Un mahorais au Québec , livre ebook

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« J'ai assisté dans l'après-midi à l'inauguration du salon international du livre de Paris par Emmanuel Macron, le Président de la République Française, en compagnie de la ministre de la culture et de ses collaborateurs. J'ai vécu cela en direct. A voir le monde qui était venu et la ferveur qu'il y avait, j'ai compris que le livre, l'écriture et la lecture, bref la langue française était un État dans l'État. » Soulaimana Noussoura découvre le monde du livre, une planète si vaste, qui lui était jusque-là inconnue. Natif de Mayotte et préoccupé pour l'avenir de son île, c'est en explorateur littéraire que le jeune écrivain se rendra d'abord au Salon international du livre de Paris. Il y fera de belles rencontres et donnera une certaine visibilité à son île à travers la diffusion de son tout premier ouvrage. Puis, en plein mouvement de grève contre l'insécurité et l'immigration à Mayotte, Noussoura Soulaimana est retourné auprès des siens, deux semaines, avant de repartir pour le salon du livre de Québec. Ville qui lui réchauffera le coeur malgré ses températures très froides. Lui qui était en quête d'évasion, désireux de visiter l'Inde ou encore le Brésil, ne sera pas déçu du voyage...

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Date de parution

13 août 2019

Nombre de lectures

0

EAN13

9782342167429

Langue

Français

Un mahorais au Québec
Soulaimana Noussoura
Société des écrivains

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.


Société des écrivains
175, boulevard Anatole France
Bâtiment A, 1er étage
93200 Saint-Denis
Tél. : +33 (0)1 84 74 10 24
Un mahorais au Québec

Toutes les recherches ont été entreprises afin d’identifier les ayants droit. Les erreurs ou omissions éventuelles signalées à l’éditeur seront rectifiées lors des prochaines éditions.
 
 
« Les voyages sont l’éducation de la jeunesse et l’expérience de la vieillesse. »
Francis Bacon
 
Remerciements à :
Ma bien-aimée : Maoua Abdou Madi, mes enfants : Nouroulhoudah, Mariame, Ismael et Abdoul-karim.
Mes confrères : Soula Said-Souffou et Ismaël Chakrina.
Mes amis : Juliette Ravoay, Sylviane Paulinet, Toyfati Ahamadi, Miriame Mhoumadi, Moise Issoufali, Djanfar Abbas Abdou, Laurent Canavate…
 
Préambule
Nourou et Mariame, mes filles, quand vous êtes arrivées en France métropolitaine pour vos vacances d’été, vous m’avez dit avoir lu mon deuxième livre, Ben Assad chéri mignon, l’amour est plus fort que tout . Vous trouviez que je m’étais beaucoup étalé. J’avais répondu que c’était une histoire qui méritait d’être gravée dans le marbre pour éviter toute tentative d’orientation ou de fausses interprétations. Vous vous êtes même interrogées sur le style pour savoir s’il était adapté à la grande proximité de Mayotte. J’ai compris que l’explicitation de faits et de l’identité de certaines personnes vous troublaient quelque peu. Je vous ai donné le contexte et les objectifs de cette publication. À quelques jours de votre retour à Mayotte, vous vous souviendrez que vous m’avez appelé pour me parler de votre vie là-bas. À ma grande surprise, vous êtes revenues sur vos positions, sans peut-être vous en rendre compte. Vous m’avez dit qu’en réalité j’avais raison et que « tout dépendait de tout ». Votre vie, là-bas, vous a appris à vivre sans agenda, au jour le jour ou avec de constantes modifications d’agenda, chaque matin, voire chaque heure. C’était tellement imprévu, mais vous l’avez dit vous-même, « tout dépend de tout ». Vous m’aviez dit que quelquefois, vous aviez prévu de sortir pour aller à Toulouse. Vous aviez passé la journée à faire le point sur votre projet. Vous êtes même allées jusqu’à planifier les moindres détails de votre agenda. Mais quelque chose est toujours venu modifier l’ordre établi. Je ne vais pas m’étaler davantage car vous m’avez juré de vouloir écrire, à votre tour, votre ouvrage, Tout dépend de tout , le récit de vos époustouflantes vacances d’été 2018. Les g nadzas , vous n’imaginez pas ma joie d’entendre votre volonté, votre fougue de m’annoncer votre intention de rejoindre « le club des écrivains et des amis du livre » que mes confrères et moi-même venons de créer. J’attends donc chaleureusement la publication de votre livre.
Nourou et Mariame, votre idée de parler de votre séjour a éveillé quelques souvenirs en moi. Elle m’a donné envie de vous parler à vous, à mes petits-enfants, mes amis, à tout le monde d’ailleurs, des quelques difficultés que j’ai eues dans l’organisation de mon voyage depuis Mayotte vers le Québec. Je parlerai aussi de mon séjour à Paris du 14 au 24 mars 2018 et au Québec du 6 au 20 avril 2018. Je vous donnerai ensuite quelques leçons tirées de ces deux déplacements.
 
La route de Paris et de Québec
Nourou, Mariame, croyez-moi, l’écriture n’était pas mon truc, j’ai toujours laissé ça aux lettrés, aux gens qui ont été formés et conditionnés pour cela. J’étais loin de croire que je pouvais écrire ne serait-ce qu’une page. J’étais loin de connaître le monde du livre. Je ne connaissais vraiment rien sur le salon des livres : comment ça se passe ? Qui est invité ? Aussitôt que j’ai publié mon livre Mobilisation pour Mayotte , j’ai soudainement eu très envie de faire le tour des villes de Mayotte, d’aller dans les établissements scolaires, dans les administrations, dans les entreprises, dans les médias pour en parler. J’ai eu aussi très envie de sortir de Mayotte, d’aller prioritairement en France hexagonale : à l’Élysée, dans les ministères (Éducation nationale, Économie et Finances, Affaires sociales et Solidarités, Affaires étrangères et de l’Europe, Jeunesse et Sports…), dans les grandes écoles (ENA, Écoles des hautes études en sciences sociales, Écoles des hautes études de santé, École des hautes études en relations internationales, École des hautes études de commerce…), dans les grandes entreprises (les magasins Carrefour, entreprises Orange, Google France, la Banque postale), dans les villes (Paris, Toulouse, Limoges, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Nîmes, Amiens, Jonzac, La Rochelle…) et aller ailleurs en Europe (en Belgique, en Finlande, au Danemark, en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, au Portugal, en Italie, en Grèce…) et dans le reste du monde (au Canada, au Brésil, au Sénégal, en Inde, à Madagascar…) pour parler de Mayotte, parler à tous ces gens qui, de près ou de loin, participent au développement de notre île. Réflexions après réflexions, je me suis dit, sans savoir exactement ce qu’on faisait dans un salon du livre, qu’il fallait que je puisse participer à un salon. Ça me paraissait « chic ». Et je me suis mis à écrire à des amis, à des connaissances, à les appeler et à les rappeler. Je me suis mis aussi à chercher sur Internet là où il y avait un salon des livres francophones et à essayer de savoir ce que c’est, ce qu’on y fait, les conditions de participation… Et après j’ai décidé de m’organiser pour y participer. C’est comme ça que je suis tombé sur les salons du livre de Paris, de Lausanne en Suisse, de Francfort en Allemagne et de Québec au Canada. J’ai lu le détail de ces organisations. J’ai choisi de retenir le Salon international du livre de Paris parce que, pour moi, c’est un événement à la fois grandiose et interne à la France, je connais déjà Paris. Je me suis dit qu’il fallait renforcer un peu plus la fraternité avec les amis de Paris, leur parler de Mayotte et, d’une pierre deux coups, pouvoir rencontrer des confrères d’outre-mer, de la France métropolitaine, de l’Europe et en même temps, commencer mon ouverture au monde pour la sensibilisation sur la réalité et la cause de Mayotte française. J’ai choisi le Québec, car j’ai trouvé le mot joli, ça sonnait bien et aussi parce que c’est francophone. Je suis ensuite allé dans les détails et j’ai pu découvrir les mails, les téléphones, et de manière plus générale, les coordonnées me permettant la première prise de contacts avec ces institutions. Concernant le Salon du livre de Paris, j’avais lu sur Internet lors de mes recherches que les auteurs d’outre-mer pouvaient y exposer s’ils étaient invités par le ministre des Outre-mer et/ou si leurs maisons d’édition choisissaient d’y aller aussi. J’ai sauté sur l’occasion pour demander mon invitation par la ministre des Outre-mer. Son conseiller culturel m’a fait comprendre que je m’y étais pris en retard et que, même si j’arrivais à me faire inviter par la ministre madame Pau-Langevin, je ne pouvais pas obtenir la prise en charge matérielle qui n’était pas prévue. Je devais donc me préparer et présenter un dossier complet pour l’année suivante. J’ai été bien évidemment très déçu par la nouvelle car je voulais aller parler de mon ouvrage dès l’année de sa sortie. J’ai pris cette réponse pour un rejet mais ce n’est pas pour autant que j’ai baissé les bras. Je me suis dit que c’était, peut-être là, une occasion qui m’a été donnée, pour mieux préparer ma participation au salon du livre suscité. Quelque temps plus tard, madame Pau-Langevin a cédé sa place à madame Erika Bareigts. Les élections présidentielles et ensuite les élections législatives sont passées par-là. Puis François Hollande, alors président de la République, a été remplacé par Emmanuel Macron, quant à Manuel Valls, alors Premier ministre, il fut remplacé par Édouard Philippe. Et plus près de nous, au ministère des Outre-mer on a changé de locataire, on a remplacé madame Erika Bareigts par madame Annick Girardin. Dès lors, je l’ai saisie quelques mois plus tard pour lui parler de mon ouvrage, Mobilisation pour Mayotte , de son objet, de son contexte et de ma volonté de me voir invité par elle-même au Salon international du livre de Paris. J’en ai profité pour lui annoncer mon intention de me rendre, juste après, au Québec. Pour enfoncer le clou, j’ai dû contacter beaucoup de gens dans l’entourage de la ministre, écrire à beaucoup de ses services et effectuer beaucoup d’appels et au final, mon action a rencontré le succès escompté. J’ai reçu une lettre de la ministre en réponse dans laquelle elle a salué mon travail d’écriture pour Mayotte et m’a annoncé son invitation. En fait, j’ai été invité au Salon de livre international de Paris en qualité d’auteur mahorais pour donner de la place à la littérature mahoraise. J’ai appris par la suite que j’ai été inscrit à une conférence sur Mayotte. Je devais faire une intervention avec un autre collègue non mahorais qui a écrit un livre sur Mayotte, dans une...

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