Une Méditerranéenne au Québec , livre ebook

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Dans ce récit autobiographique, une femme aussi épanouie dans sa vie familiale que professionnelle retrace son parcours. Née et élevée à Alger dans une famille aimante, Saya se passionne pour ses études puis achève brillamment sa formation d'architecte. Le bonheur de la jeune femme se partage ensuite au quotidien avec Malik, son mari et Wassim, leur petit garçon. À l'âge de trente ans, ces esprits curieux décident d'un commun accord de partir s'installer au Québec. Commencent alors de passionnantes années de découverte où l'immersion dans une autre culture leur ouvre des horizons insoupçonnés. Une fois bien installés, ils accueillent avec joie leur deuxième enfant. Ce témoignage constitue une belle leçon de vie et d'optimisme.

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Publié par

Date de parution

24 juillet 2018

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414246489

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-24646-5

© Edilivre, 2018
Remerciements
Merci à la technologie d’aujourd’hui comme Google, Apple (iPhone), où l’information est à portée de main. Ils m’ont facilité l’écriture de ce livre.
Un merci très spécial à mon éditeur Edilivre qui m’a permis de transmettre mes pensées à travers ce livre.
Merci à mes chers parents qui, sans eux, je ne serais pas la femme que je suis aujourd’hui. Un immense merci à ma mère, grande lectrice. Elle m’a toujours suggéré des livres d’histoires vraies, mes préférés. C’est à travers ses suggestions que j’ai eu le goût d’écrire.
Merci à toutes les personnes qui m’ont aidée de près ou de loin.
Enfin, merci à mes trois amours :
– Mon mari, mon partenaire, l’amour de ma vie, la personne qui m’a inspirée pour écrire ce livre et qui m’a donné deux magnifiques enfants : un cadeau inestimable.
– Mes deux chers enfants, vous êtes mes deux rayons de soleil, à travers vous, la place de l’amour est prédominante.
Avant-propos
De nos jours, beaucoup de personnes ne croient plus à l’amour durable. Nous sommes entourés de prototypes et d’histoires d’amour qui finissent par des ruptures. Ce fléau m’a poussée à témoigner aux lecteurs que l’amour existe et qu’il faut garder l’espoir de le vivre un jour. Je ne suis pas une personne célèbre, je suis juste une femme qui vit sa vie simplement et qui vit une belle histoire d’amour qui a débuté en Algérie et qui continue au Québec.
À travers les pages qui suivent, je vous raconte mon histoire, de mon enfance en passant par mon couple ainsi que l’immigration au Québec. Mon but n’est pas de donner des leçons de morale, ni d’éduquer des personnes, loin de là. Je veux juste partager ma vie pour, d’une part croire en l’amour et, d’autre part, comprendre les émotions par lesquelles on peut passer entre autres en changeant de pays.
J’aimerais aussi, à travers ce livre, laisser une trace écrite à mes enfants et tous mes descendants, afin qu’ils connaissent comment ont vécu leur mère et leur ancêtre !
Pour des raisons de confidentialité, certaines informations comme les noms, certains lieux, dates et entreprises ont été changés.
La vie est belle, vive l’amour ! Saya
Exergue


« Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction. »
Proverbe d’amour d’Antoine de Saint-Exupéry
Dédicaces


À mes trois amours
1 L’enfance
Cadette de la famille, j’ai grandi avec des parents extraordinaires. Ils nous ont élevés du mieux qu’ils pouvaient, avec amour et en nous inculquant de bonnes valeurs de vie. Grâce à leur protection, nous étions enveloppés comme dans un cocon.
Sur les hauteurs d’Alger, en pleine nature, nous vivions dans un quartier très calme composé de quelques belles maisons. Enfants, nous avons profité pleinement de cette nature en compagnie de nos voisins, en grandissant dans la joie et la bonne humeur. Nous cueillions les fruits des arbres qui nous entouraient : pommes, clémentines, mandarines, pêches, poires, nèfles, toutes très fraîches et qui avaient des goûts indescriptibles ! Je me rappelle encore de moi grimpant sur les arbres pour les cueillir. Mon moment préféré était la cueillette des premières clémentines, encore vertes ; je les mangeais légèrement surettes. J’aimais ce fruit originaire d’Algérie, issu du croisement entre un oranger et un mandarinier, qui n’avait pas de pépins. En épluchant ces clémentines, un parfum fort de fraîcheur flottait autour de nous et cette odeur, à la fois tonifiante et enveloppante, pouvait rester longtemps collée à nos habits et à nos mains. Je salive rien qu’à imaginer ce geste pourtant si anodin à l’époque ! Nous jouions aussi au concours de la pomme la plus brillante ! Nous cueillions chacun une pomme — c’était la variété McIntosh —, nous choisissions un beau calibre et nous les frottions sur nos chandails pour les faire briller. Avec leur aspect joufflu et leur teint d’un rouge éclatant, elles étaient étincelantes et, malgré leur goût acidulé, nous les croquions à pleines dents !
Un jour, je jouais non loin de notre maison en mangeant des nèfles fraîchement cueillies tout en jetant leurs noyaux par terre. Quelques semaines plus tard, un néflier avait poussé ! J’étais à la fois étonnée et fière. Étonnée, car je ne les avais même pas plantés, et fière d’avoir un arbre « à moi ». Même si l’endroit n’était pas idéal pour un arbre fruitier. Voyant mon excitation, ma mère l’avait laissé pousser. Entourés de tous ces fruits, nous ne mangions jamais ceux achetés au marché, ils n’avaient pas le même goût !
Insouciants de la vie, nous jouions à tous les jeux extérieurs. À l’époque, nous n’avions pas d’Internet ni de jeux électroniques qui nous coinçaient entre quatre murs à la maison ! Nous profitions de la nature et de l’extérieur du matin au soir, nous nous laissions vivre ; c’était le temps de l’insouciance. De leurs fenêtres ouvertes, les parents de ce quartier paradisiaque pouvaient entendre leurs enfants courir, crier en jouant, rire fort aux éclats, compter tout haut pour jouer à cache-cache, s’exclamer quand ils marquaient des buts en jouant au soccer et même se disputer et pleurer. C’était les bruits de la vie !
À cette période, nous nous baladions avec le « walkman » de la compagnie Sony, l’équivalent d’un iPod d’aujourd’hui, qui permettait de faire jouer de la musique à partir d’une cassette audio. Je me souviens encore de cet iPod jaune qui avait fait un tabac à l’époque ; celui qui en possédait un était considéré comme « à la page ». Nous entendions alors en boucle Michael Jackson, le groupe Wham de George Michael, ainsi que Madonna. Nous avions même les livres avec les photos et les affiches des chanteurs, qui trônaient fièrement sur les murs de nos chambres. Personnellement, j’adorais George Michael, le trouvant tellement beau ! Plus tard, j’ai été enchantée d’assister à son spectacle au Centre Bell à Montréal en 2008. L’annonce de son décès en 2016 m’a profondément attristée, tout comme celle de Michael Jackson quelques années plus tôt, car ils ont marqué une partie de mon enfance.
En ce temps-là, tous nos étés se passaient au bord de la mer. L’Algérie étant un pays de soleil et de mer, nous profitions des trois mois de vacances au bord de l’eau. Je me souviens des matins d’été où la cigale chantait ; dès que nous l’entendions, nous savions que nous allions avoir une belle journée chaude de plage !
Je suis une amoureuse de la mer bleue. Mes parents ne m’appelaient plus par mon prénom, Saya ; c’était plutôt « la sirène », tellement je ne voulais pas sortir de l’eau. Petite, je pleurais à l’idée de quitter la mer, même si je savais que le lendemain j’allais la revoir. J’adorais sortir de l’eau ruisselante, me rouler par terre sur le sable chaud pour former une couche sur ma peau et repartir ensuite rapidement me rincer dans l’eau fraîche. Dans la voiture, le soir en rentrant, je prenais plaisir à sentir le sel sur ma peau bien bronzée. L’énergie que procurait la mer me donnait une force incroyable, non seulement à sa vue, mais aussi à son odeur. Je l’admirais et la respirais. En fait, à ses côtés, je me sens connectée à l’univers. Dans mon for intérieur, je rêvais de trouver la personne qui partagerait cette passion avec moi.
Déjà, très jeune, j’adorais le romantisme. J’étais et je suis toujours une grande adepte des films d’amour. Adolescente, j’aimais regarder ces films, dont plusieurs ont marqué ma jeunesse : Dirty Dancing, Pretty Woman, Ghost, Top Gun et j’en passe. C’était inévitable ! Je pleurais à chaudes larmes en regardant ces films. Et dire qu’à ce jour je suis toujours aussi sensible, et mon fils se moque en me voyant dans cet état !
En fait, à l’époque, je savais déjà au fond de moi ce que je ne voudrais pas vivre dans mon couple ! À cet âge, quand il s’agissait d’amour, j’observais tout autour de moi. En plus des films, les premiers scrutés étaient mes parents. Ils formaient le couple traditionnel algérien, dans lequel la femme, même si elle travaille, s’occupe bien de son mari, de la maison et de ses enfants et où l’homme doit travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, tout cela dans le respect mutuel. Beaucoup d’aspects de leur couple me plaisaient, et je voulais les reproduire dans le mien plus tard, entre autres le rôle que chacun accomplissait avec perfection vis-à-vis de leur couple et de leurs enfants.
Très proche de ma mère, j’adorais sa sympathie et sa joie de vivre. Une belle femme, très classe et toujours bien mise, sentant toujours le même parfum, Dune de Christian Dior, souriante et prête à nous faire rire avec ses diverses blagues. Elle était très originale avec ses idées d’activités qui m’épataient à chaque fois. Son énergie procurait, chez nous, une atmosphère de douceur et de bonne humeur quotidienne. Toujours aux petits soins pour ses enfants, elle faisait très attention à ne faire aucune différence entre nous. Elle nous couvait d’amour, et ce, jusqu’à aujourd’hui, tout en transmettant ce même amour à ses petits-enfants qui l’aiment énormément.
2 Le déclic
On peut dire que la vie m’a gâtée. En plus de vivre dans une famille heureuse, j’étais une personne très convoitée, depuis toute jeune. J’avais un visage angélique et, à me voir, on me donnait toujours moins que mon âge. À ce moment-là, cela me révoltait ; aujourd’hui, je peux dire que ça me réjouit qu’on ne me donne pas la quarantaine !
À l’université, j’avais commencé à avoir des petits copains. J’étais en compagnie de garçons qui s’intéressaient à moi. Je parle de garçons et non d’hommes, car à l’époque nous avions à peine six sept ans. J’ai eu la chance de connaître beaucoup de

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