévoilant une nouvelle facette de sa personnalité.
Déterminée coûte que coûte à atteindre son but ultime, la jeune espionne ne reculera devant aucun sacrifice.


Sa confiance a volé en éclats, en même temps que toutes ses certitudes. Mais dans un jeu de dupes dont elle n’est qu’une pièce parmi d’autres, elle ne sait plus à qui se fier. Quelle est cette vérité qui risque de l’entraîner au fin fond de l’abjection ? Tony sera-t-il son bourreau ou son sauveur ? Est-il seulement capable de recoller les morceaux de l’âme ravagée de Maya ?


Quand la passion détruit tout sur son passage, il est parfois impossible de revenir en arrière.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9791097125820
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

DESTINS
 
Tome 2
 
 
Flirter avec ses démons
 
 
 
 
 
Charlotte ROUCEL


L'auteur est représenté par Black Ink Editions. Tous droits réservés, y compris le droit de reproduction de ce livre ou de quelque citation que ce soit sous n'importe quelle forme.
 
Nom de l'ouvrage : Destins, tome 2 : Flirter avec ses démons.
Auteur : Charlotte ROUCEL
Suivi éditorial : Sarah Berziou
© Black Ink Editions
Dépôt légal Janvier 2019
Couverture : © Black Ink Editions.
Réalisation Lana Graph. Crédit photos Shutterstock
ISBN 979-10-97125-82-0
 
Black Ink Editions
23 chemin de Ronflac
17440 Aytré
Numéro SIRET 840 658 587 00018
 
Contact :  editions.blackink@gmail.com
Site internet :  www.blackinkeditions.com
 
 


Table des matières
1 – Qui de nous deux…
2 – Une situation brûlante
3 – Réveil
4 – Coup pour coup
5 – Pas de gagnant
6 – Le passé qui resurgit
7 – Une cible pas comme les autres
8 – Voyage improvisé
9 – Welcome home, Maya… Or not.
10 – Prise de poste et prises de bec
11 – Se voiler la face
12 – Mensonges et trahisons
13 – Rencontre nocturne
14 – Menace
15 – Négociation active
16 – Cauchemar et réalité
17 – Mission engagée
18 – Sujet 19940624628
19 – La vérité ?
20 – Un mensonge de plus
21 – La promesse d’un nouvel avenir
22 – Point final
23 – Happylogue

 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Définition passion  : « Amour violent et exclusif inspiré par une personne et dégénérant parfois en obsession »
Source : cnrtl


 
 
1 – Qui de nous deux…
 
 
Ploc. Ploc. Ploc.
Ce goutte-à-goutte est une putain de torture. Au début, je n’y ai pas vraiment prêté attention, mais maintenant je n’entends que ça. Le même son à répétition. C’est irritant au point que j’ai envie de hurler de rage. Mais je m’abstiens. Parce que j’ai un sacré mal de crâne depuis que j’ai ouvert les yeux dans ce placard minuscule. Ces salopards m’ont cloîtrée dans une pièce ridiculement petite. Pas assez longue pour que je puisse m’allonger, pas assez haute pour me mettre debout. Un vrai clapier qui pue le moisi. Il m’est impossible de m’étirer convenablement. Les crampes m’arrachent régulièrement des plaintes. Pour autant, personne ne vient. J’ai le droit à 50 cl d’eau de temps à autre, mais rien pour l’évacuer. Je baigne dans ma propre pisse. Ils essaient de me briser. Ils m’affament, me privent de lumière, d’hygiène.
Ce connard d’Adrien n’y est pas allé de main morte. Son sale coup de crosse sur ma tempe m’a mise K.O. Ma tronche doit être dégueulasse. Du sang a coulé de la blessure. J’en ai dans les cheveux, sur les joues. Il a séché depuis, se mêlant à ma sueur. Mon odeur corporelle est plus proche de celle du fennec que d’une jeune femme civilisée. Bye bye les essences de lavande et de vanille. Bonjour transpiration et urine.
Ploc. Ploc. Ploc.
Je n’ai aucune idée du temps que j’ai passé ici. Rien ne peut me l’indiquer. Pas un rayon de lumière, pas un tic-tac d’horloge, pas un seul bruit ne filtre des murs en parpaings qui griffent ma peau nue. Je suis seule, dans le noir, avec mes pensées, mon mal de crâne et ce son répétitif qui m’obsède. De quoi devenir cinglée !
L’Agence nous forme à résister à ces supplices. L’une des premières choses qu’ils testent chez les agents en formation : leur résistance au mal. Une vraie partie de plaisir. Des jours et des jours à prendre des coups, à mourir de chaud puis de froid. Asphyxie, noyade, empoisonnement. Tout y passe. Seul un dixième des recrues passe à l’étape supérieure. Mal en point, cela va sans dire. « Il faut être une victime avant d’être un bourreau », nous répétait l’instructeur. Connaître la douleur pour l’appliquer. Quel ramassis de conneries. Les instructeurs sont juste de gros pervers sadiques.
Ploc. Ploc. Ploc.
Si seulement ces gouttes étaient un filet d’eau ! Je pourrais me laver un peu. Me sentir propre. Je rêve d’une bonne douche, de shampoing, de crème hydratante, de parfum. Ou mieux : un bon bain avec plein de mousse. Se prélasser dans l’eau chaude avec quelques gouttes d’huiles essentielles afin de détendre mes muscles crispés et douloureux. Sur un fond de musique jazzy. Le tout accompagné par un champagne rosé Dom Pérignon et quelques macarons de chez Ladurée. Voilà un rêve qui me plaît ! Et surtout bien éloigné de la vérité. Je suis assise à même le sol brut dans une cellule pas plus grande qu’une baignoire sabot, avec pour seul vêtement une nuisette imbibée de sang, de transpiration et d’urine. Je ressemble bien plus à la Cendrillon avant l’épisode du bal qu’à celle d’après. Ma marraine la bonne fée ne m’a pas encore trouvée. Qu’elle bouge son cul, cette pétasse ! Je ne compte pas crever ici. Ni comme ça.
Il me faut un plan. La porte est en acier. Elle possède une petite trappe au niveau du sol et qui se soulève pour laisser passer mes bouteilles d’eau. J’ai bien tenté de l’ouvrir, sans succès. Sans compter que je m’affaiblis au fur et à mesure que les heures passent. C’est pas gagné !
Ploc. Ploc. Ploc.
À présent, je comprends mieux l’état d’esprit du génie d’Aladin. Toutes ces années coincé dans sa lampe avec pour seule compagnie lui-même. Tu m’étonnes qu’il soit un peu timbré !
Ça fait des jours que je m’ennuie ferme. Et que j’ai mal.
Trois jours ? Quatre ? Cinq ? Comment savoir ? La notion du temps m’échappe dans cette foutue obscurité. Peut-être que cela fait plus. Peut-être moins.
Heureusement que tu es un divertissement à toi seule, Maya !
… Tu parles, Charles ! Je préférerais presque être enfermée avec Durand. Au moins, je pourrais lui faire avaler ses dents à ce connard pour tout le mal qu’il m’a fait. Pour tout le mal qu’il a fait à Lucas, qu’il nous a fait à Tony et à moi.
C’est bien Maya, continue, tu vas y arriver !
Je dois trouver le moyen de me sortir de ce merdier. Durand ne lèvera pas le petit doigt. Je prie pour que Georges ait eu vent de la situation. Il est bien souvent mon salut quand les choses se corsent.
Ploc. Ploc. Ploc.
J’entends des pas dans le couloir. Des chaussures lourdes style rangers. La porte s’ouvre dans un grincement strident. Une ombre est projetée sur moi, puis une poigne solide m’agrippe le biceps pour me mettre debout. Ce que je n’arrive pas à faire. Mes jambes cèdent sous mon poids et la fatigue. L’homme jure alors que je m’écroule. Le béton râpe mes genoux lorsqu’ils touchent le sol.
— Relève-toi, me crache mon geôlier.
Cette voix ! Bordel, cette voix ! Celle de cet enfoiré d’Adrien.
— Pire que le chiendent, tu crèves jamais ! rétorqué-je, mauvaise.
Ma voix est rauque, un brin cassée. Elle me paraît plus grave aussi. Sans doute parce que ça fait un moment que je ne l’ai pas entendue. Seule dans cette pièce, j’ai préféré ne pas gaspiller ma salive.
— C’est parce que tu ne sais pas t’y prendre.
Pourtant, c’est pas faute d’avoir essayé.
De la semelle, il me pousse au sol. Sa grande silhouette se penche vers moi.
— T’as de l’allure, ricane-t-il.
— Sois pas jaloux. Je ferai ce qu’il faut pour que tu aies la même dégaine que moi très bientôt.
— J’ai hâte de voir ça.
Il claque des doigts et deux types sortis de nulle part s’emparent de moi. Il faut vraiment que j’arrive à y voir plus clair ! Le bout de mes orteils frotte contre le sol rugueux. Les montagnes de muscles qui me trimbalent dans ce dédale de couloirs ne m’offrent pas un regard. Devant eux, Adrien ouvre le ch

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