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x x x x x x x BMCE Capital Research Flash 13 juin 2013 Tour d’horizon du secteur cimentier Au sommaire : Une surcapacité de production depuis 2010 … … induisant une pression sur les prix … … en attendant la reprise de la demande. Analyse : Après avoir enregistré une croissance à deux chiffres entre 2006 et 2008, le secteur national du ciment affiche un tassement depuis 2009. La consommation nationale de ciment évolue, en effet, selon un taux de croissance annuelle moyen de 10,8% depuis 2006 pour s’établir à 14 MT en 2008. En revanche, à compter de 2009, la demande affiche des prémisses de ralentissement. Cette situation s’accentue en 2012 suite au repli des mises en chantiers qui coïncide avec la montée en régime du nouvel entrant CIMENTS DE L’ATLAS. Ainsi, et tandis que la consommation limite sa progression à 5,7% entre 2006 et 2012, la capacité de production globale du secteur affiche un TCAM de 8,8% la même période.

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Publié le 13 juin 2013
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Langue Français

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BMCE Capital Research Flash



13 juin 2013




Tour d’horizon du secteur cimentier




Au sommaire :
Une surcapacité de production depuis 2010 …
… induisant une pression sur les prix …
… en attendant la reprise de la demande.


Analyse : Après avoir enregistré une croissance à deux chiffres entre 2006 et 2008, le secteur
national du ciment affiche un tassement depuis 2009. La consommation nationale de ciment
évolue, en effet, selon un taux de croissance annuelle moyen de 10,8% depuis 2006 pour s’établir
à 14 MT en 2008. En revanche, à compter de 2009, la demande affiche des prémisses de
ralentissement. Cette situation s’accentue en 2012 suite au repli des mises en chantiers qui
coïncide avec la montée en régime du nouvel entrant CIMENTS DE L’ATLAS.
Ainsi, et tandis que la consommation limite sa progression à 5,7% entre 2006 et 2012, la capacité

de production globale du secteur affiche un TCAM de 8,8% la même période.

Graphe 1 : Evolution de la consommation de ciment














Source : APC, Sociétés, BMCE Capital

En effet, l’offre s’élargit de 8,2 MT entre 2006 et 2012 tenant compte de :
L’extension de l’usine de Tétouan de LAFARGE CIMENTS en 2009 ;
L’installation de CIMENTS DE L’ATLAS avec deux cimenteries entre 2010 et 2011 d’une
capacité totale de 3,2 MT ;
Le lancement en 2010 de l’activité de la nouvelle cimenterie de CIMENTS DU MAROC à
Aït Baha (2,2 MT) en remplacement de son ancienne usine basée à Agadir (1,2 MT) la
même année ;
Et, l’entrée en service en 2007 de la nouvelle unité de production d’HOLCIM basée à
Settat (1,7 MT) et du doublement effectif de la capacité de production de l’usine de Fès Analystes :
en octobre 2012.
Zineb Tazi
Il en résulte une réduction du taux d’utilisation qui perd 14,7 points comparativement à 2006 pour z.tazi@bmcek.co.ma
se fixer à 77% en 2012.
Hicham Saâdani
h.saadani@bmcek.co.ma




Veuillez vous référer aux importantes informations légales en fin de document et sur notre site internet : http://www.bmcecapitalbourse.com


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13 juin 2013


Graphe 2 : Evolution de la marge d’EBIT












Source : BMCE Capital, Sociétés
De même, la marge d’EBIT moyenne s’amenuise de 2 points comparativement à 2006 pour
s’établir à 30,6% en 2012 et ce, après avoir atteint un pic de 40,4% en 2009.
Cette baisse est tout de même atténuée par la baisse du coût du pet coke enregistrée en 2012
(-9,7% par rapport à 2011).
Graphe 3 : Evolution du cours moyen du coke de pétrole (USD/T)










Source : IHS
Par société, CIMENTS DU MAROC et HOLCIM MAROC voient leur marge opérationnelle
diminuer de 6,6 points et de 1,6 points respectivement. Cette contre-performance est due
principalement à la pression sur les prix qui a été exercée suite à l’arrivée du nouvel entrant,
lequel parvient à afficher rapidement une marge d’exploitation de 32,7% en 2011 (deux années
après sa création) et de 27,9% en 2012.
Seule, LAFARGE CIMENTS parvient à renforcer sa marge d’EBIT qui passe de 33,9% en 2006 à
38,7% en 2012 et ce, grâce à l’amélioration continue de sa performance industrielle.
Dans cette lignée, le leader national maintient son projet de développement malgré le trend
baissier de la demande. En effet, visant à investir en bas du cycle pour profiter pleinement d’une
éventuelle reprise du marché, la filiale conjointe du Groupe LAFARGE et de SNI a engagé une
enveloppe budgétaire de MAD 2,8 Md pour la mise en service à horizon 2015 d’une nouvelle usine
dans la région d’Aït Baha d’une capacité de production de 1,2 millions de tonnes. Selon le
Management de la société, les carrières seraient sécurisées et le foncier serait en cours
d’acquisition.
LAFARGE CIMENTS pourrait ainsi se positionner sur l’ensemble des marchés porteurs du
Royaume.




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Flash

13 juin 2013

Tableau 1 : Maillage territorial des cimentiers

Ventilation des LAFARGE HOLCIM CIMENTS DE CIMENTS DU ASMENT
Région
ventes à fin 2012 CIMENTS MAROC L'ATLAS MAROC TEMARA
Grand Casablanca 13,6% x x x
x Tanger-Tétouan 11,4%

x x Marrakech-Tensift-Haouz 10,7% x x
Oriental 8,9% x x
Souss-Massa-Draa 8,8% x
Rabat-Salé-Zemmour-Zaer 7,8% x x x x
Doukkala-Abda 6,2% x x x x
Chaouia-Ourdigha 5,3% x x x x
x Fès - Bouleman 5,3% x x
x Meknès-Tafilalt 5,1% x x
Tadla-Azilal 5,1% x x x x
Gharb-Cherarda-B.Hssen 4,8% x x x
Taza-Al Houceima-Taounate 3,2% x x x

Laayoun-Boujdour-S.Elhamra 1,9% x
Guelmim-Es-Smara 1,7% x
Oued Ed-Dahab-Lagouira 0,3% x

x Couverture du marché Présence d'une unité de production Projet en cours

Source : APC, Sociétés, BMCE Capital
A contrario, CIMENTS DU MAROC a reporté jusqu’en 2017 son projet d’investissement dans le
Nord du Royaume, initialement prévu à horizon 2014-2015. Suite à cette décision, la filiale
marocaine d’ITALCEMENTI risque de ne pas être au rendez-vous encore une fois en cas de
reprise du marché.
La société a toutefois décidé de mettre en service un nouveau centre de broyage de 450 000 T à
Jorf Lasfar en vue d’attaquer les marchés d’El Jadida et de Casablanca et de pouvoir importer du
clinker et l’exploiter sur place en cas de reprise du marché. Cet investissement devrait mobiliser
une enveloppe de M MAD 170 uniquement vu que la société compte récupérer l’outil de l’ancienne
usine d’Agadir qui a été fermée suite à la mise en place de l’unité d’Aït Baha.
Pour sa part, et après avoir enregistré un retard dans le doublement de la capacité de production
de l’unité de Fès qui est entrée finalement en service au T4 2012, HOLCIM MAROC a décidé
début 2013 de geler une des deux lignes de cuisson de l’usine d’Oujda en vue d’adapter sa
capacité de production à la demande actuelle et d’optimiser de facto, ses charges fixes.
Face à la recrudescence de la concurrence qui se traduit par une forte pression sur les prix de
vente et par conséquent sur les niveaux de marge, le nouveau cheval de bataille des sociétés
demeure la maîtrise des charges et l’amélioration de la performance industrielle. Dans cette
lignée, les cimentiers ont recours aux sources d’énergie alternatives.
Pionnier dans ce domaine, LAFARGE CIMENTS dispose d’un parc éolien à Tétouan de 32 MW
couvrant près de 20% de la consommation électrique totale de ses usines. Dans le cadre d’un
contrat d’approvisionnement en énergie conclu avec NAREVA, l’éolien devrait couvrir 50% des
besoins de la société à horizon 2014.
En parallèle, LAFARGE CIMENTS a davantage recours à du coke de pétrole à forte teneur en
soufre en vue de maîtriser sa facture énergétique.
En vue de limiter l’impact du renchérissement des intrants, la société s’oriente également vers
l’utilisation des combustibles alternatifs tels que les pneus déchiquetés et le grignon d’olives
(principalement à Meknès) ; le taux de substitution de LAFARGE CIMENTS avoisinant 20% à fin
2012.
De son côté, CIMENTS DU MAROC a récemment mis en service un parc éolien à Laâyoune de
16 MW dont 60% de la production est consommée en propre. Le Management de la société a
décidé de mettre en place un nouveau parc d’une capacité de 10 MW à proximité de l’usine de
Safi.
Ne disposant pas de site venté, HOLCIM MAROC est dans l’incapacité d’exploiter ce gisement et
se rabat sur les combustibles alternatifs (pneus déchiquetés, huiles usagées, etc.), avec un taux
de substitution qui demeure néanmoins faible de 9% en 2012 et un objectif de 15% en 2013. La
société a recours à cet effet à sa filiale spécialisée dans le traitement des déchets ECOVAL, dont
la capacité de traitement est de 20 000 T.

Page 3

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13 juin 2013

Les cimentiers demeurent pénalisés par le manque de réglementation régissant le secteur des
combustibles alternatifs. Pour y remédier, l’Association Professionnelle des Cimentiers -APC- a
signé en début d’année un

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