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Écrire pour exister , livre ebook

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Description

Écrire pour exister. Voilà des mots qui peuvent nous interpeller et nous pousser à nous questionner sur notre exister. Ces mots ne nous poussent-ils donc pas à nous décider d'écrire, de réécrire ce que nous avons déjà écrit, de le relire et de le tirer de nos manuscrits ? Ce bouquin est à la croisée des chemins entre le parler et l'écrire, deux réalités qui ne sont ni antithétiques ni aux antipodes l'une de l'autre. Il n'est pas un traité sur l'art d'écrire encore moins sur l'art de parler, de lire ou d'interpréter un texte. Il n'a aucune liaison avec les normes de stylistique et de grammaire. Les divers sujets y abordés ont la pertinence d'entraîner à l'autoresponsabilisation de l'homme en tandem avec la femme, par la parole, l'éducation et la littérature ainsi que par la participation écoenvironnementale et par l'autodétermination sociopolitique. Toutefois, pour son exploitation, il n'est pas nécessaire de le lire dans sa globalité, et l'ordre d'attaque importe peu. Lisez-le comme bon vous semble, car il n'est qu'une suite illogique de la logique.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 décembre 2016
Nombre de lectures 25
EAN13 9782342058772
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0041€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Écrire pour exister
Florent Kambasu Kasula
Mon Petit Editeur

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Mon Petit Editeur
175, boulevard Anatole France
Bâtiment A, 1er étage
93200 Saint-Denis
Tél. : +33 (0)1 84 74 10 24
Écrire pour exister
 
 
À tous ceux qui trouvent dans le discours un lieu d’évasion et de repos en cas de surmenage
 
À tous ceux qui parlent de tout et de rien sans se fier aux dires des regards environnants
 
À mes enfants, Michaël, Jacinthe et Florette Kasula, pour qu’ils grandissent conscients que l’écriture figure parmi encres indélébiles et pierres angulaires de l’existence dans la mémoire de l’humanité
Préface
À la proposition de préfacer ce livre, son je ne sais quel genre littéraire m’a fort fait hésiter : Ni poésie des poètes ni prose des prosateurs , en dit l’auteur lui-même. Pourtant, l’entrée par la maxime latine Verba volant, scripta manent serait bien porteuse pour le faire.
 
Le caractère indélébile de l’écrit jure-t-il avec l’évanescence de la parole, son contenu ? À ce propos, la limite entre « scribalité » et « oralité » ne butte-t-elle pas elle-même sur la vacuité ? Le dire et l’écrire s’excluent-ils ? Le parler et l’écrire sont-ils antithétiques ? La mémoire du papier (Dartois) et la mémoire verbale, aux antipodes l’une de l’autre ? À leur sujet, s’agit-il de préséance ou de prédilection, de concomitance ou de co-extensivité ? La parole précède-t-elle l’écrit et lui donne-t-elle épaisseur ? L’écrit suit-il la parole ? Se l’accommode-t-il ou s’y soumet-il pour lui donner forme ?
 
Entre les deux, le choix ne doit pas rééditer la dialectique similaire à celle d’antécédence entre la poule et l’œuf. Il s’agit plutôt de circularité bifaciale de l’humain communiquant ou se communiquant. D’aucuns n’écrivent qu’en parlant ; d’autres ne parlent qu’en écrivant. Autant, il est des bibliothèques ambulantes , autant, il est des bibliothèques au musée . Et, quand l’on sait que l’homme parle et qu’il ne peut badiner avec le mot comme il le ferait d’un bâtonnet (proverbe nande) ! L’homme est même parole. C’est l’un de ses attributs en tant que mouvement de transcendance ; participant de la Parole même, le Logos parlé qui devient « Écriture », même sans écrire.
 
Florent n’enferme pas dans le cercle du genre « écrire pour exister » ou « exister pour écrire ». Son évolution textuelle sur l’écrit brise le dualisme manichéen et dichotomique entre les deux actes humains : parler et écrire. Il y réitère le « Il m’a dit » et le « Parle-moi » ! La préoccupation en est d’autre type. À quoi sert-il d’écrire, si l’on saborde le souvenir de la beauté de la page blanche, ce préalable à tout acte d’écriture (Louis Veuillot) ? À quoi sert-il de parler, si débiter un mot sabote son préalable, de tourner sept fois sa langue dans la bouche (proverbe nande) ? De tout ce que l’on ne peut parler, il faut se taire (Wittgenstein). Même le silence, n’est-il pas parole ? Que l’on parle ou que l’on écrive, l’auteur proscrit le rabâchage stérile voué à la platitude : On ne dit pas n’importe quoi, à n’importe qui, n’importe comment, n’importe quand et n’importe où. On ne dit rien pour rien ; sous peine de capituler de sa responsabilité face aux maux de ses propres mots.
 
Pourquoi donc parler ? Parler, pour dire quoi ? Pourquoi donc écrire ? Écrire, pour coucher quoi sur papier ? Et sur quel papier ? Faut-il parler et/ou écrire pour exister et/ou pour faire exister les deux ? C’est la question de l’efficacité de la langue et/ou de la plume sur quiconque parle et/ou écrit. Téléologique et téléonomique, elle ouvre sur l’horizon des possibilités du « quand dire, c’est faire » (Austin) ou des mots et des choses (Foucault). Elle implique, in fine, la performativité du « Logos spermatikos »  : Parole parlée et dite, mais aussi parlante en tant que principe d’auto-engendrement et d’engendrement. Qui dit mieux : Verbum caro factum est (Jn. 1, 14). Celui qui suit « dit… ; et ce fut ainsi » (Gn. 1-2). Son parler crée, fait exister, appelle à la vie, à la croissance et à l’être. C’est cela le véritable « écrire » : générer la consistance.
 
S’engager dans cet élan, pour exister et faire exister dans le vif des défis de notre exister in situ  : tel est l’enjeu qui en vaille la chandelle. Les divers sujets abordés par Florent Kasula ont la pertinence d’entraîner à l’autoresponsabilisation de l’homme en tandem avec la femme, par la parole, l’éducation et la littérature ainsi que par la participation écoenvironnementale, par l’autodétermination sociopolitique, etc. Malgré tout son genre littéraire insolite, l’on lui en rendra le mérite par un œil sans apriorisme sur son Écrire pour exister .
Jean-Bosco Kakule Matumo,
Professeur à l’Université Catholique du Graben
Butembo / R D Congo
Comme d’un petit avertissement
Il m’a dit avant toute parole comme d’un petit avertissement
 
Une lettre de l’alphabet, un phonème, un son, un mot d’une, de deux, trois ou plusieurs syllabes, entrée peut-être du dictionnaire, une phrase, une période, un paragraphe, une chanson, une blague ou un humour… non, un texte selon que vous lui accordez autant de lignes que vous souhaiteriez, un long discours, un livre aux multiples tomes, reposant sur toutes les règles requises… C’est dans cet engrenage que vous voudriez qu’on vous présente toute nouvelle parution sous votre main, sous votre binocle, en prônant bien sûr la logique du discours.
 
Écrire pour exister. Voilà des mots qui peuvent nous interpeller et nous pousser à nous questionner sur notre « exister ». Les avez-vous déjà rencontrés dans un autre texte ? Un livre de philosophie, d’histoire ou de littérature ? Un roman ? Un film ? Un poème ? Ou une simple inspiration ? Une coïncidence ? Qu’importe pour nous. Et n’en déplaise à ceux qui emprisonnent l’imagination ou l’inspiration des auteurs dans le fameux concept de « droit d’auteur » ou de « propriété intellectuelle ». Car, les mots n’appartiennent à personne comme ces sons qui n’appartiennent à aucune oreille, sauf à ceux qui en font la musique. Mais au moins, il s’agit de trois mots qui ont été lus, qui sont lus, qui peuvent être lus et qui seront certainement lus ailleurs qu’ici, trois mots porteurs d’un sens, trois mots qu’il faut retenir si nous voulons vraiment vivre, si nous voulons vraiment exister : « Écrire pour exister ». Ces mots ne nous poussent-ils donc pas à nous décider d’écrire, de réécrire ce que nous avons déjà écrit, de le relire et de le tirer de nos manuscrits ? Avons-nous déjà perdu un certain nombre de nos écrits ? Si oui, ce que nous savons, pourtant, écrire, peut-être dès le jeune âge même si par moments, suite à certaines vicissitudes l’élan de l’écriture s’estompe.
 
Un jour, un professeur d’université, comme pour se moquer de ses assistants et peut-être les inciter et les encourager à écrire, n’avait-il pas prononcé à l’auditoire, ils ont leurs stylos dans la bouche, ils ne l’ont pas sur un papier. Pouvons-nous vraiment l’accepter comme tel ? Non, nous n’en voulons pas et nous ne voudrions pas l’entendre de cette oreille. Écrire est un art. Écrire est un don aussi. Écrire est également un charisme. Écrire est un exercice. Écrire s’apprend. S’exercer en écrivant, écrire en écrivant, écrire en s’exerçant. C’est ce que nous voulons que vous fassiez. Mais pourquoi écrirons-nous encore ce qui est déjà écrit pendant qu’il est en train d’être lu ? Un enseignant n’a-t-il pas affirmé un jour que tout est déjà dit comme qui dirait que tout est déjà écrit ? Mais tout reste à dire, tout reste à redire et tout reste à écrire, tout reste à réécrire et tout reste à lire qu’importent le style et la manière dont tout est présenté. Car les livres naissent des livres et il n’y a que des mots de liaison, il n’y a que des transitions, des conjonctions et prépositions, etc. qu’il faut ajuster entre les différentes phrases des auteurs en les paraphrasant. Et comme l’écrivait Deleuze, « l’unité réelle minima, ce n’est pas le mot, ni l’idée ou le concept, ni le signifiant, mais l’agencement » 1 .
 
Au grand dam, cependant, de certains des lecteurs qui pensent que tout discours doit reposer sur les règles de l’écriture ou du discours, et que tout parler traite d’un thème bien précis qu’on décortique de l’introduction à un dénouement en passant par le corps, ils s’émerveilleront toutefois d’une joyeuse répugnance d’être en contact de ces suites illogiques de la logique sans cordon ombilical liant les mots entre eux, les phrases entre elles, les différentes idées entre elles. Et sans autant parler d’écart de langage, il s’agirait peut-être d’une rupture dans le discours. Une nouvelle façon de traduire, d’un coup et à la fois plusieurs idées entremêlées. Une façon d’écrire autrement ce qui est déjà écrit et ce qui se dit ordinairement et quotidiennement. Et ce souci si méticuleux s’exprime dans son titre aussi banal qu’on puisse le croire et affirmer de «  Il m’a dit  », verbe que vous tenez toujours à substituer par un propre dans vos compositions littéraires, scolaires, scientifiques et académiques, dans votre langage stylistiquement stylistique. Et que m’a-t-il dit ? Qui donc ? Pourquoi ? Comment ? Où ? Questions sine qua non à la logique du discours. Et quant à nous, que nous importe-t-il, sinon qu’Il m’a dit… « Ça », au détriment même de toute norme. S’il faut que je vous en dise les raisons et le contenu, ne vous en faites donc pas, surtout que, devant ce style malencontreux, vous ne trouverez que déception.
 
Ce bouquin n’est pas un traité sur l’art d’écrire, non moins encore de lire ou d’interpréter un texte. Il n’a aucune liaison avec l

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