Les Fleurs (Lamartine)

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Alphonse de Lamartine — Premières méditations poétiquesMéditation trente-huitièmeLes ...
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Français

Alphonse de LamartinePremières méditations poétiques
Méditation trente-huitième Les Fleurs 1837
Ô terre, vil monceau de boue Où germent d’épineuses fleurs, Rendons grâce à Dieu, qui secoue Sur ton sein ses fraîches couleurs !
Sans ces urnes où goutte à goutte Le ciel rend la force à nos pas, Tout serait désert, et la route Au ciel ne s’achèverait pas.
Nous dirions: — À quoi bon poursuivre Ce sentier qui mène au cercueil ? Puisqu’on se lasse en vain à vivre, Mieux vaut s’arrêter sur le seuil. —
Mais pour nous cacher les distances, Sur le chemin de nos douleurs Tu sèmes le sol d’espérances, Comme on borde un linceul de fleurs !
Et toi, mon cœur, cœur triste et tendre, Où chantaient de si fraîches voix; Toi qui n’es plus qu’un bloc de cendre Couvert de charbons noirs et froids,
Ah ! laisse refleurir encore Ces lueurs d’arrière-saison ! Le soir d’été qui s’évapore Laisse une pourpre à l’horizon.
Oui, meurs en brûlant, ô mon âme, Sur ton bûcher d’illusions, Comme l’astre éteignant sa flamme S’ensevelit dans ses rayons !
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