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Description



Maître incontesté de l'estampe japonaise, Hokusai n'a cessé d'inspirer les artistes occidentaux, en particulier les peintres impressionnistes. Il a traité tous les sujets, profanes et sacrés, et il est aussi célèbre pour ses vues du mont Fuji que pour ses planches érotiques.



Complément utile de vos visites, réelles ou virtuelles, ce livre abondamment illustré propose une plaisante introduction à la vie, à l'oeuvre, aux techniques et aux thématiques de l'artiste, emblématique de l'Ukiyo-e.






  • Chronologie au Japon et en Europe


  • Biographie de l'artiste


  • Introduction : l'art de l'Ukiyo-e


  • Hokusai, l'artiste


  • L'oeuvre de Hokusai


  • Conclusion


  • Notes


  • Glossaire


  • Liste des illustrations


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 18 décembre 2014
Nombre de lectures 40
EAN13 9782212295160
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0000€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris Cedex 05


Avec la collaboration de Sybille Bellamy-Brown, historienne de l’art,
Chargée de cours à l’École du Louvre, Conférencière nationale.

Mise en page (maquette intérieure et couverture) :
Baseline Co. Ltd
61A-63A Vo Van Tan Street
4 e étage
District 3, Hô Chi Minh-Ville
Vietnam

Deuxième tirage

© Groupe Eyrolles
© Confidential Concepts, worldwide
Image-Bar www.image-bar.com

Tous droits d’adaptation et de reproduction, réservés pour tous pays.
Sauf mentions contraires, le copyright des œuvres reproduites appartient aux photographes, aux artistes qui en sont les auteurs ou à leurs ayants droits. En dépit de nos recherches, il nous a été impossible d’établir les droits d’auteur dans certains cas. En cas de réclamation, nous vous prions de bien vouloir vous adresser à Confidential Concepts.

ISBN : 978-1-78525-000-2
Woldemar von Seidlitz
Dora Amsden




Hokusai
Le Col de Mishima dans la province de Kai, de la série Trente-six Vues du mont Fuji (Fugaku sanjurokkei), 1890-1940,
à partir d’une impression plus ancienne . Nishiki-e (gravure sur
bois polychrome), oban . Library of Congress, Washington, D.C.
Sommaire


Chronologie au Japon et en Europe
Biographie de l’artiste
Introduction
LES ÉCOLES DE TOSA ET DE KANO
L’école de Tosa
L’école de Kano
LE XV e SIÈCLE : UNE RÉVOLUTION ARTISTIQUE
L’ UKIYO-E
Matabei : le fondateur
Moronobu et les estampes
LA TECHNIQUE DE L’ESTAMPE
Les formats
Le travail du bois
Les dessins peints
Le tirage
Les impressions en couleurs
CHAPITRE 1
RÉCEPTION CRITIQUE
Un homme du peuple
PARCOURS ARTISTIQUE
Apprentissage et influences
« Hokusai »
Vie personnelle
CONSÉCRATION
Hokusai et le shogun
Hokusai profe
Les élèves de Hokusai
La précision de Hokusai
THÈMES DE PRÉDILECTION
L’être humain
L’érotisme
L’humour
Le démoniaque
L’ère du Genroku (1688-1703)
CHAPITRE 2
LES SURIMONOS
Les vues d’Edo
Livre illustré des deux rives de la Sumida en un seul coup d’oeil
Cent Poèmes expliqués par la nourrice
Autres surimonos célèbres
LES ILLUSTRATIONS DE LIVRES
Les livres jaunes
Les romans illustrés
LES ALBUMS
La Manga
Les stations du Tokaido
Études de la nature
Les Trente-six Vues du mont Fuji
Voyage au fil des cascades des différentes provinces
Vues pittoresques des ponts célèbres des diverses provinces
Cent Vues du mont Fuji
Miroir de la poésie chinoise et japonaise
Grandes Fleurs et Petites Fleurs
Poésies illustrées de la dynastie des Tang
DERNIÈRE PÉRIODE
Conclusion
Glossaire
Liste des illustrations
Notes
Ejiri dans la province de Suruga (Sunshu Ejiri), de la série Trente-six Vues du mont Fuji (Fugaku sanjurokkei), 1832-1833.
Nishiki-e * (gravure sur bois polychrome), 25,2 x 37,1 cm ( oban * ).
Library of Congress, Washington, D.C.
Chronologie au Japon et en Europe



Japon

XV e – XVII e : siècle : Période Sengoku, introduction du christianisme.
1603-1868 Époque d’Edo ou période Togukawa.
Années 1830 : La crise de Tenpo (ou Tempo) et sa grande famine font des milliers de morts.
1853 : L’expédition américaine du commodore Perry contraint le Japon à ouvrir ses portes à l’Occident.
1860 : La première ambassade japonaise s’embarque pour l’Europe.
1862 : Première participation importante d’artistes japonais à l’Exposition universelle à Londres.
1868-1912 : Période Meiji et restauration ; ouverture du Japon, modernisation et occidentalisation de la société japonaise, croissance économique rapide.
1894-1895 : Première guerre sino-japonaise, défaite de la Chine.
1904-1905 : Guerre russo-japonaise.

Europe

1862 : Ouverture de la boutique d’art japonais de M. et Mme Desoye au 220 rue de Rivoli à Paris.
1867 : L’Exposition universelle qui se tient à Paris révèle l’école Ukiyo-e à l’Occident.
1872 : Le critique d’art Philippe Burty invente le terme de « japonisme ».
1876 : Émile Guimet ramène une collection d’œuvres religieuses japonaises.
1878 : Suite à l’Exposition universelle, le collectionneur japonais Tadamasa Hayashi reste à Paris.
1880 : Siegfried Bing fonde la revue Le Japon artistique .
1883 : Louis Gonse organise une exposition rétrospective de l’art japonais à la galerie Georges Petit, rue de Sèze à Paris.
1889 : Louis Gonse expose sa collection d’art japonais lors de l’Exposition universelle de Paris.
1891 : Edmond de Goncourt publie la première monographie consacrée à un artiste japonais, Kitagawa Utamaro.
1896 : Goncourt publie la monographie de Hokusai. Ernest Fenollosa écrit le catalogue de l’exposition des maîtres de l’ Ukiyo-e à New York.
Biographie de l’artiste



1760 : Katsushika Hokusai naît en octobre ou novembre dans le quartier de Honjo de parents inconnus. Il est adopté vers trois ou quatre ans par Nakajima Ise, fabricant de miroirs de la famille princière de Tokugawa. Il travaille chez un graveur sur bois jusqu’à l’âge de quatorze ans.

1778 : Il abandonne la gravure et entre dans l’atelier de Katsukawa Shunsho, le maître de l’école de Katsukawa et du kabuki * (scènes de théâtre). En 1782, il publie son premier manuscrit illustré.

1793 : Hokusai produit son premier surimono * . Il s’éloigne des motifs standards que l’on trouve dans l’ Ukiyo-e (acteurs et courtisanes) pour des paysages et des scènes de la vie quotidienne au Japon. Cette réorientation représente une avancée sur le plan personnel ainsi que dans l’art de l’ Ukiyo-e .

1795 : Hokusai signe ses œuvres du nom de Sori. Il peint un grand nombre de surimonos et de planches pour des recueils de poèmes durant la décennie suivante.

1800 : Hokusai assume enfin le nom Katsushika Hokusai. Il commence à produire des séries de style occidental.

Vers 1807 : Il collabore avec Takizawa Bakin, un gesakusha * (auteur de fiction populaire) sur une nouvelle forme de divertissement : le yomihon * .

1810 : Il prend le nom de Taito. Il produit des livres illustrés et albums de photos qui servent de modèles à son style jusqu’à la fin de sa vie. Il devient le premier dessinateur d’images monochromes en noir et blanc.

1812 : Il publie le premier volume de la Manga * et des surimonos .

1820 : Toujours en signant Hokusai, il choisit un nouveau nom : I-itsu. Il recommence à réaliser des surimonos notamment de grandes séries.

1823 : Il publie l’album Dessins en un seul coup de pinceau ( Ippitsu gafu ), un album de format moyen, l’un des nombreux recueils qu’il publiera au fil des années sur les techniques du dessin.

1830-1832 : Il poursuit l’œuvre Sous la Grande Vague au large de la côte à Kanagawa ( Kanagawa oki namiura ), plus connue sous le nom de La Grande Vague , de la série des Trente-six Vues du mont Fuji .

1832 : Il complète la série des Trente-six Vues du mont Fuji ( Fugaku sanjurokkei ). Il travaille également sur la série Voyage au fil des cascades des différentes provinces ( Shokoku taki meguri), les Grandes Fleurs et les Huit Vues du Ryokyo ( Ryokyo hakkei ).

1833 : Il publie la série Neige , lune et fleurs ( Setsugekka ), Mille Images de la mer ( Chi-e no umi ) et commence Miroir de la poésie chinoise et japonaise ( Shiika shashinkyo ).

1834 : Hokusai souffre de paralysie, ce qui affecte son travail. Cependant, il continue de peindre et assume avec humour le surnom de Gakyorojin (le vieux fou et ses peintures). Il publie la série Vues pittoresques des ponts célèbres des diverses provinces ( Shokoku meikyo kiran ), des Petites Fleurs ainsi que le premier volume de l’album les Cent Vues du mont Fuji ( Fugaku hyakkei ).

1834-1840 : Il poursuit la publication des Cent Vues du mont Fuji . Il prend le nom de Manji, qui signifie « dix mille ans » et qu’il ne quittera plus.

1835 : Il travaille sur la série Cent Poèmes expliqués par la nourrice ( Hyakunin isshu uba ga etoki ).

1839 : Un incendie dans son atelier détruit nombre de ses œuvres.

Vers 1841 : Introduction des réformes Tenpo par Tokugawa Shogunate. Les restrictions sur le divertissement entraînent le déclin de l’impression et de la publication de livres. Hokusai doit jouer de son nom pour vendre ses dessins et pouvoir vivre. Il se désintéresse de l’estampe et s’adonne davantage à la peinture.

1848 Hokusai publie Le Traité du coloris .

1849 : Il meurt le 18 avril (ou le 10 mai) 1849, ses cendres sont déposées au temple Seikyoji à Asakua, à Edo.
Torii Kiyohiro , L’Acteur Nakamura Tomijoro dans le rôle de Musume Yokobue (Musume Yokobue Nakamura Tomijoro), 1753. Benizuri-e * , 43,5 x 29,3 cm .
Musée d’art de la ville de Chiba, Chiba.
Introduction




L’art de l’ Ukiyo-e
« Images du monde flottant »


« Vivre uniquement le moment présent, se livrer tout entier à la contemplation de la lune, de la neige, de la fleur de cerisier et de la feuille d’érable… ne pas se laisser abattre par la pauvreté et ne pas la laisser transparaître sur son visage, mais dériver comme une calebasse sur la rivière, c’est ce qui s’appelle ukiyo . »

Asai Ryoi, Contes du monde flottant , vers 1665
Femmes luttant contre le vent, tiré de l’album de kyoka * Les Oiseaux de la capitale (Miyakodori), vers 1802.
Nishiki-e (gravure sur bois polychrome), 22,8 x 34,8 cm .
Collection Martin A. Ryerson, Art Institute of Chicago, Chicago.


L’art de l’ Ukiyo-e * est « une approche spirituelle de la réalité et du naturel de la vie quotidienne [1] ». Cette définition de James Jarves résume avec vigueur les motivations des maîtres de l’ Ukiyo-e , cette école artistique populaire japonaise qui fut si poétiquement surnommée « Le Monde flottant ».

Pour celui qui assimile les idées nouvelles de façon instinctive, la chose est aisée mais, pour celui dont l’intuition est moins développée, une période d’apprentissage sera nécessaire afin d’apprécier « un élément aussi récalcitrant que l’art japonais, exigeant tout à la fois une certaine attention et le questionnement de toutes les théories préétablies [2] ».
Étude de r

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