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Le Monde d’En Haut (ceci est un extrait)

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Extrait de la publication Extrait de la publication Le Monde d’En Haut Extrait de la publication Cet ouvrage a reçu le Prix Goya «Découverte» 1998 Un dossier pédagogique consacré à ce livre se trouve sur le site Casterman à la rubrique « enseignants » : http://jeunesse.casterman.com/enseignants.cfm casterman 87, quai Panhard-et-Levassor 75647 Paris cedex 13 www.casterman.com conception graphique : Anne-Catherine Boudet ISBN : 978-2-203-04601-6 – N° d’édition : L.10EJDN000774.C004 © Casterman, 1998 et 2010 pour la présente édition Achevé d'imprimer en mars 2012, en Espagne . Dépôt légal : mars 2012 ; D. 2010/0053/277 Déposé au ministère de la Justice, Paris o(loi n 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse). Tous droits réservés pour tous pays. Il est strictement interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie ou numérisation) partiellement ou totalement le présent ouvrage, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. Extrait de la publication Xavier-Laurent Petit Illustré par Marcelino Truong Extrait de la publication Extrait de la publication 1 SUBURBA, 16 HEURES 36 Suburba, 18 octobre 2096 Les grands chiffres rouges de l’horloge à cristaux liquides affichaient 16 heures 36 lorsque Élodie sortit du collège Matthis.

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Extrait

Extrait de la publication
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Le Monde d’En Haut
Extrait de la publication
Cet ouvrage a reçu le Prix Goya «Découverte» 1998
Un dossier pédagogique consacré à ce livre se trouve sur le site Casterman à la rubrique « enseignants » : http://jeunesse.casterman.com/enseignants.cfm
casterman 87, quai Panhard-et-Levassor 75647 Paris cedex 13
www.casterman.com
conception graphique : Anne-Catherine Boudet
ISBN : 978-2-203-04601-6 – N° d’édition : L.10EJDN000774.C004
© Casterman, 1998 et 2010 pour la présente édition Achevé d'imprimer en mars 2012, en Espagne. Dépôt légal : mars 2012 ; D. 2010/0053/277
Déposé au ministère de la Justice, Paris o (loi n 49.956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse).
Tous droits réservés pour tous pays. Il est strictement interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie ou numérisation) partiellement ou totalement le présent ouvrage, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit. Extrait de la publication
XavierLaurent Petit
Illustré parMarcelino Truong
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Extrait de la publication
1 SUBURBA, 16HEURES36
Suburba, 18 octobre 2096
Les grands chiffres rouges de l’horloge à cristaux liquides affichaient 16 heures 36 lorsque Élodie sortit du collège Matthis. Elle posa son cartable à côté des grilles et attendit que Myria, sa meilleurecopine du moment, la rejoigne. Dans les galeries de Suburba, ce n’était pas encore l’heure d’affluence et le silence de l’immense ville souterraine n’était troublé que par les discussions des élèves sur le trottoir et le léger bourdonnement des voitures électriques. C’est ce calme qui permit à Élo-die d’entendre le très faible « pop » d’un fusil à com-pression. Quelque chose claqua au-dessus de sa tête comme un gros pétard et le photoclare de 300 000 watts qui surplombait le collège s’éteignit subitement.
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Toute la zone se trouva aussitôt plongée dans la pénombre. Seule la lueur diffuse des photoclares les plus proches empêchait que l’obscurité soit totale. L’affolement gagna les élèves et dégénéra très vite en bousculade, des cris fusèrent, assortis d’appels, d’in-jures et de bruits de galopades. Certains se réfugièrent dans le hall d’entrée du collège, mais les plus vifs détalèrent dans les galeries adjacentes. Retranchée derrière un pilier de la grille, Élodie hésita une seconde sur la marche à suivre. Une seconde de trop… Des lueurs de phares percèrent l’obscurité, une nuée de microcars encercla le collège et des dizaines de gardes armés en sortirent. Élodie se mordit les lèvres. Depuis les premiers attentats, en février, les gardes de l’Ordre souterrain étaient sur les dents et intervenaient au moindre incident. La dernière fois que le photoclare du collège avait été pris pour cible, ils avaient vérifié l’identité de chacun des neuf cent cinquante élèves, interrogé les professeurs, passé au peigne fin toutes les salles du bâtiment… Ça avait pris un temps fou, Élodie n’était rentrée chez elle qu’à 10 heures passées, en larmes et à bout de nerfs. Comme des chiens de troupeau bien dressés, les gardes rabattirent les enfants vers l’entrée du collège,
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malgré leurs protestations. Leurs visières argentées rabaissées sur le visage et leurs matraques électriques à la main, les hommes de la Garde étaient tous d’une carrure impressionnante. Rares étaient ceux qui n’en avaient pas peur, mais M. Siméon, le principal du collège que tous les élèves appelaient « Patapouf », tentait tant bien que mal de modérer leur brutalité. Élodie se rencogna : avec l’obscurité, le garde qui venait dans sa direction ne l’apercevrait peut-être pas. Il repoussa durement vers la grille d’entrée des gamins qui essayaient de passer à travers les mailles du filet et s’arrêta à quelques mètres d’elle. La fillette bloqua sa respiration et s’aplatit contre le béton rugueux. Le garde inspecta rapidement les alentours et fit mine de repartir : il ne l’avait pas vue ! Mais au même moment, une lumière jaunâtre illumina la zone du collège : comme la dernière fois, ils venaient de remettre en marche les photoclares du début de la Colonisation du Monde Souterrain, de vieux machins qui dataient de 2028 et n’étaient plus utilisés qu’en cas de secours. L’ombre d’Élodie se projeta subi-tement jusqu’aux pieds du garde qui se retourna d’un bloc. L’homme masqué s’approcha d’elle sans un mot, la prit par l’oreille et l’entraîna jusqu’à l’entrée du
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collège.Élodieserraitlesdentspournepascrierde douleur : elle ne voulait pas montrer à ces brutes qu’elle avait peur d’eux. Lorsque le type la relâcha, ses yeux étaient brouillés de larmes. Les enfants durent rejoindre leurs professeurs principaux dans les classes. Des gardes entrèrent, visière relevée. Comme chaque fois qu’elle voyait leurs visages à découvert, Élodie était surprise de constater combien ces types dont la réputation de brutalité n’était plus à faire paraissaient jeunes. À peine plus vieux que Lukas, son frère, qui n’avait que dix-huit ans. La fouille commença, méthodique, sys-tématique, interminable. Les gardes vérifiaient chaque casier, inspectaient chaque cartable, chaque étagère de la classe… C’était la troisième fois depuis le début de l’année scolaire que le photoclare du collège était pris pour cible par ceux que le gouvernement de Suburba continuait d’appeler des « terroristes ». Mais tout le monde savait qu’il s’agissait des membres de l’AERES, l’Association des Enterrés pour la Remontée En Surface.Depuisdeuxans,lAERESse battait pour que l’on remonte vivresurterre au lieu de rester dans le Monde Souterrain. Des scientifiques de l’association s’étaient, paraît-il, rendus dans le Monde d’En Haut
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