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Culture générale française , livre ebook

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Description

« Pouvait-on trouver dans un dictionnaire d’usage courant des indications sur ces allusions historiques ou littéraires ? Pas complètement : oui pour Fouquier-Tinville et Antigone, non pour Nessus, la rue d’Ulm ou la devise des jésuites. Il m’a donc semblé utile de rassembler dans un seul livre des allusions à la mythologie gréco-latine, à l’Ancien et au Nouveau Testament, à des personnages devenus des symboles, à des locutions latines ou étrangères, à des mots ou phrases célèbres, à des personnages de la littérature française ou étrangère. »

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Informations

Publié par
Date de parution 05 octobre 2012
Nombre de lectures 54
EAN13 9782748387896
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Culture générale française
Pierre Kamoun
Société des écrivains

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Société des écrivains
14, rue des Volontaires
75015 PARIS – France
Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55
Culture générale française
 
 
 
Pour Élisa et Céleste.
Pour Camille et Daphné.
 
 
 
 
Préface
 
 
 
Ce livre est le fruit d’une série d’observations et la première date d’une dizaine d’années. Au cours d’une conversation entre deux médecins, le plus âgé dit : « Je n’ai pas l’intention de jouer les Fouquier-Tinville. » La réponse du plus jeune fut : « Les quoi… ? » Ce dernier, bien que remarquable par ses qualités scientifiques et humaines, ignorait le nom du redoutable accusateur du Tribunal révolutionnaire. Différence d’âge et donc de culture historique acquise au cours des études secondaires.
Il y a quelques années, un journal publia un commentaire à propos d’un financier. On pouvait y lire : « Ce qu’il sait dans le domaine social, il l’a appris rue d’Ulm ». Pour un étranger ou un Français non informé, cela pouvait signifier que ce financier avait appris dans les rues, et plus particulièrement dans une rue mal famée, la rue d’Ulm, les règles non écrites d’un fonctionnement social sans doute un peu rude. Ce financier avait-il participé à des batailles de rues ? Le maniement du couteau lui était-il familier ? Un Français cultivé sait que rue d’Ulm se trouve l’École normale supérieure, ou ENS, la plus prestigieuse grande école de la République.
Au cours d’une élection présidentielle, un journaliste écrivit, à propos d’un candidat qu’il n’appréciait pas : « Le passé lui colle à la peau comme une tunique de Nessus ». Seuls les lecteurs connaissant les douze travaux d’Hercule pouvaient apprécier cette affirmation. Une candidate à la même élection se compara à Antigone : héroïne grecque qui refusa d’obéir à son roi et donna une sépulture à son frère, rebelle lui aussi à l’autorité royale. Un autre candidat évoqua, au cours d’un entretien télévisé, une obéissance ac cadaver , cette règle jésuitique qui imposait d’obéir au pape comme un cadavre, sans aucun libre arbitre.
Pouvait-on trouver dans un dictionnaire d’usage courant des indications sur ces allusions historiques ou littéraires ? Pas complètement : oui pour Fouquier-Tinville et Antigone, non pour Nessus, la rue d’Ulm ou la devise des jésuites. Il m’a donc semblé utile de rassembler dans un seul livre des allusions à la mythologie gréco-latine, à l’Ancien et au Nouveau Testament, à des personnages devenus des symboles, à des locutions latines ou étrangères, à des mots ou phrases célèbres, à des personnages de la littérature française ou étrangère. Chaque pays possède son corpus de culture générale : les jeunes étrangers désirant apprendre notre langue ont besoin de s’approprier la culture générale française, mais celle-ci est également indispensable aux nombreux étudiants français qui préparent des concours dans lesquels existe une épreuve de culture générale.
Une des difficultés rencontrées dans la rédaction de ce livre fut de délimiter ce qui appartient à la culture générale, aux images d’Épinal de notre enseignement primaire et secondaire, et ce qui est manifestement de l’érudition. Par exemple, savoir que le roi Henri III était entouré de mignons jouant au bilboquet et qu’il mourut assassiné fait partie des images d’Épinal de notre histoire, alors que savoir qu’il fut un temps roi de Pologne, qu’il était marié et très amoureux de son épouse, qu’il combattit la Ligue, qu’il était protégé par quarante-cinq gentilshommes (ce qui ne l’empêcha pas d’être assassiné par le moine Jacques Clément), tout cela est incontestablement de l’érudition. Mais, où placer l’assassinat du duc de Guise dont il fut l’instigateur ? Il fallut faire des choix : il appartient maintenant aux lecteurs d’en faire la critique.
 
 
 
Animaux célèbres ou mythiques
 
 
 
De nombreux chevaux : Pégase est un cheval volant. L’étalon noir est un des acteurs d’un conte pour enfants. Le cheval de Troie fut un cheval construit en bois par les Grecs qui assiégeaient la ville de Troie, comme le raconte L’Iliade . Les Troyens firent entrer ce cheval dans leur ville mais il contenait des guerriers grecs qui envahirent la ville. Les centaures étaient des chimères, c’est-à-dire qu’ils avaient le corps d’un cheval et la tête d’un homme.
Le minotaure était aussi une chimère : ce fils de Pasiphaé et d’un taureau avait le corps d’un homme et une tête de taureau ; il habitait un palais dont l’entrée était un labyrinthe construit dans l’île de Crête par un architecte fameux appelé Dédale. Le minotaure fut tué par Thésée aidé par une des petites-filles du soleil, Ariane, qui lui permit de retrouver son chemin grâce à un fil qu’il déroulait progressivement et dont l’autre extrémité était tenue par elle (d’où l’expression « le fil d’Ariane »). Thésée, un ingrat, abandonna Ariane pour épouser la sœur de celle-ci, Phèdre.
L’hydre de Lerne était un animal fabuleux qui possédait sept têtes qui étaient quasiment invulnérables car chaque tête coupée avait la faculté de repousser. Pour tuer l’hydre, il fallait donc couper simultanément les sept têtes, ce que fit Hercule (en grec Héraclès ). Le lion de Némée fut également tué par Hercule ainsi que le centaure Nessus dont le sang imprégna une tunique qui possédait la propriété de se fixer définitivement à la peau et de brûler celle-ci ; ainsi mourut Hercule que l’on avait recouvert de cette tunique et qui en souffrit tant qu’il se donna la mort.
Parmi les ânes, il y a celui des Mémoires d’un âne , le roman pour enfants écrit par la comtesse de Ségur et celui de Buridan imaginé par un philosophe du Moyen Âge : ce malheureux animal ayant aussi faim que soif et placé à égale distance de la boisson et de la nourriture ne pouvait se décider à choisir et mourut de cette absence de choix.
King Kong est le singe géant, héros d’un film tourné avant guerre, tombé amoureux d’une jeune femme ce qui le conduisit à la mort. Il précède dans l’histoire du cinéma les singes de La Planète des singes , film d’anticipation tiré d’un roman de Pierre Boulle.
Le serpent de mer et le monstre du Loch Ness (un lac écossais) sont des animaux marins mythiques, fruits d’une mystification ou d’une hystérie collective. De même dans les stations de ski, on tente de mystifier les nouveaux touristes avec le dahu, sorte de chamois ayant des pattes droites plus courtes que les pattes gauches : pour le capturer, il suffit de l’amener à se retourner et il perd l’équilibre. L’abominable homme des neiges ou yeti est un animal mythique qui vivrait dans l’Himalaya. Moby Dick est la baleine blanche que le capitaine Achab poursuit dans le célèbre roman éponyme de Melville.
Les sirènes sont des animaux chimères dont la partie supérieure du corps est celle d’une femme et la partie inférieure celle d’un poisson. La Petite Sirène d’Andersen est décrite dans l’un des contes de cet écrivain danois et sa statue orne le port de Copenhague, la capitale du Danemark.
La licorne est un animal fabuleux proche du daim mais portant une unique corne sur le front. On attribuait à cette corne des propriétés spéciales.
Cerbère est le nom du chien à trois têtes, gardien des Enfers dans la mythologie gréco-latine ; il ne pouvait être endormi que par du miel. Seul Hercule déjoua sa vigilance lorsqu’il entra dans les Enfers pour y délivrer Thésée qui y était enfermé. De nos jours, le terme de cerbère est utilisé pour désigner un gardien intraitable.
La bête du Gévaudan terrorisa au XVIII e siècle la région du Gévaudan ; cet animal dont l’identité reste encore mystérieuse, tua près de cinquante personnes.
Le Léviathan est un monstre marin décrit dans la Bible ; il ressemblerait au gavial, le crocodile géant du Nil.
Le phénix est un animal fabuleux ayant la propriété de renaître de ses cendres.
Les chimères sont des animaux mythiques pour un tiers lion, un tiers serpent et un tiers chèvre. Le mot désigne de nos jours une créature composite, mais aussi une idée un peu folle.
Le sphinx est un animal mythique à corps de lion et à tête humaine. Il posait des questions aux voyageurs et tuait ceux qui ne savaient pas répondre à ses questions. Œdipe fut le seul à pouvoir répondre et obtint ainsi la vie sauve.
Le dragon est un animal fabuleux, cracheur de feu et particulièrement résistant aux assauts humains ; on dit que saint Georges terrassa un dragon.
Les moutons de Panurge sont des animaux dont l’existence a été imaginée par Rabelais ; ils étaient particulièrement stupides et si l’un d’entre eux se précipitait dans la mer, tous le suivaient sans se préoccuper du danger. Être un mouton de Panurge, c’est suivre sottement un individu ou une conviction.
L’oiseau bleu est le symbole de l’amour platonique non charnel.
La louve romaine est l’animal dont la légende rapporte qu’elle avait allaité les jumeaux Remus et Romulus, les fondateurs de la ville de Rome.
Le bouc émissaire est décrit dans la Bible comme l’animal qui était symboliquement chargé des péchés d’Israël et, de ce fait, chassé dans le désert.
La colombe qui quitta l’arche de Noé et revint avec dans son bec un brin d’olivier, signala ainsi la fin du Déluge, les quarante jours de pluie que Dieu fit tomber sur la terre afin d’y noyer tous les hommes sauf Noé et les siens. La colombe portant un brin d’olivier est devenue le symbole de la paix.
Le loup-garou est un animal féroce, en fait un homme se transformant en cet animal.
Les oies du Capitole sont ces animaux qui, par leurs cris, donnèrent l’alerte aux Romains alors que des soldats ennemis tentaient de pénétrer dans la vil

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