Vie et aventures de Martin Chuzzlewit - Tome I , livre ebook

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Le jeune Martin Chuzzlewit est amoureux de Mary, orpheline recueillie par son grand-père, le riche Martin Chuzzlewit senior. Mais avant que Martin junior puisse épouser Mary, son grand-père souhaite que qu'il découvre la valeur de l'argent gagné par le travail. Pour cela, il le déshérite et le confie à un membre de la famille éloigné, l'hypocrite Mr. Pecksnif. Celui-ci a des vues sur l'héritage Chuzzlewit, il rêve même de marier une de ses filles à Martin Junior. Mais rapidement le jeune Martin découvre la véritable nature de ce personnage et décide de partir en Amérique avec son ami et serviteur, Mark Tapley...
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Date de parution

30 août 2011

Nombre de lectures

162

EAN13

9782820602527

Langue

Français

Vie et aventures de Martin Chuzzlewit - Tome I
Charles Dickens
Collection « Les classiques YouScribe »
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Suivez-noussur :

ISBN 978-2-8206-0252-7
CHAPITRE PREMIER. – Qui servira d’introduction pour faire connaître la généalogie de la famille Chuzzlewit.
Comme il n’est personne, soit dame, soit gentleman, pour peu qu’il ait quelque prétention à compter dans la société des gens comme il faut, qui puisse se permettre de montrer de la sympathie pour la famille Chuzzlewit, à moins de se bien assurer d’abord de l’extrême ancienneté de sa race, on apprendra avec une grande satisfaction que, sans le moindre contredit, elle descendait en ligne directe d’Adam et Ève, et que, vers ces derniers temps, elle avait ses intérêts étroitement liés à l’agriculture. Si un esprit envieux ou malicieux donnait à entendre qu’un Chuzzlewit, dans une des périodes des annales de la famille, ait pu déployer un peu trop d’orgueil de caste, cette faiblesse mériterait, à coup sûr, moins de blâme que d’indulgence, si l’on veut bien tenir compte de l’immense supériorité de cette maison sur le reste de l’humanité, eu égard à la haute antiquité de son origine.
C’est un fait remarquable que s’il y a eu, dans la plus ancienne famille de qui nous ayons souvenir, un meurtrier et un vagabond, nous sommes sûrs d’en rencontrer bien d’autres dans les chroniques de toutes les familles anciennes, qui ne sont elles-mêmes que la répétition uniforme de ces mêmes traits de caractère. Il y a plus : on peut poser en principe général que plus grand est le nombre des ancêtres, plus grande est la somme des meurtres et du vagabondage. En effet, aux temps reculés, ces deux sortes de distraction, qui joignaient à un agréable délassement le moyen alléchant de réparer les fortunes endommagées, étaient à la fois l’occupation noble et la récréation hygiénique des gens de qualité dans ce monde.
En conséquence, on éprouvera une inexprimable consolation, un véritable bonheur à apprendre que, dans les diverses périodes de notre histoire nationale, les Chuzzlewit furent étroitement liés à plusieurs scènes de carnage et d’émeutes sanglantes. On se rappelle en outre à leur sujet que, couverts de la tête aux pieds d’un acier à toute épreuve, ils conduisirent fréquemment à la mort, avec un courage invincible, leurs soldats qu’ils poussaient devant eux à coups de fouet, et qu’ensuite ils retournaient gracieusement au manoir retrouver leurs parents et leurs amis.
On ne saurait mettre en doute qu’un Chuzzlewit au moins ne soit venu à la suite de Guillaume le Conquérant pour gagner , comme disaient les Normands. Cependant il ne paraît pas probable que cet illustre aïeul ait, postérieurement à cette époque, gagné grand’chose auprès de ce monarque : car la famille ne semble pas avoir jamais été distinguée grandement par la possession de domaines territoriaux. Et chacun sait parfaitement, pour la distribution de cette sorte de propriété entre ses favoris, jusqu’à quel point le conquérant normand poussait la libéralité et la reconnaissance, vertus qu’il n’est pas rare de rencontrer chez les grands hommes, lorsqu’il s’agit de faire des largesses avec ce qui appartient à autrui.
Ici, peut-être, il convient que l’historien fasse un temps d’arrêt pour se réjouir de l’énorme quantité de valeur, de sagesse, d’éloquence, de vertu, de gentilhommerie, de noblesse véritable, que l’invasion normande paraît avoir apportée en Angleterre, et que la généalogie de chaque famille antique fait ce qu’elle peut pour exagérer encore : et, comme il est hors de doute qu’elle eût été tout aussi considérable, aussi féconde en longues séries de chevaleresques descendants, quand bien même Guillaume le Conquérant eût été Guillaume le Conquis, cette légère différence aurait peut-être changé les noms et les familles, ce qui importe peu, mais sans détruire la noblesse, ce qui est très-consolant.
Irrécusablement, il y eut un Chuzzlewit dans la conspiration des poudres, si Fawkes lui-même, le traître par excellence, ne fut pas un rejeton de cette remarquable race : et rien ne serait plus facile à admettre, en supposant, par exemple, qu’un autre Chuzzlewit, appartenant à une génération précédente, eût émigré en Espagne et, là, eût épousé une femme indigène, de qui il eût un fils au teint olivâtre. Cette conjecture vraisemblable est fortifiée, sinon absolument confirmée, par un fait qui ne saurait manquer d’intéresser les personnes curieuses de suivre à la trace et de reconnaître la tradition des goûts héréditaires dans la vie des générations subséquentes, qui reproduisent ainsi, à leur insu, la physionomie de leurs ancêtres. Il est à remarquer que, dans ces derniers temps, plusieurs Chuzzlewit, après avoir, sans succès, essayé d’autres états, se sont, sans la moindre espérance raisonnable de s’enrichir et sans aucun motif admissible, établis marchands de charbon, et que, de mois en mois, ils sont restés à garder obscurément une petite provision de cette denrée, sans être jamais entrés en arrangement avec aucun acheteur. L’étrange similitude qu’il y a entre cette façon d’agir et celle qu’adopta leur grand aïeul sous les voûtes du Parlement à Westminster, est trop frappante et trop significative pour avoir besoin de commentaire.
Également, il ressort avec toute évidence des traditions orales de la famille, qu’à une période de son histoire non distinctement définie, il exista une dame dont les goûts étaient si destructeurs et qui était si familière avec l’usage et la composition des matières inflammables et combustibles, qu’on l’avait surnommée la Fabricante d’allumettes . C’est sous ce sobriquet populaire qu’elle a été connue jusqu’ici dans les légendes de la famille. Assurément il n’est pas permis de douter que ce ne soit la dame espagnole, mère de Chuzzlewit Fawkes.
Mais il existe une autre pièce de conviction qui montre quel étroit rapport ont les Chuzzlewit avec cet événement mémorable de l’histoire d’Angleterre ; une pièce qui portera la certitude dans tout esprit assez incrédule, si tant est qu’il y en ait, pour ne pas se rendre à l’évidence de ces preuves.
Il y a quelques années, un très-respectable membre de la famille Chuzzlewit, homme digne de foi à tous égards, homme irréprochable, car jamais ses plus cruels ennemis eux-mêmes ne songèrent à lui faire d’insulte plus sérieuse que de l’appeler Chuzzlewit le Riche, possédait une lanterne sourde d’une antiquité incontestable. Ce qui donnait surtout du prix à cet ustensile, c’est que, pour la forme et le modèle, il était absolument semblable à ceux dont on se sert aujourd’hui. Or ce gentleman, qui depuis est mort, s’est toujours montré prêt à attester par serment, et cent fois il en a donné l’assurance solennelle, qu’il avait fréquemment entendu sa grand’mère dire en contemplant cette vénérable relique : « Oui, oui, cette lanterne fut portée par mon grand-fils le 5 novembre, en sa qualité de Guy Fawkes {1} . » Ces paroles remarquables avaient produit, et c’était bien naturel, une forte impression sur son esprit ; aussi avait-il coutume de les répéter très-souvent. Leur sens légitime et leur conclusion naturelle sont également triomphants, irrésistibles. La vieille dame, qui au moral était d’une nature énergique, éprouvait cependant une certaine faiblesse et quelque confusion dans les idées, ce qui était bien connu ; ou tout au moins y avait-il de l’incohérence dans son langage, conséquence naturelle du grand âge et de la loquacité. Le léger, très-léger désordre que trahissent ces expressions, est évident et des plus faciles à corriger : « Oui, oui, disait-elle, et nous ferons observer qu’il n’y avait lieu d’introduire aucune correction dans cette première proposition. Oui, oui, cette lanterne fut portée par mon grand-père, – et non par son petit-fils, ce qui serait postérieur, – fut portée le 5 novembre, en sa qualité de Guy Fawkes. » Ici se présente à nous une remarque à la fois solide, claire, naturelle, et en étroit accord avec le caractère de la femme qui tenait ce langage : c’est que l’identité de Guy Fawkes et du grand-père de la bonne dame est d’après cela si visible, qu’il serait à peine nécessaire d’insister sur ce point, si ces paroles en sa qualité de Guy Fawkes n’avaient été méchamment interprétées par de malins esprits dans le sens de la mascarade annuelle ; preuve nouvelle de la confusion que peut produire trop souvent non-seulement dans la prose historique, mais encore dans

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