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L'histoire du soleil ou le jour J

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Description

/¶histoire duSoleil ou le jour J Jouer était mon habitude -H OH UHJUHWWDLV MH SOHXUDLV M¶DYDLV OH F°XU GpFKLUp« Par Inanna Ellemeun -¶aimais jouer: je jouais du piano, de la guitare, au tennis et même à la vie, Je jouais aux cartes, au joker, au poker, aux ambitions et même aux gens, Jouer était mon habitude etMH QH SRXYDLV SDV P¶HQ SDVVHUdans ma vie. Et comme jouer était mon habitude, je ne pouvais pas faire autrement. Jouer aux gens, jouer avec nerfs Q¶pWDLW SDV HQ UpDOLWp GDQV PRQ kPH 0DLV G¶KDELWXGH MH MRXDLV WRXMRXUV SRXU DVVXUHU XQH PHLOOHXUH JDPPH -¶étais meilleure dans mon jeu, je voulais aller plus loin sans cesse, -H QH YRXODLV P¶DUUrWHUnon plus car jouer était dans mon caractère : Je jouais même avec ma croyance en mettant tout sur la balance ; -H GpFKLUDLV PrPH O¶DUW Ge jouerDILQ G¶assurer la trans-parenc(t)e ; Je créais de nouvelles règles du jeu pour assurer unPHLOOHXU MHX G¶DYDQFH; Je jouais beaucoup, énormément, je jouais même avec mes parents : Je jouais avec ma Mère. Elle - toute belle, elle - ma créateur.

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Publié le 03 décembre 2016
Nombre de lectures 9
Langue Français

Extrait

L’histoire duSoleil ou le jour J Jouer était mon habitude Je le regrettais, je pleurais, j’avais le cœur déchiré…Par Inanna Ellemeun
J’aimais jouer: je jouais du piano, de la guitare, au tennis et même à la vie,
Je jouais aux cartes, au joker, au poker, aux ambitions et même aux gens,
Jouer était mon habitude etje ne pouvais pas m’en passerdans ma vie.
Et comme jouer était mon habitude, je ne pouvais pas faire autrement.
Jouer aux gens, jouer avec nerfs, n’était pas en réalité dans mon âme,
Mais d’habitude je jouais toujours pour assurer une meilleure gamme.
J’étais meilleure dans mon jeu, je voulais aller plus loin sans cesse,
Je ne voulais m’arrêternon plus car jouer était dans mon caractère :
Je jouais même avec ma croyance en mettant tout sur la balance ;
Je déchirais même l’art de jouerafin d’assurer la trans-parenc(t)e ;
Je créais de nouvelles règles du jeu pour assurer unmeilleur jeu d’avance;
Je jouais beaucoup, énormément, je jouais même avec mes parents :
Je jouais avec ma Mère. Elle - toute belle, elle - ma créateur.
Elle avait toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, en elle-seule,
Elle était si belle, si grande, si clarté du Soleil (elle S’appelait), elle-même,
Elle était admirable, elle était adorable, elle était intouchable même,
Je l’aimais, je l’adorais-mon ange, mon cœur, ma vérité- elle-même :
Elle quim’avaitdonnée ma naissance,m’avait donnée ma vie, ma chance,
Elle qui m’avait donnée son âme, son corps, son cœur, mêmeson sang,
Son amour, son courage, son chaud, sa beauté -m’avait donnée sans attendre;
Elle m’avait appris mon amour, ma joie, mes sens, ma confiance,
En me les apprenant, elle, généreuse, m’avait transmise tous (s)ces grâces,
Elle-même était affaiblie, mais elle voyait joyeuse son âme dans mes sens ;
Mais moi, je ne la voyais pas, je ne la voyais que dans son apparence,
Je voyais qu’elle était affaiblie mais je ne voyais pas sa vraie souffrance.
Sans elle je n’aurais pas pu exister, ni après, ni maintenant, ni avant,
Elle m’avaitdonnée tout de soi-même, s’était dépensée à cent pourcent:
Elle avait été fort affaibliepar l’éternelle transmission de sa Grâce ;
Mais je ne la connaissais pas. Je ne la voyais que dans son apparence.
Je ne voyais pas sa souffrance réelle - la souffrance par don de grâce.
Elle voulait m’apporter encore plus:
Elle voulait me maintenir dans son chaud tout le temps,
Elle ne supportait pas me voir dans le froid,
Elle voulait me défendre sans cesse de mon apparence,
Elle ne pouvait pas me voir dans la souffrance,
Elle pouvait assurer même mon jeu à ma place ;
Elle me donnait à manger quand elle n’avait rien à manger,
Elle devenait folle quand elle me voyait en danger,
Je la voyais crier comme une folle pour assurer ma défense,
Je ne comprenais pas pourquoi elle criait car je ne la voyais que dans son apparence.
Elle qui avait souffert pour moi, elle qui m’avait toutdonnée de soi,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui était déchirée jusqu'à la dernière goutte de sang de soi,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui avait été déchirée même pendant la naissance de moi,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle seule qui m’avait maintenuedans son chaud quand j’étais dans le froid,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle seule qui m’avait défendue quand j’étais seule sans défense,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui s’était opposée au monde entier pour assurer ma défense,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui avait parcouru le globe entier pour arrêter ma souffrance,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle seule qui avait tout donné afin de créer ma propre joie, à moi,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui souffrait parce qu’elle m’avait tout donné, rien laissé pour soi,
Mais je ne voyais pas sa souffrance ;
Elle qui était déchirée et découpée en parties pour moi, en parties de moi,
Mais je ne voyais pas sa déchirance ;
Elle qui pouvait me laisser même la dernière goutte de son sang,
Mais je ne voyais pas sa souffrance.
Je jouais beaucoup, même avec ma croyance, même avec ma joie,
Je jouais même avec mon amour, même avec tous les mots en soi ;
Je jouais beaucoup, raison pour laquelle je voyais les choses à l’envers, étrange :
Malgré sa transparence, je la croyais la cause de toutes mes souffrances :
J’avais froid- je la voyais seule à mes côté - je la croyais être la raison ;
J’avais mal- elle seule défendait ma côté - je la croyais être la raison ;
Je pleurais -elle m’enveloppait dans son calme- je la croyais être la raison ;
Je tombais - elle me soulevait, me fortifiait - je la croyais être la raison ;
J’avais faim- elle me donnait la nourriture - je la croyais être la raison ;
J’apprenais la Différence, elle me soutenait dans mon apprentissage,
J’apprenais mon apparence, le monde de l’apparence, le tout dans l’apparence,
Je n’aimais rien de ce monde de mensonge- je la croyais être la raison.
En réalité, elle-seuleme défendait de tout ce qui était dans l’apparence,
En réalité, elle-seule était capable de m’apprendre mon cœur par cœur,
Elle aussi était capable de me faire découvrir qui j’étais sans apparence.
Elle aussi, elle-même avait tout apprisavant que j’étais née,
Elle me transmettait simplement l’essentiel de son feu,
Et tout ce qu’elle avait apprissimplement de son père.
Elle m’avait tout donnée, j’étais devenue très fortepar Soi,
Très forte car j’avais maintenant toutesSes grâces à moi,
Mais je voulais encore plus, je voulais mener mon jeu, à moi,
Je la voulais jusqu'à sa dernière goutte de vie et de son sang,
Je voulais assurer mon jeu jusqu'à la dernièreet l’ultime instant.
Je jouais avec ses nerfs, je jouais avec son âme, je jouais même avec sa souffrance,
Je jouais, je ne voyais pas que mon jeu était déclencheur de sa nouvelle souffrance,
Je la croyais aussi forte que moi-même,car d’elle j’avais toutes mes forces puissantes,
Mais comment elle pouvait êtreaussi forte que moi, alors qu’elle avait toutdonné à moi ?
Je ne réfléchissais pas, je ne voyais pasj’étais aveugle,incapable de voir la réalité transparente
Je jouais mon jeu d’habitude,je voulais continuer l’habitude de mon sang,
Elle était déchirée sans cesse, elle était vidée, elle était désespérée par moi,
Elle était affaiblie, elle était fatiguée,son cœurétait vidé de dernière goutte de sang,
Mais moi, je voulais assurer mon jeu entier, je la croyais aussi forte que moi,
Et la dernière goutte,je l’attendais, je la volais même sansen être consciente :
C’était le momentmême oùj’avaisjoué pour la dernière fois avec son âme :
Je lui avais dit toute chose que je croyais juste et probable,
Toute chose inique et idiote venue dans ma bouche au moment,
Je lui lisais des cours de vérité et de la justice, à mon sens,
Mes mots vides de la vérité, de la justice, étaient justes à mon sens,
Mes mots vides d’amour et de grâce ne contenaientaucun sens,
Mes mots déserts, les mots vides, les mots dépouillés de tout sens,
J’avais l’ambition delui parler de morale et de bon sens,
Mais mes mots sans amour étaient rien, ils étaient sans sens,
Ils ne pouvaient pas parler de la vérité, ni de la justice, ni de l’importance,
Ils ne pouvaient rien faire sauf qu’apporter plus de souffrance.
Et je lui avais apporté avec mes mots encore plus de souffrance :
En lui parlant mes mots je l’avais déchirée sans pitié dans tous les sens.
Oui, j’étais initiatrice de son déclin, sans en être consciente.
Car chaque mot sans amour était déclencheur de sa souffrance.
Le mot était le premier, et il accentuait encore sa souffrance.
Mais aveugle, je ne voyais pas sa souffrance, ni son innocence.
Je voulais continuer mon jeu jusqu'à l’ultime instant:
Je voulais LA trouver jusqu'au dernier atome du sang.
Je voulais LAchercher jusqu’au dernier nerf de son âme.
Je voulais LA voir jusqu’au dernier neurone de son Sens.
Neurone était microcosme, on entendait parler dans bon sens,
Univers était macro neurone, on entendait parler en tout sens.
Maisl’aveugle que j’étais, je ne ME voyais pas dans mon sens,
Donc, pas capable de voir ni grand cosmos, ni petit neurone, ni sens.
Elle était mon ange, elle était ma défense, elle était ma vie dans tout le sens,
Mais je voulais continuer mon jeu et voir mêmel’ange de son ange.
Je voulais la voir jusqu'au dernier atome de son sang,
Elle affaiblie, déchirée, son cœur vidé de dernière goutte de sang,
Et dans le videde son cœur que j’avais créé moi-même,
J’avaisentendu parler l’atomede son sang et sa voix, même,
Quand son cœur videavait murmuré la dernière phrase:
Elle voulait me voir la bouche pleine de la terre noire.
Elle l’avaitmurmuré et à ce moment-là, avait été né le Noir.
Le Noir était népour me montrer l’existence du Blanc,
Pour me montrer que le Blanc existait et il fallait la voir,
Pour me rappelerl’essentielcar sans lui je ne LA voyais pas.
Le Noir était né pour me montrer la différence,
Car l’aveugle que j’étais, je ne voyais pas le Blanc,
Blanc était admirable, adorable et grandissant,
Ma mèreme l’avaittransmiseen m’enveloppant dans son blanc,
Mais sans le Noir je ne le remarquais pas, mon Blanc, ni son Blanc.
Le noir est venu de mon absence de sens, de mon ignorance,
Il voulait me montrer quel était le sens, l’essentiel même du sens.
Le noir était népour m’apprendre la profondeur derrière l’apparence,
Le noir était né pour me montrerl’apparence sans sens:
Tout ce qui entrait dans ma bouche n’avait aucunsens ;
Et tout ce qui sortait de ma bouche avait une grande importance.
Pourquoij’avaisparlétout c’qu’avais parle, oùj’avais ma tête et mon sens?
Je ne les avais pas, je ne réfléchissais pas, mon habitude étais sans sens.
Avec mon habitude de jouersans sens, j’avais blessé son INNocence.
Ma mère avait murmuréles mots que je l’avaisobligée de dire à moi.
Et ma Mère avait pleuré. Le ciel avait pleuré. Il pleuvait sur terre ce soir.
Mon jeu était sans sens, mais j’aimais jouer avecles mots, même avec innocence,
Je ne savais pas que mes mots étaient même déclencheurs de ma souffrance.
J’avais vu l’atome du sang, pire encore, je l’avaisexplosé moi-même.
J’avais jouémon jeu jusqu’au bout: j’étais contente de moi-même ?
Non. Je n’étais pas contente: j’avaiscompliqué le jeu moi-même.
Maintenant une nouvelle couleur entrait en jeu, le Noir, plus compliqué même,
Mais c’étaitma décision de jouer mon jeu, j’avais une telle habitude, moi-même.
J’avais briséle cœur de maMère, et le Noir comblait le Blanc déchiré.
J’avais anéanti l’amour en unmot rien, car je voulais voir le jeu entier.
Je voulais arriverjusqu'à la fin, mais je ne savais pas c’étaitquoi la Fin.
En recherchant le bout du jeu, j’avais découpé le cœur de l’alphabet entier.
Je cherchais des mots en parties séparées, alors que le sens était en Entier.
Je créais de nouvelles règles du jeu et j’avaiscompliqué ma vie entière.
Je ne voulais pas ce résultat, je ne voulais pas voir ma Mère pleurer,
Mais c’était le résultatde ma décision et de mon habitude de jouer le jeu.
J’étais conscientemaintenant, et si ce n’étaitpas trop tard, je le regrettais,
Je le regrettais avec plein cœur, mon cœur entier me demandait le regret:
J’aurais fait n’importe quoi pour voir le cœur de maMère devenu entier.
Et Pour cela, je pourrais même changer mon habitude et ma vie entière.
Je retournais vers l’histoire, vers l’une des déesses qui en était l’origine:
Elle s’appelait Inanna, la déesse de l’amour, la déesse de l’ancien Sumer,
Et plus tard c’était Aphrodite, la déesse de l’amour, la déesse en grec ancien ;
« Inanna », ce mot signifiait « j’avaisregretté » en langage actuel Géorgien,
Je le regrettais mon apparence sans âme, sans sens, sans histoire, sans fin,
Je regrettais chaque mot qui déchirait tout (m)son univers et son ensemble ;
Je regrettais chaque mot qui avait déchiré les cordes de l’Univers et son sens ;
Chaque corde qui se constituait de l’eausimple de notre univers ;
De l’eau qui mémorisait chaque instant dela vie de tout univers ;
J’avais passé mes mots, j’avais passéma vie,j’avais passémon eau et ma souffrance ;
Avant de retrouver son ciel, Inanna passait les sept couleurs de son arc-en-ciel Blanc ;
Les cordes de mon cœur,qui se constituaientde l’eau, avaient mémorisé tout et entier,
Je regrettais tout mot de moi qui les avait déchirées en parties, même ma vie entière.
Mon regret avait une force majeure, elle m’apportait des miracles vrais,impensable pour moi,
Car ses cordes dansaientsur la musique du regret et avaient la vibration dans l’universen soi,
Mon cœur se réveillait, ilcommençait à retourner d’un long sommeiltrès froid de moi,
Mon cœur revenait à moi.Ma liberté revenait à moi. Ma Mère redevenait proche de moi.
Ma mère, mon cœur-soleil, qui me retournait dans mon enfance tout dorée, à moi.
Ma Mère était mon tout, elle m’avait tout transmise, elle était dans Moi-même ;
Elle m’avait donnéema naissance. Je l’avais déchirée,mais je le regrettais et même
Je voulais me donner ma renaissance, mon regret changeait moi-même et ma vie entière.
Aphrodite était née de la mer, elle était la petitefille de l’océandans la Grèce ancienne.
Avant de retourner dans son ciel, Inanna avait passé dansles sept couleurs de l’arc-en-ciel.
Consacré à ma mère dont le prénom est « Soleil est ».
Pour finir ce chapitre, voiciles mots d’un écrivain- Nodar Doumbadze dansson œuvre: « La loi de l’éternité» :
« Ta mère est dieu. Quand t’es assis et tu la regardes. Et elle te regarde. Comme tu l’appelle maman et elle t’appelle son enfant, c’est pourquoi tu penses qu’elle n’est pas le dieu? Qui tu crois le dieu est? Un grand-père à la barbe ? Assis sur les nuages et quand il se lave le visage -il pleut ? Et le dieu est tellement clair, tellement proche, tellement transparent, tellement simpleque quand tu le vois, tu ne sais pas que c’est un dieu, c’estça lemalheur du dieu, c’est pourquoi on ne croit pas en lui.
Si le dieu existait ailleurs, loin de nous,séparé et en haut, s’il n’avait pas été en nous-mêmes, alors tout le monde croirait en lui. C’est ça!...Il faut croire en dieu quand il n’a pas le visage du dieu, quand il ne ressemble pas au dieu, quand il ne te dit pas qu’il est dieu, qu’il partage son pain avec toi, qu’elle prépare le repas pour toi, qu’elle habille ton corps, qu’ellehabille ta tète, elle te souritet elle te caresse, elle t’embrasse et elle pleure pour toi,elle meurt pour toi, elle a froid, elle a soif, elle a faim avec toi, elle donne son âme au diable pour toi,c’est alors qu’il fautencroire…si le dieu te montre son visage, te coince dans un coin, te tire ton oreille et te dit lui-même qu’il est dieu et qu’il faut en croire,alors pour quoi le dieu voudrait ta croyance alors ?
Un tel dieu, non seulement toi, mais tout le monde en croira. Il faut croire en dieu quand il te ressemble, qu’il me ressemble, qu’il ressemble à ta mère, c’est clair? »
C’est clair.Merci Nodar !
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