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Français
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2015
Description
1 Chaque oîs que mon père décrîvaît e deux pîèces qu’î partageaît avec ma mère sur Peachtree Street, î me paraît des poîssons. Lorsqu’îs emménagèrent ensembe, îs avaîent peu d’argent pour a décoratîon. Tapîs orîentaux curîeusement tachés, bufets ayant jadîs eu ière aure et dîférentes partîes de canapés urent récupérés ors de ventes-îquîdatîons et rapportés à a maîson dans un pîck-up emprunté. L’argent dont îs dîsposaîent, donné par es parents de ma mère, îs e consacrèrent à des poîssons tropîcaux qu’îs achetèrent un beau jour d’enthousîasme romantîque. Dans ’entrée de eur appartement se trouvaît un aquarîum împosant, au verre épaîs, dans eque îs avaîent mîs des scaaîres. On passaît un rîdeau de peres quî tîntaîent, et, une oîs dans e bureau, î y avaît deux autres aquarîums. Dans e premîer, des gouramîs embrasseurs nageaîent aux côtés de mînuscues guppys beu et vert autour d’arbres en pastîque et d’une petîte igurîne de Neptune recouverte d’agues. Dans ’autre, sur e mur d’en ace, évouaîent des pîranhas d’Amérîque du Sud, à quî mes parents donnaîent de a vîande à hamburger crue chaque soîr avant de se coucher. Quand mes parents se sont rencontrés pour a premîère oîs, à une ête du SDS, et que mon père a apprîs à ma mère qu’î étaît bîsexue, ee a répondu : « Ça sîgnîie que tu peux aîmer ’humanîté entîère et pas seuement une moîtîé. » On étaît en 1968, et tout e monde paraît de révoutîon.
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Publié par
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Publié le
01 avril 2015
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Langue
Français