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Le protocole Gaia, tome 1/3 , livre ebook

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Description

Le protocole Gaia, tome 1/3
Alec Nortan
Roman de 191 500 caractères, 34 000 mots, 160 pages en équivalent papier.
Il y a bien longtemps, les Dieux sont revenus sur terre et ont banni toute forme de science. Lorsque Prome trouve une amulette dans les ruines d’une ancienne cité, il ne s’attend pas à ce que ce petit morceau de métal les entraîne lui et son amie Malia sur une quête pour découvrir le secret perdu des technologues, à rencontrer l’amour, ni à défier les dieux eux-mêmes...
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: Éditions Textes Gais

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 novembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029403132
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le protocole Gaia #1
 
 
Alec Nortan
 
 
 
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 11
Chapitre 12
 
 
 
 
Merci à Ben, qui me supporte quand j’écris, et encore un immense merci à Patricia, ma première lectrice, et fan numéro 1. Et merci à toi lecteur d’avoir acheté ce livre, en espérant que tu passes un agréable moment en le lisant.
 
 
 
Chapitre 1
 
 
Je reste allongé derrière le mur d’un bâtiment en ruine. D’habitude, je ne nargue pas les Parques comme ça, mais ma cachette me semble plus sûre que les flèches de ceux qui me poursuivent.
J’entends le bruit de pas qui approchent. Je jette un coup d’œil rapide, tout juste le temps d’apercevoir une douzaine de hoplites qui descendent la rue, leurs arcs tendus, prêts à décocher leurs flèches. Ils observent, cernent et fouillent tour ce qui leur semble suspect. Plus ils se rapprochent, plus mon cœur bat fort. Je m’aplatis un peu plus au sol. Si je pouvais m’y enfoncer, je le ferais, mais tout ce qui s’enfonce, c’est une pierre douloureusement acérée, entre mes côtes.
La Déesse Tyché m’a touché de sa grâce divine : je les entends s’éloigner au pas de charge.
Lorsque je suis certain qu’ils sont suffisamment loin, je m’assois, adossé au mur dans une position plus confortable. Je me masse les côtes pour faire passer la douleur. C’est seulement après que je parviens à prendre mon courage à deux mains pour regarder ma jambe. Je la sens encore trembler d’avoir été touchée par la flèche électrique. Heureusement, celle-ci m’a manqué, écorchant tout juste la peau. Si elle m’avait vraiment atteint, je serais déjà mort. Je sais comment ça marche, je l’ai déjà vu.
Il y a quelques années, durant un raid, un technologue qui se cachait dans mon village a tenté de s’enfuir. Le hoplite l’a atteint au bras. L’homme s’est raidi, mais a arraché la flèche de son bras et s’est remis à courir. Le hoplite a alors décoché plusieurs flèches à une vitesse incroyable, sans même viser. Les flèches ont filé, infléchissant leurs trajectoires en plein air pour se diriger vers le technologue. Aucune n’a raté sa cible.
Bien que la flèche m’ait manqué, j’ai quand même affreusement mal, à la fois de par la blessure et le contrecoup de la décharge électrique. Je prends mon bandana et improvise un pansement de fortune pour arrêter le sang de couler.
Pourquoi la légion m’a-t-elle attaqué ? Fouiller dans les ruines de l’ancienne ville n’est pas interdit.
Depuis que je suis tout petit, j’ai l’habitude de venir ici et d’escalader les plus hauts immeubles afin de trouver des objets à revendre sur le marché. Aujourd’hui, la seule chose que j’ai trouvée, c’est une espèce d’amulette. Elle est petite, plate, un rectangle de métal avec des dessins géométriques à la surface. Elle ne vaut sans doute même pas un bol de soupe, mais elle est jolie. J’ai passé une fine lanière de cuir par un petit trou qu’elle a dans un coin et la garde autour du cou pour l’offrir à Malia. Je suis certain qu’elle va l’adorer.
Je lève les yeux vers le ciel. Le soleil est déjà à mi-chemin de l’horizon : il me faut partir si je veux être rentré avant la nuit. Surtout avec ma jambe douloureuse. J’essaie de faire un pas et serre les dents. Je ne vais pas pouvoir courir, mais je peux au moins marcher.
Le chemin de retour me prend d’habitude environ deux heures. Aujourd’hui, il sera bien plus long. Je me déplace prudemment entre les bâtiments en partie effondrés, me cachant au moindre bruit suspect, surveillant les alentours à la recherche du moindre mouvement à chaque croisement de route. Au bout de deux heures, j’ai tout juste atteint les limites de ce qui avait été jadis une immense cité. Ici, les derniers restes des maisons sont lentement avalés par la forêt.
— Merde !
Mon cri effraie plusieurs oiseaux qui s’enfuient à tire-d’aile. Ça m’a pris bien trop longtemps. Le soleil est déjà caché par les restes des bâtiments les plus hauts. Il faut que je me dépêche malgré ma jambe.
J’observe les arbres les plus proches. Rien ne bouche. Je marche jusqu’à eux et trouve une branche cassée que je peux utiliser en guise de béquille. Je ne m’attarde pas et retourne vite à la sécurité de la route.
En journée, se déplacer sur les routes est normalement sans danger. Mais la forêt… Même les adultes ne s’y rendent qu’en groupes. Il arrive parfois qu’un homme ou une femme y aille seul. Et il arrive parfois qu’il ou elle n’en revienne jamais.
La nuit, forêt ou route, personne ne sort. Il y a trop de choses qui rôdent dans le noir.
 
*
* *
 
Je suis encore en train de boiter le long de la route. Le soleil s’est couché, et l’obscurité s’étend partout. Je marche au milieu de la route, aussi loin de la forêt que je peux, et je fais désormais plus attention aux arbres qu’à la route.
Alors que j’atteins un virage à droite, j’entends un cri. Quelques centaines de mètres devant moi, un lancier m’a aperçu et court vers moi. Sans réfléchir, je jette ma béquille improvisée, et cours vers la forêt aussi vite que je peux en serrant les dents. L’adrénaline m’aide à courir, mais il ne se passe pas longtemps avant que j’entende des pas rapides derrière moi. Le soldat ne peut pas utiliser sa lance au milieu des arbres, mais il se rapproche dangereusement.
Je saute par-dessus un étroit ruisseau, et continue de courir. Le terrain est plat, et je n’arrive à trouver aucun moyen de m’échapper : aucun arbre assez gros derrière lequel me cacher, aucun renfoncement de terrain pour me dissimuler. Ma cuisse me brûle. Je ne vais plus pouvoir courir très longtemps.
Un autre cri, cette fois bien plus près. Beaucoup trop près. Il m’a presque rattrapé.
Quelque chose se déplace bruyamment sur ma droite. Je n’ai pas le temps de regarder ce que c’est que quelque chose d’énorme me percute et me projette à plusieurs mètres. Un arbre arrête mon vol, et je tombe au sol, le souffle coupé par l’impact. Des points noirs dansent devant mes yeux, et il me faut toute ma volonté pour ne pas perdre conscience. Je discerne à peine les sons autour de moi : le bruit de sabots martelant le sol, des bruits de pas rapides, un cri.
Lorsque les points noirs disparaissent, je regarde autour de moi. Malgré l’obscurité, je distingue le guerrier, lance pointée devant lui. Mais il ne la dirige pas vers moi. Face à lui se trouve un sanglier géant, plus grand que lui, avec des défenses plus longues que mes avant-bras.
Je me cache derrière un arbre.
La scène qui se déroule devant mes yeux est chaotique. Le soldat crie, et un éclair s’échappe du bout de la lance, illuminant la forêt et la fourrure tâchée de sang de l’énorme animal qui émet un grognement rageur. Ils courent l’un vers l’autre, s’évitent, se déplacent et se tournent autour dans une chorégraphie féroce. Le sanglier s’affale, mais se relève. Il tombe à nouveau, et se relève une fois de plus. Mais chaque fois, un nouvel éclair l’atteint et le renvoie au sol.
Sa fourrure est bientôt entièrement couverte de sang. Ses pattes avant vacillent, incapables de le soutenir plus longtemps. Il se lance dans un dernier assaut désespéré. Au dernier moment, il fait un écart de côté, évitant la pointe de la lance.
Le soldat, surpris par un tel mouvement, réagit trop tard. Une énorme défense le transperce. Le sanglier secoue la tête, et le corps inanimé tombe à terre.
Je n’en crois pas mes yeux. Les bêtes et les guerriers sont supposés être du même côté. Ils obéissent tous aux dieux. Et les guerriers sont censés être plus que des humains. Je n’ai jamais entendu parler d’un guerrier qui se soit fait blesser. Alors qui se soit fait tuer… Comment cela a-t-il pu arriver ?
Le sanglier tourne son énorme tête, et l’espace d’un instant, tout ce que je peux voir, c’est le liquide sombre dégoulinant de sa défense blanche. Je reste paralysé à cette vue, comme si le sang était le mien, les yeux rivés sur cette dent proéminente.
La défense s’approche lentement de moi, par mouvements saccadés. Je la vois plus proche, plus grande. Je ne vois plus qu’elle.
Je peux entendre la bête respirer. Je peux même sentir son souffle chaud et l’odeur de son sang. Je vois le moindre détail. Les petits morceaux de peau et de viscères arrachés du garde. Les veines et les imperfections de l’ivoire lentement recouvertes par le sang.
La défense s’arrête soudain, et s’abaisse. J’en vois toujours tous les détails, mais je n’entends plus la respiration de la bête. Seule l’odeur métallique du sang perdure encore.
Je reste figé, incapable de penser, jusqu’à ce que le cri d’une chouette me fasse sursauter.
Le me frotte les yeux et regarde autour de moi. Je suis toujours vivant ! Je réalise que la bête est morte juste avant de m’atteindre.
Même en le cherchant, je n’arrive pas à voir le corps du soldat. Il fait trop sombre pour cela. La nuit est tombée.
Je me relève.
Maintenant, mes côtes aussi me font mal à chaque inspiration, mais, au moins, ma jambe supporte mon poids. Je me dirige prudemment vers l’endroit où je pense que le soldat gît. Je vois le reflet d’une faible lumière. Son casque en bronze. Je m’agenouille juste à côté et tâte le sol tout autour, jusqu’à ce que ma main rencontre un objet cylindrique, long et fin.
C’est sa lance. Je ne pourrai pas lancer d’éclair avec. Seules les phalanges divines le peuvent, mais elle reste une arme. Surtout la nuit, un bâton pointu vaut mieux que pas de bâton du tout.
 
*
* *
 
Je suis complètement perdu.
J’essaie de retracer mes pas, mais je ne suis même pas sûr de me diriger dans la bonne direction, vers la sécurité toute relative de la route. Je marche encore plus prudemment que je le faisais dans les ruines. J’essaie de voir où je pose chacun de mes pieds, afin d’éviter de faire le moindre bruit, tout en tendant l’oreille pour détecter le moindre son douteux.
Ma progression est lente et fatigante. Après plusieurs heures de marche, à avancer tourner, avancer et tourner à nouveau, je suis prêt à abandonner. Ma cui

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