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35
pages
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Français
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Documents
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2011
Description
La médiation, comme l’usage du mot, est de plus en plus usuelle en France mais avec beaucoup de flou. Si l’on définit la médiation comme de la négociation facilitée par un tiers, elle reste rare dans les organisation françaises, notamment en comparaison avec d’autres espaces sociaux. Il est possible de se demander pourquoi et si il y a des résistances particulières à la médiation en milieu organisationnel. Alors que de nombreux professionnels
expriment des difficultés à introduire la médiation, et malgré des besoins perçus importants, cette question semble peu mobiliser la recherche, laissant place à l’empirisme. De nombreuses hypothèses peuvent être générées à partir de la littérature concernant la médiation, la négociation et le conflit. Si l’on compare le développement de la médiation en France et dans d’autres pays (en
particulier les Etats-Unis), il apparaît que des facteurs globaux ont limité son utilisation dans les relations collectives. La possibilité de créer une expérience effective qui pourrait, comme
aux Etats-Unis, se développer à d’autres niveaux des relations organisationnelles (management, relations commerciales...) est ainsi perdue. D’autres voies de sensibilisation peuvent exister. Notre recherche fondée essentiellement sur une population de cadres a révélé une attitude positive vis à vis de la médiation. La médiation interne (essentiellement informelle et issue du management) semble plus facile à accepter que la médiation externe
(celle qui est proposée par des centres de médiation ou des consultants) et apparaît comme une réalité significative. Des facteurs comme la perception des usages, les enjeux relationnels
ou l’importance des enjeux apparaissent parmi les traits les plus significatifs pour expliquer voire prédire l’attitude de choix du répondant. Le changement des habitudes à travers la formation et l’information peut certainement contribuer à ouvrir des perspectives pour la fonction de médiation dans les organisations françaises.
expriment des difficultés à introduire la médiation, et malgré des besoins perçus importants, cette question semble peu mobiliser la recherche, laissant place à l’empirisme. De nombreuses hypothèses peuvent être générées à partir de la littérature concernant la médiation, la négociation et le conflit. Si l’on compare le développement de la médiation en France et dans d’autres pays (en
particulier les Etats-Unis), il apparaît que des facteurs globaux ont limité son utilisation dans les relations collectives. La possibilité de créer une expérience effective qui pourrait, comme
aux Etats-Unis, se développer à d’autres niveaux des relations organisationnelles (management, relations commerciales...) est ainsi perdue. D’autres voies de sensibilisation peuvent exister. Notre recherche fondée essentiellement sur une population de cadres a révélé une attitude positive vis à vis de la médiation. La médiation interne (essentiellement informelle et issue du management) semble plus facile à accepter que la médiation externe
(celle qui est proposée par des centres de médiation ou des consultants) et apparaît comme une réalité significative. Des facteurs comme la perception des usages, les enjeux relationnels
ou l’importance des enjeux apparaissent parmi les traits les plus significatifs pour expliquer voire prédire l’attitude de choix du répondant. Le changement des habitudes à travers la formation et l’information peut certainement contribuer à ouvrir des perspectives pour la fonction de médiation dans les organisations françaises.
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Publié par
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Publié le
27 juillet 2011
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Langue
Français