De nouvelles figures du projet en management , livre ebook

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Le désir de projet ne cesse de s'étendre alors même que les formes d'anticipation sont victimes d'une sérieuse décote et que les conditions du vivre et de l'agir ensemble sont délicates a tenir.

Au sein des organisations, on observe une large diffusion des pratiques et du discours " projet " notamment via le déploiement de dispositifs intrapreneuriaux. Fusions-acquisitions, partenariats, réorganisations... de plus en plus d'activités sont managées sur le mode projet. Les conduites de projet ne sont plus la chasse gardée des activités industrielles ; elles se retrouvent sous des formes rénovées dans les services, le management des territoires, l'événementiel, etc.

Le projet est aussi le mode de fonctionnement naturel de certains secteurs (jeux vidéos, industrie cinématographique et musicale, etc.) qui font l'objet d'une attention particulière. Enfin, au-delà des dimensions technique et rationnelle, les approches se veulent aujourd'hui à la fois plus souples, parfois critiques et ouvertes à la complexité. Partant de ces constats, cet ouvrage fait écho préoccupations des chercheurs et praticiens en management et gestion de projet.

Il intéressera plus largement tous ceux qui sont amenés à utiliser les figures du projet en management.

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Nombre de lectures

28

EAN13

9782847692495

Langue

Français

De nouvelles figures du projet en management

Olivier Germain
Le logo qui figure sur la couverture de ce livre mérite une explication. Son objet est d’alerter le lecteur sur la menace que représente pour l’avenir de l’écrit, tout particulièrement dans le domaine du droit, d’économie et de gestion, le développement massif du photocopillage.
Le Code de la propriété intellectuelle du 1 er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralissé dans les établissements d’enseignement supérieur, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
© Éditions EMS, 2006

Nous rappelons donc qu’il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement sur quelque support que ce soit le présent ouvrage sans autorisation de l’auteur, de son éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris (Code de la propriété intellectuelle, articles L. 122-4, L. 122-5 et L. 335-2).
9782847690675
Sommaire
Page de titre Page de Copyright Introduction - La recherche en projet : sortir du pli PREMIÈRE PARTIE - Actualisations autour des figures du projet
Chapitre 1 - L’ancrage post-moderne du management par projet Chapitre 2 - Le déroulement d’un projet envisagé comme un récit d’aventure Chapitre 3 - Modèles d’orientation projet au sein d’organisations multi-projets Chapitre 4 - Prolégomènes à une considération de la culture comme facteur de succès des projets
DEUXIÈME PARTIE - Intrusion du projet en organisation
Chapitre 5 - Antinomies, régulations et médiations dans les projets d’innovation organisationnelle Le cas Marie Brizard & Roger International Chapitre 6 - Des « métarègles » au « référentiel projet » : l’émergence du management de projet dans une organisation bureaucratique Chapitre 7 - La conduite des activités en mode projet : quelques points clés
TROISIÈME PARTIE - Le territoire en projet(s)
Chapitre 8 - L’intercommunalité de projet : source de régénération économique du territoire Chapitre 9 - Projet et connaissances : une approche par les communautés Le cas du Projet Port 2000 Chapitre 10 - Peut-on rationaliser la décision dans les grands projets ? L’exemple du Pont de Normandie. Le regard d’une économiste… Chapitre 11 - La création de parcs industriels fournisseurs – un projet commun territoire / constructeur et équipementiers automobiles
QUATRIÈME PARTIE - Des activités et des industries par projet : Culture, sport et divertissement
Chapitre 12 - Queens of the Stone Age : Quand le tribalisme postmoderne modifie les rôles des acteurs de l’industrie musicale Chapitre 13 - Le derrière du Loft – La conduite du projet d’entreprendre entre projets et interactions concurrentielles Chapitre 14 - Sonder la nature des ressources : la capacité à soutenir des avantages et à s’approprier les rentes dans l’industrie cinématographique américaine Chapitre 15 - Les difficultés de management d’un projet d’innovation de rupture dans l’industrie du multimédia Chapitre 16 - Approche par les ressources d’un grand événement sportif : l’étude du cas Roland Garros
Postface Les auteurs
Introduction
La recherche en projet : sortir du pli
Olivier Germain
« Toutes les prévisions se trompent, c’est l’une des rares certitudes qui a été donnée à l’homme. Mais si elles se trompent, elles disent vrai sur ceux qui les énoncent, non pas sur leur avenir, mais sur leur temps présent. »
Milan Kundera , L’ignorance , Gallimard, 2003, p. 18.

« Plus » de projet(s)…
Le désir de projet se fait grandissant en des temps de « dévalorisation culturelle de l’avenir » 1 où les conditions du vivre et de l’agir ensemble sont de plus en plus délicates à tenir et à réinventer. La crise des formes de transcendance caractériserait la difficulté des individus à penser leur finitude. La singularité de l’individu si bien énoncée par Paul Ricoeur (1950) ne semble ainsi plus aller de soi : « l’aptitude de la conscience au projet nous contraint à renverser la préséance du réel sur le possible. Un événement devient possible… parce que je le projette. La présence de l’homme dans le monde signifie que le possible devance le réel et lui fraye la voie ; une partie du réel est une réalisation volontaire de possibilités anticipées par le projet » (p. 52).
Les figures de l’anticipation, et celle du projet, n’ont pourtant pas force d’évidence. Un détour par d’autres pensées et cultures permet de ré-interroger nos catégories implicites telles que le projet. Cette figure n’a pas nécessairement été pensée ou a été pensée autrement. Au même titre que le temps, la pensée chinoise, telle qu’elle est livrée par François Jullien (2001, Ch. VI)), aurait peine à s’accommoder de la figure du projet telle que nous la concevons. Au devancement de la pensée occidentale, elle préfère la disponibilité. « La disponibilité, elle, comme ouverture au moment, est de se garder d’anticiper » (p. 162), « … de laisser l’initiative au moment…, le tenant pour une opportunité, de façon à y répondre, à l’accueillir, l’épouser » (p. 169).
Du projet au management de projet
Henri Bergson a relevé que notre intelligence recherche la fixité par le concept et doit s’accommoder du mobile. Les sciences sociales, plus que les autres sciences, procèdent à d’incessants rattrapages ou ajustements conceptuels d’une réalité en mouvement ; ce qui conduit parfois à y voir une polysémie inconfortable. Ainsi donc le concept de projet peut-il être rangé au sein de la population des « désignateurs semi-rigides » (Passeron, 1991). Il traverse les époques au point de se fondre à celle où les formes d’anticipation subissent une décote 2 .
En ces temps perturbés, émerge – paradoxalement ? – la « figure hier encore inédite » de la gestion, puis du management de projet. Pathologie, symptôme de la post-modernité, sa « montée en puissance manifeste une focalisation sur le seul moment présent à l’exclusion de tout horizon temporel prospectif » (Boutinet, 2004, p. 135). C’est le propos du chapitre d’ouverture livré par Jean-Pierre Boutinet. Les organisations déploient des comportements hyper-projectifs qui masqueraient une absence de Projet. Elles se dopent aux projets pour faire montre de volontarisme. En ce sens, le recours au projet est tout autant une réponse organisationnelle à l’urgence généralisée qu’il est l’instrument de l’accélération des régimes de compétition (Lundin et Steinthórsson, 2003). Tout cela concorde également avec la proposition d’une stratégie, ou plutôt d’un management stratégique, comme processus semi-cohérent qui se forme à coup d’expérimentations (Brown et Eisenhardt, 1998).
Le management de projet appelle une pensée métisse
Le projet procède d’une part d’une émancipation de l’existant et d’autre part est marqué par la singularité de l’acteur qui le porte. Sa nature déviante fait donc qu’a longtemps perduré une approche insulaire du management de projet, ce que Jonas Söderlund (2004b) nomme le « projet-centrisme ». Une institutionnalisation du champ des pratiques et des théories a renforcé cette tendance.
Pourtant, le projet est par essence au croisement des disciplines. Le partage des connaissances et le dialogue parfois compliqué entre les métiers sont au cœur des pratiques projectives. Un faisceau d’éléments tend également à relier les défaillances de projets à l’absence d’amarrage temporel, organisationnel et stratégique des organisations temporaires à leur environnement interne (Engwall, 2003). Le développement des organisations multi-projets pointe par ailleurs la nécessité de veiller à la cohérence d’ensemble comme le montre le chapitre de Joseph Lampel et Pushkar Jha.
Récemment, Jonas Söderlund (2004a et b) propose que la recherche en projet plutôt qu’en management par projet est un meilleur concept pour capturer l’état actuel du champ. L’auteur suggère que le développement de la connaissance à propos des projets passe par une conversation avec d’autres champs de recherche. Dans ce projet collectif, le lecteur trouvera peu de contributions de « spécialistes » du management de projet. Et lorsque c’est le cas – on pensera aux chapitres de Thierry Boudès et de Lavagnon Ika – la posture se veut en décalage ou critique. Le second revisite entre autres une affaire qui peut paraître chose réglée : qu’entend-on par le succès d’un projet ? Même

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