Le Tombeau d'Ernest , livre ebook

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Le Tombeau d'Ernest a pour ambition de faire revivre l'itinéraire de mon grand-oncle Ernest, né en avril 1888 à Guérigny (Nièvre), le dernier d'une lignée d'artisans du fer, et de lui dresser le mausolée dont il n'a pu bénéficier après sa mort « glorieuse » le 17 mars 1917 en Albanie. La correspondance d'Ernest (transcrite intégralement) relate (dès 1906) son entrée au lycée Henri-IV à Paris, sa réception à l'École normale supérieure étudiant l'allemand, son expérience en tant que détaché à Leipzig puis à Berlin, 1908-1910, sa vie de militaire astreint au service national. En l'absence de la correspondance d'Ernest, perdue pendant la Grande Guerre, six photos et des extraits de « l'historique du 227e d'infanterie » permettent de suivre mon grand-oncle du début du conflit jusqu'à sa mort.
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Date de parution

16 janvier 2019

Nombre de lectures

0

EAN13

9782414301355

Langue

Français

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Copyright













Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,
intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

ISBN numérique : 978-2-414-30136-2

© Edilivre, 2019
E DILIVRE
éditeurs
194 avenue du Président Wilson
93210 La Plaine Saint Denis
L’auteur, Henri Charles Bonnet, a choisi, après avoir écrit des souvenirs évoquant son service militaire pendant la guerre d’Algérie, (Le violon blessé) période qui a beaucoup marqué sa vie, de faire revivre son grand-oncle Ernest et lui dresser le mausolée que l’Histoire n’a pas su lui octroyer.
Rien d’étonnant à cela : par formation (ponctuées de premiers prix au Conservatoire de Lyon en violon, solfège, harmonie, musique de chambre, direction d’orchestre), par profession (il fut professeur de violon, puis chef de chœur avant-gardiste, passionné de pédagogie active, au Centre Musical Caluire-Bissardon, école qu’il a créée), par goût (il a composé plusieurs cantates et chante encore dans plusieurs chœurs) Henri Bonnet est musicien jusqu’au bout des ongles !
Mais cet autodidacte aidé, curieux de tout, non conformiste, a exploré des domaines aussi différents que le théâtre (il fut assistant de Patrice Chéreau à Villeurbanne), le parler des Monts du Lyonnais, sa patrie d’adoption, l’écologie, l’architecture, le monde de la libre pensée, la littérature (comme Apollinaire, il n’aime rien plus « qu’un chat passant parmi les livres ») et surtout la photo. Après plusieurs voyages au Japon, pays qui l’a fasciné, il revient, avec cet ouvrage, aux pays de ses ancêtres.
Madeleine Dauteuille
< henricharles.bonnet@orange.fr >.
© E DILIVRE


Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans consentement de l’auteur ou des ayants droits est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
LE TOMBEAU D’ERNEST ou “l’élan brisé”
Cet ouvrage a pour ambition de faire revivre l’itinéraire hors norme de mon grand-oncle Ernest, né en avril 1888 à Guérigny (Nièvre), dernier né d’une lignée d’ouvriers du fer, et de lui dresser le mausolée dont il n’a pu bénéficier après sa mort « glorieuse » le 17 mars 1917 en Albanie (campagne des Dardanelles).
L’origine de cette chronique fut la découverte, dans les années 60, à Nevers – dans le grenier de mes parents – de la correspondance d’Ernest relatant sa vie au Lycée Louis le Grand à Paris, puis à l’École Normale supérieure de Paris (qu’il fréquentera peu car il fut détaché à Leipzig et à Berlin pour se perfectionner en allemand, deux années de suite) ; au gré de cette chronique, Ernest a relaté également sa vie au service militaire, quelques années avant son départ à la guerre lors de la mobilisation générale en 1914.
Faites vous peu à peu à l’idée de ne pas nous revoir
Correspondance d’Ernest – Janvier 1916
Je me souviens des jours anciens et je pleure
Chanson d’automne – Paul Verlaine
À l’attention des arrières-petits-neveux d’Ernest
Laetitia – Yannick – Joakim – Coline – Mathéo
PRÉAMBULE
L A FRATRIE B ONNET
C E QUE JE SAIS OU NE SAIS PAS D’ E RNEST
C E QUE SA CORRESPONDANCE RÉVÈLE
C E QUE NOUS APPREND
« L’ HISTORIQUE DU 227 ème R ÉGIMENT D’ I NFANTERIE » 1
C E QUI EST PERDU
L A PREMIÈRE DES DEUX LETTRES D ’E RNEST QUI NOUS SONT PARVENUES DU FRONT – 2 janvier 1915
L ES DEUX LETTRES DU « L IEUTENANT G UERRE »
adressées à Charles et Félicie 2 – les 23 mai et 2 juin 1919


1 . « L’historique du 227 e régiment d’Infanterie » Anonyme, Imp. de Thorey, 1920, numérisé par Pierre Porte. Source : exemplaire BDIC, Nanterre avril 2005. À consulter sur le site :
< http://horizon14-18.eu/wa_files/227_20RI.pdf >

2 . mes grands parents
PRÉAMBULE
LA FRATRIE BONNET
C E QUE JE SAIS OU NE SAIS PAS D ’E RNEST
LA PREMIÈRE DES DEUX LETTRES D’ERNEST
les seules qui nous sont parvenues du front
LA FRATRIE BONNET
Ernest était le cadet d’une fratrie rurale de quatre artisans du fer et d’une sœur, de moi inconnue
Le grand-père d’Ernest 3 :
– Antoine , décédé en1857, maréchal-ferrant
né à Ravau, Nièvre
Le père 4 :
– François , 1842-1909, maréchal-ferrant
né à Narcy, Nièvre
La mère 5
– Mélanie Rousseau , 1853 – 19 ??, mère au foyer
née à Guérigny
Les frères , la sœur 6 :
– Charles , 1873-1961, forgeron-maréchal-ferrant
né à Guérigny
– François , 1877-1953, garagiste
né à Guérigny
– Julie , 1879-19 ??, profession ? la sœur – née à Guérigny,
– Léon , 1883-1946 (?), mécanicien de locomotives à vapeur, né à Guérigny
– Louis , 1885-19 (??), forgeron-chaînier né à Guérigny
– Ernest , 1888-1917, étudiant puis professeur d’allemand né à Guérigny mort à la guerre dans les Dardanelles
Tous sont nés ou ont vécu à Guérigny, (ou ses alentours), commune située à 15 km de Nevers (58 / Nièvre).
À Guérigny étaient installées, depuis le XVII e siècle, les forges royales de la Chaussade, une branche de la Marine Nationale, spécialisées dans la fabrication des ancres et des chaînes de navires (fermées définitivement en 1971).


3 Mon arrière-arrière-grand-père (paternel).

4 . Mon arrière-grand-père.

5 Mon arrière-arrière-grand-mère.

6 . Mes grands-oncles et ma grand-tante.
CE QUE JE SAIS OU NE SAIS PAS D’ERNEST
C E QUE JE SAIS : que mon grand-oncle Ernest
– est né à Guérigny le 12 avril 1888,
– a passé sa jeunesse à Cours les Barres (Cher) où son père tenait une « boutique » de maréchal ferrant
– fut élève au Lycée Louis le Grand à Paris
– fut reçu à l’École normale Supérieure de Paris
– perfectionna son allemand en Allemagne
– effectua son service militaire à Cosne sur Loire
– fut mobilisé en 1914
– a survécu à tous les « grands » combats, Verdun, la Woëvre
– fut tué à l’ennemi le 17 mars 1917 au combat de Jekke à Metec hian (par Koritza, Albanie)
C E QUE JE NE SAIS PAS :
– ce que furent ses jeunes années
– quelles écoles primaires et collèges il a fréquentés
C E QUE J’IMAGINE :
– qu’Ernest aurait pu user les bancs de l’école primaire privée à Cours les Barres (une lecture attentive de sa correspondance pourrait le laisser supposer : un certain curé de Cours-les-Barres est souvent cité et une lettre nous fait connaître son émotion concernant une messe célébrée au front)
– qu’il a, un temps, enseigné l’allemand à la fin de ses études, peut-être à Nevers 7 en septembre 1913
C E QUE SA CORRESPONDANCE RÉVÈLE :
de septembre 1906 à Juillet 1907
Ernest poursuit ses études au « Lycée Henri IV » à Paris et est reçu à « l’École Normale Supérieure de Paris » en classe d’allemand
d’octobre 1907 à octobre 1908 :
E. effectue la 1 e partie de son service militaire à Cosne-sur-Loire
de novembre 1908 à juillet 1910 :
après un court passage à École Normale Supérieure,
E. étudie l’allemand pendant deux ans en en Allemagne
du 26 septembre 1912 au 26 juin 1913 :
E. effectue la 2 e partie de son service militaire toujours à Cosne sur Loire


7 . Lettre adressée à son neveu Maxime, mon père, le 26 6 13 : Bientôt nous nous verrons plus souvent que par le passé et il me sera donné de te suivre d’un peu plus près ; tu sais que j’ai demandé une place vacante au lycée de Nevers ; j’ai toute chance de l’obtenir, bien que je n’aie aucune nouvelle officielle.
C E QUE NOUS APPREND
« L’ HISTORIQUE DU 227 ème R ÉGIMENT
D ’I NFANTERIE » 8
Le 2 août 1914 : Mobilisation générale :
Ernest est incorporé au sein du 227 e régiment de ligne.
Il survit à tous les grands combats : Verdun – la Woëvre etc.
Le 21 décembre 1916 :
227 e R I est envoyé combattre dans les Dardanelles
Le 17 mars 1917 :
Ernest est tué à l’ennemi au combat de Jekke,
à Metechian (par Koritza – Albanie)


8 . « L’historique du 227 e régiment d’Infanterie » Anonyme, Imp. de Thorey, 1920, numérisé par Pierre Porte. Source : exemplaire BDIC, Nanterre avril 2005. À consulter sur le site :
< http://horizon14-18.eu/wa_files/227_20RI.pdf >
C E QUI EST PERDU :
La totalité de la correspondance d’Ernest rédigée pendant la « Grande Guerre » (cantines volées ou perdues en Serbie)
à l’exception de deux lettres et de six photos.
Pour combler ce manque j’ai fait appel, en les transcrivant fidèlement, à d’abondants extraits de
« L’historique du 227 e régiment d’Infanterie »
son régiment, rédigé au jour le jour par le Lieutenant Colonel Verret. Ces extraits nous font revivre, pas à pas – dans un langage fortement imprégné des tournures héroïques et incantatoires en usage à l’époque – le parcours tragique de ce régiment. Y sont décrits le calvaire, l’héroïsme et l’abnégation de ces soldats englués dans l’interminable conflit de 14-18.
Par la grâce de ce document exceptionnel, j’ai pu me rapprocher de ce parent que j’aurais tant aimé connaître.







Je rends hommage au travail de monsieur Pierre Porte, qui a numérisé « L’historique du 227 e Régiment d’Infanterie ».
LA PREMIÈRE DES DEUX LETTRES D’ERNEST QUI NOUS SONT PARVENUES DU FRONT. (fac simile dans « notes et documents » page 261)
Le 2 Janvier 1915, quelque part en première ligne, Ernest écrit à sa belle sœur Félicie (née en 1897 à Guérigny, Nièvre) mariée à Charles, l’aîné des sept enfants (donc mes grands parents).
Le 2 janv. 1915
Chère Félicie
J’ai reçu ta lettre hier matin et j’ai été très heureux que tes vœux aient été les premiers que j’ai reçus ; il est vrai que pour nous l’année ne commencera que le jour où finira la guerre, et entre officiers nous nous sommes abstenus de nous souhaiter la bonne année, car il y aurait quelque chose de tragique à voir tomber un de nos camarades quelques jours après lui avoir souhaité une bonne et heureuse année. Le général nous fait

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