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Derrière les masques , livre ebook

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Description

Montebello, 1859, à l’aube de la deuxième guerre d’indépendance italienne... Alors que Gabriele se prépare à l’éventualité d’une bataille, Alessandra tente d’élever son petit frère, aux côtés d’un père dévasté par l’alcool depuis la disparition de son épouse.


Si Alessandra s’échappe de la triste réalité de son quotidien en rêvant à ces bals qu’elle a connus par le passé, Gabriele se plonge dans la littérature, son seul refuge au cœur d’une existence qui ne lui convient pas. Mais une confrontation embarrassante amène le jeune aristocrate devant la porte du taudis où elle réside, et tout bascule...


Gabriele bouleverse le précaire équilibre d’Alessandra ; elle lui offre une lueur d’espoir au milieu du chaos d’une guerre menaçant leurs vies. Et si, derrière les masques imposés par la société, ils réussissaient à trouver le chemin les menant l’un à l’autre ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 12 décembre 2022
Nombre de lectures 5
EAN13 9782493219886
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays. L’auteur ou l’éditeur est seul propriétaire des droits et responsable du contenu de ce livre. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.»
 
 
©2022, Élodie François
Édition : Plumes de Mimi éditions, 122 rue de l’Argonne, 62117 Brebières.
Siret : 84469800100014
Couverture : Dragonfly Design
Dépôt légal : 12/2022
ISBN numérique : 978-2-493219-88-6
ISBN papier : 978-2-493219-89-3
Élodie François
 
Née à Strasbourg en 1980, j’écris depuis l’âge de 18 ans. J’ai découvert que, grâce aux mots, je pouvais m’évader d’une autre manière et inviter ceux qui me lisent dans mon univers.
Dans mon esprit en perpétuelle ébullition naissent des histoires tantôt teintées de magie, tantôt ancrées dans notre monde. Et, parfois, j’aime effacer la frontière entre la réalité et celle de mes textes, glissant çà et là des éléments inattendus, des fragments de moi-même…
C’est au rythme de mon cœur que les mots se déversent sur le clavier, puisant souvent dans les ombres de mon passé. La romance fantastique était mon premier amour, une longue histoire qui fait toujours autant vibrer mon cœur et mon âme…
En 2019 et 2020, de fabuleuses rencontres ont marqué un tournant crucial dans mon existence, m’aidant à puiser en moi une inspiration nouvelle afin de m’affranchir de certaines barrières… C’est là que je me suis essayée à la romance contemporaine, faisant ainsi sauter un nouveau verrou. Une nouvelle étape, une autre histoire d’amour née avec ce genre littéraire que j’explore désormais à ma manière…
Mais peu importe le style de roman, j’aime guider les lecteurs dans un voyage et essayer de leur faire voir le monde à travers mes yeux.
Table des matières

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42
Chapitre 43
Chapitre 44
Chapitre 45
Chapitre 46
Chapitre 47
Chapitre 48
Chapitre 49
Chapitre 50
Chapitre 51
Chapitre 52
Chapitre 53
Chapitre 54
Chapitre 55
Chapitre 56
Épilogue

 
Prologue
 
 
 
Montebello, Italie 20 mai 1859
 
Le bruit des canons était assourdissant. Les coups de feu fendaient l’air de toute part. Il entendait les cris de ses compagnons d’infortune, les voyait tomber les uns après les autres, ses ennemis, ses alliés, des inconnus pour la plupart. Pour la première fois de sa vie, il éprouvait de la peur. Elle était fourbe, insidieuse, se glissait sournoisement au creux de sa tête, de son cœur et de son ventre. Elle s’y nichait, s’assurant que chaque fibre de son être la ressentait.
Un peu plus loin, sur la colline, s’élevait la tour du Castello Beccaria, le château dominant le village qui l’avait vu naître. Sa vie lui avait semblé si douce avant tout cela, avant d’être contraint de s’engager dans cette lutte ! Mais, puisqu’il était membre de la cavalerie du Piémont, comme son père, répondre à l’appel des troupes lorsque celui-ci avait retenti avait été une obligation. L’armée autrichienne était très proche, alors, il avait fallu agir vite pour protéger ceux qui pouvaient l’être, la protéger elle surtout, en les envoyant se réfugier dans les collines, avant de partir rejoindre les alliés français un peu plus à l’ouest.
Les premiers affrontements avaient eu lieu à Genestrello. Son camp avait tenté de repousser l’envahisseur, mais avait été forcé de s’approcher du village, désormais encerclé.
Il entendait encore le cri du général Forey, haranguant les troupes pour leur donner force et courage :
« Souvenez-vous que vos pères ont toujours vaincu l’ennemi ! Et vous y parviendrez à votre tour aujourd’hui, comme ils le firent par le passé ! »
Voilà ce qu’avaient été ses paroles.
Puis l’assaut franco-sarde avait dégénéré et, dans un furieux corps-à-corps, ils avaient lutté contre les Autrichiens.
Son cheval était mort depuis un moment déjà, mis à terre par l’un de ceux qu’il combattait. Entraîné par la chute de son destrier, dont l’encolure avait été frappée d’une balle, il était tombé et avait peiné à se remettre debout, partiellement coincé sous la bête. Sa détermination à ne pas mourir ainsi avait été si grande qu’il s’était relevé et avait continué de se battre.
C’était sa première guerre.
Avait-il pensé qu’à peine quelques mois après son enrôlement, il aurait à se rendre au front ? Qui plus est, ici même ? À deux pas de chez lui...
Montebello...
Il se demanda si la prochaine fois qu’il en foulerait le sol, ce serait vivant. Il commençait à en douter, tant la situation lui semblait dramatique.
Des hommes équipés de baïonnettes, de fusils plantaient ou tiraient en tous sens ; l’artillerie tonnait ; les chevaux hennissaient... Rien ne laissait présager une issue favorable. Tout autour de lui, il ne voyait que la mort. Triste, horrible et effrayante, elle revêtait les uniformes de ces soldats qui combattaient. Elle se parait d’un masque hideux, celui de la prétendue légitimité de leurs actes. Car c’était bien de cela qu’il s’agissait… Ils se cachaient derrière des prétextes, mais en vérité… Au nom de quoi se permettaient-ils de décider de la vie ou la mort d’autrui ? Au nom de qui ? Au nom du dirigeant de leur armée ? Pour défendre leurs terres ? Ce n’était que pure bêtise. Il en avait conscience, mais que pouvait-il faire d’autre ? S’enfuir n’était pas une option, baisser les bras et se laisser mourir ne l’était pas davantage.
Alors, il avançait, inlassablement, le canon de son fusil crachant la poudre dont il l’avait chargé. Répandant le chaos autour de lui. Encore et encore.
Cela se terminerait-il un jour ? Verrait-il la fin de toute cette démence ?
Dans la cohue, on le bousculait. Ses mains tremblantes s’agrippaient à son arme. Jamais encore, il n’avait craint ainsi pour sa vie et celle des siens. Il tentait d’avancer, progressant pas à pas, marchait, trébuchait sur les corps ensanglantés qui jonchaient le sol, refusant de baisser le regard pour ne plus croiser leurs yeux que la vie avait quittés… Leurs visages semblaient déformés par la douleur. Mais lui savait que ce n’était pas cela. C’était l’effroi qui avait à tout jamais imprimé cette expression sur leurs traits. L’horreur de constater cette terrible réalité : les hommes étaient fous.
Il n’avait jamais voulu cela. Il n’avait intégré la cavalerie que pour satisfaire son père... Et à présent, il était enrôlé de force dans ce combat qui n’était pas le sien. Contraint de se battre contre d’autres qui, comme lui, n’avaient pas demandé à être là. Il avait cessé de chercher un sens à cette folie. De sens, il n’y en avait pas. Il n’y en avait jamais eu. Rien ne pouvait justifier de tels actes.
L’unique chose qu’il avait souhaitée était de rester avec elle . Toutes ces batailles menées au seul nom du pouvoir n’avaient aucune signification pour lui. Il n’avait cure de savoir à quel empire appartenait son village. À vrai dire, en cet instant, rien de tout cela n’avait d’importance. Tout ce qu’il souhaitait, c’était rester en vie. Pour la revoir.

 
Chapitre 1
 
 
Montebello, Italie, fin janvier 1859
 
Alessandra était épuisée. Harassée, comme tous les soirs, elle rentrait chez elle. Il faisait nuit depuis un moment déjà. C’était l’hiver, un hiver particulièrement rude. Son manteau de laine la réchauffait à peine. Alors, comme bien souvent, elle courait pour ressentir un peu moins le froid mordant de cette fin janvier. Le bruit de ses bottes martelant le sol était assourdi par la terre humide du chemin. Dans quelques minutes, elle serait enfin chez elle, où elle pourrait s’installer tout près du poêle à bois. Mais si l’idée de se blottir à côté du feu était alléchante, elle ne l’enchantait pourtant pas outre mesure, car elle appréhendait ce qu’elle trouverait en entrant dans la petite demeure.
Au-devant, elle apercevait déjà les lignes légèrement tordues de la bâtisse où elle résidait. Une fois de plus, elle constata que la charpente avait besoin d’être redressée, sans quoi, elle finirait par s’écrouler. Son père ne s’en était toujours pas occupé… Et dire qu’il suffirait d’une nouvelle poutre, et de quelques clous ! Ce n’était pas trop demander… La maison n’était pas encore une ruine, mais elle le deviendrait s’il ne faisait rien. En songeant à lui, son estomac se serra.
Si seulement il pouvait redevenir celui qu’il avait été autrefois ! Tout serait plus simple. Pour elle et pour Mariano. En attendant que ce jour arrive, c’était elle qui devait gérer leur famille un peu bancale. Et elle agissait à la hauteur de ce qu’elle était en mesure de faire.
Effectuer des tâches domestiques chez quelques riches habitants du village n’était pas toujours facile. C’était surtout usant. La jeune femme se cassait le dos, abîmait ses mains et ses genoux, mais il le fallait. Elle n’avait pas le choix si elle souhaitait gagner un peu d’argent pour vivre. Alors, elle travaillait sans relâche, jour après jour, pour assurer un lendemain précaire à son petit frère de sept ans qui représentait ce qu’elle avait de plus cher

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