Gestion privée et Management public , livre ebook

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Réalisation concrète de l'entente de coopération entre l'Institut d'Administration des Entreprises (IAE) de Caen Basse-Normandie et l'École Nationale d'Administration Publique (ENAP) de l'Université du Québec, cet ouvrage collectif aborde de façon critique les principaux enjeux et problématiques du management et de la gestion des ressources humaines dans des organisations publiques et des firmes privées canadiennes, québécoises et européennes.

Sous le joug de la mondialisation qu'elles subissent et façonnent, chacune de ces organisations tente de développer et de mettre en œuvre, à la lumière des ressources et des contraintes qui sont les siennes, des stratégies de modernisation qui, plus souvent qu'autrement, reposent sur les mêmes paramètres de gestion : sur le plan organisationnel, ceux de la décentralisation, de l'horizontalité, de la flexibilité, de la coordination et de la réactique, ainsi que ceux, sur le plan individuel, de l'autonomie, de la responsabilisation, du mérite, de la logique des compétences et de la mobilité.

Les différents textes de cet ouvrage collectif participent tous, à partir de thématiques et d'approches théoriques différentes, à remettre en question la traditionnelle dichotomie public/privé qui, plus souvent qu'autrement, inscrit la gestion publique dans un rapport néo-féodal avec sa contrepartie privée. Soucieux de proposer une analyse critique qui s'émancipe de ce cadre réducteur, cet ouvrage collectif insiste plutôt sur la primauté du contexte organisationnel, ainsi que de l'environnement plus large dans lequel il s'inscrit, afin de créer de nouveaux espaces de réflexion et, par-delà, favoriser un renouvellement de la pensée managérielle et des pratiques de gestion des ressources humaines dans les organisations complexes, soient-elles publiques ou privées.

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Publié par

Nombre de lectures

32

EAN13

9782847692518

Langue

Français

Gestion privée et Management public
Une Perspective Quebecoise et Françoise

Patrick JOFFRE
Louise LEMIRE
Christian ROUILLARD
Le logo qui figure sur la couverture de ce livre mérite une explication. Son objet est d’alerter le lecteur sur la menace que représente pour l’avenir de l’écrit, tout particulièrement dans le domaine du droit, d’économie et de gestion, le développement massif du photocopillage.
Le Code de la propriété intellectuelle du 1 er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée dans les établissements d’enseignement supérieur, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
© Éditions EMS, 2005
Nous rappelons donc qu’il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement sur quelque support que ce soit le présent ouvrage sans autorisation de l’auteur, de son éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris (Code de la propriété intellectuelle, articles L. 122-4, L. 122-5 et L. 335-2).
9782847690361
Sommaire
Page de titre Page de Copyright Introduction générale : par-delà la recherche de congruence entre la gestion privée et l’administration publique La gestion des ressources humaines et les nouvelles technologies de l’information et de la communication : état de la situation québécoise e-GRH : le temps des TIC est-il le temps de l’éthique ? L’administration publique fédérale du Canada et le nouveau contrat psychologique : vers une précarisation de la fonction publique de carrière ? Les enjeux intergénérationnels en contexte de réforme et de restructuration de la fonction publique TIC et réseaux d’innovation : quelles configurations pour quelles gouvernances ? Les dimensions temporelle et collective au service de l’attractivité territoriale Bâtir sa stratégie dans une économie de projets Le labyrinthe de la gestion de la qualité : entre l’enlisement d’une démarche et l’enracinement d’un archétype L’organisation apprenante et la gestion des paradoxes Sur la dérive biomédicale en études managérielles : le cas du discours du syndrome du survivant Conclusion générale : vers un renouvellement de la pensée et des pratiques managérielles
Introduction générale : par-delà la recherche de congruence entre la gestion privée et l’administration publique
Louise Lemire, Professeur titulaire, ENAP Christian Rouillard Professeur agrégé, Université d’Ottawa

Cet ouvrage collectif aborde des problématiques propres au management des organisations privées et publiques et à la gestion des ressources humaines au Canada, au Québec et en France. Ces pays, tous à composante francophone, tentent d’adopter des stratégies de modernisation managérielles et de politiques de gestion des ressources humaines qui convergent toutes vers les mêmes principes comme ceux, sur le plan organisationnel, de la décentralisation, de la flexibilité, de l’adaptation aux évolutions de l’environnement et, sur le plan individuel, de l’autonomie, de la responsabilisation, du mérite, de la logique des compétences et de la mobilité. Ces pays ont été retenus aussi pour la percée, plus ou moins soutenue, du nouveau management public au sein de leurs administrations publiques respectives.
Mouvement managériel et politique visant à réformer la pratique de l’administration publique en substituant les préceptes et enseignements du management du secteur privé aux principes d’organisation bureaucratique (standardisation, spécialisation et hiérarchie), le nouveau management public exerce une influence significative au sein des administrations publiques depuis une vingtaine d’années en France et au Canada et, plus récemment, au Québec 1 . D’aucuns avancent que le mouvement du nouveau management public, depuis sa naissance vers le début des années quatre-vingt, est porteur d’un renouvellement de la pensée en management public qui se traduit, entre autres choses, par un dynamisme croissant et une innovation répétée eu égard aux discours et aux pratiques managérielles privilégiées au sein des administrations publiques. Le mouvement du nouveau management public apparaît aujourd’hui plus fort que jamais et de nombreux programmes de formation en management sont mis au point pour des fonctionnaires, souvent dans une optique instrumentale de transfert d’outils et de techniques du secteur privé et de mimétisme 2 .
Paradoxalement, c’est au moment où l’entreprise privée est en crise et commence à tourner le dos à des méthodes comme les matrices d’analyse stratégique et les tableaux de bord que les administrations publiques s’en saisissent et démarrent un « remue-ménage » sans précédent 3 .
D’aucuns soutiennent que la frontière entre les organisations publiques et privées n’est pas si simple à définir, que la dichotomie secteur privé/secteur public n’est que partiellement satisfaisante, notamment parce qu’elle postule implicitement l’homogénéité respective de chaque secteur et, du coup, gomme la complexité des arrangements institutionnels, toujours dynamiques et multiformes, dans lesquels évoluent les organisations publiques et les firmes privées 4 . Selon Bartoli, « si frontière il y a, elle doit désormais être entendue comme poreuse, mouvante et irrégulière, et certainement pas comme une limite linéaire, étanche et clairement établie dans une logique binaire 5 . » Résultats de recherches empiriques à l’appui, d’autres chercheurs 6 suggèrent de dépasser la dichotomie qui oppose le secteur public au secteur privé, non pas pour reconduire implicitement la chimère d’un management traditionnel aux prétentions universelles, mais, au contraire, pour reconnaître les spécificités des environnements dans lesquels se développent concrètement les organisations. Ainsi, il ne suffit pas de distinguer seulement sur le plan général le secteur public du secteur privé, mais il faut aussi prendre en considération la nature et la complexité des activités stratégiques et opérationnelles de chaque organisation, la nature, le nombre et l’ampleur des contraintes et des ressources avec lesquelles doivent composer les gestionnaires publics et privés, ainsi que les spécificités des pratiques et des discours managériels propres à chaque organisation. Par-delà la dichotomie traditionnelle qui oppose le secteur public au secteur privé, il semble préférable de reconnaître la complexité et l’hétérogénéité intrinsèques de l’un et de l’autre et, ainsi, d’éviter de réduire ceux-ci à des construits globaux, uniformes et mutuellement exclusifs.
Évidemment, la mondialisation influence, d’une manière dynamique et différenciée, l’ensemble des organisations dans les pays retenus. Mais cet ouvrage collectif, sans prétendre être exhaustif, comprend des éléments de convergence et de divergence nécessaires à une réflexion féconde et sophistiquée et constitue une opportunité significative pour le renouvellement de la pensée managérielle et des pratiques de gestion des ressources humaines qui s’y conjuguent dans les organisations publiques et les firmes privées.
Les secteurs public et privé sont soumis aux évolutions de leurs environnements respectifs, et si l’impact de ces évolutions frappe toutes les organisations plus ou moins directement, dans des laps de temps plus ou moins longs, l’effet de crise et les risques encourus n’en sont pas moins considérables 7 . Les administrations publiques tentent, depuis plusieurs décennies, d’y adapter leurs mécanismes de gestion publique en remettant en question, de réforme en réforme, les façons de faire. Les sources de richesse des organisations ne sont plus des actifs comme le capital physique et la force de travail. Ils ont été remplacés par des facteurs nouveaux et immatériels comme la connaissance, la capacité créatrice, les valeurs individuelles et organisationnelles, le patrimoine de savoir-faire, l’aptitude à résoudre collectivement des problèmes et l’anticipation de l’évolution de l’environnement 8 . Ce qui compte désormais, c’est l’avantage dynamique, c’est-à-dire la capacité de l’organisation, celle publique comme celle privée, à créer, fournir, partager, utiliser et protéger ces

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