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La Princesse des airs

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La Princesse des airsGustave Le Rouge et Gustave Guitton1902Texte sur une seule page, Format PdfPremière partie : EN BALLON DIRIGEABLEI. Le docteur et l’acrobateII. Le terrible Monsieur BoulduIII. Aux chantiers de l’aéroscapheIV. Avant l’expérienceV. Lâchez tout !VI. L’aile briséeVII. Disparu !Deuxième partie : LES ROBINSONS DE L’HIMALAYAI. Un cambriolage électriqueII. Une dépêche du Mont BlancIII. En route pour l’Asie centraleIV. Péripéties aériennesV. Au fond du gouffreVI. Les Cartouches d’eauVII. Chasse au yackTroisième partie : DE ROC EN ROCI. La Fée électricitéII. De roc en rocIII. La NeigeIV. HivernageV. L’ÉvasionVI. ConstantinopleVII. Incidents et paysagesQuatrième partie : AU PAYS DES BOUDDHASI. La Mer de feuII. En TarantassIII. Le Guet/apensIV. Sous la yourteV. Le Yankee et le lamaVI. FantasmagoriesVII. Le ThaumaturgeÉpilogueLa Princesse des airs : Texte entierPremière partie : EN BALLON DIRIGEABLEILE DOCTEUR ET L’ACROBATEÀ Saint-Cloud, dans son vaste cabinet de travail, dont les quatre fenêtres donnaientsur le parc, et qu’encombrait un pêle-mêle d’appareils électro-thérapiques, deflacons et de livres, le célèbre docteur Rabican était, depuis plus d’une heure, engrande conférence avec un de ses anciens clients, un gymnasiarque devenuaéronaute, et nommé Alban Molifer. Le fils du docteur, le jeune Ludovic Rabican,qui écoutait derrière la porte, et collait, de temps en temps, son œil au trou de laserrure, ne pouvait, ...

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Nombre de lectures 116
Langue Français
Poids de l'ouvrage 33 Mo

Extrait

La Princesse des airs
Gustave Le Rouge et Gustave Guitton
1902
Texte sur une seule page, Format Pdf
Première partie : EN BALLON DIRIGEABLE
I. Le docteur et l’acrobate
II. Le terrible Monsieur Bouldu
III. Aux chantiers de l’aéroscaphe
IV. Avant l’expérience
V. Lâchez tout !
VI. L’aile brisée
VII. Disparu !
Deuxième partie : LES ROBINSONS DE L’HIMALAYA
I. Un cambriolage électrique
II. Une dépêche du Mont Blanc
III. En route pour l’Asie centrale
IV. Péripéties aériennes
V. Au fond du gouffre
VI. Les Cartouches d’eau
VII. Chasse au yack
Troisième partie : DE ROC EN ROC
I. La Fée électricité
II. De roc en roc
III. La Neige
IV. Hivernage
V. L’Évasion
VI. Constantinople
VII. Incidents et paysages
Quatrième partie : AU PAYS DES BOUDDHAS
I. La Mer de feu
II. En Tarantass
III. Le Guet/apens
IV. Sous la yourte
V. Le Yankee et le lama
VI. Fantasmagories
VII. Le Thaumaturge
Épilogue
La Princesse des airs : Texte entier
Première partie : EN BALLON DIRIGEABLEI
LE DOCTEUR ET L’ACROBATE
À Saint-Cloud, dans son vaste cabinet de travail, dont les quatre fenêtres donnaient
sur le parc, et qu’encombrait un pêle-mêle d’appareils électro-thérapiques, de
flacons et de livres, le célèbre docteur Rabican était, depuis plus d’une heure, en
grande conférence avec un de ses anciens clients, un gymnasiarque devenu
aéronaute, et nommé Alban Molifer. Le fils du docteur, le jeune Ludovic Rabican,
qui écoutait derrière la porte, et collait, de temps en temps, son œil au trou de la
serrure, ne pouvait, malgré ses louables efforts, attraper que des lambeaux de
conversation. Il savait qu’Alban, que son père avait, autrefois, guéri, grâce à une
opération d’une hardiesse merveilleuse, s’occupait alors, dans le plus grand secret,
de la construction d’un aérostat, conçu suivant des données toutes nouvelles.
Ce fait expliquait bien au petit curieux la présence d’une foule d’épures qu’Alban
avait étalées sur la grande table de porcelaine du cabinet, et dont il discutait les
détails avec le docteur. Ce que l’enfant comprenait moins, c’étaient les feuilles de
papier timbré, couvertes d’une grosse écriture, dont Alban faisait la lecture à demi-
voix. À ce moment, le jeune indiscret sentit une main se poser sur son épaule. Il se
retourna, honteux de sa curiosité ; il se trouvait face à face avec sa sœur Alberte,
une belle et sérieuse jeune fille de seize ans, pour laquelle Ludovic, son cadet de
trois années, éprouvait autant de respect que d’affection.
— Tu n’as pas honte, dit sévèrement Alberte, d’espionner ainsi notre père !… Ce
que tu fais là est mal. Il s’agit peut-être d’affaires très sérieuses, que tu ne dois pas
connaître.
Ludovic balbutia des excuses et supplia sa grande sœur de ne pas instruire son
père de la faute dont il venait de se rendre coupable.
— Je ne dirai rien pour cette fois, fit-elle en le menaçant du doigt ; mais que je ne t’y
prenne plus. Justement, je viens chercher papa, que l’on demande en ville.
Pendant que Ludovic se retirait, tout penaud, Mlle Rabican, après s’être annoncée
par trois coups discrètement frappés, pénétrait dans le cabinet de travail paternel.
Le docteur sourit à la vue de sa fille et mit un baiser sur son front. Alban Molifer,
après un profond salut, s’était retiré à l’écart.
— Qu’y a-t-il donc, petite, demanda joyeusement le docteur, pour que tu viennes
ainsi nous troubler dans nos savantes méditations ?
— Rien de bien grave, papa. C’est encore votre confrère, l’honorable professeur
Van der Schoppen, qui a fait des siennes. En appliquant, à trop forte dose, une
potion kinésithérapique à l’un de ses malades, M. Tabourin, il lui a démoli un tibia.
— Ce diable de Van der Schoppen est enragé. Avec sa fameuse méthode, et ses
biceps de lutteur, il finira par écloper toute la population.
— Mais, interrompit Alban, vous ne devriez pas vous en plaindre. Van der
Schoppen travaille à augmenter votre clientèle. Chaque fois qu’il estropie un de ses
malades, c’est un client qu’il perd et un que vous gagnez.
— Je suis suffisamment occupé, dit le docteur, pour ne pas désirer un surcroît de
travail… Mais je cours chez M. Tabourin. C’est à deux pas d’ici. Vous voudrez bien
être assez aimable pour m’attendre un instant… Les journaux d’aujourd’hui sont sur
ce guéridon.
Le docteur s’habilla en toute hâte et, suivi de sa fille, quitta le cabinet de travail.
Mais à peine avait-il franchi la porte de la rue que Ludovic, toujours aux aguets, se
glissait doucement dans la pièce, afin d’aller faire un bout de causette avec son ami
Alban, et de découvrir, s’il était possible, tout ou partie du fameux secret.
Le docteur Rabican, une des gloires de la science française, avait fondé à Saint-
Cloud, depuis une dizaine d’années, une maison de santé luxueusement aménagéeet dont l’installation était renouvelée à de fréquents intervalles, selon les dernières
découvertes de la médecine et de la chirurgie modernes.
L’institut Rabican était connu dans le monde entier. Le docteur avait toujours, parmi
ses pensionnaires, un nombre respectable de lords splénétiques, d’Américains
millionnaires, rois du pétrole ou du coton, de petits princes allemands atteints de
maux d’estomac.
Le docteur Rabican méritait, d’ailleurs, l’universelle renommée dont il jouissait. Pour
lui, il n’y avait guère de maux incurables ; on citait, à son actif, des guérisons
véritablement miraculeuses.
Il tentait parfois des opérations d’une stupéfiante hardiesse, et il les réussissait
presque toujours.
On lui avait amené, une fois, un Italien qui se mourait d’un cancer à l’estomac. Le
docteur n’avait pas hésité à faire entièrement l’ablation de l’organe, contaminé.
L’estomac avait été enlevé, l’œsophage raccordé avec le duodénum par des points
de suture et le malade nourri artificiellement pendant un mois. Au grand
désappointement des confrères jaloux qui avaient, à l’unanimité, pronostiqué la
mort du patient, celui-ci s’était rétabli ; et, résultat véritablement déconcertant, il
avait repris l’usage des aliments solides, digérait bien, et se portait à merveille. La
sorte de poche qui s’était formée dans le tube digestif, remplaçait d’une façon très
satisfaisante le viscère absent.
Une autre fois, une grande famille anglaise lui avait confié un orateur, membre du
Parlement, atteint depuis trois ans d’une folie qui paraissait incurable. Le docteur
avait promptement reconnu qu’un épanchement sanguin s’était produit dans un des
lobes cérébraux. Le baronnet avait été dûment chloroformé ; un fragment de la boîte
crânienne avait été scié, et le cerveau mis à nu, consciencieusement nettoyé. Peu
de semaines après, le noble lord, tout à fait rétabli, reprenait, au Parlement, la série
de ses éloquentes invectives, contre les empiètements coloniaux de la France et de
l’Allemagne en Afrique.
Le docteur Rabican faisait plus fort encore. Il avait inventé un appareil à rajeunir les
vieillards.
La principale cause de la caducité est l’artériosclérose, c’est-à-dire le
[1]durcissement lent, le racornissement graduel, la pétrification, en quelque sorte,
des tissus élastiques, dont se compose le système artériel de l’homme. Ce
durcissement peut être, sinon entièrement évité, au moins considérablement
retardé, par l’application graduée et raisonnée d’un faible courant électrique, sur les
[2]centres vasomoteurs du cerveau. Partant de ce principe, le docteur faisait
asseoir son malade sur une sorte de chaise longue munie d’appareils électriques
spéciaux. Un bandeau entourait son front. Ses pieds, ses mains et son torse étaient
pris dans des anneaux métalliques. Puis, on actionnait les piles. Les effluves
électriques se répandaient dans tout le système nerveux, et cela pendant plusieurs
heures chaque jour. Au bout de très peu de temps, le vieillard soumis à ce
traitement commençait

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