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Le protocole Gaia, tome 3/3 , livre ebook

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Description

Le protocole Gaia, tome 3/3
Alec Nortan
Roman de 165 000 caractères, 29 300 mots, 137 pages en équivalent papier.
Il y a bien longtemps, les Dieux sont revenus sur terre et ont banni toute forme de science. Lorsque Prome trouve une amulette dans les ruines d’une ancienne cité, il ne s’attend pas à ce que ce petit morceau de métal les entraîne lui et son amie Malia sur une quête pour découvrir le secret perdu des technologues, à rencontrer l’amour, ni à défier les dieux eux-mêmes...
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: Éditions Textes Gais

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 novembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029403156
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le protocole Gaia #3
 
 
Alec Nortan
 
 
 
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
 
 
 
 
Chapitre 25
 
 
Je me réveille épuisé et courbaturé. Je me tourne, mais l’autre couche est déjà vide. Malgré le peu d’envie que j’ai de débuter une nouvelle journée, je m’habille et sors de la tente. Le soleil n’est pas encore levé.
Juste devant moi, un serpent mort a été placé au même endroit que les deux précédents. Je le ramasse et regarde autour de moi. Le camp est en train de se réveiller et les apprentis émergent des tentes, certains à coups de poings ou de pieds donnés par leurs entraîneurs.
Pyrias s’approche de moi d’un pas décidé, et je lui montre le serpent.
— Je m’y attendais. Urgeios… Alors c’était lui derrière tout ça. C’est lui qui a poussé Chrestia à te défier. Et maintenant, il sort de l’ombre avant que tu n’aies le temps de te reposer…
Il saisit le serpent et le jette au loin.
— On va s’en occuper, mais avant, je veux vérifier quelque chose. Suis-moi.
Il part en courant, et je le suis. Sur la place d’entraînement, il me dit de l’attendre, et s’éloigne. Il revient une minute plus tard avec un arc.
— Viens.
Nous recommençons à courir, jusqu’à l’extérieur de l’agogé, là où le second test des archers a eu lieu. Les cibles sont encore en place.
Il me prend ma lance et me tend l’arc et les flèches à la place.
— Tire sur une cible.
Je le regarde sans comprendre où il veut en venir.
— Pourquoi ? Je ne suis pas un archer. Je suis…
— Tais-toi et tire !
Je vise et tire une flèche qui rate toutes les cibles.
— Tire encore.
Je vise à nouveau la cible du centre et laisse voler ma flèche. Cette fois, j’atteins une cible, bien que ce ne soit pas celle que je visais.
— Maintenant, utilise le pouvoir pour toucher à nouveau la cible.
Son visage est un masque. Il ne m’a jamais aboyé d’ordre comme cela jusqu’ici. J’ignore pourquoi il agit ainsi, mais je ne peux pas prendre de risque. Je tire à nouveau une flèche sans vraiment viser, et rate à nouveau toutes les cibles.
— Je t’ai dit d’utiliser le pouvoir de l’arc !
Je décoche une nouvelle flèche, qui frôle une cible.
— Tu as envie de jouer ? Ça tombe bien, moi aussi.
Il se déplace et se positionne à quelques pas de moi, devant les cibles.
— Tire à nouveau ! Cette fois, si tu ne veux pas me tuer, tu vas devoir utiliser le pouvoir de l’arc ! Alors, tire !
— Mais… je ne peux pas… Je…
Je ne sais pas quoi lui dire pour me sortir de ce guêpier. Si tirer de vrais éclairs est déjà plus que ce que je suis censé être capable de faire, utiliser une autre arme l’est d’autant plus. Jusqu’à présent, je n’ai vu personne d’autre utiliser deux armes.
— Tire, ou bien je jure par Arès que je vais t’entraîner comme je devrais le faire, et tu regretteras de ne pas être mort lors de ton dernier combat.
Son visage est rouge de colère.
J’avale ma salive. Rien de ce que je ne pourrais lui dire ne le fera changer d’avis. Rien de bon ne peut sortir de tout ceci, mais jusqu’à présent, Pyrias m’a toujours aidé.
Je prends une flèche et l’encoche. Pour une fois, je me concentre réellement. D’après ce que j’ai vu des tests des archers, les flèches ont besoin de distance pour pouvoir changer de direction. Pyrias se tient bien trop près de moi.
Je ressens la flèche comme si elle était une partie de mon corps. Au moment de la relâcher, je ne donne pas un petit mouvement de ce membre, mais au contraire, pousse le plus fort possible.
Dès qu’elle quitte l’arc, elle vire à gauche, évitant Pyrias, et se plante dans la même cible que l’autre flèche.
Pyrias souffle et laisse tomber ses épaules. Il se retourne pour regarder la cible avant de venir me prendre l’arc des mains.
— Je le savais. Ishar ne s’est pas assommé lui-même n’est-ce pas ?
Je regarde le sol, vaincu. C’est terminé, je ne pourrais pas sauver Malia. Ma meilleure chance serait de m’enfuir maintenant, mais je ne peux pas abandonner. Pas maintenant. J’ai fait une promesse.
Je relève les yeux et fixe Pyrias.
— Non.
— J’en étais sûr !
Il crie en levant les mains au ciel, et… en souriant.
— Comment l’as-tu su ?
— Je savais que quelque chose clochait depuis ton premier test, quand tu as ramassé l’épée. Mes doutes se sont confirmés à ton arrivée ici quand tu as tiré ce premier éclair. Aucune recrue n’en a jamais tiré un comme ça. Mais je n’ai réellement deviné qu’hier. Tout le monde se moquait d’Ishar de s’être assommé lui-même, mais même lui n’est pas si bête. Et j’ai remarqué que tu avais la main sur le pommeau de son épée.
— D’accord pour la lance et l’épée. Mais pourquoi l’arc ?
Il hausse des épaules et me répond en souriant.
— Juste une intuition.
Cette fois, c’est moi qui suis furieux.
— Tu es fou ? Tu as risqué ta vie sur une intuition ? J’aurais pu te tuer !
— Mais tu ne l’as pas fait. Tu ne comprends pas ? Tu peux utiliser toutes les armes !
— Comme certainement n’importe quel soldat qui déciderait de s’entraîner. Tu m’as presque forcé à te tuer !
Il ignore ma dernière phrase.
— Non, pas comme n’importe quel soldat. Comme aucun autre soldat ! Même si je m’entraînais avec un arc ou une lance, je ne serais jamais capable de les utiliser. Je n’ai jamais entendu parler d’un soldat qui en serait capable. Tu es le seul !
— Merde !
Je ne suis plus furieux contre lui, mais contre moi-même pour être aussi idiot.
— Que vas-tu faire ?
— Rien, me répond-il simplement.
— Tu ne vas pas le dire à l’instructeur ?
— Non. J’ignore pourquoi, mais les dieux t’ont donné ce talent, et il ne m’appartient pas de le révéler aux autres. Je continuerai de t’entraîner pour que tu deviennes le meilleur soldat. Viens, il est l’heure de manger.
Il ramasse l’arc et les carquois, va récupérer les flèches que j’ai tirées, et me rend ma lance.
J’ai du mal à y croire. Il ne dira rien. Je sais qu’il s’y tiendra. Il me reste une chance de sauver Malia. Mais ça signifie également qu’il me fait confiance. Encore quelqu’un que je vais devoir trahir.
Je le suis.
— Au fait, tu n’as pas à te concentrer pour utiliser ta lance, n’est-ce pas ?
J’ose le sourire.
— Non, mais au moins sur ce plan-là, je ne suis pas le seul. J’ai vu d’autres soldats le faire.
Il secoue la tête.
— Même les soldats les plus expérimentés le font. La seule différence, c’est qu’ils ont appris à le faire tout en continuant de bouger. Ils n’ont plus à s’immobiliser au risque que l’ennemi en profite.
Il secoue à nouveau la tête.
— Je n’arrive pas à y croire.
 
*
* *
 
— Pour ce combat, tu n’auras pas à vaincre d’une manière particulière. Du moins, tu vas gagner en tirant un éclair spectaculaire. Le plus dur sera pour toi de te créer une ouverture, sinon elle l’absorbera avec sa lance. Je sais que tu peux le faire : je t’ai vu te défendre durant le test.
Il m’a réellement observé depuis un bon bout de temps…
— Et comment je peux réussir ça ? Je veux dire créer cette ouverture ?
— En combat rapproché. Mais fais attention. Elle sait très bien manier sa lance, mais elle est tout aussi forte à mains nues. Alors, ne t’approche pas trop. Dès que tu en as l’occasion, tire-lui dessus pour l’assommer. D’accord ?
Je hoche de la tête.
— Maintenant, pour t’entraîner, j’ai demandé à deux soldats de venir te combattre en même temps. À deux, ils compenseront la vitesse et la technique de l’apprentie d’Urgeios.
— Mais si elle est si bonne, pourquoi m’a-t-elle défié ? Qu’est-ce qu’elle va en tirer ?
Pyrias hésite avant de répondre.
— Elle a… d’autres problèmes.
— Quel genre de problèmes ? Ça ne peut pas être pire que ce que tu sais de moi.
— Son problème, c’est Urgeios. Il a une opinion bien trop grande de lui-même. Il est réellement bon pour se battre, mais pas pour suivre les ordres. Et tuer ne lui fait pas peur, au contraire. Je sais que ça fait partie de notre métier, de garder la population sous contrôle, mais pas de là à tuer comme il le fait. Il y a quelques années, il a failli causer une rébellion. Il n’a plus été envoyé en mission depuis.
Je sens à son silence qu’il y a autre chose.
— Il aurait pu défier quelqu’un d’autre, alors pourquoi moi ?
— Parce que c’est moi qui ai été chargé de nettoyer son bordel.
Ah. C’est donc personnel.
— Alors je vais devoir nettoyer un autre de ses bordels.
 
*
* *
 
J’entre dans la zone d’entraînement en hésitant. L’entraînement face à deux adversaires a certes été difficile, mais a-t-il été efficace pour me préparer à en combattre un seul ? De plus, l’instructeur est passé m’observer un moment, et il est à nouveau ici pour regarder le combat alors qu’il n’a pas assisté aux précédents. Alors pourquoi maintenant ?
Je découvre enfin mon adversaire. Elle est bien plus petite que moi et a des cheveux bruns attachés en queue-de-cheval. Elle ne sourit pas, mais reste concentrée sur l’affrontement à venir.
Dès que le coup de sifflet retentit, je me prépare à tirer le même petit éclair qu’hier. Durant la seconde que je passe à simuler la concentration, je l’observe et remarque qu’elle peut se déplacer tout en se concentrant. Pas très vite, mais elle le peut. Distrait par cette découverte, je ne tire pas un éclair, mais seulement quelques étincelles, ce qui me vaut des éclats de rire de la part des spectateurs. Heureusement, ma lance est pointée droit sur elle alors qu’elle tire un éclair puissant sur moi. Mon arme joue son rôle de bouclier et l’absorbe.
Après cela, le combat ne ressemble plus à rien. Nous nous contentons de tourner autour d’un point imaginaire en tapant parfois nos lances l’une contre l’autre, moi tirant parfois quelques étincelles, comme si je ne savais rien faire d’autre, et évitant ses éclairs. Je ne parviens pas à créer l’ouverture dont j’ai besoin.
Le soleil disparaît derrière l’horizon, et l’obscurité s’installe. Bientôt, un nouveau coup de sifflet retentira et l’égalité sera déclarée. Peut-être que l’obscurité est ma chance.
Je remets un peu de distance e

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