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Number one tome 2 , livre ebook

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Description

Après dix années de vie commune, Ethan n’a pas su, pas voulu choisir entre ses deux amours : Chris et Julia, il a choisi la fuite en retombant dans ses travers passés. Lorsque le trio se croise à une soirée, les sentiments s’affolent, les passions se déchaînent.
Entre mensonges et non-dits, l’harmonie parviendra-t-elle à refaire surface ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 04 septembre 2020
Nombre de lectures 6
EAN13 9782377805662
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Number One
2 – Explosion
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Steff S.
 
 
Number One
2 – Explosion
 
 
Couverture : Chloé S.
 
 

 
 
© Libertine Editions  2020

 
Mot de l’éditeur
 
Libertine éditions est la maison érotique qui entend tous vos fantasmes. Ici pas de demi-mesure, toutes les formes de sexualité sont autorisées et assouvies.
 
Puisque chacun trouve son plaisir dans des scénarios intimes, chaque lecteur trouvera de quoi animer sa libido ou la rallumer.
Entre histoires vraies et fantasmes inavoués, il n’y a qu’un doigt. Du porno au hors-limite, en passant par le BDSM, le SM et plus encore… Masculin, féminin, le plaisir à deux, trois ou plus. Peu importe, seul le plaisir compte !
Pour faire durer vos lectures, vous trouverez nos ouvrages en format numérique, papier, audio, CD, DVD et plus encore.
Que votre lecture soit chaude et enivrante, c’est tout ce que nous vous souhaitons.
 
Site Internet : www.libertine-editions.fr/
 
 
 
 
Avertissement

 
Texte réservé à un public majeur et averti
 
 
 
 
ETHAN

 
 
 
Je ne suis plus rien.
Ni une pute. Ni un homme d’affaires. Ni un amant.
Je suis une loque humaine, prête à être articulée par n’importe qui. Le n’importe qui de ce soir, c’est Tally. Une femdom complètement allumée dont le but dans la vie est de tester les limites de ses partenaires. Forcément, avec moi, il lui a fallu plus d’une séance pour s’apercevoir que ma zone d’inconfort atteint des cimes qu’elle n’a jamais envisagées. Alors, depuis un mois, je me rends chez elle trois fois par semaine. J’en ressors en homme fracassé de l’extérieur, et requinqué de l’intérieur.
Si mon imagination en matière de sexe est très fertile, la sienne obtient la palme d’or. Je suis arrivé quelques minutes auparavant, et déjà, les jeux sont lancés. Tally a installé un bac à eau transparent au-dessus d’une barre. Elle me regarde, me dévisage, me toise. Je me la ferme, car Madame exige le silence à part lorsqu’elle décrète l’inverse. Son travail est méticuleux, il relève de l’orfèvrerie, c’est une pro du bondage, une experte du sadomasochisme, et une Dominante rigoureuse. Calculatrice et étonnamment intelligente, elle ne laisse rien au hasard. Nos séances dans cette sorte de hangar me libèrent de mes terreurs. Mes peurs se noient dans la douleur quand je suis ici. À présent, je sens que notre relation arrive à son terme, que Tally a exploré toutes mes facettes. Aujourd’hui, soit elle me tue, soit elle me laisse. Et ce n’est pas le genre à commettre un crime. Alors, je m’abandonne totalement à elle.
Ses mains, élégamment manucurées, me capturent les bras, les coincent dans le dos et les ligotent. Elle fait de même avec mes chevilles. Le toucher des cordes éraillant ma peau fait remonter des souvenirs. Des images de nos soirées dans le donjon m’étreignent. Et, tout de suite après, le corps ferme et onduleux de Julia passe devant mes yeux. Je sens son parfum, le goût de ses lèvres sur les miennes…
Tally me ramène au présent, dans cette réalité que je vis depuis que j’ai déguerpi du Montcristal 1 en abandonnant mes deux amours.
— Ce soir, mon mignon, tu vas déguster. On va voir si tu me résistes encore.
Son sourire sardonique ne me touche pas.
Elle croit me faire peur, la meuf ! Laissez-moi rire. Plus elle m’emmènera loin, plus j’oublierai. J’oublierai Chris et Julia. Il n’y a que Manon que je ne souhaite pas rayer de ma mémoire. Je reste son père à jamais.
 
Enfin, Tally met fin à mes sombres pensées en déclenchant les offensives. Une cagoule me couvre la tête, il n’y a qu’un trou pour respirer, chose qui ne sert à rien, puisqu’elle me plonge le haut du corps dans le bac. La température est plutôt fraîche. Rapidement, elle me ressort de l’eau, puis m’y replonge. Elle souhaite certainement m’effrayer, mais il m’en faut plus. Sa main entrave mon cou, me voilà en érection quand elle resserre fermement ses doigts sur ma jugulaire. Et comme je suis à poil, je ne peux rien cacher.
— C’est donc ce qui te fait bander.
Bah ouais ! C’est ce qui m’excite, c’est exactement de cette manière que je prends mon pied, Madame. Et aujourd’hui, mon besoin culmine si haut que je peux flirter avec la mort.
— Putain, ta queue me fait mouiller, petite pétasse.
Et elle me retrempe la tête dans l’eau. Cette fois, j’y reste pendant qu’elle enfonce un gode dans mon cul. L’objet tressaute en moi, m’arrachant des frissons de plaisir. Normal, la pénétration couplée à l’asphyxie, il n’y a que ça de vrai. Pendant que Tally me laboure les couilles de la langue, le vibro s’insère profondément en moi. C’est bon, malsain et super bon. Je commence à sombrer dans l’inconscience quand mon foutre se répand sur la vitre. C’est bizarre comme je me sentais vivant à la frontière des ténèbres. Puis, Tally me repêche. Elle enlève la cagoule et m’étend sur le sol. Ses yeux noisette me sondent l’âme. Soudain, elle craque. Pendant que je crache l’excédent d’eau dans mes poumons, elle s’étale comme une merde sur le sol.
— Excuse-moi, c’était trop. Mais tu es…
Elle peine à me regarder dans les yeux, alors, les siens s’échappent au loin lorsqu’elle continue à me parler.
— Tu es tout ce que je n’ai jamais rencontré. Parle, putain ! Parle ! Pourquoi tu veux mourir ?
Je reprends à peine mes esprits, mais je comprends ce qu’elle me dit. Toutefois, elle n’en saura rien.
— Comment tu t’appelles ?
— Je suis votre chose, Madame.
Elle secoue la tête, ses belles boucles brunes s’éparpillent sur son dos.
— Non, pour de bon, donne-moi ton prénom, si tu ne veux pas me donner ton nom de famille, ce n’est pas grave. Je voudrais graver un prénom sur ton beau visage avant que tu ne partes.
Je me redresse, m’adosse à la vitre du bac à eau. La différence de température me donne la chair de poule.
— Ethan.
Tally me prend la main. Son contact est doux, infiniment agréable. Sa caresse semble la meilleure chose qu’il me soit arrivé depuis…
Ses caresses s’éternisent sur mon torse. Du hardcore, on bascule à un registre plus intime, et ça, je n’en ai pas envie. Alors, j’essaie d’esquiver ses attouchements.
— Je n’ai jamais fait l’amour, Ethan.
Je pivote, la questionnant des yeux.
— Je suis passée de l’adolescente bourrée de complexes à la bombe que tu vois sans passer par la case affection. Je couchais pour m’amuser, pour avoir de l’expérience, et un jour, le BDSM m’a prise dans ses filets. Donc, aucun mec ne m’a fait l’amour. Je suis sûre que, toi, tu es un amant au top.
Ce n’était pas prévu au programme, ce genre de conversation. Je ne sais pas trop comment réagir. Mon humanité a cédé la place à la sorte de serpillière que je suis devenu, vivant dans la rue, sur le trottoir, dans un carton ou ailleurs pourvu que rien ne me rappelle ma condition d’homme fortuné. Pourquoi ? Pourquoi ai-je toujours préféré la dureté de la rue au confort de la maison ? Parce que je me suis toujours fui. Je me suis toujours réfugié où la douleur est présente, car, en ayant mal, je vis. C’est un paradoxe, mais c’est la triste vérité. Et pendant près de dix ans de vie commune avec Chris, ce trait de caractère de ma personnalité a disparu jusqu’à ce que…
Tally abrège de nouveau mes pensées. Sa main délicate se pose sur ma cuisse. Je n’ai aucun sentiment pour elle, simplement un grand intérêt pour ses prouesses BDSM. Cependant, à cet instant, elle me paraît plus femme, plus accessible en tant qu’être humain. Elle a enlevé sa combinaison de latex noire. Je ne l’ai jamais vue nue. Ses formes de déesse, mises au grand jour, montrent qu’elle pratique de l’exercice physique et qu’elle prend soin d’elle. Néanmoins, je n’ai pas envie de lui faire l’amour. La niquer à la rigueur. Mais l’amour… ça, non ! Mon cœur est déjà déchiré en deux, je ne tomberai pas à nouveau dans ce piège. Sinon, il finira en mille morceaux.
— Ethan, fais-moi l’amour, me redemande-t-elle.
Je plisse les yeux, l’air de dire non.
— Alors, saute-moi comme une femme, pas comme une domina. Tu me baiseras dans un lit, toute la nuit. Je paie si tu veux.
Je la regarde encore, manquant de m’étouffer de rire. Oh, putain, ça non plus, je ne l’ai pas fait depuis une éternité. Rire et dormir dans un lit.
— Dans un mois pile, ma fille aura dix ans, lui dis-je.
Pourquoi je lui confie ce détail de ma vie ? L’aveu m’est venu seul. Je crois que j’avais besoin de le dire afin de me libérer de cet étau qui me comprime les boyaux. Il tombe comme un cheveu sur la soupe, mais la pression est retombée, et ça me soulage.
— Si je te donne 500 €, tu auras de quoi lui offrir un beau cadeau, insiste-t-elle, essayant de me convaincre.
Là, je me marre franchement. Putain ! C’est libérateur.
— Qu’est-ce qui t’amuse autant ?
— Rien. Je ne veux pas d’argent, Tally.
Une certaine intimité s’est installée à l’instant où elle a décidé de se débarrasser de son masque de femdom .
— Mais…
— J’ai besoin d’une amie, ce soir. Dîne avec moi et, ensuite, je te baiserai sur un lit, sur un tapis devant un feu de cheminée, où tu voudras.
— C’est délicat.
Ses manières sont tellement celles de mon monde, son vocabulaire, son port de tête… Mais pour elle, je ne suis que la loque humaine qui lui sert de sex-toy . Elle ne sait rien de moi. Et ça vaut mieux pour nous deux, cependant, ce soir, j’aimerais redevenir un homme. J’ignore pourquoi j’y tiens. Est-ce parce que ma période de deuil de mes deux amours est terminée ou juste parce que je ne suis qu’un putain de mec nanti qui a envie de confort ? Peu importe.
— Je sais me tenir quand je veux.
Ce jeu m’amuse. Bien sûr, si l’on se fie aux apparences, je ne risque pas de m’intégrer à un endroit comme un restaurant, même le moins cossu.
— Comme un bon soumis, répond-elle.
— Non, comme un homme, lui dis-je en la fixant dans les yeux.
— OK.
Décidément, je n’attire que les désespérés !
— Rejoins-moi chez moi, à 17 heures, on te trouvera de quoi t’habiller.
— Ce n’es

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