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Documents linguistiques de la Suisse romande, volume II , livre ebook

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Description

Quarante ans après la création de la série des Documents linguistiques de la Suisse romande, ce volume neuchâtelois fait suite au premier volume de la série paru voilà vingt ans : Ernest SCHÜLE, Rémy SCHEURER, Zygmunt MARZYS, Documents en langue française antérieurs à la fin du XIVe conservés dans les cantons du Jura et de Berne, 2002. Il contient la publication de 182 documents émis entre 1238 et le milieu du XIVe siècle, principalement des chartes, conservés dans les fonds d’archives neuchâtelois. Or, malgré des documents conservés essentiellement dans le canton de Neuchâtel, les actes publiés ici concernent pour une part importante les domaines bourguignon et franc-comtois. Cet état de fait est la conséquence non pas de l’émission de documents diplomatiques entre la Bourgogne et Neuchâtel, mais bien de la réception d’actes patrimoniaux par les Neuchâtel ou les seigneurs de Valangin suite à l’héritage ou l’inféodation de quelque seigneurie. Aussi, ce volume, consacré au canton de Neuchâtel, territoire historiquement francoprovençal, n’offre que rarement l’occasion de découvrir, mêlée d’ancien français, cette langue historique de la Suisse romande. Néanmoins, c’est par la présence d’un riche glossaire et d’index onomastiques fournis et fouillés qu’il est possible d’y découvrir quelque trésor patrimonial.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9782889304653
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0165€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

G LOSSAIRE DES PATOIS DE LA S UISSE ROMANDE
La collection Glossaire des patois de la Suisse romande accueille des parutions en lien avec les langues historiques de la Suisse romande et l’identité culturelle et linguistique de cette région. Elle publie des documents originaux, des travaux de vulgarisation ainsi que des monographies et des recueils scientifiques en rapport avec ces thématiques.
D ANS LA MÊME COLLECTION
A QUINO- W EBER Dorothée, R OTHENBÜHLER Julie, Pourquoi parle-t-on le français en Suisse romande ? , Neuchâtel, Éditions Alphil-Presses universitaires suisse, 2022.
A QUINO- W EBER Dorothée, S AUZET Maguelone (éd.), La Suisse romande et ses patois. Autour de la place et du devenir des langues francoprovençale et oïlique , Neuchâtel, Éditions Alphil-Presses universitaires suisses, 2022.
R EUSSER- E LZINGRE Aurélie, Contes et légendes du Jura. Transmission d’un patrimoine linguistique et culturel , Neuchâtel, Éditions Alphil-Presses universitaires suisses, 2021.


© Éditions Alphil-Presses universitaires suisses, 2022
Rue du Tertre 10
2000 Neuchâtel
Suisse
 
 
 
www.alphil.ch
 
Alphil Diffusion
commande@alphil.ch
 
 
 
DOI : 10.33055/ALPHIL.03197
 
ISBN papier : 978-2-88930-463-9
ISBN PDF : 978-2-88930-464-6
ISBN EPUB : 978-2-88930-465-3
 
 
 
Ce livre a été publié avec le soutien de :
– l’Association William Pierrehumbert ;
– la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Neuchâtel ;
– la Société d’histoire et d’archéologie du canton de Neuchâtel ;
– la Société d’histoire de la Suisse romande.
 
 
Publié avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique.
 
Les Éditions Alphil bénéficient d’un soutien structurel de l’Office fédéral de la culture pour les années 2021-2024.
 
Couverture, maquette et réalisation : Nusbaumer-graphistes sàrl, www.nusbaumer.ch
 
Illustration de couverture :
AEN, Sceau de Louis de Neuchâtel, acte du comte Louis de Neuchâtel, ayant vendu les seigneuries en Bourgogne appartenant à Catherine de Neuchâtel…, 1343, AS-H8.15.
AEN, Lettre qui paraît être du comte Louis, sans adresse. Il s’agissait d’une trève, 1355, AS-Q4.13.
Reproduction photographique : Lorraine Fuhrer


Avant-propos
Il faut remonter à la fin des années 1970 pour trouver les premières étapes de ce projet de publier les Documents linguistiques de la Suisse romande . Ernest Schüle a mis sur pied le pendant romand de la série des Documents linguistiques de la France entreprise par Jacques Monfrin en 1974. Il s’agissait de publier avec un soin extrême les plus anciens documents rédigés en langue romane, le plus souvent jusqu’au milieu du XIV e  siècle. Le regroupement s’est fait selon les découpages administratifs modernes ( département pour la France, canton pour la Suisse). Trois volumes ont été alors envisagés pour couvrir la Suisse romande : un volume Neuchâtel (avec un supplément Vaud, Genève, Valais, un projet abandonné au profit du seul canton de Neuchâtel), un volume Jura et un volume Fribourg. Le volume Jura et Jura bernois a été le premier de la série à paraître ; c’était en 2002. Voici maintenant le volume Neuchâtel. Du côté fribourgeois, le travail avait été entrepris simultanément au projet neuchâtelois ; bien avancé sous la forme de transcriptions dactylographiées prêtes à l’impression, il a été arrêté par la mort d’Ernest Schüle et le manque de crédits, mais il a été repris sous la forme d’une édition électronique englobant actuellement des textes du XV e  siècle, à disposition sur le site des Documents linguistiques galloromans ( www.rose.uzh.ch/docling ). Quant aux suppléments cantonaux et aux documents découverts à Turin par Bernard Andenmatten, leur publication a été abandonnée ; en fin de compte, ce volume ne sera que neuchâtelois. Ainsi, à l’heure où il paraît, la série lancée par Ernest Schüle semble devoir rester incomplète mais tout espoir n’est pas perdu de la mener à bien, d’autant que les documents retrouvés dans les cantons de Vaud, Genève et Valais ont été transcrits et sont à disposition du public.
Les recherches et transcriptions de documents ont débuté en 1979-1981 aux Archives de l’État de Neuchâtel, avec l’aide du Fonds national suisse de la recherche scientifique. Plus de deux cents documents ont été transcrits par Bernadette Gavillet, avant qu’elle ne poursuive par ceux du canton du Jura. En 1984 et 1985, suite à un nouveau mandat du FNS, des recherches ont été effectuées par elle dans les cantons de Vaud et de Genève, dans le cadre du corpus neuchâtelois élargi aux cantons voisins. Elle y a découvert et transcrit environ quatre-vingts documents qui ont fait l’objet d’une publication conservatoire sommaire en 2011 disponible en ligne dans la bibliothèque numérique Rérodoc, également accessible sur le site des Documents linguistiques galloromans . Toutes les transcriptions effectuées pour Neuchâtel, Vaud et Genève ont été inventoriées et l’inventaire présenté à l’Association des amis de la dialectologie romande (l’actuelle Association William Pierrehumbert) lors de son assemblée annuelle en mars 2000. Les transcriptions de ces documents, conservées sur stencil, ont été saisies par Bernadette Gavillet pour en assurer la conservation. Ces matériaux ont permis de solliciter le FNS, dans une demande faite par Jean-Daniel Morerod, Wulf Müller et Rémy Scheurer et acceptée en 2003.
Plusieurs collaborateurs ont été engagés sur le projet : deux historiens, Thierry Chatelain et Yann Dahhaoui, ont été chargés de repérer de nouveaux documents pour compléter le corpus initial. Ils ont transcrit les reconnaissances figurant en fin de volume, ainsi que les copies du cartulaire de Montfaucon. Trois linguistes se sont chargés du glossaire et de l’index onomastique, respectivement Dorothée Aquino et Gisèle Pannatier pour le glossaire et Bernadette Gavillet pour l’index onomastique. Rémy Scheurer a relu l’ensemble des documents.
Après la fin du projet FNS, en 2005, il n’a été possible de travailler à l’édition que de manière sporadique, avec une aide de la Faculté des lettres et sciences humaines de Neuchâtel. En 2014, Simon Gabay a esquissé les regestes, travail repris par Lorraine Fuhrer qui a également terminé le glossaire, avec les conseil d’Andres Kristol, parachevé l’édition et réglé l’essentiel des problèmes encore en suspens, avec l’aide de Bernadette Gavillet. Enfin, Yan Greub a relu l’intégralité du volume.
En 2016, l’état très avancé de cette édition a permis l’intégration des documents neuchâtelois dans l’important corpus électronique des Documents linguistiques galloromans sous la direction de Martin Glessgen (Université de Zurich) en partenariat avec Hélène Carles (alors de l’Université de Neuchâtel, puis de celle de Strasbourg et aujourd’hui de Sorbonne-Université).
De nombreux collaborateurs se seront succédé en près d’une quarantaine d’années. Notre reconnaissance leur est acquise ; elle va aussi aux institutions qui nous ont aidés : le Fonds national suisse de la recherche scientifique, qui a accordé trois fois de généreux subsides ; la Faculté des lettres et sciences humaines de Neuchâtel, de même que l’Association William Pierrehumbert.
Quarante ans, c’est beaucoup, cela aurait même été trop sans l’engagement durable des participants ; pensons en particulier à Rémy Scheurer et à Bernadette Gavillet qui auront été tout au long actifs et ont su donner à leur entourage l’envie que le projet aboutisse. La stabilité institutionnelle n’est pas moins remarquable, puisque presque toutes les institutions qui y ont joué un rôle existent encore et ont maintenu leurs rapports avec Neuchâtel. Seules CNRS Éditions ont abandonné les Documents linguistiques de la France et, partant, les Documents romands . Nous devons à notre éditeur, les Éditions Alphil, un effort convaincant d’imitation typologique. Qu’il soit lui aussi remercié !


Introduction 1 Généralités 2
Constitution du corpus
Afin de respecter la date limite définie par Monfrin pour la série des Documents linguistiques de la France , les documents s’étendent de 1238 à la fin du XIV e  siècle, pour l’essentiel, mais les nombreux documents francs-comtois postérieurs à 1331 n’ont pas été retenus 3 . Nous proposons ainsi l’édition de 182 documents correspondant à 175 actes et 7 rentiers et reconnaissances. Les actes sont pour l’essentiel des reconnaissances de fief (61 documents), mais il s’agit aussi de donations, promesses, ventes, quittances, etc. Comme pour le volume précédent, le critère de sélection est le lieu de conservation : les documents publiés ici se trouvent aux Archives de l’État de Neuchâtel ; seul un document se trouve aux Archives de la ville de Neuchâtel et un aux Archives de l’Ancien Évêché de Bâle (ce dernier avait été oublié dans le volume précédent).
Au corpus initial se sont ajoutées les copies du cartulaire de Montfaucon ainsi que des extraits de reconnaissances. Le travail d’indexation ayant débuté avant la constitution complète du corpus, les transcriptions des reconnaissances ont été rejetées en fin du volume. Enfin, il faut relever un second exemplaire du document  8 , retrouvé plus récemment.
Le cadre géographique et historique
L’actuel canton de Neuchâtel ainsi que la principauté médiévale et moderne de même nom occupent pour ainsi dire le même territoire, d’environ 800 km 2 , qui s’est défini aux XIII e et XIV e  siècles 4 . Il comprend le littoral du lac de Neuchâtel depuis La Béroche jusqu’à Marin, les vallées du Val-de-Travers et du Val-de-Ruz, ainsi que les communautés d’altitude de La Sagne, du Locle et de La Chaux-de-Fonds ; enfin, une petite portion de l’entre-deux-lacs appartient à Neuchâtel, avec la ville-frontière du Landeron sur le lac de Bienne.
Ce territoire représentait la partie romane

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