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REUSSIR LE PARI DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT EN RDC , livre ebook

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Description

REUSSIR LE PARI DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT EN RDC

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2021
Nombre de lectures 4
EAN13 9798406392461
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

REUSSIR LE PARI DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT EN RDC
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G.-J. MUNZADI M. REUSSIR LE PARI DE LA GRATUITE DE L’ENSEIGNEMENT EN RDC
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©2021 - Editions Mikanda ISBN: 979-8-4063-9246-1 www.editions-mikanda.orgcontact@editions-mikanda.orgLe code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur, de ses ayantsdroits, ou de l’éditeur, est illicite et constitue une contrefaçon aux termes de l’article L335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
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AVANT PROPOS
Notre réflexion s’inscrit dans la continuité des débats publics parfois houleux qui ont inondé le secteur de l’éducation depuis la mise en œuvre effective, il y a quasiment deux ans, de la gratuité de l’enseignement de base dans notre pays. Déjà saturé de déplorations depuis des décennies, le secteur de l’enseignement en République Démocratique du Congo présente encore aujourd’hui un tableau sombre : baisse du niveau des performances scolaires, disparité accrue de la qualité des enseignements en fonction des origines sociales et géographiques des élèves, perturbation récurrente des enseignements suite aux conflits armés dans certaines zones du pays, difficultés d’adaptation et d’insertion des enfants issus de ces zones de conflit, problèmes de prise en charge des enseignements par les parents, perte de l’efficacité pédagogique, démotivation des enseignants due aux conditions de travail pénibles et à la rémunération précaire, perte de l’autorité de l’Etat dans le secteur de l’enseignement suite au manque d’une politique éducative efficace et efficiente, banalisation de la violence dans les milieux scolaires et maintenant, le problème de la gratuité et tous les enjeux subséquents. Tous ces problèmes paralysent l’enseignement en général et la gratuité de l’enseignement de base quant à elle constitue aujourd’hui ungigantesque défi pour
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l’Etat. C’est dans ce contexte précis que nous intervenons afin d’apporter notre pierre dans la construction de ce grand édifice ô combien salutaire pour le développement de notre cher et beau pays. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le pari de l’éducation pour tous en République Démocratique du Congo implique des coûts réels et des choix politiques difficiles compte tenu du déficit budgétaire criant et de l’état d'extrême précarité de l’économie du pays. C’est ainsi que la volonté exprimée par l'exécutif ces deux dernières années et la détermination de "passer à l'acte" méritent nos encouragements en dépit des insuffisances constatées qui s’avèrent peut-être "normales" pour un début. Et pour ne pas sombrer dans le criticisme stérile comme d’aucuns le font à longueur des journées depuis la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base, nous proposons, en tant qu’intellectuel et technicien de l'enseignement, notre "feuille de route" pour sortir de l’impasse. En effet, l’actuelle Constitution congolaise consacre l’obligation et la gratuité de l’enseignement de base en insistant principalement sur la nécessité de l’égalité d’accès aux opportunités et aux infrastructures éducatives de l’ensemble des citoyens dans la mesure des ressources disponibles en raison du rôle essentiel qui est le leur pour contribuer au bien-être social,
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économique et politique du pays. En 2011, le gouvernement congolais sur recommandation du Président Joseph Kabila s’est résolument penché sur lagratuité de l’enseignement primaire uniquement pour les trois premières classes du primaire et ce, dans le but d’évoluer progressivement pour étendre la mesure pour tout le cycle de l'éducation de base. L’objectif visé était de favoriser une scolarisation accrue des élèves au niveau du primaire afin de promouvoir la littérature et la numération. Malheureusement, cette mesure noble n’a pas donné des résultats escomptés à cause des multiples incompréhensions et divergences de point de vue qui ont opposé le gouvernement et les chefs d’établissement qui posaient un certain nombre de préalables avant l’effectivité de cette mesure. Le souci des gouvernements passés et présents de se battre bec et oncle pour assurer l’accès à l’éducation pour tous est sans doute lié au fait que le pays est signataire d’un certain nombre de traités internationaux, dont la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’article 26 de la Déclaration exige des États membres qu’ils garantissent à chacun le droit à une éducation gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Elle souligne néanmoins que l’enseignement offert doit être de qualité et pertinent pour l’enfant. De même, plusieurs autres traités internationaux dont la RD Congo est signataire affirment l’idée selon laquelle garantir ce droit est
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essentiel dans la mesure où l’éducation de base constitue le fondement de l’apprentissage tout au long de la vie. La plupart de ces traités s’inspirent d’une philosophie profonde qui pense qu’il ne va pas de l’intérêt du monde de voir une région ou un pays livré à un avenir marqué par la sous-alimentation, la pauvreté, l’analphabétisme, la maladie et des gouvernements irresponsables. Il est également inacceptable d’approuver l’avenir d’une nation dans laquelle l’analphabétisme de masse gagne de plus en plus en proportion. En République Démocratique du Congo, la gratuité de l’enseignement doit passer avant tout par la réforme du système éducatif afin de répondre non seulement aux besoins des apprenants, mais aussi aux nombreux défis auxquels le pays est confrontéen matière de l’éducation. Parmi ces défis, nous citons l’insuffisance budgétaire, la faiblesse des systèmes et des structures pour la fourniture effective de services éducatifs, les capacités humaines et logistiques insuffisantes, le trop grand nombre d’élèves qui n’atteignent pas les résultats d’apprentissage escomptés, le grand nombre d’enfants et de jeunes non scolarisés et la participation insuffisante des parents et des communautés, etc. La question de la réforme du système éducatif s’articule aussi en termes du rapport entre gratuité et qualité qui se pose avec acuité actuellement. Si elle n’est pas prise au sérieux, cette question pourrait anéantir tous les efforts
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pourtant louables consentis par le pouvoir actuel concernant la gratuité de l’enseignement de base. Parmi les recommandations que nous allons formuler durant cette étude, nous mettrons un accent particulier sur la qualité des enseignements dans les écoles publiques congolaises àl’heure de la gratuité afin que cette dernière n’altère pas la première. Ceci ne pourra être possible que si l’on s’engage à réussir les conditions d’accompagnement en termes de préalables humains, matériels, logistiques, techniques, infrastructurels pour mettre la qualité de l’enseignement à l’abri de la médiocrité et de la dérive dans le tumulte de la gratuité. Pour garantir la qualité de l’enseignement issue de la réforme du système éducatif engagé à l’heure de la gratuité, un travail laborieux doit être fait au préalable. Ce travail doit impliquer un échantillon représentatif de toutes les parties prenantes, dont des délégués du ministèrede l’EPST, des spécialistes de contenus pédagogiques et des représentants de plusieurs institutions y compris l’enseignement supérieur et les partenaires. À l’issue de ce processus derévision et de fixation, les résolutions doivent être remises aux chefs d’établissement, aux enseignants et aux parents. La réforme du système éducatif doit viser à favoriser le développement holistique des élèves, afin qu’ils contribuent à la reconstruction du pays dans le but d’atteindre les progrèssocio-économiques tant
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souhaités et recherchés. Il doit également viser l’amélioration de la qualité et rendre l’enseignement pertinent afin que les élèves soient compétitifs sur le plan régional et international. Cette démarche vise à répondre aux questions clés suivantes : quel sens est donné àl’enseignement en général et l’enseignement obligatoire en particulier? L’enseignement obligatoireen RD Congo est-il commun à tous les élèves ? Qu’enseigne-t-on et comment enseigne-t-on dans nos écoles gratuites? Quel est l’objectif visé en rendant l’enseignement de base obligatoire et gratuit en RDC ? Ces questions trouvent leurs réponses dans le développement de ce livre.D’ores et déjà, nous vous souhaitons une excellente lecture !
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