Le Chemin du bout , livre ebook

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À 65 ans passés, Paul sent sa vigueur s’évanouir jour après jour?: les jeunes années ont laissé place aux souffrances de l’âge. Vivre n’est plus si simple qu’avant, et la mort n’apparaît désormais que comme "une mutation de plus". Alors Paul se raconte, s’interroge, s’auto-analyse en profondeur. Il cherche tour à tour des réponses dans la psychanalyse et l’évangile, en chrétien qu’il a toujours été. Car finalement, l’envie de se battre et de rire à nouveau prend le pas sur le désespoir… Cette autobiographie ne prétend pas faire d’effets de style?: à travers une écriture simple et épurée, Paul Petre nous fait part de ses "années vieillesse" et des moments durs qui les accompagnent inévitablement. Un témoignage touchant dans lequel beaucoup se retrouveront. Une véritable leçon de vie et de courage.
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Nombre de lectures

14

EAN13

9782748357509

Langue

Français

Le Chemin du bout
Du même auteur
Psychanalyse et handicap, 1988.
Paul Petre Le Chemin du bout Un art de vieillir
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0115572.000.R.P.2010.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2010
Avant-propos J’ai rassemblé dans ce recueil des écrits rédigés au fil 1 des années après l’âge de 65 ans . Ce recueil retrace ainsi le cheminement d’une personne âgée. Il n’est pas récit des événements extérieurs ou des cir-constances matérielles ou culturelles qui entourent la vie, mais cheminement intérieur : qu’en est-il de ce vieillisse-ment pour l’homme que je suis? Comment le vivre ? Quel en est le sens, si sens il y a ? Pour éclairer ce chemin je fais référence d’une part à la psychanalyse ; en effet l’expérience de la psychanalyse s’est avérée déterminante pour mon parcours et en outre elle est une méthode de recherche radicale. D’autre part, comme je suis de souche chrétienne, je questionne aussi l’évangile. Puissent ces quelques pages vous ouvrir, cher lecteur, chère lectrice, l’une ou l’autre porte, voire un chemin. Wezembeek-Oppem, le 13 juin 2010 Paul Petre 1 Certains de ces écrits ont été rédigés dans le cadre du groupe « Part’âges », composé de personnes âgées.
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Paul-y-arthrite Depuis trois bonnes semaines je souffre d’une polyar-thrite à l’épaule droite. Le médecin me prescrit un anti-inflammatoire, me fait une infiltration et me dit d’attendre. Ce n’est pastrès grave en soi, mais un peu douloureux. Par contre, mon bras droit est nécessaire pour actionner 2 ma voiturette, me mettre debout . De plus étant droitier, il s’agit d’un bras privilégié pour certains actes tels que l’écriture. Bref me voilà coincé : fini de monter en voiture et a fortiori de conduire ; fini pratiquement de marcher, de nager, de circuler beaucoup en voiturette ; me voilà très limité dans les actes de la vie de tous les jours ; m’habiller, faire ma toilette, cuisiner, jardiner… Me voilà donc « prisonnier » de mon corps ; je me sens écrasé par la réalité, bafoué dans mes projets. Je rejoins ceux et celles que la vie opprime et pourtant ce n’est qu’une polyarthrite ! Devant cette situation, ma première réaction est de pa-niquer, ceci d’autant plus que je me sens faible. Comment vais-je continuer à accomplir les actes de la vie de tous les jours, m’habiller, me nourrir, gérer la maison, me dépla-cer ; pour la communication, il y a heureusement le téléphone et internet. 2 L’auteur est paralysé des membres inférieurs à la suite d’une poliomyélite à l’âge de 18 ans.
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Par bonheur il y a la gentillesse de ceux et celles qui m’entourent. Mais il y a aussi parfois l’incompréhension des autres. Cette incompréhension est peut-être liée au refus des autres de voir cette dégradation ou ce retrait de la vie, et à la peur que ceux-ci engendrent. Cette peur que jevois ou que je crois voir chez les autres, n’est finalement que ma propre peur devant cette dégradation, devant cette vie qui se retire de moi ou tout au moins que je crois se 3 retirer de moi . Pour me faire comprendre je vous raconte un rêve du jour de Pâques. « Je rêvais de Pascal et je lui demandais comment manger dans ce plat ; c’était une espèce de cor-beille dont les formes n’étaient pas régulières. Et puis il fallait construire une œuvre d’art dont X. avait donné les dimensions. Il fallait l’exécuter conformément aux dimen-sions, mais ce n’était pas possible. » Le plat représente mon corps ; comment manger, vivre là-dedans, avec cela, comment construire quelque chose de « normal », selon des dimensions bien précises alors que ce corps se déglingue, et que finalement ce qui appa-raît en tout grand, c’est cette déchirure, ce dysfonctionnement de mon corps… où apparaît d’ailleurs cette immense pauvreté de l’être humain, sa misère ! Et puisque c’était le jour de Pâques, comment un cer-tain Jésus de Nazareth a-t-il vécu et supporté cette déchirure, lui dont le corps relativement jeune était torturé, déformé et détruit ? Comment comprendre cet acte de Jé-sus, par ailleurs consenti ? Quelle en est la clef intime ?
3  SelonFreud, la mort n'est pas représentable au niveau de l'incons-cient En effet, la mort est inertie, est absence de vie. On ne peut donc pas en «parler» car la parole est vie. Par contre il me semble qu'on peut parler de la vie qui se retire, de la moindre vie, de la perte pro-gressive de la vie.
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