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Stratégie Internet n° 109 - déc/janv 2007

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Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants.

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Publié le 07 juin 2012
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stratégie internet Informations et conseils pour dirigeants d’entreprises Déc. / Janv. 2007 Internet en France : N°109 le bilan 2006 SOMMAIRE Plus de la moitié des Français sont désormais connectés à Internet. L’année 2006 est marquée par la démocratisation du Web et le fort développement EnquêteP. 3 des sites communautaires et d’échange de contenus divertissants. Tandis Marketing B to B en ligne : que l’e-commerce et l’e-pub poursuivent leur croissance à deux chiffres. usages et attentes des profes-sionnels elon Médiamétrie, la France comptait 27,6 mil- d’internautes chez les ouvriers a progressé de huit SEtude de casP. 4 lions d’internautes de 11 ans et plus en octobre points en une année ; la proportion de ménages 2006, soit 53 % des Français de cet âge. connectés dont les revenus sont compris entre 900 State Farm Insurance rajeunit Le nombre d’internautes a ainsi augmenté de 9 % et 1 500 euros a gagné neuf points ; chez les sexa-son image grâce au Web 2.0 entre 2005 et 2006, ce qui représente un apport de génaires, la proportion d’internautes a progressé 2,2 millions de nouveaux internautes actifs. 43 % de onze points contre cinq en moyenne sur l’en-ConseilP. 5 des foyers ont désormais accès à Internet (près de semble des catégories. Lutter contre le détournement 11 millions), soit une progression annuelle de 21 %. Toutefois, le CREDOCsouligne qu’un quart des per-de marque sur Internet La croissance de l’usage d’Internet est due à l’aug- sonnes possédant un micro-ordinateur ne dispo-mentation de l’équipement personnel selon le sent pas encore d’accès à Internet. ChiffresP. 6 CREDOC. Son enquête sur les “conditions de vie et L’Internet mobile en France aspirations des Français” révèle que 60 % desLa montée en puissance des réseaux sociaux Tableau de bord 10 ans et plus disposent d’un ordinateur à domi-et des plateformes d’échange de contenus cile. Pour le CREDOC, l’année 2006 se caractérise Selon l’institut Ipsos, 27 % des internautes français JuridiqueP. 7 par une forte croissance du nombre d’internautes ont déjà visité un blog, contre 17 % en moyenne en Les enjeux de la vidéo au sein de catégories sous-équipées : la proportion Europe de l’Ouest. En outre, 7 % des internautes sur Internet français interrogés par Ipsos ont créé leur propre A lire... / Carnet L’audience Internet blog ou forum (contre 3 % en Europe). Les jeunes sont particulièrement concernés. En effet, plus par catégorie de sites ActualitéP. 8 d’un tiers des 12-17 ans interrogés par le CREDOC FAI, Finance, Médias, Milliers de visiteurs uniques Croissance ont déclaré avoit créé leur propre blog ou site Août-sept.-oct. 2006 2005-2006Télécoms, e-Commerce : Moteurs, Portails, 23 478 18 %web. l’essentiel des informations Communautés Ces évolutions ne sont pas sans conséquence pour sur le Net Télécoms/Services 21 930 18 % Internetles marques. Selon Ipsos, en situation d’achat de Evénements Divertissement 21 287 22 % produits ou de services, plus d’un internaute fran-Actualités & Informations 20 343 21 % çais sur trois accorde sa confiance aux avis lus sur Commerce 20 122 21 % les blogs et forums, et 62 % se déclarent plus Informatique et 19 969 18 % Electronique grand public enclins à acheter un produit ou un service s’ils ont Voyage 18 264 21 % lu le commentaire positif d’un internaute. Banque, Assurance, 17 964 20 % Placementsplus de contenus sont produits par lesDe plus en Famille & Style de vie 16 942 26 % internautes. Dans le sillage de MySpace, on assiste Maison & Mode 16 665 26 % à une montée en puissance des sites communau-Education et Carrières 16 086 21 % taires et d’échanges de contenus, en particulier de Sites corporates 16 065 18 % vidéos avec l’américain YouTube et le français Sites gouvernementaux 15 459 19 % et non marchands Dailymotion. Selon Médiamétrie//NetRatings, ce Automobile 11 415 34 % dernier a enregistré plus de 3 millions de visiteursUne publication Cadeaux, courrier, cartes, 8 791 28 % fleurs…uniques en novembre 2006, un peu moins que son Applications Internet exclues. Copyright Médiamétrie//NetRatingsIntelliBgent concurrent YouTube.enchmark Source : Panel Médiamétrie//NetRatings. Domicile et/ou lieu de travail. Tous droits réservés.Le potentiel des sites communautaires n’a pas group Management
Stratégie Internet n° 109 - Déc. / Janv. 2007
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Les Français préfèrent le média Internet pour... Dans étude publiée par l’IAB et Ipsos Media, Internet arrive en tête des médias pour trois fonctions : la recherche d’informations (pour 64 % des personnes interrogées contre 12 % pour la presse quotidienne) ; la découverte de nouveautés (52 % devant la TV qui obtient 17 %) et l’ap-prentissage et la culture (33 % devant la presse magazine qui obtient 21 %).
Firefox en France Selon XiTi, 20,7 % des internautes français ont utilisé le navigateur Firefox en novembre 2006. La moyenne euro-péenne a atteint 23 %, en augmenta-tion de quatre points par rapport au mois d’avril. Huit pays enregistrent un taux d’utilisation supérieur à 30 % des internautes (Slovénie, Finlande, Pologne, Allemagne...).
24 hs/mois sur le Web Selon Médiamétrie, en octobre 2006 l’internaute français a passé en moyenne 24 heures et 12 minutes sur Internet, que ce soit à domicile ou au bureau. C’est 3h39 de plus qu’il y a un an.
stratégie internet Informations et conseils pour dirigeants d’entreprises
En couverture
échappé aux grands groupes mondiaux de com-munication (News Corp., NBC…). En France, après Skyrock et ses blogs, le groupe TF1 a lancé Wat, une plateforme dédiée à l’expression artis-tique et à la diffusion de créations audiovisuelles. De son côté, M6 a mis en ligneYootribe, une pla-teforme communautaire Web et mobile. Le modèle économique de ces sites est basé sur la publicité, à laquelle peuvent toutefois s’ajouter des services payants, notamment sur mobile.
L’essor de la TV et de la téléphonie sur IP, et l’augmentation des téléchargements en ligne Selon Médiamétrie, près de 9 internautes sur 10 sont désormais connectés en haut débit (soit une augmentation de 37 % en un an). Le haut débit permet aujourd’hui à une part croissante de la population de bénéficier d’un bouquet de chaînes numériques. Selon le CREDOC, 7 % des Français accèdent à la télévision par ADSL. Par ailleurs, 17 % des Français de 12 ans et plus téléphonent via Internet dans le cadre d’une offre “triple play”. Musique, films, logiciels... près d’un internaute sur deux déclare avoir téléchargé des fichiers en 2006 selon le CREDOC. L’institut relève notam-ment une forte progression du téléchargement de musique chez les jeunes en 2006 (illégalement ou non) : 43 % des internautes de 12 à 17 ans ont téléchargé de la musique (contre 30 % en 2005). De même, le téléchargement de films continue sa progression chez les internautes adultes (de 12 % en 2005 à 16 % en 2006), ainsi que le télécharge-ment de logiciels (de 30 à 36 %).
Le succès des services publics en ligne Ministères, ANPE, municipalités, services sociaux... 65 % des internautes français déclarent s’être connectés à des sites Internet publics ou d’administrations nationales ou locales en 2006 selon TNSSofres (contre 55 % des internautes allemands), et 19 % se connectent “régulière-ment”. Les sites les plus fréquentés par les inter-nautes interrogés sont ceux de l’Education natio-nale, l’ANPE, les sites des mairies et des services sociaux (CPAM, CAF...) et le site du Ministère de l’Economie et des finances. Soulignons notam-ment le succès de la télé-déclaration de revenus : 5,7 millions de déclarations ont été effectuées par
Internet en 2006, soit 2 millions de plus qu’en 2005. Autre succès notable, la mise en ligne des archives télévisées de l’INAa séduit 7 millions de visiteurs entre avril et décembre 2006.
Un Français sur trois achète en ligne En 2006, le volume d’affaires global du commer-ce électronique grand public en France devrait s’accroître de 35 % pour atteindre environ 9,5 milliards d’euros selon les estimations de Benchmark Group. En 2005, le marché e-com-merce français était parvenu à reconduire sa per-formance de 2004, avec une croissance de 44 %. Selon la FEVAD, les ventes sur Internet continuent de progresser à un rythme soutenu. Ainsi, au troi-sième trimestre 2006, le chiffre d’affaires de l’en-semble des sites de vente en ligne a augmenté de 40 % par rapport au même trimestre de 2005. Désormais, un Français sur trois est un acheteur en ligne, ce qui représente plus d’un internaute sur deux. Selon l’Observatoire des usages Internet de Médiamétrie, le nombre d’internautes ayant déjà acheté sur Internet a ainsi dépassé les 15 millions. La croissance du nombre de cybera-cheteurs (+24 % par rapport à 2005) est beau-coup plus rapide que celle du nombre total d’in-ternautes.
Les annonceurs ont fortement accru leurs investissements sur Internet Le marché français de la publicité en ligne a pro-gressé de 57 % entre le premier semestre 2005 et le premier semestre 2006 selon l’Interactive Advertising Bureau (IAB) et TNSMedia Intelligence. Les recettes publicitaires brutes sur Internet ont totalisé 984 millions d’euros au pre-mier semestre 2006 selon TNS. A titre de compa-raison, le montant investi sur l’ensemble de l’an-née 2005 était de 1,13 milliard d’euros. Selon Jupiter Research, le marché français des liens sponsorisés est le plus dynamique en Europe. Avec une croissance 2005-2006 estimée à 46 %, ce marché atteindrait 250 millions d’euros en 2006. De manière générale, Internet a mobilisé plus de 9 % de l’ensemble des investissements publici-taires réalisés au cours des neuf premiers mois de l’année, contre 5,5 % un an auparavant.
Tous les mois, l’essentiel de l’Internet : des informations et des conseils pour les dirigeants d’entreprise (direction générale, direction de la communication, direction marketing, direc-tion commerciale, direction des systèmes d’information...)
Edité parBenchmark Group,www.strategie-internet.com,69/71 Av. Pierre Grenier 92517 Boulogne Billancourt Cedex Téléphone : 01 41 44 94 40 -Fax : 01 41 44 94 52. PDG/directeur de la publication : Corinne Delaporte.Rédaction : Stéphane Loire (benchsi@benchmark.fr), Xavier F iquemo, Marc Mironneau, Julie Marétheu, Gilles Blanc et Francine Ma. Flashage/impression : Indica, Colombes (92), 01 47 82 32 32.Dépôt légal : Décembre 2006 ; ISSN : 1270-9301. Prix du numéro : 49 euros. Prix de l’abonnement annuel (10 numéros : France 460 euros / Etranger 490 euros). Copyright :sansmême partielle, par quelque procédé que ce soit, du contenu de la revue, est interdite par la loi du 11/3/1957 toute reproduction l’autorisation écrite préalable de la direction de la revue. © Benchmark Group.
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Stratégie Internet n° 109 - Déc. / Janv. 2007
Enquête
Marketing B to B en ligne : usages et attentes des professionnels
E-pub, e-mailing, liens sponso-riés… Benchmark Group a étu-dié l’impact et les marges de progression de la publicité en ligne ciblant les entreprises et les professionnels.
enchmark Group a réalisé en février 2006 B une enquête en ligne auprès de 281 déci-deurs dans les entreprises françaises. L’e-Pub au service de la notoriété des marques Un tiers des professionnels interrogés par Benchmark Group a mémorisé le nom d’une entreprise qui a fait de la publicité sur Internet. L’e-Pub est particulièrement efficace pour la notoriété d’une marque. En effet, 27 % des pro-fessionnels qui se souviennent du nom d’une marque dont ils ont vu l’annonce ne connais-saient “pas du tout” cette marque avant d’avoir vu la publicité, et 36 % d’entre eux la connais-saient “seulement un peu de nom”. La principale raison qui a poussé les profession-nels interrogés à cliquer sur une publicité est “l’intérêt pour le service ou le produit” (59 % des répondants). L’e-Mailing, un média sous-exploité L’enquête révèle que les professionnels interro-gés ne ressentent pas de forte pression publici-taire en matière d’e-mails. L’e-mailing BtoB a donc encore de fortes marges de progression. En effet, 42 % des professionnels interrogés (hors fonction informatique) se disent prêts à recevoir davantage d’e-mails publicitaires en rapport avec leur activité. Cette proportion est de 24 % parmi les répondants qui occupent une
Pour quelles raisons avezvous cliqué sur une publicité visant une clientèle de professionnels ou d'entreprise ?
Parce que le produit ou le service mis en avant m'intéressait
Parce que le message commercial était attractif
Parce que le visuel était attractif
Parce que le message était amusant
Parce que le visuel était amusant
Enquête : Benchmark Group
5 %
1 %
10 %
20 %
59 %
Recevezvous des emails d'entreprises cherchant à vous proposer leurs services ou à promouvoir des produits en relation avec votre activité professionnelle ?Plusieurs par jours un ou deux par jour 1
Quelques-uns par semaine 19 %
Enquête Benchmark Group
Jamais 28 %
Quelques-uns par mois 34 %
fonction informatique. Par ailleurs, seulement 20 % des répondants reçoivent plus d’un e-mail par jour leur proposant des services ou des pro-duits en relation avec leur activité profession-nelle. Et 28 % déclarent ne jamais en recevoir. Quelle est l’attitude générale des prospects vis-à-vis des e-mails publicitaires ? Pour 61 % des professionnels interrogés, le critère déterminant pour ouvrir un e-mail est “la pertinence de l’ob-jet”. Toutefois, 29 % d’entre eux n’ouvrent “que les mails émanant d’entreprises connues” et 48 % d’entre eux ne regardent “que les newslet-ters”. 39 % des professionnels interrogés ont un outil antispam qui élimine automatiquement les e-mails publicitaires. Liens sponsorisés, un média perfectible Dans le cadre de leurs recherches sur le Web, 70 % des professionnels interrogés déclarent cli-quer sur des liens commerciaux, mais moins de 10 % le font “souvent”. Si 28 % des répondants trouvent que ces liens sont en bonne adéquation avec leur recherche, 64 % d’entre eux estiment qu’ils ne le sont que “peu souvent” et pour 8 % d’entre eux, ils ne le sont “jamais”. Du côté des annonceurs Benchmark Group a également interrogé 20 grands annonceurs BtoB. 67 % d’entre eux ont augmenté leur budget e-marketing entre 2005 et 2006. Du point de vue des investissements e-marketing, plus de la moitié des annonceurs interrogés ont privilégié l’e-pub en 2005. Et un tiers a mis l’accent sur l’e-mailing. Le principal objectif de ces annonceurs était de faire du mar-keting direct, puis d’accroître leur notoriété, enfin, d’augmenter l’impact d’un message ou d’une campagne publicitaire.
Echantillon de l’enquête Benchmark Group a réalisé une enquête en ligne auprès de 281 décideurs d’entreprises françaises répartis comme tel : Secteurs d’activité des entreprises interrogées : - Industrie, bâtiment : 21% - Services (hors TIC) : 30% - Informatiques, TIC : 24% - Distribution : 13% - Administration : 12% Taille des entreprises interrogées : - Moins de 100 personnes : 49% - 100 personnes et plus : 51% Fonctions des décisionnaires interrogés : - Direction générale : 16% - Achats : 3% - Administration, comptabilité, finance : 6% - Commercial, marketing : 24% - Etudes, R&D : 9% - Informatique : 23% - Production, logistique : 5% - Ressources Humaines : 3% - Autres : 10%
Etude Marketing B to B sur Internet : retours d’expériences des marques, performances des sites Novembre 2005 www.benchmark.fr
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Red portfolio State Farm a également lancé un site dédié aux femmes, www.sfredportfolio.com. Selon l’assureur, les femmes seraient très demandeuses d’informations dans le cadre de leurs recherches d’offres d’assurances. Le site leur propose donc de nombreux outils interactifs et des fiches conseils. Les thématiques abordées concernent notamment la gestion de finance personnelle, les grandes étapes de la vie (mariage, enfants, études, retraite...). On y trouve également des informa-tions à destination des dirigeantes d’entreprise.
Video contest En deux mois, le “video contest” organisé par State Farm en parte-nariat avec iFilm a permis de col-lecter près de 7 000 vidéos (avant sélection officielle).
iFilm iFilm est une plateforme de parta-ge de vidéos amateurs et profes-sionnelles. Depuis octobre 2005, iFilm appartient au groupe Viacom International Inc. et rejoint ainsi le réseau des chaînes MTV, dont l’audience dépasse le milliard de téléspectateurs au niveau mon-dial.
Sites www.nowwhat.com www.statefarm.com www.ifilm.com www.sfredportfolio.com
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Etude de cas
State Farm Insurance rajeunit son image grâce au Web 2.0
L’assureur automobile améri-cain a mené une campagne plu-rimédia orchestrée autour d’un site Web 2.0. Objectifs : dyna-miser son image auprès des jeunes et les sensibiliser à la nécessité de s’assurer.
ux Etats-Unis, l’assureur mutualiste State A Farm revendique la première place des assureurs automobiles depuis 1942. En 2006, près d’une voiture américaine sur cinq était assurée par cette compagnie. Mais la marque devait faire face à un manque de notoriété auprès des jeunes.
Les jeunes américains et l’assurance En 2005, State Farm a mené une étude visant à mieux appréhender le comportement des jeunes adultes en matière d’assurance. Quelles sont leurs attentes ? Quels sont les canaux les plus appropriés pour toucher cette cible et comment les utiliser au mieux ? Premier enseignement de cette étude, les jeunes américains ne comprennent pas la nécessité de s’assurer. Pour ces jeunes qui ne disposent géné-ralement que de peu de patrimoine, l’assurance est d’abord vécue comme une contrainte finan-cière. D’ailleurs, c’est sur cette tranche d’âge que la sensibilité aux prix est la plus forte. Ensuite, les jeunes s’impliquent très peu dans l’achat de leur assurance. Contrairement à leurs aînés qui comparent attentivement les presta-tions des différents assureurs, les jeunes choisis-sent rapidement leur assurance. Leur recherche d’informations pour souscrire une assurance est beaucoup plus rapide que pour l’achat d’unPC ou d’un baladeur. Dernier enseignement de cette étude, Internet est clairement devenu le média incontournable pour cette génération. Mais ce canal ne se suffit pas à lui-même, les jeunes continuant à utiliser massivement la TV, la radio ou encore les maga-zines. Cependant, Internet se distingue surtout des autres canaux grâce à son caractère viral et communautaire.
Vidéos d’internautes et buzz marketing L’objectif de State Farm était de construire une nouvelle relation entre l’assureur et la jeune génération. D’un point de vue opérationnel, il
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s’agissait de placer Internet au cœur d’un vaste programme de communication, et de profiter des possibilités permises par ce média pour créer un buzz tout en transmettant des messages très pédagogiques sur la nécessité de s’assurer. Le site NowWhat.com a été lancé en août 2006 aux Etats-Unis et au Canada. Entièrement déve-loppé en Flash, ce site se veut très interactif et intuitif. Il se calque sur les standards du Web 2.0, notamment pour tirer profit de la force des réseaux sociaux. Ainsi, les visiteurs de ce site ont été invités à participer à un “Video Contest” du 28 août au 31 octobre 2006 en partenariat avec la plateforme d’échanges de vidéos iFilm.com. Il s’agissait de se filmer pour raconter de manière originale une mauvaise expérience (vol de voi-ture, inondation de son appartement…). Les vidéos étaient ensuite soumises au vote des internautes. Par ailleurs, le site permettait aux utilisateurs de la messagerie instantanée d’AOL (AIM), d’envoyer à leurs amis de courtes ani-mations, les “Disasters”, qui renvoyaient ensuite au site NowWhat.com. Très en vogue chez les jeunes, ces animations évoquent des situations quotidiennes qui pourraient nécessiter la sous-cription d’une assurance : inondation, bris de glace, feu, vandalisme, etc.
Un dispositif plurimédia efficace Pour la promotion de ce site, State Farm a déci-dé de concentrer ses efforts sur trois principaux canaux. En premier lieu, des spots TV de 15 secondes ont été diffusés sur certaines chaînes du câble. Ensuite, des publicités ont été insérées dans des magazines à forte audience auprès des jeunes ciblés. En parallèle, State Farm a sponso-risé de nombreux festivals dont plus d’une cen-taine de concerts entre juillet et octobre 2006. Selon la compagnie d’assurance, ce dernier levier a fortement amélioré son image auprès des jeunes. Les premiers retours de cette campagne sont très positifs. Depuis le lancement du site en août 2006, NowWhat.com a enregistré plus d’un mil-lion de visiteurs uniques selon State Farm. Les animations régulières sur le site ont permis la création d’un buzz autour de la marque. L’assureur espère encore monter en puissance en 2007 en multipliant les jeux concours et les animations.
Conseil
Lutter contre le détournement de marque sur Internet
Grabbing, typosquatting, méta-tags, liens sponsorisés... : les marques doivent se protéger et se défendre contre l’usage abusif de leur nom sur Internet.
’usage abusif de la marque d’un tiers est assi-L milé à de la contrefaçon, donc condamnable civilement et/ou pénalement. Selon le code de la propriété intellectuelle (article L.716-6), trois conditions sont nécessaires pour obtenir la cessa-tion d’un usage abusif, la restitution du nom de sa marque et une indemnisation. Premièrement, le demandeur doit entreprendre une procédure visant à obtenir d’un tribunal qu’il statue sur le fond du litige soumis. Deuxièmement, il faut que l’action soit sérieuse. Troisièmement, l’action doit être engagée dans un bref délai après constata-tion de l’usage abusif. Comment faire face au cybersquatting et autres procédés de détournements d’une marque sur Internet ? Les recommandations de Gérard Haas, avocat spécialiste en propriété intellectuelle. Les marques de renommée ou notoires sont souvent la cible des cybersquatteurs. Ces tiers non autorisés enregistrent un nom de domaine qui comprend le nom d’une marque renommée (grabbing). La majorité des tribunaux s’accorde pour reconnaître au nom de domaine la même fonction d’identification que celle de la marque. Ils considèrent donc que la seule réservation d’un nom de domaine par un tiers constitue un usage du signe litigieux, indépendamment de l’existence d’un site web. Les critères que retiennent les tri-bunaux pour sanctionner un abus sont le risque manifeste de confusion entre le nom de domaine déposé et celui de la marque, et la preuve que le nom de domaine a été enregistré et utilisé de mauvaise foi, dans le but de bloquer toute attri-bution ultérieure de ce nom et d’obtenir un avan-tage financier en échange de la rétrocession du nom détourné. Letyposquattingconsiste à enregistrer un nom de domaine proche du nom d’une marque, avec des erreurs typographiques ou orthographiques, dans le but de détourner du trafic vers des pages commerciales ou publicitaires pour générer des revenus. Les noms sont élaborés à partir d’erreurs de frappe, d’inversion ou de répétition de lettres, ou d’un accord différent en genre ou en nombre. Pour exemple, en avril 2006, les typosquatteurs
des noms de domaine www.rueducommerc.com et Rueducommrece.com ont été condamnés à rendre ces noms au marchand high-tech Rueducommerce.com, et au paiement d’une amende de 25 000 euros. L’organisme qui a enre-gistré les noms de domaines a lui aussi été condamné. Pour prévenir ce genre de détournement, cer-taines marques n’hésitent pas à réserver diffé-rentes variantes de leur nom de domaine. Au préalable, elles doivent bien sûr avoir déposé leur nom de marque. Elles doivent aussi prouver leur renommée ou leur notoriété sur le territoire fran-çais, pour cela, l’existence d’un site Internet dédié à la marque suffit. Les marques peuvent aussi être victimes d’un détournement de leur référencement naturel, par un usage abusif desméta-tags. Ces balises situées dans l’en-tête du documentHTMLfournissent des informations qui permettent aux moteurs de recherche d’indexer la page web. L’usage non autorisé d’une marque à titre de méta-balises est donc sanctionné sur le fondement de la contrefa-çon de marque. La marque AXAa ainsi obtenu la condamnation d’un site qui utilisait le nom “AXA” comme méta-tag pour être référencé par les moteurs de recherche. Ces pratiques abusives peuvent être rapidement détectées grâce à une surveillance accrue de son niveau de référence-ment et de l’audience de son site. La commercialisation desmots clésetliens sponsoriséssur les moteurs de recherche est à l’origine de certains contentieux entre les exploi-tants de ces moteurs, les annonceurs et les déten-teurs de marques protégées. Pour exemple, le groupe hôtelier Accor a fait constater qu’Overture commercialisait des mots clés repro-duisant ses marques, et a assigné la filiale de Yahoo! pour contrefaçon. Constatant que les mots-clés commercialisés renvoyaient vers des services concurrents, le tribunal a condamné Overture au paiement de 140 000 euros à titre de dommages-intérêts. Pour se prévenir de ces risques, les entreprises doivent marquer leur territoire de marque sur Internet. Pour cela, elles peuvent lister leurs marques et les mots-clés associés, et notifier cette liste auprès de chaque régie. Elles doivent égale-ment adopter une stratégie de veille active sur l’ensemble des réseaux de liens sponsorisés, notamment via la mise en place d’alertes.
Le framing Le framing consiste à s’approprier les contenus d’un site sans auto-risation préalable du propriétaire, pour les faire apparaître dans la fenêtre d’un site tiers via des liens hypertextes. Cette technique substitue l’adresse du site princi-pal à celle du site lié. Si des liens sont créés vers le site d’une gran-de marque, il peut y avoir contre-façon par utilisation et usage parasitaire.
Contre l’abus de marque dans les liens sponsorisés Le Forum des droits sur l’Internet recommande aux entreprises s’estimant victimes d’un abus de marque de faire état de leurs griefs en premier lieu auprès de l’annonceur qui utilise abusive-ment leur nom de marque, puis de signaler cet abus au prestataire de liens sponsorisés pour tenter d’obtenir la cessation de cet usage. Si cette procédure à l’amiable ne donne pas de résul-tat, le titulaire de la marque peut recourir à la voie judiciaire. Pour cela, il doit disposer d’une preuve incontestable : un constat décri-vant ce qui apparaît sur l’écran, daté et signé par un huissier de justice ou un agent assermenté de l’Agence pour la Protection des Programmes. La marque peut alors enclencher une procédure judiciaire pour contrefaçon de marque ou pour concurrence déloyale. Elle peut notamment engager un “référé marque”, pro-cédure d’urgence lui permettant d’obtenir en quelques semaines un jugement ordonnant l’arrêt de l’usage abusif.
Séminaire Protéger sa marque sur Internet 5 février 2007 www.benchmark.fr
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Le mobinaute Le mobinaute est l’individu qui s’est connecté, volontairement ou involontairement, à l’Internet mobile au cours d’une période déterminée. Les usages qui relè-vent de l’Internet mobile sont : - tous les types de contenus dis-ponibles sur l’Internet mobile ; - tous les types de télécharge-ments ; - tous les usages audios (hors écoute de la radio FM et hors écoute de fichiers MP3) ; - tous les usages vidéo (hors consultation de contenus vidéo chargés en dehors de l'Internet Mobile).
Chiffres L’Internet mobile en France
35 32 : 53 64 48
Tableau de bord
Chiffres
En France, le parc actif multimédia mobile dépasse les 13 millions d’utilisateurs selon l’ARCEP. Mais tous n’ont pas, loin de là, surfé sur les sites Wap ou I-mode.
France
Etats-Unis
4 3,5 %
France, Etats-Unis, Europe : Indicateurs clés de l’Internet
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e-Pub : Baromètre AdNetTrack-JDN Nombre de créations diffusées par les 200 premiers annonceurs plurimédias Novembre 2006 4 694 Octobre 2006 4 194 Septembre 2006 4 059 Juillet 2006 3 175 Mai 2006 3 982 Mars 2006 3 158 Décembre 2005 3 642 Novembre 2005 4 582
La pénétration de l’Internet mobile Selon comScore Networks, 28 % des internautes français (sur pc) ont en parallèle régulièrement accès à l’Internet depuis leur télé-phone mobile (Wap/I-mode), contre 19 % aux Etats-Unis, et 34 % en Allemagne et en Italie.
elon l’ARCEP, en France, le parc actif multi-S média mobile était de 13,2 millions utilisa-teurs en septembre 2006, ce qui représente une croissance annuelle de 17,4 %. Cette croissance a connu un pic saisonnier de 14 millions d’utilisa-teurs en décembre 2005, conséquence du lance-ment de nombreuses offres de forfaits multimé-dias et du phénomène de “découverte” de ces nouveaux services. Le parc actif multimédia est défini par l’ensemble des clients ayant utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Internet mobile (Wap, I-mode, Vodafone live, Orange World, etc.) ou, en émission, de typeMMS ou e-mail mobile (à l’exclusion desSMS), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD,GPRS, EDGE,UMTS...). Ainsi, sur l’ensemble de ces 13,2 millions de clients, tous n’ont pas surfé sur le Wap ou l’I-mode. Certains ont seulement émis unMMSou e-mail à partir de leur mobile.
Sources : Benchmark Group, comScore NetWorks, Forrester Research, IAB, Internet World Stats, Médiamétrie, Nielsen NetRatings, TNS Media Intelligence.
43 37 : 56 90 41
France 27 52 % 7 13 53 % 1,1 6 %
Usages des internautes Home panel Mediametrie//NetRatings en Novembre 2006 ( Applications Internet Inclues ) Nombre de sessions par mois Nombre d’heures passées par mois sur le PC Nombre de domaines visités par mois Temps consacré par page en secondes
6
Etats-Unis 160 70 % 120 102 64 % 8 5,8 %
Europe (UE) 230 50 % 52
Profil des internautes français Part dans l’ensemble Part dans de la population la population française internaute Hommes 48 % 52 % Femmes 52 % 48 % 11-15 ans 7 % 10 % 16-24 ans 13 % 19 % 25-34 ans 15 % 20 % 35-49 ans 25 % 29 % 50-64 ans 21 % 19 % 65 ans et plus 19 % 4 % CSP + 21 % 33 % CSP - 30 % 29 % Retraités 22 % 7 % Etudiants 10 % 17 % Autres inactifs 17 % 14 % ème Source : Médiamétrie - Observatoire des Usages Internet - 3 trimestre 2006 - Copyright Médiamétrie - Tous droits réservés
L’Internet mobile comprend tous les usages du téléphone qui nécessitent à un moment donné le passage sur des sites Wap ou I-mode. Mais le recensement des mobinautes s’avère difficile, et les résultats variés. Ainsi, selon Médiamétrie 22 % des utilisateurs de téléphone mobile utili-sent des services Wap ou I-mode. Mais pour le CREDOC, 8 % seulement des utilisateurs de mobi-le se rendent sur des sites Wap ou I-mode et 6 % consultent leur messagerie électronique à partir de leur mobile. Les jeunes sont sur-représentés parmi les mobi-nautes. Selon le CREDOC, l’utilisation du télépho-ne pour consulter des sites Internet mobiles concerne 21 % des 12-17 ans qui possèdent un mobile, contre 8 % en moyenne. Que font les mobinautes ?Selon Médiamétrie, au troisième trimestre 2006, 44,5 % des mobi-nautes qui se sont connectés ont consulté les informations sportives, 40 % la météo et 33 % les actualités. Par ailleurs, 31 % d’entre eux ont consulté leurs comptes bancaires sur le site Internet mobile de leur banque. Enfin, le nombre de mobinautes qui ont téléchargé des sonneries a progressé de 33 % entre le 2ème et le 3ème tri-mestre, et de 19 % en ce qui concerne le téléchar-gement de jeux.
Nb d’internautes (en millions) % de la population Marché du e-commerce B to C (en milliards d’euros, en 2005) Nb de cyberconsommateurs (en millions, en 2005) % d’internautes ayant acheté en ligne (en 2005) Marché de l’e-Pub (en milliards d’euros, en 2005) Part du Web dans les investissements publicitaires (en 2005)
A LIRE
CYBERDROIT CHRISTIANEFERAL-SCHUHL Le droit à l’épreuve d’Internet. Editions Dalloz, 732 pages, 48 euros.
LavidéodansFlash D. TARDIVEAU Intégrer et contrôler une vidéo dans Flash. Editions Eyrolles, 190 pages, 19,90 euros.
Wait marketing D. DERVAL Communiquer au bon moment au bon endroit. Editions d’Organisation, 238 pages, 25 euros.
Processus et méthodes logistiques J. LAURENTIE, F. BERTHÉLÉMY, L. GRÉGOIRE, C. TERRIER Supply Chain Management. Editions AFNOR, 370 pages, 49 euros.
Guide du DSI DIDIERKUEVIAKOE Profil et responsabilités. Editions Eska , 222 pages, 35 euros.
En bref
LESFAQ DU JURISTE
Les enjeux juridiques de la vidéo sur Internet
n 2006, des acteurs majeurs de la vidéo sur Internet ont dû suppri-E mer l’accès à des contenus portant atteinte à des droits de tiers, et engager des négociations avec les titulaires de catalogues. Ces événe-ments ont bousculé les modèles économiques en place. Par conséquent, un panorama des enjeux et précautions s’impose. User generated content, peer to peer,VOD, videocast, contenus vidéo liés à la promotion des ventes : aucun modèle n’est épargné par la nécessité de maîtriser un ensemble de risques juridiques qui peuvent avoir une conséquence sur la stratégie commerciale du site. Un premier enjeu consiste à rendre effectives les dispositions de la loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN) et à mettre en place une procédure de retrait des contenus illicites, pour pallier les risques de responsabilité pénale du site. Dans le cadre de la loi sur l’au-diovisuel, les chaînes de télévision câblées, hertziennes ou par satellite, doivent s’interroger sur les règles à respecter vis-à-vis du CSA. Un deuxième enjeu porte sur la validation contractuelle des prestations à la hauteur des contraintes techniques des services de vidéo : production/ post production, respect des engagements vis-à-vis de tout ayant-droit. Un troisième enjeu porte sur la détention des droits sur les contenus : droits voisins des entreprises audiovisuelles, droits des producteurs d’œuvres audiovisuelles, droits sur les événements et manifestations publics (sport, spectacles) etc. Un quatrième enjeu consiste à respecter les droits des contributeurs des documents vidéo : droit à la vie privée des personnes devenues acteurs de documents vidéo, les droits des auteurs, artistes interprètes et producteurs d’œuvres audiovisuelles, les droits voisins des entreprises de radio et télévision. Enfin, les conditions générales d’utilisation des services de vidéo en ligne doivent être audi-tées afin de veiller à leur légalité.
Laurent Caron, Avocat Lamy & Associés, www.lamy-associes.com
PROFILS Yahoo! France Brigitte Cantaloube rejoint le groupe Yahoo! France en tant que directri-ce commerciale média.
Google Sophie Poncinrejoint le moteur de recherche pour prendre la direction du département agences.
MySpace France Marc Mayorest nommé directeur général des acti-vités en France du premier réseau social mondial.
Sports Médias et Stratégie Guillaume Astruc rejoint la société éditrice du gratuit Sport et du site myfreesport.fr, en qualité de Dga commercial et mar-keting.
Groupe Canal+ Hervé Simoninest nommé directeur du pôle nouveaux contenus (Internet, mobile, VOD).
CellCast Interactif Jean Brunoest nommé directeur du développe-ment du spécialiste du marketing mobile.
Nom .......................................... Prénom ........................ stratégie bonner à Pour s’aeantsd’entrepriFonction ......................................................................... internet Informations et conselispourdirigses Société ........................................................................... Retourner ce document àBenchmark Group 4, rue Diderot, 92156 Suresnes Cedex Secteurdactivité............................................................. ou le faxer au 01 41 44 94 52. E-mail ............................................................................. Je m’abonne pourJe vous règle par un an (10 numéros) chèque bancaire Tél. ............................................Fax. ............................. àStratégie Internetci-joint à l’ordre de Adresse .......................................................................... pour415(1) Benchmark Group. au lieu de 460HT Je souhaite recevoir ..................................................................................... Net à payer TTC : une facture. 437,83Code Postal ................................ Ville ............................ Etranger 445au lieu de 490Date ........................................... Signature Je souhaite en complément recevoir la collection complè-te des10 derniers numéros (un an) pour 290HT SI 109 GarantieAu cas où je souhaiterais interrompre mon abonnement, les numéros à paraître me seront remboursés au prorata.(1) Offre spécialevalable jusqu’au 29 Février 2007.
Stratégie Internet n° 109 - Déc. / Janv. 2007
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