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7
pages
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Français
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Documents
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2013
Description
Nuits Blanches Les couloirs sont déserts, la foule des médecins, des soignants et des malades s’est dispersée. Les visiteurs sont partis. Quelques uns restent encore, discrètement, dans les chambres, faisant durer le temps jusqu’à ce qu’une infirmière arrive et leur signifie qu’ils doivent s’en aller. Alors lentement, et le plus silencieusement possible, ils quittent la chambre et se dirigent vers la sortie. Les couloirs sont déserts mais pas silencieux. Ce n’est jamais silencieux, un hôpital, même en pleine nuit. Il y a le bruit de la salle de garde, même si les soignants font leur possible pour ne pas être trop bruyants. Il y a leurs pas dans les couloirs quand ils vont faire un soin, le voisin d’à côté qui tousse, l’occupante de la chambre en face qui pleure… il y a aussi les alarmes de certains malades, et puis les malades eux-mêmes, comme moi, qui profitent de cette heure même pas tardive pour sortir de leur antre. Pas facile de se montrer, diminué et en pyjama, durant la journée, dans les couloirs, quand ceux-ci fourmillent de monde. Le type que l’on croise depuis 3 jours devant la machine à café du Rez-de-chaussée, on sait qu’il dort au troisième étage, en médecine, et on voit sur sa tête qu’il ne va pas bien.
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Publié par
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Publié le
12 octobre 2013
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Langue
Français