Mon année de prépa à moi , livre ebook

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2018

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Dure dure la vie de préparationnaire...
Telle est l’histoire de cet étudiant passé par la CPGE adaptation technicien supérieur, plus connue sous le nom de prépa ATS.
À travers ses mille et une péripéties, ce livre propose de plonger en immersion dans l’année de ce jeune homme, qui va se colorer de toutes les formes d'émotions qui soient.
Aujourd’hui en école d’ingénieurs, c’est dans un récit tout en humilité et avec beaucoup de recul, qu’il tend à partager son expérience en ATS, afin de livrer une approche moins abrupte que celle que les étudiants peuvent se faire d’une classe préparatoire.

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Date de parution

13 avril 2018

Nombre de lectures

2

EAN13

9782414224180

Langue

Français

Couverture
Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-22416-6

© Edilivre, 2018
Mon année de prépa à moi


Les classes préparatoires aux grandes écoles, plus couramment appelées CPGE ou tout simplement « prépas » pour les initiés. Il s’agit de filières spéciales qui s’étalent sur bon nombre de domaines comme la littérature, l’agronomie, la médecine, l’industrie et même la danse. Lors de cette formation d’un an ou deux, les préparationnaires vont travailler à un rythme effréné dans le but de préparer un concours à son terme, leur permettant ensuite de poursuivre leur formation dans les meilleurs établissements qui soient. Pouvoir y accéder n’est pas une mince affaire. Oui, ce n’est pas Monsieur Tout Le Monde qui peut prétendre intégrer ce genre de formation. C’est pourquoi la plupart se veut très sélective et va exiger à tout prétendant d’avoir un bon dossier scolaire, faisant l’étalage d’un très bon niveau et d’excellentes appréciations. Si la majorité de ces classes est accessible au sortir du baccalauréat, d’autres ouvrent uniquement leurs portes à des étudiants d’un niveau bac + 2.
C’est d’ailleurs sur l’une d’entre elles que je vais m’attarder, cette fameuse formation d’un an orientée dans les sciences de l’ingénieur, par laquelle je suis passé et qui aura bouleversé ma vie.
La réponse
La prépa Adaptation Technicien Supérieur, dit « ATS »…
Notre histoire commune avait en réalité commencé le mardi 12 juin 2016, lorsque la classe préparatoire du lycée auquel j’avais postulé, m’avait fait l’honneur de répondre favorablement à ma candidature.
Deux ans… j’avais bataillé deux années entières en BTS pour avoir le meilleur dossier qui soit pour arriver à ce jour, cette après-midi bénie où j’avais eu le bonheur d’ouvrir cette grande enveloppe dans laquelle la première page de mon avenir s’écrivait.
Une fois l’euphorie retombée quelques heures plus tard, la raison m’avait rapidement rappelé qu’il me restait tout de même une inconnue et non des moindres, le ticket d’entrée dans cette formation, le diplôme du BTS « Assistance Technique d’Ingénieur ». C’est pourquoi ma joie était dans un premier temps finalement restée des plus mesurées, à tel point que j’avais décidé de garder cette nouvelle pour moi.
Vous savez, moi, j’ai toujours été quelqu’un de prudent et de peu évasif sur lui-même. D’ailleurs, je n’ai jamais été une personne trop confiante d’un point de vue scolaire. C’est pourquoi dans un premier temps, j’avais choisi de dissimuler cet heureux évènement aux yeux de tous, même de ceux qui me sont le plus chers.
Pour être honnête, je crois que j’avais surtout peur que mon diplôme ne soit au final pas validé, et que ce bonheur que j’aurais partagé ne finisse par laisser à tous mes proches, le goût amer de ce sentiment d’inachevé.
Si j’étais à prime abord convaincu que je ne devais informer personne de ce secret, il y a néanmoins quelqu’un avec qui je ne peux pas me permettre de ne pas jouer franc-jeu, surtout quand cette personne en question se soucie beaucoup plus de moi que d’elle-même. Non, il ne s’agit pas de ma mère, même si cette description lui collerait tout aussi bien. Il s’agit en réalité de ma petite amie, cette fille qui a toujours cru en moi. Je lui avais ainsi révélé le fin mot de l’histoire et lorsque j’avais officiellement obtenu mon diplôme quelques jours plus tard, j’avais enfin pu sereinement annoncer la bonne nouvelle à ma mère. Elle était vraiment contente. Sa joie était même parvenue à se lire pleinement sur son visage, au travers de ses yeux scintillants de fierté.
C’était donc fort de l’acquisition de mon BTS, que j’avais ainsi finalement pu aborder mes vacances d’été avec plus de quiétude.
Du BTS à la CPGE : La marche vertigineuse
Oui… comme je l’ai mentionné précédemment, j’avais peut-être été un peu trop insouciant voire totalement négligeant durant cette trêve estivale. Avec mon 14,31 au BTS et des notes aux oraux à faire pâlir toute concurrence, je respirais la confiance à plein nez. Oui, autant dire que cette moyenne générale qui avait fait de moi le meilleur élève de ma promotion, m’avait gorgé d’une assurance quasi insolente, si bien que je planais sur mon petit nuage, poussé par cette jouissive impression que rien ne serait en mesure de me faire redescendre des sommets vers lesquels je me dirigeais. Avec le travail suffisant que j’avais fourni, j’atteignais officiellement le niveau de bac + 2 et au vu de mon 15 en mathématiques, je m’étais rapidement persuadé que je maîtriserais tout autant les rouages de cette matière une fois en prépa. Pour dire, j’étais tellement serein que je ne m’étais même pas donné la peine de me renseigner outre mesure sur ce qui allait m’attendre, me contentant uniquement d’acheter les deux œuvres littéraires dont la lecture était explicitement exigée, ainsi que deux livres d’anglais éducatifs. Même après avoir assisté aux portes ouvertes quelques mois auparavant, l’ATS n’était pour moi qu’une classe en plus, une formation dans laquelle j’étais certain de me sentir à l’aise, uniquement en optimisant cette habitude que j’ai de travailler. Non, les trente-quatre heures hebdomadaires de cours initialement prévues, n’étaient pas non plus parvenues à m’inquiéter.
C’était donc ma mère qui était allée cueillir les informations à ma place sur la toile, qu’elle s’était ensuite hâtée de me colporter d’un ton moralisateur et préventif, qui n’allait pas du tout de pair avec cette bulle pleine d’euphorie dans laquelle j’étais confortablement installé.
« Mon fils, la classe prépa c’est dur », « le rythme est très soutenu », « il faut énormément travailler pour y réussir »…
A l’écoute de toutes ses mises en garde, je me contentais de répondre muni du sourire agacé de celui à qui on n’a rien à apprendre : « Je sais tout ça, on me l’a dit plusieurs fois aux portes ouvertes ! »
Telle était la rengaine que je rétorquais aussitôt qu’elle tentait de me faire entendre raison, en essayant de me convaincre que l’obstacle que auquel j’allais faire face ne se franchirait pas aussi facilement que ceux rencontrés jusqu’à présent.
Quand j’y repense, je ne sais pas si je dois qualifier mon attitude de naïve, ou bien carrément d’inconsciente. Pour couronner le tout, je ne savais ni dans quelle école je voulais poursuivre mes études, ni même dans quel domaine. Non, la seule chose que je désirais était d’intégrer une école d’ingénieurs.
J’avais alors pleinement profité du reste de mes vacances, jusqu’à ce que ne vienne la veille de la rentrée des classes. Bien évidemment, ça ne choquerait personne si je disais que la nuit qui avait précédé le premier jour d’école avait été des plus agitées. Oui, j’avais mis pas mal de temps à trouver le sommeil, entre insomnie et excitation de rencontrer mes nouveaux camarades et ce nouveau monde qui m’ouvrait ses portes.
C’était finalement après une courte nuit d’à peine quelques heures, que je m’étais levé et préparé pour me rendre à mon tout nouveau lycée. L’aventure allait enfin pouvoir commencer et c’est la boule au ventre et un peu stressé qu’une fois arrivé sur place, j’avais minutieusement suivi les flèches qui ornaient les divers panneaux qui jalonnaient le chemin jusqu’au lieu de rendez-vous. Mon stress et mon envie ardente de voir tous ces nouveaux visages, ne cessaient guère de croître à mesure que je progressais au sein de ce long couloir. Quand au final j’étais arrivé au bout du corridor, j’avais d’abord été surpris par le nombre pléthorique d’étudiants, plaqués contre les deux murs qui longeaient l’allée. Il y en avait bien pas loin d’une cinquantaine. Franchement, je mentirais si je disais que la tension n’était pas palpable dans le couloir, une tension bien accentuée par cet éclairage jaunâtre et tamisé, qui lui donnait des sérieux airs de salle de torture. Les premiers groupuscules formés de ceux qui se connaissaient déjà au préalable se rassemblaient, tandis que les autres étudiants se scrutaient du coin de l’œil comme pour jauger le niveau de chacun. C’était assez incroyable voire même plutôt gênant, l’année n’avait même pas encore officiellement commencé, que la concurrence pour le titre de majeur de promo se manifestait déjà par l’intermédiaire de ces regards fermés et renfrognés. D’ailleurs, les premiers préjugés n’avaient pas tardé à pleuvoir, avec les arrivées simultanées de deux élèves bien atypiques. Le premier portait une chemise bien repassée, par-dessus laquelle se tenait une veste de costard bleu marine. Pour compléter sa panoplie, il était vêtu d’un pantalon à pinces beige. En tout cas, il affichait un visage très serein et tenait sa serviette d’une main ferme, en soit, ce gars là n’avait pas mis longtemps avant de me faire penser qu’il s’agissait d’un habituel premier de la classe. Quant au second beaucoup plus discret, il avançait au sein du couloir avec beaucoup moins d’assurance, lui qui arborait un imperméable bleu en plein été. Quand on le regardait, il semblait fragile et frêle comme une feuille soumise à un brise estivale. Mais je crois justement que c’était son côté coincé et très réservé, doublé de ses lunettes carrées ainsi que son crâne dégarni, qui entretenaient malgré lui le mythe du très bon élève. Toutefois, il s’est avéré par la suite que ces deux étudiants ont terminé l’année dans les catacombes du classement, d’où l’importance de cet adage vieux comme le monde, qui dit de fort belle manière que l’habit ne fait pas le moine.
Dans tout ça, j’avais néanmoins pu revoir une ancienne camarade de BTS qui tout comme moi, avait été acceptée en prépa. Je reconnais volontiers que ça m’avait fait du bien de voir un visage familier au milieu de cette forêt de mines sérieuses et prêt

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