Qu'est-ce que l'humain ? : (Volume 2) , livre ebook

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2006

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Les plus grands spécialistes français sont réunis dans ce volume. Ils éclairent les grandes questions que posent le langage, le droit, la démographie et l’économie mondiale, l’alimentation, la santé. Éric Arnaud, Alim-Louis Benabid, Guy Bernfeld, Claire Blanche-Benveniste, Gilles Brisson, Patrice Cayré, Bernard Cerquiglini, Jean-Claude Chesnais, Anne Christophe, Pierre Corvol, Patrick Cozzone, Laurence Danlos, Olivier Danos, Bernard David, Philippe Denormandie, Jean-Yves Devaux, Dominique Dormont, Roland Douce, Robert Ducluzeau, Oswald Ducrot, Claude Fischler, Jacques Fontanille, Philippe Froguel, Antoine Garapon, Jean-Yves Goffi, Marion Guillou, Jean Guyotat, François Héran, Marie-Angèle Hermitte, Didier Houssin, Gilles Johanet, Philippe Kourilsky, Bernard Laks, Claude Le Pen, Michel-Louis Lévy, Jean-Louis Mandel, Luc Montagnier, Gérard Pascal, Philippe Sansonetti, Thierry Sévenet, Didier Sicard, Dan Sperber, Alain Supiot, Jean-Louis Terra, Hervé This, Jacques Vallin, Jacques Vauclair, Dominique Vermersch, Jacques Véron, Geneviève Viney, Moshe Yaniv.
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Publié par

Date de parution

01 novembre 2006

Nombre de lectures

0

EAN13

9782738182470

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

2 Mo

L’équipe de l’Université de tous les savoirs est composée de : Yves Michaud (conception et organisation), Gabriel Leroux (assistant à la conception et à l’organisation), Juliette Roussel (rédaction et suivi éditorial), Sébastien Gokalp (programmation et suivi éditorial), Audrey Techer (documentation et suivi éditorial), Agnès de Warenghien (communication et production audiovisuelle), Julie Navarro (gestion), Karim Badri Nasseri (logistique), Catherine Lawless (communication et études de la mission 2000 en France).
 
© O DILE J ACOB , OCTOBRE 2000 15, RUE S OUFFLOT , 75005 P ARIS
www.odilejacob.fr
ISBN 978-2-7381-8247-0
Le code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L. 122-5 et 3 a, d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo .
Introduction

Ce volume, le second de la série de l’Université de tous les savoirs, rassemble les cinquante leçons données du 10 février au 30 mars 2000 dans le prolongement des leçons sur la vie déjà publiées sous le titre Qu’est-ce que la vie ?
Rappelons que l’Université de tous les savoirs est un cycle de trois cent soixante-six conférences, commencé le 1 er  janvier 2000, qui s’achèvera le 31 décembre. Ces conférences, données chaque jour au Conservatoire national des arts et métiers, y compris les samedis, dimanches et jours fériés, portent sur les sciences, les techniques, les sociétés, les productions de l’esprit et les cultures — et leurs enjeux contemporains. Elles visent à parcourir les différents domaines de la connaissance sous un éclairage qui est moins celui du bilan encyclopédique que des orientations et des questionnements. Ces leçons quotidiennes, données chaque fois par un éminent spécialiste, doivent offrir à un public non spécialisé un parcours des connaissances et de leurs perspectives.
Je ne reviendrai pas sur l’histoire de la conception et de la réalisation de ce programme, ni sur les principes qui ont présidé à son organisation : tout cela a été exposé dans l’introduction au volume I.
Disons seulement quelques mots du fil conducteur de ce recueil.
L’homme est un être vivant à travers lequel la vie entreprend de se connaître. La deuxième moitié du XX e siècle a vu l’extraordinaire développement et les succès des sciences de la vie, avec les immenses conséquences que cela a d’abord eu sur la démographie et sur ce que Michel Foucault a appelé biopolitiques et biopouvoirs. Les leçons de l’Université de tous les savoirs ont commencé par la considération de la vie en général ainsi que dans sa diversité, pour progressivement s’acheminer vers la connaissance de l’homme au sein de cette diversité. Tel fut l’objet du volume I.
Le second volume se concentre sur l’être humain et ce qui fait sa spécificité : sur les conditions qui font l’homme.
Deux leçons envisagent d’abord de manière générale l’homme et l’animal pour marquer leur différence. Peut-être cette différence aurait-elle dû être encore mieux marquée par la considération de la manière dont l’homme l’impose dans la violence qu’il a fait et continue de faire aux animaux — ce sujet essentiel de la cruauté humaine envers l’animal sera d’ailleurs abordé en fin de parcours.
Ensuite deux groupes de conférences examinent ce qui nous distingue des autres animaux. Non point « boire plus que de raison et faire l’amour en toutes saisons » selon le mot de Beaumarchais mais l’usage du langage et l’invention de normes.
Une série de leçons envisage donc les questions de linguistique depuis l’apprentissage du langage jusqu’au pouvoir créateur des signes et à la communication du sens. Ce qui en ressort c’est la formidable complexité cérébrale requise (et probablement aussi générée) par l’usage de la langue, la puissance que confère la capacité linguistique et la très grande diversité et plasticité des instruments linguistiques.
Trois leçons traitent ensuite des normes et de ce qu’on appelle traditionnellement le droit. L’homme est un animal à normes et à règles — Hume disait que les hommes ont besoin de règles jusque pour s’entretuer. La justice, la responsabilité et le contrat, tels sont les trois concepts sur lesquels nous avons choisi de faire reposer cette introduction à travers une leçon qui traite de la justice comme rite, une autre des transformations de la responsabilité, une troisième de la contractualisation de la société. Il ne s’agit pas de présenter ainsi une vision exhaustive du droit mais de montrer comment la norme structure et gouverne les interactions. Pour le reste, nous avons préféré envisager les contributions spécialisées du droit au fil des questions concrètes abordées par la suite, qu’il s’agisse de filiation, de travail, d’État et de relations internationales, d’informatique, de risques et d’environnement.
Une fois posée cette double différence linguistique et juridique, on entre dans le monde humain à proprement parler.
Pour ne pas céder trop vite à l’anthropocentrisme, nous avons choisi d’aborder ce monde par la démographie. Pour plusieurs raisons. D’abord parce qu’on peut continuer à penser avec le XVIII e  siècle que la taille d’une population constitue un bon critère pour évaluer le succès humain. D’autre part parce qu’une des caractéristiques les plus frappantes du XX e  siècle aura tenu aux changements démographiques qui l’ont marqué. Un milliard d’êtres humains au début du siècle et six à la fin, en dépit des guerres mondiales et des génocides, cela mérite bien quelques explications. Et puis cette population considérable engendre un certain nombre de défis qui pèsent déjà sur le présent : surpopulation, dévelop pement des techniques et industries de l’alimentation, pollution grandissante, déchets, pénurie d’eau, migrations, régulation des populations.
Ces considérations démographiques conduisent tout naturellement à la bifurcation du programme qui suit. Ce qui conditionne en effet la croissance démographique, ce sont deux séries de conditions, celles qui concernent l’alimentation et celles qui touchent à la médecine et au traitement des maladies.
L’alimentation est étudiée en une série de conférences que j’ai voulue expressément disparate pour ne pas donner un semblant de systématicité et de cohérence à un domaine qui n’en a pas. Il y est donc question aussi bien de la sociologie que de l’industrie de l’alimentation, de gastronomie moléculaire que de biologie végétale, d’obésité que d’effets de l’agriculture sur le paysage. J’ai voulu que l’on ressaisisse ainsi la variété des approches possibles, le poids de l’industrie et des techniques, l’impact sur la nature, la place de l’artifice, de la convention et de la réglementation. Il fallait aussi que cette approche à plusieurs dimensions nous préserve des discussions à n’en plus finir sur la frankenbouffe, les organismes génétiquement modifiés et l’indispensable traçabilité des hamburgers.
Après l’alimentation (il fallait quand même commencer par le moins déprimant), vient l’étude de la médecine, dédoublée en une série de leçons sur les maladies et une autre sur les soins et la santé.
Comme toujours, ce qui nous a guidés, c’est non pas le souci de l’exhaustivité mais celui de l’actualité des recherches et des interrogations. Il est donc question du sida, des maladies infectieuses, du cancer et des maladies cardio-vasculaires, de l’allergie, des encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles (maladie de la vache folle), des maladies neurodégénératives et des maladies mentales. Sur ce dernier point une explication s’impose puisque deux leçons traitent du sujet. Il nous a semblé en effet que dans un domaine où la maladie est en partie socialement définie (les névrosés d’il y a trente ans sont devenus des déprimés), il fallait recourir au point de vue d’un psychiatre psychanalyste ayant suivi tout au long de sa carrière l’évolution des pathologies et de leurs traitements et à celui d’un épidémiologiste envisageant la maladie mentale aujourd’hui.
Après les pathologies, viennent évidemment les remèdes. Je me suis efforcé de donner la primauté aux développements nouveaux, que ce soit dans les pratiques relativement établies (médecine nucléaire, vaccination, chirurgie plastique, greffes) ou dans les domaines de pointe (thérapies géniques, imagerie médicale, recherche pharmacologique). Il ne faut surtout pas oublier que la santé a une dimension sociale, économique et industrielle. C’est pourquoi un certain nombre de leçons portent sur l’économie de la santé, la recherche pharmaceutique industrielle, les handicaps, la logistique hospitalière, le système social des soins. Bien sûr aussi, la dimension éthique et juridique ne devait pas être passée sous silence. Elle a fait l’objet de deux leçons, l’une sur la relation du médecin et du malade, l’autre sur les conditions juridiques d’intervention sur la vie et sur la mort.
Comme je l’ai dit dans l’introduction au premier volume, l’ensemble des leçons de l’Université de tous les savoirs constitue moins une encyclopédie avec sa prétention systématique qu’une approche des savoirs, des techniques et des pratiques tournée vers les objets et questions qui nous importent à nous humains à la fin du XX e  siècle et au début du XXI e . D’autre part, l’objet de ces leçons n’est pas de dire ce qu’il faut penser sur tel ou tel point mais de rendre possibles la critique et la réflexion individuelles à partir de l’ensemble des approches présentées, de leur diversité, de leur dialectique et même de leurs contrad

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