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Description

1 Double face Le réveil sonne, et je l’entends à peine. J’essaie d’ouvrir un œil mais mes paupières sont trop lourdes. Mon cerveau est dans le brouillard. Le réveil sonne de nouveau. Je voudrais le faire taire mais ma main ne se soulève pas. Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé entre les deux sonneries. Y en a-t-il eu entre et que je n’ai pas entendues ? Mon corps est lourd, j’ai l’impression d’être incrusté dans le matelas. Je tente de rassembler mes idées. Je sens mes bras, mes jambes, ma tête. Mon cou me fait mal. Sans doute parce que je suis couché sur le ventre et que ma tête est tournée à l’extrême sur le côté droit, pour pouvoir respirer. Je parviens à localiser chaque élément de mon corps mais pas à les bouger. Je suis comme paralysé. L’espace d’un instant, je me demande pourquoi, comment, qu’est-ce qui m’arrive pour que je ne puisse pas bouger, mais un mal de crâne carabiné m’attaque d’un coup et au milieu d’impressions nébuleuses, le souvenir d’avoir lâché des mains ma bouteille au moment de m’écrouler sur le lit me revient. Ma bouteille, où est-elle ? Je parviens à bouger quelques doigts de la main droite. Je ne sais pas combien. Je m’aperçois que ma main touche le sol. Je dois Marie-Christine L’Heureux, lettre d’adieu et autres nouvelles, Double Face 2 être allongé juste au bord du lit. Mes doigts mobiles se déplacent lentement sur la moquette. A tâtons, je cherche quelque chose, je ne sais pas exactement quoi.

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Publié le 12 octobre 2013
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Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Extrait

Doubleface
1
Le rveil sonne, et je l’ entends  peine. J’ essaie d’ ouvrir un il mais mes paupières sont trop lourdes. Mon cerveau est dans le brouillard.
Le réveil sonne de nouveau. Je voudrais le faire taire mais ma main ne se soulève pas. Je ne saispas combien de temps s’ est écoulé entre les deux sonneries. Y en a-t-il eu entre et que je n’ ai pas entendues impression l’ tre d’ corps est lourd,? Mon ai j’ incrusté dans le matelas.
Je tente de rassembler mes idées. Je sens mes bras, mes jambes, ma tête. Mon cou me fait mal. Sans doute parce que je suis couch sur le ventre et que ma tte est tourne  l’ extrme sur
le côté droit, pour pouvoir respirer. Je parviens à localiser chaque élément de mon corps mais pas à les bouger. Je suis comme paralysé.
L’ espace d’ un instant, je me demande pourquoi, comment, qu’ est-ce qui m’ arrive pour que je ne puisse pas bouger, un mais mal de crne carabin m’ attaque d’ un coup et au milieu d’ impressions nbuleuses, le souvenir d’ avoir lch des mains ma bouteille au momentm’ crouler sur le lit me revient.de
Ma bouteille, où est-elle ?
Je parviens à bouger quelques doigts de la main droite. Je ne sais pas combien. Je m’ aperois que ma main touche le sol. Je dois
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être allongé juste au bord du lit. Mes doigts mobiles se déplacent lentement sur la moquette. A tâtons, je cherche quelque chose, je ne sais pas exactement quoi.
Ma bouteille.
Ce mot revient dans mon cerveau, entre deux battements qui ressemblent  des coups de marteau qu’ on m’ assnerait sur la tête.
J’ ai mal au crne. Un pivert dans la tte, qu’ on dit. Mais moi ce n’ est pas un pivert, c’ est un marteau-piquer, une excavatrice, un perforateur de pipe-line…
D’ un coup, je sens mon ventre, comme si une arme de bestioles y faisait la bringue.
La bringue. Est-ce que je l’ ai faite, moi, hier soir et cette nuit ? Je ne me souviens pas bien. Des bribes, des images, traversent ma tte  la vitesse de l’ clair: l’ ordi, le sol qui la tl, ma bouteille, bouge, l’ escalier dont les marche sont de plus en plus hautes, la cuvette des trussie  atteindre juste  temps.oilettes que j’ ai
Sans doute pour a que j’ ai si mal au ventre. Il est vide.
Mes doigts touchent quelque chose. Du verre. Ma main essaye de se déplacer pour en saisir la forme mais elle ne peut pas. Je suis toujours ancré dans le matelas, incapable de bouger.
Cette fois- il est pass cetci c’ est le tlphone qui me rveille. O engin de malheur ? Par terre lui aussi ?
Je me souviens avoir senti quelque chose par là. Ma main touche quelque M est. tte ce que c’chose. Jees doigts bougent lentement, ils sont lourds. C’ est ma bouteille, et juste  ct, mon tlphone se remet  sonner. J’ essaye de le prendre, mais il se défend. Il vibre. Mes doigts glissent. Je le lâche trois ou quatre
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fois avant de pouvoir le serrer dans mamain et j’ ai l’ impression de mettre trois sicles pour le remonter jusqu’  ma tte. Il a fini de sonner depuis longtemps quand il touche mon oreille.
Qui ça pouvait bien être puis d’ abord quelle heure il est? Et?
J’ essaye d’ ouvrir les yeux mais tout ce que je distingue, c’ est du flou. Une lumière claire, la fenêtre sans doute, et du flou.
Le tlphone sonne de nouveau. J’ essaye de trouver le bouton pour décrocher, et en même temps, je me dis que je ne sais pas si je peux parler. Ma voix est peut être comme le reste de mon corps, en grève.la bouche et je tente d’ mettre un son.J ouvre Une Mieux vaut ne passorte de rle s’ chappe de ma bouche. dcrocher, ma voix n’ est pas prsentable.
Moi non plus, je ne suis pas prsentable. Du moins, j’ imagine. Je ne me vois pas et je ne peux toujours pas bouger. A quoi je ressemble est ce qui s’ est? Qu’passé ?
Mes yeux se referment et je crois que je vais une nouvelle fois me rendormir, mais des images passent de nouveau dans ma tête. Cette fois- est un peu plus clair.ci, c’
J’ tais seul hier soir, comme souvent. En ce moment, les gens ont tendance à avoir toujours quelque chose de mieux à faire que de répondre à mes invitations. Ils disent bonjour de façon polie quand je les croise, dans c’ est maisla vraie vie ou sur internet, tout. On échange trois mots et hop ! Au revoir ! Ils disparaissent.
J’ tais donc seul hier soir. J’ ai regard un peu la tl, en buvant un verre, et puis a m’ a gonfl toutes ces missions dbiles. Quelle que soit la chaine c’ taitde l d’ intressant. riena merde, Alors je suis allée dans le bureau et je me suis mis sur internet. J’ ai discut avec plusieurs personnes, mais je ne sais plus qui, ni ce que je leur ai dit.
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Je me rappelle vaguement que certaines conversations ont été un peu disputes et que a m’ a nerv. Je n’ arrive pas  me souvenir qui, ni pourquoi, mais je sais que la conversation ne me plaisait pas, je me suis senti agress, et a m’ a fait mal. Je crois que j’ ai coup l’ ordi et que je suis mont dans ma chambre, aprs. Avant, j’ ai peut- des choses tre crit un ou deux mail aussi. J’ avais régler.
Ça a été bougeait tout seul, escalier L’ crois. jedur de monter, comme les murs de la maison d’ ailleurs. Ça arrive quelques fois. On doit tre sur une zone sismique. Mais ce qui n’ est pas normal, c’ est qu’ on n’ en parle jamais  la tl ou  la radio. On a le droitde savoir, bon sang ! Pourquoi on nous cache ça, alors que tous les gens autour ressentent forcément les secousses !!
J’ ai essay d’ en parler un jour avec les voisins d’ en face, mais a n Ilsa pas eu l’ air de les intresser. ont dit qu’ ils dormaient trsprofondment d’ habitude, et que a ne les avait pas rveills.Ils doivent avoir un sommeil en plomb pour ne pas sentir au moins les murs vibrer. C’ est incroyable! Ou alors ils les ont aussi senties, les secousses, mais on leur a bien fait comprendre qu’il ne fallait pas en parler, que c’ tait secret. Tu parles, si a venait  se savoir que la région parisienne est entièrement construite sur une zone  risques… .
Et si c’ tait dans ma tte que a vibrait? Peut-être que les voisins ont raison, et qu’ il ne se passe rien dehors. Dans ce cas, j’ ai d passer souvent pour un excentrique, avec mes idées de tremblements de terre… Pour qui ils doivent me prendre…
Et si j’ tais en train de devenir fou…
J’ essaie une nouvelle fois de bouger, et je sens mes jambes qui se mettent en mouvement. Lentement, j’ arrive  glisser mes pieds au bord du lit, puis le bas de mes jambes mais le reste ne veut pas
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venir. Il faut que je pivote, mais pour ça, il faut que je puisse me soulever, et a, c’ est pas gagn.
Je replis un bras et je me concentre pour reprendre le contrôle du second. Je découvre que ma main gauche est près de ma tête et qu’ elle commence  bouger, elle aussi. J’ essaie de mettre mes bras le long du corps pour me soulever.
J’ ai grossi ou quoi? Je pèse un cheval mort ! Mais je dois y arriver. En plus, j’ ai envie d’ aller aux toilettes et a commence  presser.
Je réussi à me tourner un peu, en me soulevant comme je peux. Mes jambes se retrouvent presque entirement  l’ extrieur du lit, et en poussant fort sur mes bras, je me retrouve à genoux sur la moquette, la tête toujours sur le lit, les bras étalés devant moi.
IlFAUT que je me redresse, ne peux pas rester comme a… je
Je me dplace, en glissant le long du lit, et arriv au bout, j’ essaie de me mettre debout, mais c’ est impossible. Je sors de la chambre à quatre pattes.
Au milieu du couloir, je bute sur un sac de voyage. Il est encore là, celui-là but dj, en montant me coucher, j’ ai soir,? Hier dessus. Pourquoi elle n’ est pas encore venue le chercher? J’ en ai assez de tomber sur des affaires à elle partout dans la maison. Il faudrait que je mettre tout dans des cartons, et hop, sur le trottoir. Comme ça elle pourrait récupérer tout son barda sans me dranger. Mais j’ ai du mal  tout rassembler. Tant que ses affaires c’ est est un peu comme si elle y tait aussi. Etsont l, c’pas moi qui a je ne voulais pas qu’ ellechoisi qu’ elle n’ y soit plus, parte, moi! C’ est elle qui a dcid.
En même temps, il y a des jours où je suis pas au top, faut reconnaitre. Comme ce matin par exemple. A quoi je ressemble,  genoux dans le couloir,  essayer d’ avancer sans vraiment y arriver. Je suis pitoyable.
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Mais  m’ a laiss seul alors qu’ elle Elleelle n’ a pas eu piti de moi. savait trs bien que je n’ irais pas mieux si elle partait.Elle a pris ses enfants, celui qui est le mien et celui qui ne lest pas, et elle est partie. Je ne sais même pas où. Elle a dit aux gendarmes que son avocat me contacterait, et pour finir, elle a porté plainte pour coups et blessures. Contre moi ! Alors que je ne ferais pas de mal à une mouche ! Et elle, cest pas une mouche ! Elle est solide ! Alors cest pas une petite pichenette qui va lassommer ! Cest comme ça, les couples, je leur ai dit aux gendarmes, parfois ça se dispute. Craison pour que la police sest pas une en mêle !!
Maintenant, à cause delle, plus personne ne veut me parler, même pas sur internet. Quand je laisse des messages, ça ne répond pas.
Ça me rappelle une conversation dhier soir. Cétait avec sasur. Elle ma pris de haut. Soit disant que si jessayais dapprocher les enfants je finirais en tôle, ou je sais plus quoi.
Je sais plus non plus ce que jai répondu, mais je lai mouchée, la grosse ! De quoi elle se mêle ? Toujours à donner des leçons ! Et puis cest pas son histoire !
De toute façon, elle ne ma jamais aimé, celle-là. Comme leur mère. Une vraie garce, toujours à faire remarquer à sa fille que je ne faisais pas les choses comme les autres. Mais je ne suis PAS les autres ! Dailleurs, les autres, je men fou ! Je ne les aime pas ! Tous des moutons ! Je suis un artiste, moi, pas un mouton !!
Assis sur les marches, je descends lescalier, étape par étape. Toujours impossible de me lever mais ça va venir. Je vais quand même pas passer ma journée par terre.
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Le téléphone se remet à sonner. Ça siffle dans ma tête. P.. ! Jai mal !! Et en plus jai dû le larguer quelque part, il est plus dans ma main
Arrivé en bas, jessaie de me concentrer pour voir un peu plus net, mais cest pas une bonne idée. Je reconnais plus mon salon. Quest-ce qui sest passé ? On dirait quune tornade a traversé la maison. Les coussins du canapé sont par terre, il y a des bouteilles renversées, du verre cassé, un tableau à moitié décroché du mur. Jétais sûr ! Il y en a qui sont prêts à tout tellement ils nen aiment pas mes peintures. Parait quelles sont trop réalistes, quelles ne laissent aucun mystère. Ben quoi !! Je peints ce qui me plait ! Ce qui mintéresse ! Si cest le sexe qui me plait et qui mintéresse, jai le droit de le peindre ! De toutes les formes et de toutes les couleurs ! Courbet la bien fait et maintenant on crie au génie !
Courbet le peintre, hein, on est daccord. Pas le type de la téléla première fois que jun de mes tableaux au boulot etai amené que jai dit que cétait inspiré de Courbet, jen ai eu qui ont regardé et qui ont dit que cétait pas ressemblantquelle bande
de truffes ! Cest ça, les autres ! Tous des cons dignorants ! Alors ressembler à ça ! Non, merci !
Je me traine, toujours à quatre pattes, jusque dans le bureau. Là aussi cest Waterlooje me hisse comme je peux sur le fauteuil à roulettes.
Il peut pas sarrêter deux minutes de bouger, celui-là, le temps que je monte !!
Faut que je le change et que je mette une chaise fixe à la place. Le nombre de fois où je me suis cassé la figure en essayant de massoir, cest pas possible !
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Lordi nest pas éteint. De toute façon, je ne léteints jamais. Jen ai rien à faire de leurs histoires décolo qui disent que ça tue la planète. De toute façon, on finira tous dans un trou, alors il est où le problème ?
Les enfants ? Ils feront comme nous, les enfants, ils se débrouilleront. Je me suis bien débrouillé, moi. On ma pas aidé. Alors ils auront qupareil ! De toute façon, moi, jà faire en voulais pas, des enfants ! Cest elle qui a voulu ! Soit disant que comme elle en avait déjà un, pour sceller la famille recomposée, cétait bien quon en fasse un ensemble, et quelle avait envie de me faire ce cadeauTu parles dun cadeau ! Un machin qui braille et qui pue, oui ! Pas possible de dormir la nuit, pas possible de bosser le jour, tout ça à cause de deux gnards dont lun est même pas à moi.
Jaurais dû le savoir. Jaurais dû men douter. Comment elle pouvait soccuper de moi, alors que tout son temps était pris par les deux autres ?
Je massoie devant lordi. Il y a plein de fenêtres douvertes en même temps, un vrai souk.
Ma boite mail est pleine de nouveaux messages. De la pub sans doute. Pourtant je fais tout pour léviter, mais comme jaime pas sortir faire les courses et que je les fais sur le net, ça fait forcément des liens de pub après.
Il y a des messages de ma future ex belle-sur, de mon ex aussi, de sa mère, et dun type que je connais pas qui mécrit quil dépose plainte ce matin et que jaurai bientôt une convocation au tribunal.
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De quoi il parle ?
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Faut que jaille voir dans mes autres mails, cest peut-être à cause de la dispute dhier. Mais si cest ça, cest vraiment pas cool. Si on peut plus discuter un peu musclé sans se faire accuser, cest nimporte quoi !
Jai du mal à tenir sur mon siège de bureau. Jarrête pas de bouger, cest plus fort que moi. Je regarde lécran et je lis des tas de mots collé les uns aux autres et qui font des phrases, mais tout ça ne me dit rien. Pourtant ma boite mail me dit que cest moi qui les ai envoyés. Tous. Les menaces à lasurde mon ex, celles à mon ex, celles à sa mère aussi. Je raconte des tas de trucs, je leur dit des horreurs, je les traite de tous les noms.
Je raconte des horreurs sur moi aussi. Je suis planté, cest sûr, mais cest pas vrai que jai fait de la tôle pour meurtre et que jai un casier long comme le bras. Cpas moi qui ai écrit ça, cest est pas possible. On a piraté ma boite ! Je suis pas en conditionnelle non plus ! Qui a pu inventer un truc pareil ?
Je clique sur mails envoyés et je vois la liste de ce que jai écrit hier soir et dans la nuit.
Menaces de mort à mes voisins parce que leur chien a fait un trou dans mon grillage.
Menace de viol de la fille des voisins si elle continue à se balader à moitié à poils sous mes yeux.
Menace de procès contre un galeriste qui a refusé une expo de mes tableaux lan dernier parce que parait-il que je fais peur à ses clients.
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Plaisanteries graveleuses à divers contacts et en particulier à certains de mes collègues.
Mail à lElysée : « salut ma poule !..... signé : ton Titou ».
La liste est longue et couvre presque tout mon carnet dadresse.
Le téléphone fixe sonne. Je laisse le répondeur travailler mais jécoute. Cest mon patron. Il ne semble pas avoir apprécié le mail humoristique que je lui ai adressé cette nuit. Il me dit que cest pas la peine que je vienne bosser, niaujourd’ huini les autres jours et que je recevrai mon solde de tout compte directement chez moi.
La journée commence mal
.
Je regarde autour de moi tout ce cirque quil va falloir ranger peut être
Au milieu dun tas de trucs indéterminés japerçois une bouteille encore presque pleine.
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