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Observatoire Cetelem 2014 : Magasins et Internet, l'interdépendance imposée par les consommateurs

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Description

Étude réalisée online le 17 octobre et 5 novembre 2013, pour Cetelem, auprès d'un échantillon de 7 918 personnes âgées de 18 ans et plus interrogées dans 12 pays d'Europe (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni et Slovaquie) – avec des échantillons représentatifs des populations nationales d'au moins 500 personnes par pays (2 400 personnes en France). Les analyses et les prévisions ont été réalisées en décembre 2013 en partenariat avec le cabinet d'études et de conseil BIPE.

Informations

Publié par
Publié le 19 février 2014
Nombre de lectures 43
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Extrait

2014
Magasins et Internet: l’interdépendance imposée par les consommateurs
SOMMAIRE
ÉDITO SYNTHÈSE ÉTUDE
MORAL DES EUROPÉENS : LE BOUT DU TUNNEL
MAGASINS ET INTERNET : ILS SONT FAITS POUR GRANDIR ENSEMBLE
LE YIN ET LE YANG DE LA CONSOMMATION
DEMAIN, UN MAGASIN TECHNOPHILE
LE MAGASIN 2.0 : L’UTILE AVANT LE FUTILE, ET UN BRIN DE RÊVE EMBARQUÉ 
Partenaires et méthodologie
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Les analyses et prévisions ont été réalisées en décembre 2013 parL’Observatoire Cetelemen collaboration avec le cabinet d’études et de conseil BIPE, sur la base d’une enquête barométrique menée sur le terrain entre le 17 octobre et le 5 novembre 2013. • Enquête réaliséeviaInternet par TNS Sofres – panel TNS_LSR –, méthode des quotas. • 7918 Européens interrogés avec des échantillons d’au moins 500 individus par pays (2 400 personnes en France). • Interrogation d’échantillons représentatifs des populations nationales (18 ans et plus) de douze pays: Allemagne (DE), Belgique (BE), Espagne (ES), France (FR), Hongrie (HU), Italie (IT), Pologne (PL), Portugal (PT), République tchèque (CZ), Roumanie (RO), RoyaumeUni (UK) et Slovaquie (SK).
L’Observatoire Cetelem 2014 Édito
Magasins et Internet : l’interdépendance avant la convergence
2014 débute sous de meilleurs auspices pour l’économie européenne. Quelques pays sont repartis en (légère) croissance après plusieurs trimestres de récession. Le chômage se stabilise et, dans certains cas comme en Espagne, commence même à reculer. L’Europe est-elle en train de voir le bout du tunnel ? Après cinq années de crise, les Européens veulent y croire. Ainsi, comme le révèle L’Observatoire Cetelem2014, pour la première fois depuis 2008, leur moral remonte. Mieux, ce regain d’optimisme permet à 40 % des Européens d’envisager une augmentation de leur consommation en 2014, contre 33 % l’an dernier. Mais ces années de crise ont profondément changé les habitudes de consommation. De nouveaux comportements apparaissent. Comme nous l’avions évoqué l’an dernier, la consommation collaborative prend de l’ampleur. Le consommateur, qui est en perpétuel mouvement avec des exigences toujours croissantes, fait bouger les lignes du commerce. Ainsi, la fréquentation des magasins physiques a souffert, tandis qu’Internet s’est joué de la crise. D’ailleurs, pendant longtemps, le Web a été perçu comme une menace pour les points de vente. Et pour cause : la montée en puissance spectaculaire et irrésistible du e-commerce a déstabilisé un certain nombre d’enseignes. Pour autant, la question de savoir si Internet peut menacer l’existence des magasins est aujourd’hui dépassée. En effet, comme le révèleL’Observatoire Cetelem2014, les consommateurs ont tranché : ils veulent et Internet et les magasins. Ils imposent aux enseignes une interdépendance grandissante entre les canaux. D’ailleurs, avec l’essor spectaculaire des smartphones et des tablettes, les Européens sont de plus en plus connectés. Même en étant physiquement présents dans le magasin, ils sont en ligne. Vouloir séparer le« online »et le« offline »n’a plus aucun sens. En définitive, la vraie question est de savoir comment Internet va aider les points de vente à se réinventer. Le Web peut générer des flux en magasin. Il peut augmenter la fidélisation des consom-mateurs et jouer un rôle essentiel dans le parcours client. Demain, après avoir été perçu comme étant une menace, Internet deviendra le meilleur allié du magasin, pour tendre vers une convergence de plus en plus forte entre les deux canaux de distribution. Mais pour y arriver, le chemin sera long et les défis nombreux.
Bonne lecture,
Flavien Neuvy, responsable de L’Observatoire Cetelem flavien.neuvy@cetelem.fr www.observatoirecetelem.com @obs_cetelem
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4 /10  C’est la note que les Européens accordent à la situation de leur pays.
70 % des derniers achats des Européens ont été réalisés en magasin.
L’Observatoire Cetelem 2014 Synthèse
MAGASINS ET INTERNET:L’INTERDÉPENDANCE IMPOSÉE PAR LES CONSOMMATEURS
Après cinq années de baisse, le moral des Européens remonte
L’an dernier, nous avions quitté les Européens le moral en berne. La crise, mais plus encore la conscience qu’ils en avaient, atteignait son paroxysme. Le mal avait été profond, la convalescence ne pouvait qu’être lente. Cette année, quelques résultats macro-économiques ont laissé poindre une perspective de reprise en douceur. Parallèlement, on enregistre un frémissement, à défaut de véritable rebond, du moral des Européens. Concernant la situation de leur pays, ils accordent une note moyenne de 4,0 contre 3,7 il y a un an. Plus intéressant encore, huit pays affichent un résultat en hausse, dont l’Espagne et le Portugal. En France, le score enregistré est historiquement faible (3,9vs4,1). Et le trio de tête reste inchangé, avec respectivement dans l’ordre l’Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni. À titre personnel, les Européens retrouvent également un léger sourire,avec une note qui atteint juste la moyenne (5,0vs4,8). Là encore, huit pays sont à la hausse. Un seul est à la baisse:la France (5,2vs5,3). La diffé-rence avec la note sur la situation globale est parfois importante, comme en Espagne où le différentiel s’établit à 1,8. Signe supplémentaire que les Européens reprennent espoir en un avenir meilleur, 40 %
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d’entre eux veulent consommer plus en 2014, contre 33% l’an dernier. C’est le poste «Voyages, loisirs» qui est le plus plébiscité par les consommateurs.
Des magasins toujours bien vivants
Les Européens sont donc prêts à consommer. Et ils le feront sans changer de destination.Le magasin reste, en effet, le lieu de référence pour concrétiser leur foi consumériste. Plusieurs résultats étayent cette affirmation. 70 % des derniers achats des Européens ont été réalisés dans un magasin. 43 % déclarent qu’ils s’y rendront exclusivement pour leurs achats, les Français étant même 59 % à l’affirmer. Par ailleurs, le commerce de détail sur Inter-net aux États-Unis ne représente que 7 % du commerce total. Idem en France, hors alimentation.Internet friendlypar excellence, seuls 20 % des Britanniques pratiquent le store-to-web poureffectuer leurs achats. Et surtout, les Européens interrogés par L’Observatoire Cetelemtémoignent que magasins et Internet ont tout pour vivre ensemble, etnon pas l’un contre l’autre, même si 37 % des consommateurs confirment qu’ils effectueront de plus en plus leurs achats sur Internet.
Choix, prix et achat malin: le triple atout numérique
L’Observatoire Cetelem 2014 Synthèse
Bien évidemment, si le marché du ecommerce a enregistré une croissance de 19 % entre 2011 et 2012 en France, ce n’est pas par hasard. Surprise relative,Internet profite avant tout aux distributeurs spécialisés. Multimarques, multiproduits, ils offrent le plus large choix possible pour une gamme de prix tout aussi variés. Derrière ces loco motives, que l’on retrouve particulièrement dans les secteurs du blanc et du brun,les sites de vente d’occasion affichent des résultats en hausse, etpas seulement après les fêtes. Les sites d’achats groupés et de ventes privées, en plein essor, confir ment également l’appétence des Européens pour l’achat malin, concept particulièrement séduisant en période de crise.
Des consommateurs multiéquipés et plurirassurés
Pour affirmer son importance consumériste, Internet a pu compter sur des Européens multiéquipés,avec un taux de possession d’ordinateurs portables de 68 %. Les smart phones, nouvelles boussoles des consom mateurs, se trouvent entre les mains de 42 % des Européens. Les tablettes, utilisées à 19 %, et qui connaissent une croissance à deux chiffres, font apparaître un clivage entre Ouest et Est, au bénéfice du premier. Internet s’affirme aussi comme l’outil d’in formation avec un grand « I ».D’où la lame de fond duwebtostore. 70% des Euro péens cherchent des informations et des rabais en ligne avant de passer à l’action en magasin. Internet est aussi désormais syno nyme de confiance en matière de sécurité de paiement, de logistique et de SAV, ce qui n’était pas toujours le cas il y a seulement
quelques années. Mais paradoxe spationu mérique, Internet génère de la frustration. Car en utilisant cet outil de l’immédiateté, les consommateurs européens regrettent de devoir attendre pour profiter de leurs achats.
L’irremplaçable expérience shopping
Dans cet univers foisonnant et en perpétuel mouvement, les sites des marques se démar quent aux yeux de 62% des Européens, prouvant qu’il n’est pas nécessaire d’être un pure playerpour tirer son épingle du jeu.Si la qualité du site est au rendezvous, trois consommateurs sur quatre auront envie de se rendre en magasin, d’autantplus qu’ils pourront profiter d’un service de géo localisation. Mais surtout, ils souhaitent retrou ver les mêmes ambiances et qualités, qu’elles soient virtuelles ou réelles.Les consomma teurs aiment vivre une réelle expérience produit.Ils adorent les espaces théâtralisés, comme le proposent des enseignes tels Apple ou Nespresso. Voir, toucher, essayer, la consommation est d’abord et avant tout une affaire sensitive et concrète. Les magasins doivent être des lieux d’expérience et de découverte, où conseil et accompagnement sont au rendezvous.
Conforter les fondamentaux de la vente
En toute logique, pour convaincre les réfrac taires et faire la différence avec Internet, les magasins doivent retrouver les fondamen taux qui les rendent différents et irrempla çables.Un accompagnement client est souhaité par les trois quarts des Euro péens.Une expertise qualité est réclamée
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42 % des Européens possèdent un smartphone.
19 % C’est la croissance enregistrée par le marché du ecommerce en France, entre 2011 et 2012.
3Européens 4 sur auront envie de se rendre en magasin, si le site d’une marque est qualitatif.
60 % des Européens souhaiteraient pouvoir acheter du matériel d’occasion en magasin.
58 % des Européens seraient incités à se rendre dans un magasin si des offres promotionnelles leur étaient proposées sur leurs smartphones en temps réel dans les rayons.
-20 %
L’Observatoire Cetelem 2014 Synthèse
par les deux tiers. En fait, ils attendent que l’on (re)mette le vendeur au cœur du dispo-sitif de vente. Ils souhaiteraient aussi pouvoir rendre du matériel (79%) ou en acheter d’occasion (60 %). Et pour voir se concréti-ser une sorte de shopping 4 étoiles, ils expri-ment des attentes somme toute relativement simples. 61% aimeraient disposer d’une place de parking réservée. 57 % apprécieraient un espace enfants. Et 47% seraient favorables à la création d’un espace loisirs.
La numérisation accélérée de l’espace de vente
Apprivoiser et introduire Internet dans le magasin peut générer des synergies bénéfiques. Plébiscitantcette nouvelle donne, les Européens expriment de nom-breuses attentes. Oui à l’information, nerf de la guerre, mais aussi oui aux prix en temps réel, période de crise oblige. 58 % des Euro-péens, surtout les Latins, seraient incités à se rendre dans un magasin si des offres pro-motionnelles leur étaient proposées sur leurs smartphones en temps réel dans les rayons. Les Européens se connectent à domicile ? Ils souhaitent aussi le fairein situ. Bornes et tablettes dans les boutiques leur permettraient d’avoir accès à une offre plus large,71 % des Européens recher-chant une même variété de choix online ou offline. Sitel n’est pas le cas, ils aimeraient pouvoir aussi acheter en ligne dans le magasin si un article venait à manquer, une demande qui intervient en deuxième position après celle de l’information. Customiser les produits, les rendre uniques, est également attendu par 64 %des consommateurs. Mais profiter de miroirs intelligents ou de cabines d’essayage
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numériques ne les séduit pas réellement. Et parce que vitesse et Internet sont indis-sociables aux yeux des Européens, payer rapidement est une demande forte. Avec son smartphone: 37 % le souhaitent alors que 15 % l’ont déjà fait. Ou avec une borne : 39 % l’envisagent. Plus simple encore, l’ins-tallation de portiques intelligents qui évitent les passages en caisse est particulièrement espérée. 66% des Européens invitent les enseignes à investir en ce domaine.
Utiliser Internet pour mieux acheter en magasin
De façon plus générale,L’Observatoire Cetelem 2014 apporte également de précieux ensei-gnements sur la façon dont les consomma-teurs souhaitent interconnecter Internet et magasin. La préparation à distance de leurs achats, qui connaît une percée spectaculaire à travers ledriveou leClick & Collect, est plé-biscitée. 73 % des Européens jugent que c’est un excellent moyen de les attirer dans un magasin donné. Ils vont même plus loin dans cette logique en voulant bénéficier d’offres spécifiques au sein de l’espace réservé à ce mode de consommation. Ils attendent aussi que l’on puisse leur préparer en amont les produits qu’ils estiment intéressants. Comme nous l’avons vu précédemment, les Européens sont en demande d’information tous azimuts.41 % utilisent un compara-teur de prix en magasinet 42 % aimeraient pouvoir prendre rendez-vous sur Internet avec un vendeur expert. Précis dans leur demande, ils sont 31 % à avoir pratiqué la géolocalisation et 35% à trouver cette fonction utile.
La tiède fibre consumériste des réseaux sociaux
L’Observatoire Cetelem 2014 Synthèse
Rassemblant des millions «d’amis »,on aurait pu attendre des réseaux sociaux qu’ils s’imposent naturellement dans ce nouvel univers de consommation. Tel n’est pas encore le cas. 23 % des Européens les ont utilisés dans leur démarche consu-mériste et 26 % trouvent l’idée intéressante. Être actif sur les réseaux sociaux en magasin ? Un Européen sur cinq l’envisage. Mais l’utili-sation des données personnelles par les marques pour mieux cibler les produits et les services proposés aux consommateurs est refusée par un tiers des Européens (43 % des Français). Dans les faits, les Européens ont plus, pour le moment, le réflexe forum que le réflexe réseau social.
41% des Européens utilisent un comparateur de prix en magasin.
1Européen sur5 envisage d’utiliser les réseaux sociaux en magasin pour interagir avec ses ami(e)s.
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SOMMAIRE
MORAL DES EUROPÉENS: LE BOUT DU TUNNEL Éclaircie sur le front de la situation générale Regain de confiance personnelle: triomphe de la relativité La frilosité individuelle n’est plus de mise En avant toute pour les dépenses plaisir
MAGASINS ET INTERNET: ILS SONT FAITS POUR GRANDIR ENSEMBLE
LE YIN ET LE YANG DE LA CONSOMMATION Internet n’a pas tué les magasins Internet, une deuxième vie pour les distributeurs spécialisés Des Européens multiéquipés Toucher pour plus et mieux acheter Leweb-to-store, la passerelle entre le Web et les magasins Recherches en ligne, achatsin situ 
DEMAIN, UN MAGASIN TECHNOPHILE Les fondamentaux de la vente en ligne de mire Magasins et Internet : qui aime bien, challenge bien L’Internet des objets pour une expérience plus ludique
LE MAGASIN 2.0: L’UTILE AVANT LE FUTILE, ET UN BRIN DE RÊVE EMBARQUÉ 
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MORAL DES EUROPÉENS
Éclaircie sur le front de la situation générale
:LEBOUTDUTUNNEL
La reprise de l’activité économique apparue dans la plupart des pays européens depuis le printemps 2013 semble confirmer que le processus de sortie de crise est enclenché. Les Européens semblent y croire comme l’indique le moral des ménages qui se redresse : ainsi la note moyenne de situation générale attribuée par les consommateurs des douze pays étudiés par
L’Observatoire Cetelematteint 4/10 (contre 3,7/10 l’an dernier).(Fig. 1) Huit pays sur douze affichent des notes en hausse par rapport à l’an dernier. Seuls quatre pays s’inscrivent à rebours de cette tendance positive : la France, l’Italie, la Pologne et la Slovaquie, pour les-quels la situation générale du pays semble connaître une nouvelle dégradation. Leur position suggère que le redressement économique en Europe demeure fragile et que la convalescence sera longue, même si le pire semble être passé.
Fig. 1la situation générale actuelle de votre pays- Comment décririez-vous sur une échelle de 1 à 10 ? 7 6 5 4 3 2
1 0 DE BE ES FRIT PTUK HU PLCZ SK ROMoy.
Source :L’Observatoire Cetelem2014.
L’Europe du Nord, toujours à la fête
Comme lors des précédentes éditions deL’Observatoire Cetelemle trio de tête mène toujours la danse :, l’Alle-magne, la Belgique et le Royaume-Uniattribuent les meilleures notes. Pour les Allemands, la conjoncture économique n’a même jamais été aussi bonne avec une note historique de 6,3/10 (+0,4 point par rapport à l’an dernier), supérieure à celle qu’ils octroyaient avant crise (5,2/10 lors de l’édition 2008). Le fort rebond de l’économie allemande au deuxième trimestre 2013, après une stagnation du PIB en début d’année, explique pour partie cette belle sérénité des consom-mateurs. Le dynamisme du marché du travail est un autre facteur clé de confiance : le taux de chômage en Allemagne frôle 6,8 % au deuxième trimestre 2013, soit l’un des plus bas niveaux depuis 1990.
Note sur 10 en 2013
Note sur 10 en 2014
La confiance des Belges dans leur économie se raffermit et fait un bond par rapport à l’an dernier avec une note de perception générale à 5,6/10 (soit + 0,9 point par rapport à l’édition précédente). Là encore, le retour de la croissance joue pleinement sur ce climat favorable : le PIB belge, redevenu positif au deuxième trimestre 2013, accélère sa croissance depuis. Quant au Royaume-Uni, la confiance retrouvée se consolide par rapport à l’an dernier avec 4,7/10 (soit + 0,2 point), mais reste à des niveaux inférieurs à ceux d’avant-crise (5,5/10 lors de l’édition 2008). Les signes de reprise économique sont là et justifient cette note en progression : le PIB britannique affiche sa plus belle performance depuis le deuxième trimestre 2010, avec une hausse de + 0,8 % au troisième trimestre 2013. La consommation des ménages repart, de même que la consommation publique et l’investissement.
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Le calme après la tempête
Trois pays d’Europe centrale et orientale (Roumanie, Hongrie, République tchèque) ainsique deux pays d’Europe du Sud(Espagne, Portugal)haussent leur note de perception générale par rapport à l’édition précédente. LesRoumainssoulignent l’amélioration de la conjoncture économique avec une note de 4/10 dans la moyenne des douze pays étudiés parL’Observatoire Cetelem(vs 3,6/10 l’an dernier).HongroisetTchèques,en proie au doute l’an dernier, semblent être sortis de leur zone de turbulence, avec des notes qui restent basses, mais en progression à 3,4/10 et 3,7/10 respectivement (+ 0,8 point et + 0,4 point). La bonne santé de l’écono-mie roumaine, qui a enregistré la plus forte croissance trimestrielle de l’Union européenne (+ 1,6% au troi-sième trimestre 2013), explique aisément l’embellie
Fig. 2- Produit intérieur brut En glissement annuel (en %)
mise en avant par les consommateurs. Quant aux Hon -grois et aux Tchèques, plusieurs signes sont venus confirmer une amélioration de la situation économique dans ces deux pays. Sortie de récession, baisse du chômage et déficit public contenu sous la barre des 3 %: l’économie hongroise semble plus forte qu’en 2012. Stabilisation du chômage et inflation orientée à la baisse: la République tchèque, sortie au deuxième trimestre 2013 d’une récession longue de dix-huit mois, se redresse doucement. La perception d’une conjoncture économique meilleure par la plupart des pays observés parL’Observatoire Cetelemdevrait se confirmer avec le rebond attendu pour les économies européennes en 2014. Les prévi-sions de croissance du PIB par Eurostat sont en effet positives pour l’ensemble des douze pays figurant dans l’étude deL’Observatoire Cetelem. (Fig. 2)
3,0 2,0 1,0 0 - 1,0 - 2,0 - 3,0 - 4,0 DE BE ESFR ITPT UK HUPL CZ SKRO
Source :Eurostat.
La situation de l’Espagneet duPortugalsuit une tra-jectoire similaire à celle des pays d’Europe centrale et orientale, bien que sur un rythme beaucoup plus timide et fragile. L’éclaircie chez eux signifie avant tout que ces pays ont atteint un point bas, sans pour autant être complètement tirés d’affaire. L’économie espagnole est certes sortie de récession au troisième trimestre 2013, après neuf trimestres consécutifs de contraction de son économie, mais reste confrontée à un taux de chô-mage très élevé, à près de 26 %, entraînant une baisse drastique des salaires : l’économie espagnole a regagné en compétitivité, mais au prix d’un coût social élevé.
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2012 2013 2014
D’où une note de perception en hausse par rapport à l’an dernier de 2,9/10 (vs2,5/10), mais qui reste parmi les plus basses deL’Observatoire Cetelem. L’économie portugaise va un peu mieux également : après onze trimestres de recul, elle est sortie de la récession au deuxième trimestre 2013 et le chômage se stabilise, mais à un niveau élevé (près de 16 %). Autre point noir : le budget 2014 du Portugal prévoit une nouvelle cure de rigueur, qui touchera notamment les fonctionnaires et les retraités. Sans surprise donc, pour la deuxième année consécutive, les Portugais affichent la note la plus basse deL’Observatoire Cetelem avec 2,5/10, (+ 0,1 point par rapport à l’édition précédente).
Quatre pays à contre-courant
Quatre pays affichent un moral en léger recul, et à rebours de la tendance générale : l’Italie(et ce, pour la quatrième année consécutive), laFrance,laPologne et laSlovaquie.Champions du pessimisme, les Fran-çais (3,9/10), les Italiens (3,1/10) et les Slovaques (3,6/10) attribuent cette année leur note historiquement la plus basse depuis l’édition 2006 deL’Observatoire Cetelem! Les Polonais avec une note de perception générale à 3,9/10 ne sont pas loin de leur score le plus bas, qu’ils avaient inscrit en 2006 (3,7/10). Or, ces quatre pays ont, à l’image des autres pays étu-diés parL’Observatoire Cetelem, renoué avec la crois-sance au cours de l’année 2013, à des degrés divers cependant. La Pologne apparaît comme le pays à l’éco -
Fig. 3- Taux de chômage En %
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nomie la plus solide, étant le seul à connaître une crois -sance positive depuis le début de la crise en 2008. La position singulière de ces quatre pays suggère donc qu’à leurs yeux les perspectives économiques restent incertaines et mitigées, malgré des signes de rebond évidents. Fragilité de l’activité (en Italie notamment en raison de conditions de financement difficiles), mesures de redressement des finances publiques pesant sur la demande interne (en France et en Italie) et, principale-ment, risques élevés sur le front de l’emploi (fort taux de chômage en Pologne et en Slovaquie)(Fig. 3)sont autant de facteurs qui les incitent à la prudence. Pas d’embal -lement donc… d’autant que la reprise attendue en 2014 se fera sans emplois. En effet, les prévisions de taux de chômage pour cette année ne laissent entrevoir aucune amélioration sur le marché du travail dans les douze pays étudiés parL’Observatoire Cetelem.
DE BE ES FRIT PTUK HU PLCZ SK RO
Source :BIPE, FMI.
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2012 2013 2014
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