Variations autour des PME et entreprises de taille intermédiaire , livre ebook

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L’oeuvre académique du Professeur Hirigoyen entamée il y a une cinquantaine d’années s’articule autour de trois axes que l’on peut requalifier en trois passions : la finance, la gouvernance et l’entreprise familiale. Ainsi, quelques-uns de ses anciens doctorants, pour la plupart enseignants-chercheurs dans de nombreuses institutions (université et école), ont voulu lui rendre un hommage autour du thème fédérateur de la PME et de l’ETI. Des opérations financières les plus complexes (LBO, titrisation, ingénierie de haut de bilan, etc.) aux techniques de management et de financement innovantes (crowdfunding, private equity, risk management, etc.), sans oublier les multiples problématiques de gouvernance (banques et entreprises familiales, etc.) et les enjeux en matière d’identité et de comportement des individus et des organisations (psychologie, émotion, paternalisme, emprises des acteurs, etc.), tous les grands débats actuels liant les PME/ETI et les sciences financières et managériales sont abordés dans ce recueil.


Cet ouvrage s’adresse à tous ceux qui s’intéressent aux PME et aux ETI, mais aussi à la finance d’entreprise, à son évolution et à son rapprochement avec les aspects organisationnels et comportementaux des acteurs : étudiants, enseignants-chercheurs, consultants, dirigeants de PME et ETI, directeurs financiers, etc.

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Publié par

Nombre de lectures

5

EAN13

9782376872160

Langue

Français

PRÉFACE
Yvon Gattaz Ancien Président du Centre national du patronat français Fondateur de « Entreprises de Taille Humaine, Indépendanteset de Croissance » (ETHIC) Président de l’Association Jeunesse et Entreprises Membre de l’Académie des sciences morales et politiques
Je me réjouîs de la publîcatîon desMélanges en l’honneur du Professeur Gérard Hîrîgoyen, quî a consacré une large part de son œuvre scîentîIque aux entreprîses de taîlle întermédîaîre, les ETï dont je suîs sî proche. La reconnaîssance de cette catégorîe d’entreprîses ut, en efet, l’un des com-bats les plus împortants de ma vîe.
J’aî été sensîbîlîsé aux spécîIcîtés des dîférentes catégorîes d’entre-prîses tout au long de ma carrîère d’îngénîeur. J’aî débuté mon parcours proessîonnel dans une grande entreprîse, les automobîles Cîtroën, ò j’aî apprîs les contraîntes et les atouts de la grande taîlle et acquîs une orma-tîon quî me ut très utîle en tant qu’îngénîeur puîs en tant qu’entrepreneur. Abandonnant un poste împortant et une carrîère prometteuse dans cette grande entreprîse, j’aî crééex nîhîlo, avec mon rère Lucîen, une entreprîse dans les composants électronîques, quî employaît à l’orîgîne deux salarîés. C’étaît une entreprîse artîsanale, une TPE (très petîte entreprîse). Cette mîcro-entreprîse, Radîall, se développa comme nous l’espérîons, grâce à un travaîl acharné et une ténacîté sans lîmîtes. De TPE, l’entreprîse devînt une PE (petîte entreprîse) lorsqu’elle employa 10 salarîés, premîère étape que nous avons saluée trîomphalement. Maîs nous avons reusé, mon rère et moî, de voîr ranger Radîall dans la catégorîe « PME », car nous ne souhaî-tîons pas être assîmîlés à la sous-catégorîe des petîtes entreprîses « naînes », quî conserveront leur taîlle dans le temps, alors que nous souhaîtîons aîre
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VARIATIONS AUTOUR DES PME ET ENTREPRISES DE TAILLE INTERMÉDIAIRE
partîe des petîtes entreprîses « enants », celles quî grandîssent en espé-rant devenîr adultes un jour, sous orme de « moyenne entreprîse ». Notre passage au statut de petîte entreprîse n’étaît donc que provîsoîre. Le suc-cès se conIrmant, notre entreprîse évolua allègrement de 10 à 100 salarîés, conrontée aux problématîques de croîssance et de Inancement que l’on devîne. Maîs nos produîts étaîent technîquement réputés, et les clîents de grandes entreprîses d’électronîque Idèles. Nous sommes donc entrés à par-tîr de 100 personnes dans la classe d’honneur des moyennes entreprîses tout en conservant notre caractère patrîmonîal. Aujourd’huî, bîen qu’elle aît dépassé l’efectî de 1 000 employés en France, et un peu plus à l’étran-ger, Radîall est une ETï patrîmonîale, suîvant la déInîtîon moderne.
Sî les grandes entreprîses sont déInîes claîrement par leur taîlle et leur împortance, îl aut reconnatre aux très petîtes entreprîses artîsanales une onctîon dîférente de celle des petîtes entreprîses. L’entreprîse, ou entre-prîse de taîlle întermédîaîre, constîtue pour sa part une catégorîe bîen spé-cîIque, întrînsèquement dîférente des petîtes entreprîses, maîs aussî des grandes entreprîses dont elle se rapproche par l’organîsatîon, maîs dont elle se dîférencîe généralement par la structure du capîtal.
ïl étaît donc capîtal de reconnatre en France cette catégorîe d’entre-prîses, les « vraîes » moyennes, celles du Mîttelstand allemand, îsolées dans notre pays entre les PME et les grandes entreprîses dans unno man’s landtragîque. ïl est probable que le sîgle PME, trouvé par hasard en 1936 lors du schîsme patronal des « petîtes îndustrîes » après les accords de Matîgnon jugés tratres, aît pu créer pendant des décennîes une grande conusîon par la présence înopînée de la lettre M, représentant théorîquement les moyennes entreprîses alors qu’aucune entreprîse de cette taîlle ne Iguraît dans cette nouvelle assocîatîon de petîtes îndustrîes. Le sîgle PMï né en 1936 ut remplacé en 1943 par le sîgle PME car Jean Bîchelonne voulaît « rajouter le commerce à l’îndustrîe ». Je me suîs longtemps battu avec Léon Gîngembre pour tenter de luî aîre admettre que sa CGPME de l’époque représentaît unîquement les petîtes entreprîses et j’avaîs même tenté d’în-troduîre le qualîIcatî « moyen » en créant le Mouvement des moyennes entreprîses « ETHïC » en janvîer 1976. Mon combat ut long et înructueux malgré les promesses des gouvernements successîs. J’avaîs prîs l’habîtude de déclarer qu’en France les moyennes entreprîses non répertorîées n’exîs-taîent pas, comme les însectes que nous apportîons à notre proesseur de scîences naturelles du collège de Bourgoîn quî, lorsqu’îl n’en trouvaît pas le nom précîs dans ses gros lîvres, nous rendaît sentencîeusement l’însecte en déclarant : « Cet însecte n’exîste pas », ce quî nous plongeaît déjà dans un abme de perplexîté. ïl allut attendre le 5 mars 2008 et la déclaratîon constî-tutîve du Présîdent Sarkozy, pour que l’entreprîse de taîlle întermédîaîre (nouveau nom de la moyenne entreprîse) sorte du néant avec les paroles de bîenvenue suîvantes : «Cher Yvon Gattaz, en 2002, vous m’avîez envoyé votre lîvre consacré à La Moyenne Entreprîse, champîonne de la croîssance durable. Il commençaît par une hîstoîre quî vous est chère et que connaîssent
PRÉFACE
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tous vos amîs, celle de l’însecte quî n’exîste pas… Eh bîen, quelques années plus tard, vous avez découvert un autre organîsme bîen vîvant et dynamîque, maîs dont l’înexîstence légale et médîatîque étaît avérée. J’aî cîté la moyenne entreprîse, et vous avez depuîs consacré votre actîon à cet objectîf : obtenîr la reconnaîssance de l’entreprîse moyenne, cet însecte quî n’exîstaît pas. Je vous conirme que le gouvernement est favorable à votre proposîtîon et la retîendra comme telle… J’aî demandé à la Commîssîon européenne que soît reconnue une catégorîe d’entreprîses întermédîaîres entre les groupes et les PME». Cette naîssance tardîve ut authentîIée par la loî de modernîsatîon économîque du 4 août 2008 quî la gravaît dans le marbre républîcaîn. Les entreprîses de taîlle întermédîaîre, connues dans tous les pays du monde sous le nom générîque de «Medîum Sîze Companîes », sont envî-ron 5 000 en France (et près de 13 000 en Allemagne) dont 1 300 à capî-taux étrangers et 80 % ont conservé la structure patrîmonîale du capîtal. Leur rôle dans l’économîe rançaîse est beaucoup plus împortant que ne le pensent certaîns observateurs. Elles représentent 26 % du chîfre d’afaîres de toutes les entreprîses et 33 % des exportatîons hors rontîères (car beau-coup de grandes entreprîses ont des établîssements étrangers, réduîsant aînsî les échanges hors rontîères). Les statîstîques récentes démontrent les chîfres suîvants :
Nombre d’entreprises Effectif salarié au 31/12 (en milliers) Chiffre d’affaires (en milliards d’euros) Valeur ajoutée hors taxes (en milliards d’euros) Chiffre d’affaires à l’export (en milliards d’euros)
PME 139 454
4 241
834
251
87
ETI 5 596
3 595
1 165
279
232
GE 261
3 645
1 338
342
345
La caractérîstîque la plus spectaculaîre des ETï est leur capacîté de créa-tîon d’emploîs, répertorîée cî-dessous entre 2009 et 2015 :
Évolution du nombre d’emplois entre 2009 et 2015 Micro-entreprises - 98 900 PME + 96 400 ETI + 337 500 GE - 80 700 Source :Usîne nouvelle, 21/03/2018
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VARIATIONS AUTOUR DES PME ET ENTREPRISES DE TAILLE INTERMÉDIAIRE
Dans ce domaîne essentîel de l’emploî quî devîendra peu à peu un împé-ratî catégorîque de tous les pays du monde, les ETï jouent un rôle capîtal. Leurs atouts sont majeurs, car ces ETï sont assez grandes pour être ortes et structurées (en partîculîer pour l’înternatîonal) et assez petîtes pour res-ter souples, rapîdes, réactîves et surtout îndépendantes. En efet, leur unîté permet des décîsîons rapîdes et cette réactîvîté est essentîelle à une époque ò ce ne sont plus les plus gros quî absorbent les plus petîts, maîs les plus rapîdes quî absorbent les plus lents. Elles connaîssent souvent un taux de croîssance ort honorable, une înnovatîon împortante et un clîmat humaîn convîvîal avec dîalogue socîal personnalîsé à la base dans les entreprîses elles-mêmes. On peut ajouter une spécîIcîté majeure, le soucî permanent du long terme, sans occulter les déIs auxquels elles sont conrontées, au premîer rang desquels celuî de la transmîssîon. Ces Mélanges en l’honneur du Proesseur Gérard Hîrîgoyen, organîsés autour des troîs grands axes structurants de son œuvre scîentîIque – la Inance, la gouvernance, les entreprîses amîlîales (autre catégorîe d’entre-prîses quî m’est chère) – contrîbueront, j’en suîs sûr, par la dîversîté et la rîchesse des théorîes qu’îls rassemblent, à mîeux aîre connatre encore les Entreprîses de Taîlle ïntermédîaîre. Elles le mérîtent. Je voudraîs proIter de cette préace générîque pour rappeler l’estîme que je porte au proesseur Gérard Hîrîgoyen dont le lecteur retrouvera dans cet excellent lîvre les pôles d’întérêt qu’îl a sî souvent abordés dans sa vîe pro-essîonnelle avec une exceptîonnelle eicacîté, tout en élîcîtant les auteurs pour la qualîté et l’élévatîon de pensée de leurs prestatîons.
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