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Le kidnapping en bas des tours...

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Description

Les droits choisis permettent de protéger l'auteur en tant que créateur reconnu de l'oeuvre ci dessus. Mais cela permet dans le même temps de pouvoir enrichir et modifier le texte initial en vue de développer une création partagée. L'utilisation commerciale ayant été écartée car il serait injuste selon l'élève que partie d'une volonté de partage libre, cette oeuvre puisse être utilisée à des fins individuels...

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Publié le 02 février 2016
Nombre de lectures 48
Licence : En savoir +
Paternité, pas d'utilisation commerciale
Langue Français

Extrait

Qwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwerty uiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopas dfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjkl zxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbn Le Kidnapping en bas des toursmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwer Nouvelle de Nadia Eddaif tyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopa Aux Editions du CDI - Lycée Fernand et Nadia Leger sdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjk lzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbn
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Le kidnapping en bas destours…
21 février 2012, 00h05. Le Manhattan, boîte de nuit.
Une jeune femme prénommée Amira se dirigea vers le bar. Âgée de vingt-quatre ans, elle avait une particularité ; les yeux vairons. Un œil tirait vers le vert émeraude et l'autreétait d’unvert plutôt foncé avec des tâches brunes à l'intérieur. Elle était petite de taille et avait la peau matte, caractéristique d’un métissage évoquant l’exotisme et le voyage.. De l'autre côté de la boîte de nuit, près du carré VIP, un jeune homme que ses amis appelaient « Yonni », suivit de quelques amis fit son entrée. Il avait vingt-huit ans et était grand de taille. Il s'assit dans le carré VIP qui était devant le bar. Il était simplement habillé d'un jean bleu et d'un polo Lacoste rouge. Il détailla rapidement l'endroit et vit Amira danser sur le centre de la piste entourée de ses amis.
Il observa méticuleusement les mouvements de la jeune femme qui dansait langoureusement puis il se leva pour se diriger vers le bar. Il sirota son cocktail tout en continuant d'examiner la jeune femme...
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Amiraau bout d’une petite demie heure, se dirigea à une table et s'assis en tenant par le bras l’une de ses amies. Celle-ci, aussi blonde que son amie était brune remarqua le manège du jeune homme et fut prise d’un rire amusé…Elle se pencha discrètement à l’oreille d’Amira et lui annonça triomphalement :
-« Je crois que ce soir tu as la côte ! »
Dans le vacarme de la musique, Amira ne sembla pas comprendre de qui elle parlait. La jolie Sophia se hâta de préciser qu'une personne installée au bar la contemplait depuis un long moment. Impétueuse, Amira se redressa alors et regarda longuement Yonni, celui-ci esquissa un doux sourire qu’elle lui rendit aussitôt sans même s’en apercevoir…
Au bout d’un moment, encouragée par son amie, elle prit son courage à deux mains et s'apprêta à rejoindre le jeune homme.
A ce moment, un homme surgit sur sa droite et elle se trouva nez à nez en face de lui. De façon assez maladroite, il commença la conversation en évoquant le fait de l’avoir déjà croiséauparavant dans un centre commercial de la région.
Habituée aux sérénades un peu lourdes et trouvant ses manières impolies, Amira lui répondit sur le même ton impromptu :
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« Ecoutez, je ne pense pas vous connaitre et je suis un peu pressée voyez vous ! »
Elle attrapa alors ses affaires et se dirigea vers le centre de la salle, soulagée d’avoir pu mettre fin à une conversation qui s’annonçait des plus barbantes. Cependant, le jeune hommene l’entenditpas de cet avis et lui attrapa le bras
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avec une force et une colère qui surprit la jeune femme et lui fit pousser un cri qui se noya vite sous la musique vibrante. Dans le mouvement des corps sur la piste et profitant de la pénombre ambiante, le jeune homme resserra encore son étreinte et traîna Amira loin de la piste de danse.
Isolée et démunie, Amira se débattit vigoureusement, c’est au bout d’un moment qu’elle ressentit une chaleur subite sur son visage et fut projetéeau sol. C’est une fois qu’elle put reprendre ses esprits qu’elle comprit qu’ellede venait recevoir une puissante gifle de la part de son agresseur. Yonni témoin des faits, se leva précipitamment, prit Amira par le poignet et l'amena hors de la boîte de nuit. Remarquant qu'elle tremblait au contact du froid il lui tendit sa veste.
Ilprit le temps de la rassurer et lui parla d’une voix suave et pleine d’assurance. Au bout de quelques minutes, il lui proposa de la raccompagner chez elle en voiture ce qu'elle accepta avec soulagement.
Durant le trajet ils échangèrent quelques mots, elle se demanda si « Yonni » était réellement son nom, mais peu importait au fond, il lui semblaitqu’unepetite complicités’installait entre eux, il était si gentil et prévoyant! Prise dans la discussion, ce n’est qu’au bout d’un long moment qu’Amira remarqua que le jeune homme ne se rendait pas à l'adresse qu'elle lui avait indiquée.
Lorsqu’elle en fit la remarque, Yonnila fixa d’un regard tout à coup glacial, comme dénué d’émotion, il stoppa net le véhicule sur le bas coté d’une départementale. Il devait être 2h00 du matin, les environs avaient l’air désert et un calme inquiétant retomba soudainement dans le véhicule.
Yonni fixait l’horizon devant lui pendant quelques minutes durant lesquelles Amira n’osait bouger. Brusquement, Yonniattrapa alors un mouchoir dans la boite
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à gants, et lui plaqua le visage dessus en lui maintenant la tête fermement. Surprise, Amira hoqueta,une vive odeur d’alcool se dégagea,à mesure qu’elle tentait de respirer, son esprit se brouilla, elle se sentit las, puis ce fut le trou noir…Des gouttes d’eau, ce fut le premier bruit qu’elle cru discerner, puis un léger frisson, il y avait un courant d’air. La jeune femme ouvritdifficilement les yeux, mais en réalité si elle avait su elle les aurait gardés fermés.
Il luifallut un petit moment pour s’habituer à la pénombre, il lui sembla au bout d’un moment, qu’elleétait dans une cave humide, froide. Soudain elle entendit un bruit de pas qui descendait des escaliersqu’elle ne discernait pas. Elle aperçu alors une silhouette masculine qui se pencha sur elle, c'était Yonni !
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«Ca y est tu t’es calmée la? »
Pétrifiée par la peur, elle ne put sortir un son. Sur sa langue elle ressentait à présent un goût âcre, ce devait être le produit qui l’avait endormi.
Calmement et sûr de lui, Yonni se cala sur une vieille caisse de bois qui trainait la, et placide, il lui expliqua que si elle était la, c'était à cause de son grand frère Farid qui lui devaitune grosse somme d’argent. Trainant et n’étant pas de nature honnête, il ne voulait pas rendre l'argent au plus vite et il avait donc poussé Yonni à l’irréparable; kidnapper la jeune femme pour accélérer les choses.
Avec un rictus moqueur, il lui expliqua aussi le stratagème dans lequel elle était tombée pendant la soirée dans la boîte de nuit.
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Ainsi ce bougre se présentait comme une victime qui n’avait eu d’autre recours que celui de s’en prendre à une fille! Amira se rendit compte de sa bêtise, elle qui le prenait pour son sauveur, elle qui commençait même à se croire amoureuse ! Elle se trouvait face à un stupide goujat, et prise par son instinct, elle lui hurla dessus et l'insulta de tous les noms !
Le jeune homme de nature revancharde et nerveuse la saisie soudainement par les cheveux et la frappa au visage.Elle reçut deux gifles qu’elle ne put éviter car elle était dans une posture peu favorable.
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« Tu vas te calmer ok ?! Hein, tu vas te calmer !»
Il soufflait tant la colère était montée en lui puis sortit de la pièce.
Pendant plusieurs mois, ce fut le même rituel, les mains liées par une corde, elleétait le souffre douleur d’un homme qui n’en avait qu’après son argent et qui lui faisait payer ses colères :
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«Mais c’est quoi son problème à ton frangin?! Hein ? Il veut que je te bute pauvre meuf ?! Il me prend pour un naze hein ?? il me manque de respect c’est ça?!»
Son discours était un mélange de manque de respect et du fait qu’on le croyait pas capable d’être un «homme », cela se finissait néanmoins toujours par lamême chose, il la giflait jusqu’à en être fatigué.
Amira avait perdu le goût de vivre, elle ne mangeait que très peu, elle devenait faibleà mesure que les jours s’écoulaient... Mais un jour, la porte de la cave s'ouvrit brusquement, pas comme à son habitude. Amira distingua une silhouette familière qui s'approchad’elle. Des larmes lui montèrent aux yeux et lui floutèrent la vue, était ce la les beaux souvenirs que la mort lui apportait ? On revoit son passé surgir lorsque l’heure
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arrivait. Allait-elle finir sa vie pitoyablement sur les pages faits divers de journaux qu’elle n’avait jamais pris le temps de lire?
On la souleva de terre, elle reconnaissait ce parfum ambré qu’il mettait tous les jours et qui laissait un sillage rassurant dans la cuisine au moment du petit déjeuner.
Il porta Amira quiavait perdu momentanément l’usage de ses jambes.
Une fois sortis de la cave, au milieu des tours, son frère la serra tendrement contre son torse.
Les sirènes de l’ambulance, la foule tout autour, les bras de son frère, c’était sa délivrance…
En apercevant les lueurs orangées du soleil couchant elle se rendit compte de la beauté des couleurs et comme elle ne prenait souvent pas le temps d’observer les choses…
Elle était enfin libre, et elle sentit comme cela vibrait en elle,c’était beau! Oui tout lui paraissait plus beau à présent qu’elle était libre!
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Eddaaif Nadia Seconde GTA
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