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Le cœur volé , livre ebook

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Description

Le cœur volé, Matt Glenn #1
Alec Nortan
Texte de 300 000 caractères, 53 000 mots, 250 pages en équivalent papier.
Quel est le meilleur moyen d’empêcher un vol qu’en prenant la place du voleur ? C’est dans cette protection très spéciale que s’est spécialisé Matt Glenn. Il est capable de tout mettre à l’abri des voleurs, sauf son propre cœur.
Sa vie prend un tour inattendu lorsqu’il accepte de voler une tiare de diamants pour Ben, un homme aussi craquant que timide. Mais quand le lieutenant de police Jordan Cobbers, l’homme qui aurait pu être l’amour de sa vie revient, Matt se retrouve dans une situation peu confortable, d’autant plus que son travail suivant pourrait être un piège mortel.
Alors que le danger l’entoure, Matt parviendra-t-il à survivre, à sauver ceux qu’il aime, et à faire un choix que son cœur refuse ?


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Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 16 octobre 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9791029404344
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Le cœur volé
 
Matt Glenn #1
 
 
 
 
Alec Nortan
 
 
Publié en 2016 par NineStar Press, Ltd. sous le titre To Steal His Heart.
Traduit de l’anglais et modifié par l’auteur.
 
 
 
Chapitre 1
 
 
Il arrive certains jours que mon travail soit plus facile que d’autres, ce qui est plutôt agréable. Un avant-goût des vacances, en quelque sorte. Mais là, c’est si facile que ça en frise le ridicule.
Ouvrir la porte d’entrée blindée aurait dû être impossible.
Bon, pas tout à fait impossible : je suis vraiment très bon. Mais ça aurait au moins dû être assez difficile pour m’obliger à envisager un autre moyen de m’introduire dans l’appartement. Heureusement pour moi – malheureusement pour son occupante, tout est question de point de vue – il existe encore des installateurs capables de poser une porte avec assez d’acier pour faire pâlir d’envie Fort Knox, et d’y mettre une serrure de sécurité premier prix. Elle est tellement bas de gamme que j’aurais pu l’ouvrir avec un cure-dent en moins de dix secondes.
Maintenant que je suis entré, je n’ai même pas à utiliser une lampe qui aurait risqué de me faire repérer à travers les fenêtres par un voisin trop curieux : ce soir, le ciel est totalement dégagé et encore assez lumineux pour éclairer les lieux.
Toute la pièce est démodée. Les meubles sont anciens, mais pas assez pour avoir de la valeur et chaque surface plane plus élevée que le plancher ciré de chêne doré en chevrons est recouverte jusqu’au dernier centimètre carré de babioles en tous genres. Les murs ne sont pas en reste avec leurs tableaux aux cadres rococo. Un simple coup d’œil à ces peintures me suffit pour établir que leur principale qualité est d’être tape-à-l’œil. Deux d’entre elles ne sont pas complètement dénuées de valeur, mais les tableaux sont toujours une plaie à emporter et à revendre, et ceux-là ne méritent certainement pas de tels efforts. Du moins pas ce soir. Malgré le peu d’intérêt des objets de cette pièce, je tourne sur moi-même lentement pour laisser à la mini caméra que j’ai au-dessus de l’oreille droite le temps de tout enregistrer. Une dizaine de secondes plus tard, une voix dans mon oreillette me confirme ce que je pensais déjà : je ne volerai rien de ce que je vois.
Je peux toujours faire confiance à Cathy pour repérer ce que j’aurais pu rater. Si un jour son mari voulait divorcer, le pauvre aura tout le mal du monde à lui cacher le moindre centime. Heureusement pour lui, et pour elle, ils sont toujours amoureux comme au premier jour.
Assez perdu de temps, l’horloge tourne. Je me dirige vers une peinture particulièrement hideuse représentant une scène de chasse, un animal aux yeux globuleux dont je ne saurais dire s’il s’agit d’un cerf ou d’un sanglier, entouré de ce que je suppose être une meute de chiens de chasse au pelage rose. Je glisse mes doigts sous le coin du bas à droite et tire légèrement. Après une légère résistance vite oubliée, le tableau pivote sur des gonds cachés dans le cadre, révélant comme je m’en doutais un coffre-fort.
— Arrête de sourire. Un jour tu te tromperas, m’annonce la petite voix dans mon oreillette.
Je lui murmure en retour un « n’y compte pas trop » accompagné d’un sourire encore plus grand dont je suis certain qu’elle peut le sentir à travers le téléphone. Je n’ai d’ailleurs pas besoin de l’avoir face à moi pour savoir quelle tête elle fait…
Le coffre-fort est un modèle assez récent, un Kermann modèle VF515 de la fin des années quatre-vingt-dix. Il assez grand pour un particulier, avec un volume de trente-quatre litres. Étant donné l’âge de l’immeuble, je me demande comment la cloison a été montée pour y faire tenir ses trente-sept centimètres de profondeur. Si le travail a été aussi bâclé que pour la porte d’entrée, je pourrais sans doute le desceller en tirant dessus et l’emporter pour l’ouvrir plus tard. Ce ne sont pas ses quinze kilos qui m’en empêchent, mais plutôt le risque faire du bruit ainsi que son volume difficile à dissimuler quand je partirai.
Je sors ma boîte de poudre de ma poche et souffle dessus. Ses grains d’une légèreté et d’une finesse extrêmes se fixent sur la moindre trace de gras, comme les empreintes digitales présentes sur les chiffres utilisés. À l’exception du huit, elle se dépose sur tous les chiffres. Les traces présentes sur le six, le deux et le trois ne montrent qu’une seule empreinte. Il se pourrait que la propriétaire ait changé le code récemment, mais je n’y crois pas, les personnes âgées ont tendance à garder leurs habitudes et leurs codes. Il ne s’agit probablement que d’erreurs, tout comme le sept qui n’a qu’une traînée d’un doigt qui a glissé.
Je consulte la liste des nombres que j’ai établie avec Cathy au cours de plusieurs heures de recherches. Seuls quatre d’entre eux n’utilisent que le un, le quatre, le cinq, le six et le neuf.
Le premier correspond à la date à laquelle son fils a été diplômé.
Peu probable.
Le deuxième est la date de mariage de sa fille.
Vraiment très peu de chances que ce soit celui-là : les deux femmes ne s’adressent plus la parole depuis des lustres. La fille n’a même pas invité sa mère à son mariage l’année dernière.
Le troisième est le numéro de tatouage du chien.
Possible.
Le dernier est la date de naissance du défunt mari.
Tout à fait possible.
Le chien et le mari sont à égalité, mais le décès du mari n’était pas si ancien à l’époque de l’installation du coffre, il y a cinq ans. Le chien n’avait pas encore dû détrôner le mari.
Je tente cette suite de chiffre et entends avec satisfaction un léger clic qui précède l’ouverture de la porte.
Bingo !
— Deux ans plus tard et j’aurais tenté le chien, dis-je à voix basse dans le micro.
La réponse ne se fait pas attendre.
— Tu es d’un cynisme sans borne ! Et le pire, c’est que je ne parierais pas contre toi, là-dessus.
J’ouvre la porte et découvre, à l’intérieur du coffre, une tiare. Je la sors et l’examine. Elle est sans aucun doute, et de très loin, la seule chose qui mérite d’être volée dans tout l’appartement, mais je ne veux pas risquer de partir avec un faux.
Les diamants sertis d’or blanc qui entourent les perles scintillent dans les dernières lueurs du soir. Je sors ma loupe diamantaire et éclaire avec le flash de ma caméra, un risque que je ne peux éviter, en faisant bien attention de n’éclairer que l’intérieur du coffre afin de limiter les risques. J’examine en premier le plus gros diamant, au sommet de la tiare. Taille en poire, deux carats et demi à vue d’œil, et vrai sans l’ombre d’un doute. Je devrai l’examiner dans de meilleures conditions, mais je le classerais en D-IF. Le D indique un diamant blanc totalement incolore. Quant à l’IF, il s’agit de la pureté. Autrement dit, il s’agit d’un diamant parfait. Ce diamant seul vaut une petite fortune.
J’examine plus rapidement deux autres diamants plus petits avec le même résultat. Les perles également sont véritables et d’une qualité incomparable.
C’est amplement suffisant pour le moment. J’éteins mon flash et range ma loupe avant de glisser avec précaution la tiare dans ma poche avant. Je referme doucement le coffre, nettoie la poudre que j’ai soufflée sur le clavier et le clavier, et remets le tableau en place, sans le moindre bruit.
Ma montre m’indique que j’ai quatre minutes d’avance sur le planning.
Exactement comme je l’ai dit : ridiculement facile. La propriétaire ne sera pas de retour avant encore au moins une heure, ce qui me laisse largement le temps de m’occuper de mon alibi.
Je ressors la tiare pour lui trouver une meilleure cachette. Je m’étais attendu à des bagues, des colliers, des bracelets et des boucles d’oreille, qui auraient tenu dans ma poche sans trahir le moindre signe de leur présence, mais la tiare, bien plus volumineuse, fait une bosse beaucoup trop visible.
J’ai une idée soudaine. Je défais ma ceinture, baisse mon pantalon et glisse la tiare autour de ma cuisse. Je ne peux pas la remonter beaucoup, au risque de l’endommager, mais c’est l’emplacement idéal. Je la sécurise avec un peu de ruban adhésif puis me rhabille. Je bouge la jambe. La tiare reste bien en place et est presque invisible sous le tissu.
Je sors de l’appartement sans plus de difficulté, en prenant soin de bien refermer la porte derrière moi. Personne ne remarquera que je suis entré. Dans le couloir, je retire mes gants et les glisse dans ma poche. Je préfère ne pas utiliser l’ascenseur pour ne pas risquer de tomber sur un des occupants de l’immeuble, et prends l’escalier.
Je sors dans la rue sans plus de difficulté et tourne à droite. J’accélère le pas jusqu’à la limite du jogging. Si quelqu’un me remarquait, je ne ressemblerais qu’à un homme pressé de rentrer chez lui. Je pourrais me mettre à courir, mais je ne veux surtout pas transpirer, ce serait mauvais pour mon alibi.
Trois pâtés de maisons plus loin, je ralentis jusqu’à reprendre mon rythme de marche habituel et sors mon téléphone.
— Pour la dixième fois, je suis au restaurant avec Cathy et son mari.
Je fais les cent pas devant l’entrée du restaurant, en prenant soin de parler légèrement fort, imitant l’énervement. Un nouveau passage devant la vitrine et le serveur à l’intérieur me remarque bien. Je lui adresse un haussement d’épaules et pointe mon téléphone de l’index tout en faisant une grimace désolée pour m’excuser. Il me sourit et me fait un petit signe d’acquiescement de la tête.
Quelques instants plus tard, j’entre dans le restaurant.
— Je dois y aller. Au revoir.
Je raccroche enfin.
— Je suis désolé. Ces téléphones sont parfois une véritable plaie, ajouté-je avant de l’éteindre devant lui.
Le serveur m’adresse à nouveau un sourire qui se veut sans doute compatissant, mais rate sa marque.
— Ce sont des choses qui arrivent, me répond-il sans s’engager.
La salle est grande et bien éclairée. Je m’avance entre les tables auxquelles les clients discutent tout en dégustant des plats traditionnels remis aux goûts du jour. Je rejoins la table que j’ai quittée quelques minutes plus tôt

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