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Description

Une histoire vraie qui vous bouleversera
Ce livre a été écrit autant pour les personnes entourant les victimes d'abus sexuels que pour les victimes elles-mêmes, bien que ces dernières, contrairement aux premières, savent la douleur et les profondes cicatrices que cela laisse! J'aimerais ne plus jamais entendre «c'est seulement du taponnage de fesses»! C'est beaucoup plus que cela, c'est la destruction de l'image de soi, l'anéantissement de l'estime que la personne a d'elle-même. C'est une hypothèque à long terme sur sa sexualité. C'est un cadre de référence moral erroné. C'est une maladie mentale qui s'installe tout au long des abus et qui continue toute la vie durant. C'est une asociabilité envers le sexe agresseur. Tu ne guéris jamais de l'abus sexuel, tu apprends seulement à vivre avec! Tu fais de ton mieux, quand tu peux. Ta vie devient une thérapie. Tu avances d'un pas incertain jusqu'à ce que tu frappes un mur. Tu as la possibilité, à ce moment, de regarder ce que ce mur a à t'apprendre sur toi, sur ce que les abus dont tu as été victime ont détruit en toi! Quand tu es prête, si un jour tu l'es, tu continues ton chemin jusqu'au prochain mur devant toi. Encore une fois, tu arrêtes et regardes ce que ce mur veut bien t'indiquer sur ton état, ta maladie, ton existence. En ce qui me concerne, il y aura toujours des murs qui se dresseront devant moi, car je souffre d'une maladie mentale qu'on appelle: "victime d'abus sexuels". Chaque tournant de mon existence à son mur au pied duquel je me suis assise pour étudier ce qu'il avait à me dire.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 24 août 2016
Nombre de lectures 88
EAN13 9782924594346
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0020€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Table des matières
Mot de l’auteure 8
Introduction 9
Chapitre 1 L'inceste, mon calvaire 11
Chapitre 2 Le commencement 13
Chapitre 3 Une vie de chien 15
Chapitre 4 Un réveil difficile 17
Chapitre 5 La réalité qui fait mal 19
Chapitre 6 Hemmingford 21
Chapitre 7 Rendre service 24
Chapitre 8 La religion 27
Chapitre 9 Un 24 décembre 29
Chapitre 10 Un 25 décembre 32
Chapitre 11 Le hockey 34
Chapitre 12 La boîte à souvenirs 36
Chapitre 13 La grande déchirure 39
Chapitre 14 La dépression 44
Chapitre 15 Promenade en voiture 47
Chapitre 16 Patrick 51
Chapitre 17 Le soccer 54
Chapitre 18 Jocelyn 57
Chapitre 19 L'Amitié 60
Chapitre 20 Le dévoilement 63
Chapitre 21 Samuel 64
Chapitre 22 Le conditionnement 66
Chapitre 23 Benoit 69
Chapitre 24 Chaque torchon trouve sa guenille 71
Chapitre 25 Le mal de vivre 73
Chapitre 26 Enfin de la tendresse! 76
Chapitre 27 Ma première rose 79
Chapitre 28 Ma première fois 82
Chapitre 29 Vivre et exister 87
Chapitre 30 Le retour de Samuel 89
Chapitre 31 Enfantement 91
Chapitre 32 Conclusion 93
Judiciarisation 94
À toi, mon tendre amour 96
Femme avant tout 97
De l’aide… 99
Les Éditions La Plume D’or
3485-308, ave Papineau
Montréal (Québec) H2K 4J8
http://editionslpd.com
L'INCESTE
EN
Héritage
Une histoire vraie

Lyne Vaillancourt
Conception graphique de la couverture: Lyne Vaillancourt et M.L. Lego


© Lyne Vaillancourt, 2016

Dépôt légal – 2016
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives Canada

ISBN:978-2-924594-34-6
Aussi disponible au format papier

Les Éditions La Plume D’or reçoivent l’appui du gouvernement du Québec par l’intermédiaire de la SODEC
À mon amie,
Jo Ann Lachance
de Cold Cases Média
Sans toi rien n’aurait été possible!
Je t’aime et merci de tout cœur. Xx
Mot de l’auteure

À mes trois enfants que j'aime plus que tout au monde, je vous demande pardon de ne pas avoir été la mère que vous auriez souhaitée. Je m'excuse d'avoir passé ma vie à douter de mes capacités en tant que femme et de mère, de vous avoir fait subir mes nombreuses thérapies, tant individuelles que familiales.
J'aurai aimé vous cacher l’immense violence contenue en moi. C’est plutôt amochés que nous sommes arrivés au bout du chemin, mais nous y sommes arrivés. Ma demande de pardon ne vous donnera pas le père que vous n’avez pas eu durant toutes ces années, ni même une mère saine d'esprit, mais croyez-moi, il valait mieux vivre en l'absence d’un modèle masculin qu’en présence d'un homme à l’image de ceux qui s'intéressaient à moi.
J'ai grandi avec vous, pour vous. Je vous ai offert tout l'amour que je pouvais. Grâce à votre compréhension, à votre aide, à votre implication, je suis devenue une meilleure femme, une meilleure mère
Cédrick, mon fils, toi l'homme de la famille qui a tenu le cap tout au long de notre voyage, sache que j'ai toujours eu confiance en toi. Tu as pris la route où je suis tombée pour poursuivre l’éducation de ton frère. Tu es ma fierté, mon mât! Je t'aime, mon amour! Merci de m’avoir donné ma belle petite princesse d’amour.
Carolyne, ma fille, toi ma joie, toi ma précieuse. J'aurais aimé te protéger de ce fléau, mais hélas, j'en fus incapable. Pardonne-moi. Sans le vouloir, je t'ai transmis ma tare sociale, et ça, je ne me le pardonnerai jamais. Merci de m'avoir donné deux magnifiques trésors qui me gardent en vie et illuminent mes jours. Je t'admire; tu es tellement une meilleure mère que moi.
Jérémie, mon fils, nous avons déjà vaincu l'enfer ensemble. Il ne reste de place que pour l'amour! Tu seras toujours mon petit monstre à moi, mon cœur, mon amour, mon trésor, mon petit sucre d'orge que j'aime et que j'adore!
À mes petits-enfants Nathaniel, Léandre, Léa-Rose et tous ceux à venir: je vous aime plus que l'univers et serai la gardienne de votre intégrité. Jamais vous ne connaîtrez cette tare qu’est l'inceste, ce récit m’ayant permis de mettre fin à notre lourd héritage familial! Vous n'aurez pas à subir l'inceste en héritage!
Introduction

L’inceste demeure un sujet tabou et encore aujourd'hui, un fléau que l'on doit cacher à tout prix, un secret que l’on ne doit pas dévoiler! «On lave notre linge sale en famille, que l'on me disait. Ne dis rien, car avec tes histoires, tu vas faire mourir ta grand-mère et ton père». Qui s'est posé la question «qu'est-ce qui pouvait bien me faire mourir, moi? » Garder le silence et me taire me tue!
Le silence est responsable de la transmission de cette tare qu'est l'inceste. Parce que les victimes préfèrent garder la bouche fermée et les yeux embrouillés par la souffrance, l'inceste continue de faire des victimes. Ces dernières ne sont pas uniquement celles qui subissent les abus sexuels. Elles sont les conjoints, les parents, les frères et sœurs, les oncles et tantes, les grands-parents, les amis, l'entourage, et tous ceux qui de près ou de loin, aiment une personne qui a été abusée sexuellement et qui décident de taire ces sévices. Ce faisant, elles deviennent elles aussi des victimes.
Je suis née d'une grossesse multiple le 25 octobre 1968. J'ai une sœur jumelle. Je crois que ma mère n'a jamais accepté ce si beau cadeau, elle qui parlera régulièrement des difficultés que ce double accouchement lui a causées.
En 1974, j’ai été violée alors que je n’avais que six ans et deux ans plus tard, je fus sodomisée par Jean-Guy, un oncle paternel. Pendant plus de six ans, celui-ci continuera à m’agresser, et ce, plusieurs fois par semaine. De plus, dès l'âge de sept ans, j’ai dû subir divers attouchements de la part de George, un oncle maternel. Dans ce dernier cas, les gestes se sont reproduits entre deux et trois fois par année.
Du fait que je n’étais pas désirée, je me suis toujours sentie rejetée par ma mère. Durant toutes ces années, la seule marque d'amour charnelle à laquelle j’ai eu droit se résumait à celle de mes agresseurs. Ma mère, probablement incapable de me donner de l'affection, et mon père, un homme vivant sous le joug matriarcal, ne pouvaient se le permettre.
Les gestes à caractères sexuels étaient récurrents et omniprésents, faisant en sorte que j’ai vieilli en développant une perception biaisée de la sexualité. Ce que je comprenais alors était que l’unique façon, pour moi, d'être aimée, était de faire plaisir sexuellement. Or donc, j'utilisais mes charmes pour attirer l'attention sur moi.
Sous l’interdiction de Jean-Guy, qui menaçait de raconter à tous ce que je lui faisais, j’étais contrainte de garder le silence. Je me sentais responsable de tout ce que je faisais, car j’étais coupable d'attirer les hommes. Jean-Guy disant que j’étais trop belle, j’étais responsable de ses gestes. Lorsque ce subterfuge s’est mis à battre de l'aile, il a commencé à me dire qu'il savait quelque chose susceptible de conduire mon père en prison. Moi qui me sentais déjà accaparante pour ma famille, je ne voulais certes pas être responsable de l'emprisonnement de mon père.
Tout au long de ce court récit, j’expliquerai comment l’enfant que j’étais est parvenu à survivre et quel moyen j'ai développé pour passer à travers ces années de sévices. Un moyen de survie qui plus tard, nuira à ma santé mentale.
C’est à l'âge d’environ treize ans que ma sœur Lynda a dévoilé le secret à notre père. Par la même occasion, j'ai affirmé être aussi victime d'abus de la part de mon oncle George, mais mes parents, plutôt que de me croire, m’ont accusé de fabulation. Du coup, les sœurs Vaillancourt avaient une grosse décision à prendre: faire emprisonner Jean-Guy, ou lui permettre de suivre une thérapie pour favoriser sa réhabilitation. C'est à ce moment qu’a commencé pour moi le long et pénible processus de guérison conduisant à l’autonomie féminine et sexuelle.
1986 fut l'année où j’ai découvert l'amour. À l'âge de dix-sept ans, j’ai rencontré l'homme qui allait me permettre de découvrir un

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