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Descente de la Saône à pied, les 50 premières pages gratuites

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Description

Après avoir longé toute la Saône à pied, de la source au confluent, Patrick Huet a publié un carnet de voyage qui raconte son périple dans les moindres détails.
Ce fichier gratuit vous permet de découvrir la première partie de son aventure, ainsi que les premiers kilomètres de la Saône. L'occasion de découvrir la source de cette belle rivière et la façon dont elle prend son départ, mais aussi ses paysages et ses habitants.
Les cinquante premières pages de ce récit vous sont offertes en lecture libre.

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Publié par
Publié le 22 mai 2016
Nombre de lectures 201
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Extrait

Scan de la couverture en basse résolution
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Ce fichier contient lespremières cinquante pagesdu carnet de voyage :«Descente de la Saône à pied – histoire d'un fleuve-trotteur. »
Il vous est adressé amicalement.
Vous pouvez le partager par voie numérique, si vous le souhaitez ou l'imprimer à titre personnel ou pour le partager à condition de ne pas faire un usage commercial de ce texte ni de le transformer.
Merci par avance.
Tous droits de reproductions et d'adaptation réservés pour tous pays.
© 2010 Patrick HUET
Dépôt légal : juillet 2010
Éditeur : Books on Demand GmbH, 12/14 rond-point des Champs Élysées, 75008 Paris, France. Impression : Books on Demand GmbH, Norderstedt, Allemagne ISBN : 978-2-8106-1920-7
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DESCENTE DE LA SAONE
À PIED
Histoire d'un Fleuve-trotteur
Patrick HUET
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Descente de la Saône à pied Histoire d'un fleuve-trotteur
Genre : Carnet de voyages. ISBN :978-2-8106-1920-7 Auteur: Patrick Huet
Éditeur: BOD Lien éditeur : http://www.bod.fr/livre/patrick-huet/descente-de-la-saone-a-pied/9782810619207.html
ou sur le site : www.patrickhuet.net(rubrique « boutique ».)
Adresse et coordonnées de l'auteur: Patrick Huet – 73 rue Duquesne 69006 Lyon patrickhuet@gmx.fr;
Tél. 04 78 03 22 36 / 06 99 71 69 69
PRÉSENTATION Par un bel été ensoleillé, Patrick Huet, écrivain et fleuve-trotteur, s'est emparé un jour de son sac à dos et a entrepris de longer toute la Saône à pied. Une aventure fantastique qu'il vous raconte plus loin au fil de son carnet de voyage.
(Remarque : ce voyage s'est déroulé du 31 juillet au 20 août 2001. Première édition du carnet en novembre 2002. Cette nouvelle édition, plus agréable à la lecture, rectifie aussi les coquilles de la version précédente.)
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- Dédicace
- Carnet de voyage
- Photos
SOMMAIRE
- Reprise du carnet de voyage
- Brève présentation de la Saône
- Ce qu'il ne faut surtout pas manquer
- La légende la source de la Saône
- Légende de Pagny le Château
- Poèmes sur la Saône
- Index des noms de lieux cités
- Index des personnes et organismes cités
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Dédicace de l'auteur.
Je voudrais adresser mes remerciements à ceux qui ont contribué à l'accomplissement de cette aventure, notamment à M ... (Les noms relatifs à cette dédicace ont été ôtés de cet extrait par souci de discrétion. Ils figurent biensûr dans le livre complet.)
Pour tout contact : Patrick Huet 73 rue Duquesne 60006 Lyon. 06 99 71 69 69
Site :www.patrickhuet.net
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LA SAONE
Histoire d'un fleuve-trotteur
Patrick HUET
Le train s'en allait vers les Vosges... sans moi ! Je le contemplais, ahuri, sidéré, mais à l'évidence il s'en allait, et je restais bêtement sur le quai à le regarder diminuer à vue d'oeil sur les rails encore sifflants de la Part-Dieu. Ma grande expédition vers la source de la Saône commençait par un ratage complet.
Depuis l'été dernier, je ne cessais d'y penser. Longer toute la Saône (480 km), de la source au Confluent, en suivant au plus près ses rives. Découvrir les chemins oubliés de longue date et retrouver le parfum du soleil qui rayonne librement loin de la pollution stagnante des grandes villes. Toutefois, j'avais longtemps hésité. L'an 2000 s'était avéré pluvieux, et le printemps 2001 avait satisfait aux voeux les plus chers des escargots. Il ne s'était pas passé un seul jour sans qu'une pluie abondante ne vienne diluer le sol boueux. Inondations, crues, averses, tout cela m'avait amené à reporter ma décision à plus tard. Heureusement, à la fin du mois de mai, le soleil avait recouvré son ardeur. Les nuages s'étaient dissipés,
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évaporant par la même occasion mes doutes sur la météo de l'été. Il ferait beau, j'en étais sûr ; désormais, j'étais résolu à mener à bien mon aventure.
D'abord, il me fallait situer exactement la source de la Saône. J'acquis les cartes Michelin correspondantes (au 1/200 000 ème) et, crayon à la main, je remontai le tracé de la rivière jusqu'au département des Vosges. Là, un triangle bleu indiquait « Source de la Saône » sur la commune de Vioménil, à proximité de Vittel et de Contrexéville, deux villes réputées pour la qualité de leurs eaux. Plus proche encore, je découvris Bains-les-Bains, une désignation évocatrice de vacances. Poursuivant la préparation de ma randonnée, je relevai le nom des agglomérations en bordure de Saône puis à l'aide d'un fil à coudre et d'un double décimètre, je calculai la distance d'un village à un autre. Rien de plus simple, un centimètre sur le plan correspondant à deux kilomètres sur le terrain. En moins d'une heure, j'avais établi la distance exacte à parcourir d'une ville à une autre, voire d'un hameau à un autre. Mon objet consistant uniquement à longer la rivière, il m'était inutile, pensais-je, d'utiliser une carte d'état-major plus détaillée. En effet, quoiqu'il puisse arriver sur place, et même si je devais opérer un détour pour une raison ou pour une autre, je finirai toujours par retrouver la Saône un peu plus loin. Mon parcours théorique déterminé au kilomètre près, sur le papier, je saisis mes informations sur ordinateur, et en sortis une feuille de route particulièrement précise, avec le nombre de jours total
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selon une moyenne de 25 à 30 kilomètres quotidiens. Celle-ci me sera extrêmement utile par la suite. Ceci étant fixé, je voulais donner à mon expédition une prédominance poétique. La Saône, rivière tranquille bordée de longs arbres aux ramures sans fin, m'avait toujours invité à la poésie, que ce soit à Lyon ou dans les localités proches. J'ignorais ce qu'il en était sur l'ensemble de son trajet, mais quelque chose en elle m'inclinait à la rêverie. L'idée prit ainsi naissance : le thème de mon voyage serait de redécouvrir la poésie des bords de Saône. Ma plume s'envola et, sur les lettres de « la Saône », je tentai d'exprimer ce que son âme m'inspirait. Ce poème acrostiche, je l'imprimai en une centaine d'exemplaires afin de l'offrir aux personnes que je croiserai lors de ma descente, et plus particulièrement aux agglomérations que je traverserai. Dans le même temps, j'envoyais des courriers à ces communes riveraines pour les aviser de mon itinéraire et de la date prévisible de mon passage chez elles. Les jours passant, j'en parlais de plus en plus, autour de moi. Des amis de l'Alliance Des Rhodaniens, notamment Michel Raffin, son président, ainsi que Jean Théolier et son épouse Hélène Brossard, séduits par ce projet, se proposèrent de soutenir mon initiative auprès de différentes municipalités. Une autre de mes connaissances, monsieur Maurice Lacaton de « K communication », me conseilla de contacter la société Lafuma, très ouverte
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sur le monde du sport nature. Je fus reçu par monsieur Jean-Noël Zapp en charge de la diffusion des sacs à dos dans le monde entier. Grâce à son attention, j'ai pu en essayer plusieurs types, chacun vraiment très différents dans le dessin et les fermetures, avant de m'arrêter sur l'un des derniers modèles présentant l'avantage d'une ouverture au milieu du sac et d'une autre en bas. Je rencontrai également Jean-Pierre Reynaud, responsable du développement chaussure, et acceptai volontiers de tester un prototype de chaussures, pas encore commercialisées, ceci pour des études complémentaires. Ainsi équipé, je me sentais prêt à affronter, sourire au vent, des marches de trente kilomètres par jour. On verra par la suite ce sourire s'estomper nettement dès le deuxième jour de cette randonnée. En cet instant, je n'en étais pas encore là. En cette mi-juillet, la préparation du voyage faisait briller mon regard de toutes les merveilles de l'aventure. La poésie des bords de Saône, déjà, m'inondait d'un charme pastel et peignait mes songes de nouvelles couleurs. Des réponses m'arrivaient chaque jour ou presque des communes de la Saône, me félicitant pour mon entreprise et m'encourageant chaleureusement. Madame Janine Monchablon, maire de Vioménil, fort élégamment, se proposait de venir me chercher à la gare de Bains-les-Bains, de sorte que je n'aie pas à effectuer à pied les quinze kilomètres la séparant de la source.
La préparation administrative terminée, il me fallait aussi me préoccuper de la préparation physique.
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Certes, comme je marche régulièrement au long de l'année, je n'avais pas de réelles nécessités, néanmoins un entraînement spécifique ne pouvait être superflu. Des amis se prêtèrent de bon coeur à cet entraînement et je remercie particulièrement ceux qui m'accompagnèrent lors d'une première sortie dans les Monts d'Or, à un frôlement de Lyon. Malheureusement, nous avions pris un mauvais chemin, ce qui en rallongea sensiblement la durée. Quant au raccourci que nous avions voulu emprunter, il finit brusquement dans des taillis et sur des à pic, et contribua pour beaucoup à doubler notre temps de promenade. Quoi qu'il en soit, mes jambes s'avérèrent aussi sûres que je le pensais et prêtes à affronter les grandes randonnées.
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Face aux rails, ce lundi 30 juillet, quand je réalisai que c'était bien mon train qui s'en allait sans moi, je fus d'abord pétrifié. Non que le fait de rater fut catastrophique en soi, il y en avait forcément d'autres. L'ennui était que la maire de Vioménil devait m'attendre à la gare de Bains-les-Bains. Or, je n'avais pas son numéro. Aucun moyen donc de la prévenir et de lui indiquer que je serai en retard. Je me précipitai aussitôt pour changer de billet. La chance n'était décidément pas de mon côté, car le prochain train pour Bains-les-Bains partait à 12 h 35 de Lyon pour arriver à 18 h 5 à la place de 15 h. Une énorme différence ! Il était écrit que la malchance ne pouvait pas me poursuivre éternellement. Un appel vibra sur mon
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