Wherever you are
215 pages
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Wherever you are , livre ebook

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Description

Captive d’un mariage sans amour, Melyssandre sombre inexorablement dans la dépression. Jusqu’alors inexistante aux yeux de son mari, tout bascule dans la violence du jour au lendemain, sans que rien ne laisse présager du cauchemar qu’elle va subir jour après jour.


Jeune étudiant, Noah enchaîne les histoires sans lendemain. Il n’a qu’un objectif : obtenir son diplôme, pour offrir une vie de rêve à sa mère, qui a tout sacrifié pour lui.


Quel terrible secret les lie ?


Ils n’ont rien en commun, l’une vient d’une famille aisée, l’autre s’échine au travail pour sortir de la misère, mais leur rencontre va chambouler leurs vies.



Entre mensonge et trahison, arriveront-ils à se retrouver ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 novembre 2022
Nombre de lectures 0
EAN13 9782493219909
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

PRESENTATION
 
 
 
Lya a 39 ans et trois enfants. Elle vit au pays des chocolatines, au fin fond des Landes, dans un petit village de campagne.
 
Boulimique de lecture de tous styles, depuis quelques années, elle écrit également, essentiellement de la romance dans divers univers.
 
Wherever you are s’inscrit dans les livres qui restent à jamais gravés dans nos mémoires.
 
Bonne lecture !
 
 
 
 
 
« Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. »
©2022, Lya Nimm
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
Dépôt légal : 11/2022
ISBN numérique : 978-2-493219-90-9
ISBN papier : 978-2-493219-91-6
 
 
 
 
 
TABLE DES MATIERES
PROLOGUE
CHAPITRE 1
CHAPITRE 2
CHAPITRE 3
CHAPITRE 4
CHAPITRE 5
CHAPITRE 6
CHAPITRE 7
CHAPITRE 8
CHAPITRE 9
CHAPITRE 10
CHAPITRE 11
CHAPITRE 12
CHAPITRE 13
CHAPITRE 14
CHAPITRE 15
CHAPITRE 16
CHAPITRE 17
CHAPITRE 18
CHAPITRE 19
CHAPITRE 20
CHAPITRE 21
CHAPITRE 22
CHAPITRE 23
CHAPITRE 24
CHAPITRE 25
CHAPITRE 26
CHAPITRE 27
CHAPITRE 28
CHAPITRE 29
CHAPITRE 30
CHAPITRE 31
CHAPITRE 32
CHAPITRE 33
CHAPITRE 34
CHAPITRE 35
CHAPITRE 36
CHAPITRE 37
CHAPITRE 38
CHAPITRE 39
CHAPITRE 40
CHAPITRE 41
CHAPITRE 42
CHAPITRE 43
CHAPITRE 44
CHAPITRE 45
ÉPILOGUE
REMERCIEMENTS

 
PROLOGUE
 
 
 
C’est fini.
Je l’ai perdue…
Et tout est ma faute.
Si je ne lui avais pas craché toute ma haine, elle serait encore près de moi. Dans mes bras. 
En bon ivrogne, je reprends une gorgée de vodka directement au goulot. Envolée ma sobriété. J'avais tout arrêté.
Pour elle.
Mel. Trois lettres qui me déchirent le cœur, me broient l’âme. 
Le liquide me brûle la gorge, mais je m’en fous. Je mérite tellement pire qu’une gueule de bois. Je cogne mon crâne violemment contre le mur, pour chasser son image qui me hante, mais son visage reste imprimé dans mes rétines, sa voix chante à mon oreille. Des larmes acides me brûlent les yeux. La douleur me fracasse, alors je hurle. Hurle à m'en briser les cordes vocales. 
Je titube dans le salon miteux, les yeux fixés sur mon salut et m'affale dans le canapé aussi défoncé que moi. Je veux oublier. Alors je bois encore et encore, jusqu’à la nausée. Un haut-le-cœur me déchire les tripes, j’ai à peine le temps de me pencher par-dessus l’accoudoir du canapé que mon estomac se libère, le traître. Le retour d'alcool m’enflamme l'œsophage, me laissant un goût amer. Je m'essuie les lèvres d'un revers de manche, je suis pitoyable. Ce fils de pute avait raison, je ne suis qu’une merde, je détruis tout ce que je touche. Je n'aurais jamais dû venir au monde. 
J'avise la seringue qui m’attend sagement sur la table basse. La dope, elle, ne m'a jamais jugé. Un dernier fix et je serai libéré. Mes mains tremblent en serrant le cordon autour de mon avant-bras. J'attrape ma meilleure amie, la contemple un instant à travers le brouillard de mon ivresse, puis enfonce l'aiguille dans le creux de mon coude et appuie sur le piston. 
 
— Garde-moi une place, mon ange, j’arrive.
 
CHAPITRE 1 
6 mois plus tôt, Melyssandre
 
Je dévale les escaliers, d’un pas rapide, trébuchant sur un des os en plastique de Gana, le golden retriever de la maison. Cette chienne m’épuise, elle sème ses jouets comme le petit poucet ses cailloux.
L’arôme du café embaume l’entrée, signe que mon mari est déjà debout. Je me hâte de le rejoindre, attrapant une paire de ballerines vernies que j’enfile habilement, et me rue sur ma drogue. Une bonne journée ne commence jamais sans une tasse de café fraîchement moulu. 
 
— Bonjour, me lance Maxence sans lever le nez de son journal. 
— Coucou.
 
Je l’embrasse sur la joue, plissant le nez pour m’empêcher d’éternuer. Il est rasé de près comme toujours et l’odeur de son après-rasage m’agresse les narines. Je déteste ce parfum, il le sait, mais s’entête à le porter. 
Je devrais peut-être entamer une grève du sexe ? Quoiqu’en ce moment, nos relations intimes sont limitées, voire inexistantes. Maxence est très pris par son travail. Neurochirurgien de renom, il passe ses journées à l’hôpital, ou en voyage à travers le monde pour des conférences médicales. Autant dire que nous nous voyons très peu. Heureusement que ma carrière de harpiste me satisfait pleinement. De nature solitaire, je peux passer des heures, seule avec mon instrument. La musique me comble et apaise mon âme. Il me manque cependant une chose. Une chose que je souhaite plus que tout, pour enfin me sentir complète et remplir le vide des absences de Maxence. Un enfant. Mais il persiste à me le refuser. Il n’est pas prêt, quatorze ans qu’il me le répète. 
Et moi dans tout ça ?
Mon horloge biologique tourne et, à trente-deux ans, je me sens plus que prête à la maternité. Je chasse mes idées noires et me mets à table pour avaler un bol de céréales avant de partir pour mes répétitions. 
 
ㅡ Tu penses rentrer à quelle heure ? demandé-je à Maxence, en faisant passer ma bouchée avec une gorgée de café. 
ㅡ J’ai une journée chargée. Ne m’attends pas pour dîner, lâche-t-il, glacial, en repliant son journal. 
ㅡ Ne fais pas cette tête, Melyssandre, tu savais ce qui t’attendait en m’épousant. Je n’en suis pas arrivé là où j’en suis en me tournant les pouces et ce n’est pas maintenant que cela va changer. 
 
Je ravale mes larmes. Oui, je savais où je mettais les pieds lorsque nous nous sommes rencontrés. Enfin, quand nos parents nous ont contraints à nous rencontrer. La passion n’a jamais été au rendez-vous avec Maxence, mais j’espérais que ça évoluerait, avec les années. Qu’une fois sa carrière lancée, il m’accorderait plus de temps. 
Grossière erreur. 
Les choses n’avaient fait qu’empirer. Nous ne partageons qu’occasionnellement nos repas et les sorties se font de plus en plus anecdotiques. Même les rares gestes tendres des débuts ont laissé place à une franche lassitude.
 
ㅡ Je ne sais pas, réponds-je, mais…
ㅡ Mais quoi, encore ?
ㅡ Tu le sais ! 
 
Mon cœur se serre, mes yeux me brûlent. Je m'efforce de ne pas laisser couler mes larmes. Hors de question de lui dévoiler à quel point son attitude me blesse. 
 
ㅡ Ne remets pas cette histoire d’enfant sur le tapis. Tu connais mon avis sur le sujet. Je n’ai pas le temps pour ça, ma carrière…
ㅡ Ta carrière ! Tu n’as que ce mot à la bouche ! Et moi dans tout ça ? Je passe ma vie à t’attendre, j’en ai assez !
ㅡ Et tu vas faire quoi, Melyssandre ? me nargue-t-il en ricanant. 
ㅡ Je vais le faire sans toi !
 
Les mots sont sortis tout seuls. Instinctivement. Mais cette histoire d’enfant me bouffe. 
Maxence éclate de rire. 
 
ㅡ Eh bien, je t’en prie, vas-y ! Je te rappelle seulement qu’il faut être deux pour ça, mais libre à toi d’essayer la conception divine ! s'esclaffe-t-il en sortant de la cuisine. 
ㅡ Ne me tourne pas le dos, Maxence, hurlé-je, en proie à une rage brûlante. 
 
Je m'imagine attraper un couteau et le lui planter dans le cœur. Je veux qu’il souffre autant que je souffre. Son refus incompréhensible de fonder une famille me brise. Fille unique, j’ai toujours rêvé d’une grande famille, d’une maison remplie de rires d’enfants, de vie. Au lieu de ça, je n’ai que de longues soirées en solitaire et cette situation me pèse. 
 
ㅡ Arrête ton cinéma, la discussion est close ! Je ne veux pas d’enfants. C’est comme ça, il va falloir t’y faire. 
 
J’attrape ma tasse de café et la lui jette à la figure, éclaboussant sa chemise immaculée et son visage figé par la surprise. 
 
ㅡ Tu es complètement folle, ma parole, aboie-t-il en attrapant une serviette sur le plan de travail pour essuyer les gouttelettes qui perlent sur sa peau. 
ㅡ Oui ! Folle de rage, hurlé-je en débarrassant la table d’un mouvement de bras.
 
Les assiettes et les tasses volent, se brisent sur le carrelage et je regrette que le café ne soit pas brûlant.
 
ㅡ Arrête ça tout de suite ! crie Maxence en se rapprochant.
ㅡ Non ! Je n’en peux plus. Ça fait des années que je prends sur moi, que j’espère que ton comportement va changer, que je ne dis rien, que je subis tes absences, ton ignorance. Et je n’ai rien en retour. Tu me refuses la seule chose que je désire plus que tout. La seule chose dont j’ai besoin. 
 
Je tombe à genoux et laisse libre cours à mes larmes. 
Maxence, nullement ému par mon désarroi, se plante devant moi au milieu de la vaisselle brisée et me jette un regard de pitié. 
 
ㅡ Pauvre fille ! Et tu te demandes pourquoi je fuis cette maison ? Pourquoi je te fuis toi ? Je ne veux pas d’enfants avec toi. Jamais. 
 
Il tourne les talons, m’abandonnant là, seule avec mon cœur en miettes. J’entends la porte claquer et je m’effondre. Après un long moment à pleurer, je me redresse et ramasse les morceaux cassés que je balance avec rage dans l’évier. J’ai une impression de gâchis. Le sentiment d’avoir perdu mon temps avec cet homme, et cette révélation me laisse un goût amer.
Mes mains tremblent en remplissant ma tasse de café que je noie de sucre et de crème. Je bois le sirop d’érable à même la bouteille et engloutis les pancakes, rescapés de ma crise. La nourriture me remplit, mais n’apaise pas la douleur qui pulse dans mon cœur. Je déteste tellement cet homme.
Après cette orgie

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