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Chasseuse de primes , livre ebook

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Description


Piper est hantée par son passé et par ses échecs. Elle va devoir en assumer les conséquences. Quoi qu’il en coûte.


Pendant une décennie, j’ai traqué les surnaturels qui ont envahi mon monde.
Et maintenant, par le plus formidable coup du destin, me voilà liée à l’un d’entre eux.



Lorsqu’une invocation tourne mal, l’être qui entre dans ce monde bouleverse tout.


J’ignore s’il s’agit d’un démon ou d’un dieu, mais une chose est sûre : il en a après moi. Qu’il essaie donc.
J’ai une promesse à tenir et je ne reculerai devant rien.


Une seule option pour se sortir de ce bourbier : sa mort. Ou la mienne. Et je n’ai aucune intention de passer l’arme à gauche.
Même si ça signifie conclure un pacte avec le diable.


#Supernaturel #ChasseuseDePrimes #Démons #SlowBurn #Sororité
---
« Les fans de la série Anita Blake de Laurell K. Hamilton vont adorer suivre Piper dans ses chasses aux monstres ! » - Lectrice Goodreads
« Des démons, de la magie et un monde ténébreux... J’ai adoré, c’est mon livre préféré de Kel Carpenter jusqu’à présent ! » - Lectrice Amazon
« Chasseuse de primes est un livre qui se lit d’une traite ! Et je peux prédire que le reste de la série sera tout aussi prenant ! » - Lectrice Goodreads

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 09 mars 2022
Nombre de lectures 0
EAN13 9791038104310
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Kel Carpenter 
Chasseuse de primes
Piper Fallon - T.1  




Traduit de l'anglais par Camille Picard      
Collection Infinity
Mentions légales
Le piratage prive l'auteur ainsi que les personnes ayant travaillé sur ce livre de leur droit.
Cet ouvrage a été publié sous le titre original :
Touched by fire  
Collection Infinity © 2022, Tous droits réservés
Collection Infinity est un label appartenant aux éditions Bookmark.
Illustration de couverture ©  Covers by Juan
Traduction © Camille Picard 
    Suivi éditorial  ©  Delhia Alby
  
  Correction ©   Emmanuelle Raux

Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit est strictement interdite. Cela constituerait une violation de l'article 425 et suivants du Code pénal. 
ISBN : 9791038104310
Existe en format papier



À mon moi du passé, nous avons fait de notre mieux quand c’était possible.
Tu as le droit de lâcher prise.
 
« Il y a une sorte de confort à se faire des reproches. Quand nous nous blâmons nous-mêmes, nous avons le sentiment que personne d’autre n’a le droit de nous blâmer. C’est la confession, non le prêtre, qui nous donne l’absolution. »
Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray
 

« Le chagrin n’est pas aussi pesant que la culpabilité, mais il vous détruit davantage. »
Veronica Roth, L’Insurrection


1
 
Trenton McArthur était l’exemple le plus parfait du fuckboy . Jeune, la vingtaine. Plus que dédaigneux. Arrogant. Beau gosse. Un sorcier d’un niveau moyen, riche comme Crésus.
Dans une autre vie, il aurait fait partie d’une fraternité de l’université de Florida State, si la magie n’avait pas été découverte par les humains, et si, par conséquent, le monde entier n’en avait pas été bouleversé.
Il y avait juste un tout petit problème avec Trenton.
Il aimait parier. Beaucoup. Malheureusement pour lui, il n’était vraiment pas doué, et il ne payait jamais ses dettes. C’était ce qui nous amenait ici, ce soir. Lui, pour jouer quelques parties de cartes dans l’un des rares endroits de la ville qui ne le flanqueraient pas dehors. Moi, pour lui coller une raclée.
C’était vendredi, après tout. Jour de paie.
Mes pieds posés sur la vieille table miteuse, j’attendais qu’il traverse le bar. Me renfonçant dans ma chaise, j’ouvrais et refermais mon briquet du bout du pouce. C’était une vieille habitude. La petite flamme jaune vacillait entre la vie et la mort.
Trenton et le barman se saluèrent poing contre poing avant de se donner une poignée de main bizarre. Je savais, grâce au dossier de Trenton, posé sur mon bureau chez moi, que lui et Egzy Daniels se connaissaient depuis des lustres. Egzy était autant dans la merde que lui, voire plus, mais ce salaud de veinard ne s’était pas mis à dos les pires individus, donc il s’en sortirait. Pour l’instant.
Lui et Trenton discutèrent un instant, échangeant des anecdotes sur les potions qu’ils vendaient aux mineurs et autres histoires détaillées sur leurs conquêtes de la semaine passée. Une louve-garou bêta prénommée Lizzy en avait apparemment bien profité. Je me posais des questions sur ses choix personnels, tout en les observant s’installer dans leur routine familière. Après plusieurs minutes, Egzy donna une tape dans le dos de Trenton et l’amena de mon côté.
Ils s’arrêtèrent devant moi et un sourire étira mes lèvres.
— Salut, les mecs, ronronnai-je en retirant mes pieds de la table.
Ils heurtèrent le sol bruyamment, et le vacarme du bar s’interrompit pendant une seconde, avant de reprendre de plus belle.
Trenton scruta ma silhouette de haut en bas alors que je me levais de ma chaise pour le rejoindre. Mon jean noir moulant retint son attention, mais mon col roulé à manches longues et ma veste en cuir… un peu moins.
— Egzy, c’est qui, elle ? demanda-t-il d’une voix traînante.
— Je suis désolé, mec, répondit le barman, révélant le subterfuge.
Je levai les yeux au ciel et fis disparaître la moindre trace d’amabilité de mon visage. Trenton n’eut besoin que d’une seconde pour comprendre ce qui se passait. Il ouvrit la bouche et, étant naturellement intelligente, je dégainai plus vite qu’un puceau qui finit de s’astiquer le poireau et le frappai de la crosse de mon pistolet.
Un son qui collait bien avec ma métaphore s’échappa des lèvres de Trenton, et je grimaçai. Ça n’avait plus rien de séduisant.
Il s’effondra, inconscient.
— T’es vraiment nul pour ce genre de choses, dis-je à Egzy, qui se tenait de l’autre côté du corps inanimé, sans savoir quoi faire.
— Trenton est mon pote, se plaignit le barman.
Je le fixai, avec ses cheveux noirs courts et sa peau mate. J’aurais qualifié ses traits d’asiatiques, du moins de ce que j’avais appris de l’Asie avant que le monde ne se retrouve sens dessus dessous. Après les Guerres Magiques, il était déjà difficile d’avoir des nouvelles des autres villes des États-Unis, alors ce n’était même pas la peine de penser aux autres pays et continents. Je ne savais pas si l’Asie était toujours la même, ou si elle s’appelait encore ainsi. Il n’y avait plus aucun moyen de se renseigner, étant donné l’effondrement de la technologie et l’avènement de la magie.
— Je ne voulais pas le balancer, rechigna-t-il.
Même si Egzy avait un certain charme et était assez bas sur l’échelle de la magie pour être quasi humain, il était con comme un manche à balai et s’en sortait principalement parce qu’il avait de la chance.
— Ouais, le deal, c’était que tu m’aides à le sortir d’ici sans avoir à l’affronter. Mon boss ne va pas être content, mentis-je à travers mes dents.
Egzy ne savait même pas qui était mon patron, et encore moins qu’il n’en avait rien à foutre que je le capture ou non. Il voulait juste Trenton, pour l’instant.
Traiter avec des criminels idiots avait ses avantages.
Parfois.
— Tu crois qu’il va envoyer quelqu’un pour moi ? demanda Egzy, alors que la panique se dessinait sur son visage.
Je haussai les épaules.
— Aucune idée, tu aurais dû y penser avant d’avertir ton pote ici présent, dis-je en vérifiant que le crétin au sol était toujours dans les vapes.
Egzy baissa les yeux vers son ami, puis vers moi, et grimaça. Il fit volte-face et décampa par la porte arrière, alors que je restais là à le regarder en secouant la tête.
Typique. Tellement typique, putain.
C’était pour cette raison que je préférais travailler seule. Trenton était un client de premier plan et il fallait que je reste discrète. Tant pis. Alors que je me penchais pour le soulever par le col de sa chemise, je remarquai que la moitié des clients du bar s’étaient levés.
Putain de surnaturels et leur mentalité de meute.
Ils pouvaient se battre entre eux comme des chiens, mais dès qu’un humain s’aventurait au milieu, ils avaient tous un ennemi en commun.
— Qu’est-ce que tu fais ?
Penchée en avant, je regardai entre mes jambes pour distinguer un gros costaud et je jurai. C’était probablement un métamorphe, et un alpha au vu de son assurance. Je préférais les bêta. Les oméga ne se mêlaient que de leurs fesses, tant qu’ils le pouvaient.
Je me redressai et tournai mes yeux vers lui.
— Occupe-toi de tes affaires mon gars, répliquai-je. Tu n’as pas envie de t’en mêler.
Il s’avança d’un pas.
— À vrai dire, je crois bien que j’en ai envie.
Ouais, ma première intuition était la bonne : un alpha. Et derrière lui se tenait un groupe, probablement des bêta. Sans parler des autres surnaturels dans le bar. Je laissai échapper un souffle rauque. Mon cœur s’accéléra.
Je ne paniquais pas. Pas comme la plupart des humains.
Lorsque je faisais face à un conflit, une excitation euphorique m’envahissait. C’était dingue, et autodestructeur, mais toute ma vie, je m’étais trouvée incapable de fuir un combat lorsqu’il se présentait à moi.
— J’ai des comptes à régler avec lui, expliquai-je en poussant Trenton du bout de ma botte.
— Vraiment ? demanda l’alpha en avançant d’un pas de plus. Parce que t’as l’air d’être une chasseuse, et je n’aime pas les chasseuses.
Je levai les deux mains pour me rendre. Mais comme l’une d’entre elles tenait un flingue, je craignais de ne pas avoir l’air aussi innocent que prévu.
— Je ne suis pas avec la patrouille humaine, annonçai-je.
Et pour une fois, c’était la vérité. Ce que j’avais omis de dire, c’était que j’en avais fait partie, fut un temps. J’avais commencé là-bas.
— Ce n’est pas de la discrimination d’espèce, ajoutai-je.
— C’est qui ton boss ? demanda l’alpha.
Il n’y avait que deux manières de procéder. Je pouvais leur dire pour qui je travaillais, et il y avait de grandes chances que tout le monde se rasseye illico. Mais mon boss préférait rester discret. Et il n’appréciait pas que ses employés utilisent son nom pour se sortir de la merde. Ce n’était pas bon pour les affaires.
Si je leur disais qui il était, et qu’il l’apprenait – ce qui arriverait forcément –, je me ferais virer dans les vingt-quatre heures, dans le meilleur des cas. Dans le pire, il le prendrait personnellement et me décapiterait.
Du coup, plan B.
Je grognai.
— Egzy avait une seule chose à faire, pourquoi en a-t-il été incapable ? me plaignis-je.
D’un coup de pied, je dégageai l’homme inconscient sur le côté, et son corps glissa jusque sous la table où j’avais été assise. D’un seul mouvement, je serrai ma prise sur mon flingue et tirai.
La balle fusa entre les yeux de l’alpha. La peau sur les contours de l’impact rougeoya et crépita. Il tomba en arrière, son corps heurtant le sol dans un grand bang .
Le son sembla mettre le bar en branle. La première moitié des clients tenta de s’enfuir, tandis que la seconde campait sur ses positions. Je courus, glissai par-dessus le comptoir du bar et retombai derrière sur mes fesses pour m’y planquer. Je dégainai mon deuxième flingue, me retournai et jetai un coup d’œil sur le côté.
Le

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