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Etude sur lavenir des Jeux Olympiques.

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/A/Etude sur I'avenir des Jeux Olympiques par Chaim Weinvice-président du Comité Olympique d'IsraëlJe me suis penché, dansLe numéro 50-51 de lale numéro 46 de la Revue, sur leRevue Olympique faisait état deprogramme Olympique, en expri-la controverse entre M. KEKKONEN,mant le voeu d'examiner uneprésident de la République Fin-question non moins importante.landaise, et M. Avery BRUNDAGE,Mais j'aimerais d'abord dire quedu Comité Internatio-l'idée, conçue à la fin du dix-nal Olympique. Le président deneuvième siècle, de faire revi-la République Finlandaise, ath-vre les Jeux Olympiques, estlète célèbre autrefois, consi-dère avec inquiétude la situa- toujours une grande idée. Ilfaut cependant se rappeler quetion du C.I.O. et émet des dou-tes quant à la capacité du le monde n'est pas statique, etqu'une évolution fondamentale deC.I.O., dans sa structure ac-la vie sociale s'est produitetuelle, de continuer à dirigerles Jeux Olympiques. La réponse au cours des soixante-quinzeannées qui nous séparent decarrément affirmative de M.1896; il est naturel que cesBRUNDAGE contredit totalementchangements se répercutent aus-cette déclaration, en soutenantsi sur les Jeux Olympiques, pourque c'est précisément avec cet-le meilleur et pour le pire.te structure que le C.I.O. pour-ra organiser les Jeux.Si nous considérons queles Jeux rassemblent plus dedix mille athlètes venus decentaines de pays des cinq con-A mon avis, il est tout tinents qui, malgré la barrièreà ...

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Etude sur I'avenir des Jeux Olympiques
par Chaim Wein vice-président du Comité Olympique d'Israël
Le numéro 50-51 de la Revue Olympique faisait état de la controverse entre M. KEKKONEN, président de la République Fin-landaise, et M. Avery BRUNDAGE, président du Comité Internatio-nal Olympique. Le président de la République Finlandaise, ath-lète célèbre autrefois, consi-dère avec inquiétude la situa-tion du C.I.O. et émet des dou-tes quant à la capacité du C.I.O., dans sa structure ac-tuelle, de continuer à diriger les Jeux Olympiques. La réponse carrément affirmative de M. BRUNDAGE contredit totalement cette déclaration, en soutenant que c'est précisément avec cet-te structure que le C.I.O.pour-ra organiser les Jeux.
A mon avis, il est tout à fait satisfaisant que ces opinions aient été clairement exposées en public et publiées dans la Revue, car tous ceux qui admirent l'idée Olympique se pencheront sans aucun doute avec intérêt sur ces déclara-tions.
Quant à moi, j'appuie totalement l'opinion de M. BRUNDAGE, les limites et diffi-cultés que présentent la situa-tion actuelle mises à part. Mais ces arguments ne nous em-pêchent pas de réfléchir plus profondément à la question "Où vont les Jeux Olympiques?"
/ A /
Je me suis penché, dans le numéro 46 de la Revue, sur le programme Olympique, en expri-mant le voeu d'examiner une question non moins importante. Mais j'aimerais d'abord dire que l'idée, conçue à la fin du dix-neuvième siècle, de faire revi-vre lesJeuxOlympiques, est toujours une grande idée. Il faut cependant se rappeler que le monde n'est pas statique, et qu'une évolution fondamentale de la vie sociale s'est produite au cours des soixante-quinze années qui nous séparent de 1896; il est naturel que ces changements se répercutent aus-si sur les Jeux Olympiques, pour le meilleur et pour le pire.
Si nous considérons que les Jeux rassemblent plus de dix mille athlètes venus de centaines de pays des cinq con-tinents qui, malgré la barrière des langues, du mode de vie, etc, fraternisent avant et après les compétitions, en se tapant sur l'épaule, en se ser-rant la main et en manifestant leur désir de se comprendre les uns les autres, nous constatons que cette manifestation consti-tue le plus grand rassemblement social connu. Mais certains problèmes nuisent à son succès, et parmi eux, celui de l'ama-teurisme. Nous connaissons et reconnaissons les efforts dé-ployés par le C.I.O. dans ce domaine, et les travaux de la commission chargée de cette question ne peuvent absolument pas être écartés avec légèreté; mais nous ne pouvons ignorer que les résolutions prises doi-vent résoudre le problème dans sa totalité.
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L e sa t h l è t e sr a s s e m b l é sd a n sl es t a d e ,l o r sd el ac é r é m o n i e d'ouverture des Jeux Olympiques de Mexico  1968.
Nous savons que, lors deLa situation présente quelques réunions entre lecommence à ressembler à celle C.I.O. et les C.N.O.‚ de nom-des Jeux Olympiques dans la breux représentants ont faitGrèce antique. A l'origine, les part de leur inquiétude quantjeux dans l'Antiquité grecque au sort des Jeux dans le con-étaient une fête populaire et texte actuel; certains ont mê-un rassemblement social de per-me mis en doute l'intérêt à ysonnes qui se mesuraient dans participer. En fait, deux blocsdifférents domaines du sport. distincts se sont dégagés:Mais au cours des années, on en l'un comprend 20 à 25 % desvint à accorder plus d'impor-états qui‚ pour diverses rai-tance à la victoire, et notam-sons, remportent les principa-ment aux récompenses que l'on les victoires aux Jeux et l'au-en retirait, ce qui poussa un tre, formé de 70 à 75 % restant,certain nombre d'athlètes à qui demeure dans le sillage duconsacrer uniquement à l'en-premier. C'est d'ailleurs cetraînement les quatre années dernier qui observe la devisequi séparent deux Jeux; la du Baron de COUBERTIN,"le plusmasse des sportifs grecs qui important, aux Jeux Olympiques,continuaient à mener leur vie n ' e s tp a sd ' yv a i n c r em a i sd ' yhabituelle et qui ne dispo-p r e n d r ep a r t " .saient donc que d'une faible 170
partie de leurs loisirs pour s'entraîner, se trouvèrent ain-si dans l'impossibilité de se mesurer à ceux qui s'étaient entraînés intensivement durant quatre ans; voilà certainement la cause directe du déclin des jeux dans la Grèce antique.
Nous sommes témoins, au-jourd'hui, d'un spectacle simi-laire. Un certain nombre de pays permettent, de diverses façons, à leurs athlètes, de consacrer la plus grande part de leur temps à se préparer pour les Jeux, ce qui, parfois, peut conduire à 20 ou 30 heures d'entraînement par semaine; au contraire, dans la plupart des pays, particulièrement les pe-tits, les sportifs sont dans l'impossibilité de réserver tant d'heures à l'entraînement et, par conséquent, de concou-rir contre leurs adversaires mieux préparés. Cette situation devient de plus en plus préoc-cupante et il s'agit maintenant de savoir si nous avons le droit de rester à l'écart ou d'essayer d'en trouver la solu-tion idéale.
Après les derniers Jeux, quelques petits pays sont par-tis avec un sentiment d'injus-tice et d'inégalité dans la lut-te, pour ce qui est de la pré-paration dévolue aux Jeux; la valeur des efforts déployés pour y participer dans ces con-ditions a été mise en question.
Ce sentiment d'injustice pourrait entraîner de graves conséquences à l'avenir, et, à mon sens, il est indispensable de trouver une solution tant qu'il est encore temps.
Je me permettrai d'avan-ce une suggestion, tout en sa-chant bien qu'elle est incom-plète pour le moment, et diffi-cile à adopter. Je propose d'examiner et d'étudier la pos-sibilité de diviser les nations participant aux Jeux en deux groupes, en fonction de cer-tains critères, parmi lesquels, peut-être, le nombre d'habi-tants du pays en question.
Les deux groupes parti-ciperaient séparément aux com-pétitions uniquement lors du premier tour, et dans les sports individuels plutôt que par équipes. Je suis parfaite-ment conscient des éventuelles retombées psychologiques de cette suggestion. Comme je l'ai dit, ma proposition ne touche que le premier tour et non les finales, qui seront jugées en fonction du résultat individuel car, aux Jeux Olympiques, il ne peut y avoir, bien sûr, qu'un seul vainqueur.
Je ne veux pas dire que les petits pays sont incapables de produire de grands sportifs; en fait, le passé a prouvé le contraire, mais c'est dans la nature des choses qu'un grand pays ait plus de facilités et que les plus petites nations ne puissent se mesurer à lui.
C.W.
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