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119
pages
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Français
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Les Vingt et un Jours d’un neurasthéniqueOctave Mirbeau1901I.II.III.IV.V.VI.VII.VIII.IX.X.XI.XII.XIII.XIV.XV.XVI.XVII.XVIII.XIX.XX.XXI.XXII.XXIII.Les Vingt et un Jours d’un neurasthénique : I IL’été, la mode, ou le soin de sa santé, qui est aussi une mode, veut que l’on voyage. Quand on est un bourgeois cossu, bienobéissant, respectueux des usages mondains, il faut, à une certaine époque de l’année, quitter ses affaires, ses plaisirs, ses bonnesparesses, ses chères intimités, pour aller, sans trop savoir pourquoi, se plonger dans le grand tout. Selon le discret langage desjournaux et des personnes distinguées qui les lisent, cela s’appelle un déplacement, terme moins poétique que voyage, et combienplus juste !... Certes, le cœur n’y est pas toujours, à se déplacer, on peut même dire qu’il n’y est presque jamais, mais on doit cesacrifice à ses amis, à ses ennemis, à ses fournisseurs, à ses domestiques, vis-à-vis desquels il s’agit de tenir un rang prestigieux,car le voyage suppose de l’argent, et l’argent toutes les supériorités sociales.Donc, je voyage, ce qui m’ennuie prodigieusement, et je voyage dans les Pyrénées, ce qui change en torture particulière l’ennuigénéral que j’ai de voyager. Ce que je leur reproche le plus aux Pyrénées, c’est d’être des montagnes... Or, les montagnes, dont jesens pourtant, aussi bien qu’un autre, la poésie énorme et farouche, symbolisent pour moi tout ce que ...
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Langue
Français
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Poids de l'ouvrage
21 Mo